Le Community Manager et la culture musicale de la génération Y

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Le rôle du Community Manager lui impose de bien connaître son époque. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé à Victoire de Changy, jeune et talentueuse journaliste, de me parler de la musique qu’elle écoute. Les chansons sont souvent le meilleur moyen de communiquer. C’est le premier article d’une série qui parlera de la culture de la génération Y(1).

L’idée de ce blog, More Than Words (écoutez sur Spotify), est basée sur une célèbre chanson du début des années 90.

Ma culture musicale va des années 70 à la moitié des années 90. Je passais mes journées libres au Virgin Megastore du Louvre à écouter les nouveautés et j’achetais tout ce qui me plaisait. J’allais aussi assez souvent aux Etats-Unis et à chaque fois, je ramenais dans mes valises une trentaine de CD. Ils coûtaient bien moins chers aux U.S.

L’envie de savoir du Community Manager

J’ai une bonne culture musicale. Et j’aime en parler dans mes articles. Je cite souvent Extreme et Nuno Bettencourt bien sûr (More Than Words est leur chanson la plus connue) mais aussi The Police, U2 ou The Cure qui sont les groupes que j’allais voir en concert à l’époque. Mais je suis resté avec eux. Aujourd’hui, je ne sais pas ce qui se passe dans le monde musical à part Lady Gaga, Rihanna (2) et toutes les chansons reprises dans les pubs (et même là, je ne connais pas l’identité des voix et des musiciens) .

Personnellement mais aussi en tant que Community Manager, j’estime que c’est une grave lacune. Je ne peux pas faire ce métier en ignorant les nouvelles références en matière culturelle. Cela doit me permettre d’être plus près du langage de la fameuse génération Y. Par exemple, la semaine dernière, j’ai entendu chez ma dentiste (!) un album de Adele et j’ai bien aimé (même si cela restait assez conventionnel).

Victoire, j’ai remarqué que tu mettais souvent des liens vers tes chansons préférées sur Facebook et quand je vois tes messages, je vais les écouter. Et j’aime ce que tu nous proposes. Est-ce que tu pourrais me parler de la nouvelle génération musicale, des meilleures albums et artistes des années 2000, pourquoi tu les écoutes, pourquoi tu les préfères aux autres et en quoi ils sont importants. Qui sont les Sting, Bono et Robert Smith des années 2000 ? Ont-ils une personnalité aussi forte qu’eux ?

Je voudrais que tu me donnes envie de les connaître.

Ma question se retrouve résumée dans une autre chanson d’Extreme : « Tell me something I don’t (already) know ». (écoutez sur spotify)

Les « Victoire » de la musique

Que dire des mélodies d’hier par rapport à celles d’aujourd’hui ?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été bercée par la musique. Il y a eu les ritournelles enfantines puis les opéras tonitruants dans le salon familial, les leçons de piano et les premiers émois musicaux, frissons inclus.

Mon goût pour la musique n’a fait qu’augmenter crescendo avec l’âge, et il ne se passe pas désormais un jour sans une nouvelle découverte musicale, un mois sans un, deux ou trois concerts face à mes paupières closes (et mes oreilles ébahies !).

 

 

Mais si de la musique je suis une fervente amoureuse, il est utile de préciser que je n’en reste pas moins amateur et orientée par mes préférences propres.

 

La musique d’aujourd’hui, à mon instance, c’est alors :


Les voix à la résonnance grave et profonde
, comme Laura Marling (Hope in the air), Cat Power (Maybe not) ou encore Rufus Wainwright (Across the Universe).

Les petites poupées multi-talents, comme Maïa Vidal (Poison) ou Agnes Obel

et les conteuses, légères comme des plumes, comme Luciole (Ombre).

Ludovico Einaudi sur Facebook

Il y a ceux qui créent encore la surprise alors qu’on pensait déjà avoir tout entendu, comme BRNS (Mexico),

 

les transis mélancoliques dont on ne se lasse jamais comme Bon Iver (Skinny love) ou Patrick Watson (To build a home, avec Cinematic Orchestra).

Les compositeurs contemporains comme Ludovico Einaudi ou Nils Frahm.

Ceux qui rajoutent encore un peu de vie aux films, comme Philip Glass ou Jon Brion.

Il y a la nouvelle ère orchestrale, intense et puissante comme Mashed Paper Klub (Humans),

Sur Facebook, 8 591 140 personnes aiment ça !

et les très, très jeunes talents comme Birdy (The A Team).

 

 

Enfin, il y a les feux à retardement, comme Ane Brun  ou Adèle (Set Fire to the Rain).

Il va sans dire que cette liste est tout sauf exhaustive, et que si je m’arrête à regrets ici, je me retrouverai ici assise au même endroit demain, et encore après-demain, et encore, et encore.

Les mélodies d’hier par rapport à celles d’aujourd’hui ont en commun cette particularité merveilleuse : celle de réveiller n’importe quel petit cœur assoupi – N’avez-vous jamais ressenti, lorsque la musique est très forte, ces basses marquant le rythme dans la poitrine, comme si les notes vibraient à l’intérieur même de soi ?

Victoire de Changy & Denis Gentile

(1) : « En France, l’expression  « Génération Y » désigne les personnes nées entre 1978 et 1994. Inventée en 1993 par le magasine Advertising Age, l’expression  «Génération Y » désigne la génération qui suit la « Génération X »  (née approximativement entre 1965 et 1977). » Sources : le blog de Julien Pouget.

(2) : Photo en une, Nuno Bettencourt (ma génération, né dans la deuxième moitié des années 60) en concert avec Rihanna (génération Y). Etrange cohabitation entre une star du marketing (et de la musique ?) et un ‘Guitar Hero’.

 

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