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Mon métier ? Rendre unique votre communication sur le web !

Votre site dort depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Les liens sont cassés et le contenu est périmé.
Il donne l’impression que vous avez fermé les portes.
Je le reprends en main et je vais lui redonner des couleurs !

Votre page Facebook a subi le même sort
et personne ne s’y intéresse.
Je vais m’en occuper et lui donner de la valeur.

Votre communication sur le web est comme un jardin,
ne laissez pas les mauvaises herbes envahir votre terrain,
vos activités méritent d’être présentées de la meilleure des façons.

Votre site, votre blog, vos réseaux sociaux sont
la première impression que l’on a de votre société,
je vais prendre le temps de la soigner !

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

A ce sujet, je vous conseille la lecture de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme »

Mes prestations

Avez-vous déjà pensé à personnaliser votre communication web pour construire votre identité, vous démarquer de vos concurrents et dialoguer avec vos clients ?
C’est possible et c’est ma mission. Comment faire ?

Racontez votre histoire, l’histoire de votre entreprise, l’histoire de votre idée, l’histoire de votre passion, l’histoire de vos employés, l’histoire de vos produits ou de vos services. Racontez cette histoire en plusieurs épisodes sur votre blog, mettez-la en scène et animez votre communication sur les réseaux sociaux sur un ton décalé et qui sort des sentiers battus.
Vos personnages vont devenir les héros de vos clients et des internautes, comme les personnages de Disney sont devenus les héros des enfants.

Storytelling et Digital Storyteller

Comment faire pour raconter ces histoires ? Tout simplement grâce au storytelling. Un storytelling adapté à la blogosphère et aux différents réseaux sociaux de Facebook à Instagram et adopté par votre communauté.
Qui peut raconter ces histoires ? Un Digital Storyteller.
Je suis l’un d’entre eux et je vous propose de dérouler le fil de ces histoires.
L’histoire a d’ailleurs commencé par la lecture de ce prologue qui se transformera d’abord en dialogue puis en collaboration.
3 prestations à partir de 1000 euros :

1- Une collaboration ponctuelle : avec la rédaction de 4 à 8 articles pour votre blog comprenant l’écriture d’un scénario, le choix des illustrations, la mise en page, l’intégration du texte et la diffusion des articles sur les réseaux sociaux. Animation du débat et réponse aux commentaires sur le blog.
2- Une collaboration complète : avec la réalisation de votre blog de A à Z comprenant l’élaboration de la ligne éditoriale, l’écriture d’un scénario pour les premiers articles, la rédaction du premier article, la rédaction de la page « à propos », la mise en page, l’intégration du texte, des illustrations et la diffusion sur les réseaux sociaux. (Le nom de domaine, l’hébergement et l’achat du modèle sont à la charge du client.)
3- Une collaboration sociale : avec l’animation et création d’un groupe sur Facebook, d’une communauté sur Google + et d’un compte sur Instagram. L’idée est de faire du storytelling sur les réseaux sociaux avec des publications racontant votre histoire.

Le début d’une histoire commune

Une autre prestation est disponible sur devis :
Une collaboration éditoriale avec une prestation de rédacteur en chef : si vos employés ont envie de participer à la rédaction d’articles pour votre blog, je vous propose d’en être le rédacteur en chef. Je rédige une ligne éditoriale, j’oriente les sujets en leur posant des questions, je corrige et mets en forme leurs articles, j’intègre les textes et les illustrations. L’avantage de cette prestation est d’avoir un blog régulièrement mis à jour, de dynamiser la communication à l’intérieur de votre entreprise, d’élargir votre audience et d’attirer l’attention des moteurs de recherche.
denis-gentile-by-daniel-do-mtw3D’autres prestations sont proposées sur devis avec la collaboration de professionnels du web :

  • Référencement : afin d’améliorer votre position sur Google, je travaille avec des techniciens du référencement.
  • Community management : pour privilégier le dialogue sur les réseaux sociaux, je vous conseille de travailler avec un ou deux Community Managers supplémentaires.
  • Dessins et photos : toutes vos illustrations doivent être inédites, c’est indispensable pour développer votre identité. Le meilleur moyen est de faire appel à un illustrateur et à des photographes.
  • Web Design : pour personnaliser votre communication web et mettre votre blog aux couleurs de votre entreprise.
  • Marketing : afin de définir et mettre en place une vraie stratégie marketing en rapport avec les contenus que je développe pour vous et en amplifier la portée.
  • Rédactionnel : la proposition est originale car il s’agit d’écrire des articles à quatre, six, huit ou dix mains. J’y vois un triple intérêt : multiplier par deux (et plus) la créativité, élargir les compétences et construire des articles sous la forme d’un dialogue et donc à l’image même des moyens de communication utilisés. C’est une façon de montrer son authenticité et sa cohérence.
  • Traduction : en italien principalement, mais aussi toutes les autres langues.

Pour chacune de ces collaborations avec d’autres professionnels, je vous propose d’être le chef de projet. Vous n’avez rien à faire, je me charge de tout. Avoir plusieurs intervenants permet de rendre plus riche le storytelling car ce sont autant de nouveaux personnages qui entrent dans votre histoire 2.0 !
On en discute dès maintenant.  Je vous écoute. 

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

Denis Gentile

Pour en savoir plus : mon CV sous forme de storytelling et mon histoire : il était une fois un Digital Storyteller

Quels sont les textes qui ont changé votre vie ?

C’est cette question qui est à l’origine de ce blog. Et j’ai voulu la relancer en vous invitant à partager ces textes qui ont changé votre vie en établissant un TOP 5. Mais avec une variante. Vous avez la possibilité de changer le thème de cette question. Comme les 5 plus belles phrases lues sur le web.

Votre Top 5

On a tous lu un jour un texte qui a provoqué en nous l’émerveillement, la joie ou la tristesse.

Ce qui est sûr, c’est qu’à partir de ce jour, plus rien n’était pareil.

Quelque chose à changer dans notre vie. On ne voit plus la réalité de la même façon.

Ces textes, je vous invite à les partager à votre tour dans les commentaires, sur votre blog ou sur les réseaux. Ils changeront peut-être aussi la vie d’un autre internaute. 

Mon Top 5

Voici mon TOP 5 tel que je l’avais publié sur la première version de More Than Words en janvier 2011.

5 – Comme de longs échos qui de loin se confondent…
… Les parfums, les couleurs et les sons se répondent.

Michelangelo, La Pietà Rondanini, Castello Sforzesco, Milano

4- Vous êtes belles, mais vous êtes vides, leur dit-il encore. On ne peut pas mourir pour vous. Bien sûr, ma rose à moi, un PASSANT ordinaire croirait qu’elle vous ressemble. Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes, puisque c’est elle que j’ai arrosée. Puisque c’est elle que j’ai mise sous globe. Puisque c’est elle que j’ai abritée par le paravent. Puisque c’est elle dont j’ai tué les chenilles (sauf les deux ou trois pour les papillons). Puisque c’est elle que j’ai écoutée se plaindre, ou se vanter, ou même quelquefois se taire. Puisque c’est ma rose.

3- Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont BELLES, que l’éclat de la rose et la blancheur du lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes…(…)

2- Si la NATURE a donné à chacun de nous deux oreilles et une seule langue, c’est parce que notre devoir est de moins parler qu’écouter.

1 ex aequo – LESS is more… & Io, intendo scultura quella che si fa per forza di levare (With sculpture I mean that one done by the force of remove)

Petit jeu : Connaissez-vous les auteurs et/ou les oeuvres dont sont extraits ces passages ?

Denis Gentile

Le groupe #jeblogue sur Facebook ? Le degré zéro de l’éditorial !

Drôle de titre pour fêter le cinquième mois d’existence d’un groupe à succès sur Facebook. D’autant plus que celui qui l’a choisi est aussi le créateur de #jeblogue ! Ca demande bien quelques explications.
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Sur le fond, le papier journal représente le passé. En avant, le présent avec #jeblogue.

Hier soir sur France 5, je voyais Yves Thréard. Vous le connaissez peut-être. C’est un journaliste réputé puisqu’il est notamment le rédacteur en chef du Figaro. Moi, j’ai la chance de l’avoir très bien connu. On a travaillé ensemble à France-soir. J’étais débutant et lui avait déjà quelques années d’expérience. J’ai donc souvent profité de ses conseils.

En créant le groupe #jeblogue sur Facebook, j’ai fait tout le contraire de ce que un journaliste du niveau d’Yves aurait fait. Je n’ai donc suivi aucune de ses recommandations. La première règle que je transgresse en tant que blogueur est « la règle du je ». Un journaliste n’écrit jamais à la première personne du singulier. Je dois donc l’affirmer honnêtement :

« Je Blogue », c’est le degré zéro du journalisme. Pire, il n’y a aucune ligne éditoriale.

Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas #jeblogue. C’est une communauté qui regroupe tous les blogueurs qui ont envie de venir parler de leurs articles, commenter et partager ceux des autres. Ce groupe se base sur trois principes fondamentaux des réseaux sociaux : l’expression personnelle, le dialogue et le partage.

Et quel est le rapport avec le journalisme ? Pourquoi devrais-je comparer mon rôle et celui des administrateurs (1)  du groupe à celui d’un rédacteur en chef ? Quels sont les points communs entre un journal ou un magazine et un groupe sur Facebook ?

Pour répondre, j’ai besoin de  revenir en arrière.

Seule la fantaisie d'un enfant peut transformer ce lieu en paradis !
Seule la fantaisie d’un enfant peut transformer ce lieu en paradis !

Mon paradis sur terre

A six ans, on apprend à lire, à compter et à écrire. Dès que j’ai su « déchiffrer les lettres », un lieu est devenu mon paradis sur terre. Je l’ai fréquenté presque tous les jours de ma vie pendant vingt ans. Je lui faisais de rares infidélités quand j’allais en vacances où j’en trouvais d’autres souvent plus grands. Alors quel est cet endroit magique aux yeux d’un enfant, d’un adolescent puis d’un jeune adulte ? Vous l’avez peut-être déjà deviné, il s’agit du marchand de journaux.

Quand j’étais à l’école élémentaire, il me suffisait de traverser la rue. J’y allais dès la sortie des classes. Un jour en particulier, le mardi où arrivaient mes hebdomadaires favoris. Quand j’étais au collège puis au lycée, j’y allais avant de prendre le métro à la station « Pierre Curie » sur la ligne 7 du métro parisien. Assis sur un strapontin, j’avais quelques minutes pour découvrir ce que me réservaient mes journaux préférés. Quand j’ai commencé à travailler, je m’arrêtais en double file (comme le camion sur la photo). Mais ce n’était que le soir que je découvrais enfin les articles tant espérés.

Ce n’est qu’à l’âge de trente ans que j’ai abandonné ce lieu. J’en ai trouvé un autre. D’ailleurs je crois qu’aujourd’hui, il n’existe plus. J’ai déménagé et avant de trouver mon appartement idéal, je me suis assuré que dans mon nouveau quartier il y ait bien un marchand de journaux digne de ce nom.

La fin de la presse écrite

Dix ans plus tard, je prends une décision radicale : je n’achèterai plus de journaux et de magazines. Ce qu’il y a à lire à l’intérieur, que ce soit sur du papier journal ou du papier glacé, ne m’intéresse plus. Monsieur Yves Thréard et tous vos collègues, vous m’en voyez désolé, je dois avouer que j’ai perdu la passion de lire vos écrits. Mais je n’ai pas perdu la passion de lire. Je réserve juste ce temps précieux de ma vie à d’autres lectures, je préfère les articles des blogueurs.

Alors voilà, ça devenait inévitable, j’avais le besoin de trouver un nouveau lieu, un marchand de journaux d’un autre type. Et ce lieu ne se trouve ni en Région Parisienne, ni sur la Côte d’Azur, c’est #jeblogue, une reconstruction du lieu le plus fréquenté de mon passé.

Quand j’écris cela, je me rend compte qu’il y a peut-être quelque chose de magique dans #jeblogue. Imaginez-vous au centre de ce marchand de journaux, certains auteurs se matérialisent devant vous et viennent vous parler de leur article pour vous donner envie de le lire. Puis ils se tournent les uns vers les autres et ils commencent par discuter entre eux et à recommander même l’article de celui avec qui ils viennent de s’entretenir. Cette magie, c’est le web, c’est la blogosphère, ce sont les réseaux sociaux.

La variété comme principe

Sur #jeblogue, tous les blogueurs peuvent venir et s’exprimer, c’est un lieu d’expression, de liberté et de variété. Comme le marchand de journaux, on y trouve tous les thèmes du voyage au maquillage, de l’alimentation à la psychologie, des lits aux livres, du bébé à la maman, du Fend Shui à la PNL, de la mode à la musique, de l’interview d’un traducteur à l’interview d’un expatrié aux Etats-Unis, du blogging au bon usage des réseaux sociaux, etc.

Les thèmes les moins présents sont ceux qui sont surexploités par la presse traditionnelle et la télévision : la politique, les guerres, les faits divers, l’économie et le sport. Je trouve ça symptomatique, c’est une sorte de rejet naturel et organique de notre cerveau. On nous impose un certain type d’actualité mais les blogueurs en préfèrent une autre et ils peuvent enfin se le permettre grâce aux nouveaux médias.

C’est l’une des raisons pour laquelle j’écrivais déjà en 2011 que « le blog est l’avenir de la presse écrite ! » .

Je fais mon Cyrano

Voilà pourquoi je compare #jeblogue à un journal et je suis bien obligé de répéter que ce journal d’un nouveau genre est le degré zéro de l’éditorial.

Et ne croyez pas que je marque un but contre mon camp en l’affirmant. Non, je suis comme l’un des mes modèles, Cyrano de Bergerac. Son nez est disgracieux et il n’a pas besoin qu’un autre vienne lui dire cela. Il en est bien conscient et il est même prêt à en rire. L’important est que ce soit lui à se servir ses propres critiques, ses propres plaisanteries et que cela soit fait avec un peu de fantaisie.

Alors en écrivant cet article, je fais mon Cyrano.

#jeblogue n’a ni queue, ni tête ! #jeblogue est un immense bazar ! Sur #jeblogue, il y a à boire et à manger ! Et le fameux : trop de blogs tuent les blogs !

Sans oublier la liste des conseils : il faudrait sélectionner les blogueurs, limiter les thèmes et le nombre de blogueurs par thème, permettre à un blogueur de publier un seul article par semaine, imposer une ligne éditoriale stricte, contrôler la qualité des articles, etc.

Pourquoi pas ? Il y a dans chacune de ces critiques une idée et chaque idée peut devenir le principe fondateur d’un nouveau groupe. C’est exactement ce que j’ai fait en créant #jeblogue. On ne me permettait pas de parler de mes articles dans les autres groupes alors j’ai eu l’idée d’écrire « Viens dans mon émission mais surtout ne chante pas ta chanson ! » et d’en profiter pour le lancer. Il y a suffisamment de place pour des millions de groupes sur les réseaux.

Oui mais voilà, j’ai fait un rêve et j’aimerais que #jeblogue se développe et devienne vraiment un journal. L’ambition est haute – peut-être trop pour mes frêles épaules – et je dois tenir compte de ce que l’on dit si je veux que #jeblogue grandisse. Il devra alors déménager car les fonctions sur Facebook sont limitées et devenir un réseau social indépendant.

Aujourd’hui, il n’a que cinq mois et je ne sais pas quand il arrêtera de tâtonner et qu’il commencera à marcher seul sans s’appuyer sur le canapé ou s’agripper aux mollets de son père.

En interview avec le champion (et recordman du monde) français Bruno Marie-Rose. Une autre image du passé. Le présent, c'est #jeblogue.
En interview avec le champion (et recordman du monde) français Bruno Marie-Rose. Une autre image du passé. Le présent, c’est #jeblogue.

Mon ami le rédacteur en chef !

Enfin, il y a un dernier truc. J’ai une grande aversion pour le rôle de rédacteur en chef (Yves n’était pas encore rédacteur en chef quand je le côtoyais). Plus exactement, pour ce que j’ai pu en observer.

Un rédacteur en chef, et c’est normal, lit les articles de ses rédacteurs. Il peut le corriger, des fautes d’orthographe ou une phrase maladroite. Il peut aussi demander au journaliste de revoir son texte en développant une idée intéressante. Il y a cent façons pour lui de jouer justement son rôle. Mais ce n’est pas tout.

Généralement, il fait bien plus. Il choisit le titre de l’article. N’avez-vous jamais remarqué que le titre ne correspond pas toujours au contenu de l’article ou qu’il reprend un détail de l’article ? C’est une pratique courante car c’est le rédacteur en chef qui va choisir le titre.

Et il peut aller encore plus loin jusqu’à changer le sens de certaines phrases.

A chaque intervention, on s’éloigne de la réalité. L’article n’est plus un récit qui narre des faits et qui reprend les propos de témoins mais un texte qui raconte ce que le lectorat a envie de lire.

Combien de fois avez-vous entendu un acteur, un chanteur, un politicien dire à propos d’une interview « je n’ai jamais dit ça ! » ?

C’est symptomatique du travail éditorial d’un rédacteur en chef, de quelques rédacteurs en chef (surtout ne jamais généraliser). Si je le raconte, c’est parce que je l’ai vécu et que cela m’a fait suffisamment mal pour ne plus continuer dans cette voie qui était pourtant toute tracée pour moi. J’aime et je sais écrire, j’aime et je sais faire des interviews, j’aime et je sais animer un débat, j’aime et je sais relater des faits. Mais surtout, j’aime être authentique et cohérent. Et pour cela, j’ai renoncé à ma passion !

Ma revanche, mon histoire !

Les blogs, c’est ma revanche, c’est enfin la possibilité pour moi de reprendre mon bâton de pèlerin et de vivre de ma passion.

#jeblogue, c’est le journal qui est né sur les cendres de ma passion contrariée et désenchantée.

Si vous vous reconnaissez un peu ou complètement dans ce récit, alors je vous invite à rejoindre #jeblogue. Que vous soyez blogueur ou non car de la même façon qu’il n’y a pas que les journalistes qui lisent des journaux, il n’y a pas que des blogueurs qui lisent des blogs.

Et plus qu’un journal et un magazine, #jeblogue c’est plusieurs journaux et magazines, comme ceux que l’on trouvait à une époque encore récente chez un marchand de journaux.

Ma ligne éditoriale, c’est mon histoire !

Denis Gentile

(1) Je tiens à remercier en particulier Isabelle Clément, Nancy Freyermuth, Abdelhamid Niati, Frédéric Hinix et Jacques Tang. Ils font un travail formidable dans l’animation du groupe : lire les articles et les posts, les commenter, approuver les nouveaux membres et vérifier que les membres respectent bien les 3 règles :
« 1- être l’auteur d’un article sur un blog
2- présenter l’article
3- commenter et partager un article qu’un autre blogueur a publié sur ce groupe »

Le Fil de l’Inspiration

Béatrice Gentile a exposé deux de ses toiles « Xi-Ling » et « L’Oasis » au Salon International des Arts à la Galerie de Nesle à Paris (6e).  Je vous invite à découvrir cette jeune artiste.

Imaginez l’histoire de votre vie et laissez-la éclater en mille morceaux. Prenez un fil de soie, puis un par un, reliez tous les morceaux pour reconstituer à votre mode le fil de votre existence. Ce n’est pas facile, ça demande une fibre artistique. C’est un travail d’artiste.

C’est la première chose qui a piqué au vif ma curiosité en scrutant les dernières toiles de Béatrice Gentile.

Mais quel fil choisir ? Quel est le fil conducteur qui vous permettra de trouver un sens à cette reconstitution ? Quel est ce fil conducteur qui donnera sa cohérence à l’ensemble de la composition ?

Quel est ce désir qui brûle en vous ? Quelle est cette passion qui vous anime ? Quelle est cette volonté qui vous aiguille ? Quel est ce talent qui vous rend unique ?

Interrogez-vous, car c’est bien le propre de l’artiste de vous pousser à la réflexion. L’artiste devient alors votre ami car l’ami est celui qui vous connaît mieux que personne et qui est là dans tous les moments de votre vie. Et il vous tend sa main.

Il vous tend sa main comme on tend un fil sur lequel on peut marcher en équilibre comme un acrobate ou s’accrocher comme un alpiniste.

Quand on a trouvé ce fil, on ne met plus jamais un genou à terre. On avance à la lumière de ce que l’on a découvert de soi et on a confiance en ses propres moyens.

Même si ce fil conducteur se détend, vous ne serez pas perdu pour autant car il se transformera en fil d’Ariane, celui qui dans ce monde emmêlé vous permettra toujours de retrouver votre chemin.

Le regard de Xi-Ling

C’est tout cela que je vois dans les œuvres de Béatrice… c’est inutile de vous le cacher plus longtemps car Béatrice porte le même nom de famille que moi. On est cousins. Certains d’entre vous diront, et il y aurait d’autres exemples à vous livrer en ce sens, que nous sommes une famille d’artistes. Peut-on pour autant dire qu’il s’agisse de notre fil conducteur ?

Sans aller à me qualifier d’artiste, car le blogueur n’est pas encore reconnu comme tel (lire l’article en 3 parties : Le blogueur est-il un artiste ?), je préfère parler d’une tendance artistique qui nous fait aimer les arts et nous incite à créer.

En revanche, je n’ai aucune hésitation à dire que Béatrice est une artiste au vrai sens du terme. Le signe est évident : en observant Xi-Ling, je m’interroge. D’où je viens ? Qui suis-je ? Où vais-je ?

Nous avons les mêmes racines, alors comment se fait-il qu’elle aille en Orient pour trouver son inspiration alors que moi je plonge continuellement et inlassablement en Italie ?

J’éprouve le besoin d’un retour aux sources et mes choix sont irrévocables. Une nouvelle fois, notre nom de famille parle pour nous. Nous sommes les branches d’un même arbre dont les racines profondes ont leur terreau en Italie. Mais ma branche pointe vers le Sud, la sienne vers l’Est.

S’il est difficile de trouver le fil conducteur de sa vie, il est encore plus ardu de trouver le fil conducteur d’une famille.

xi-ling-beatrice-gentileJ’explore alors l’histoire de Xi-Ling et je lis alors quelque chose qui retient mon attention.

Qui est Xi-Ling ?

Une princesse qui selon la légende aurait trouvé le premier fil. Autrement dit, le secret du fil de soie dont elle comprend la magie.

On a longtemps cru que la soie était d’origine végétale. On la considère comme la laine des arbres.

On a dû attendre les observations d’un explorateur extraordinaire, l’un des plus grands voyageurs de l’histoire de l’humanité, pour percer le mystère de ce fil merveilleux et découvrir les trésors de cet autre monde.

Ce personnage qui a fait de l’imaginaire une réalité, c’est Marco Polo.

Je retrouve alors le fil conducteur de notre famille (Lire l’article : On est tous des électriciens). Celle d’un italien qui est parti en voyage. Comme nos ancêtres. Ils ont quitté leur terre d’origine pour s’installer dans un autre pays, la France.

Notre esprit ne se contente pas de ce qu’il voit autour de lui. Il veut aller plus loin. Mon regard passe constamment au-dessus des Alpes, le regard de Béatrice, c’est celui de Xi-Ling et il suit la route de la soie de Marco Polo.

Ces attirances vers d’autres peuples, d’autres cultures ne nous incitent pas pour autant à nous éloigner et à émigrer vers l’Eldorado. Ce n’est pas physiquement que nous nous déplaçons, c’est artistiquement.

Regardez toutes les couleurs de la toile de Béatrice,
elles composent les milliers de morceau des vies d’une famille.

Et ce qu’elle raconte en liant tous ces morceaux avec ce fil merveilleux, c’est l’histoire d’une famille

Une famille qui ne finira jamais de voyager physiquement, spirituellement, artistiquement, ironiquement ou « oniriquement ».

Peu importe le voyage, pourvu qu’on ait le fil.
Peu importe le fil, pourvu qu’on ait l’inspiration.
Denis Gentile

Il était une fois un Digital Storyteller

En lançant ma version unplugged de More Than Words, j’ai voulu insister sur le storytelling. Mais quelle est la fonction de celui qui fait du storytelling ? Rien de mieux qu’une histoire pour l’expliquer !

Il était une fois un petit garçon qui comptait ses pas et faisait attention à ne pas mettre le pied sur les jointures et les crevasses entre les morceaux d’asphalte.

Il reste extrêmement concentré car il doit alterner des pas de fourmi, des pas de girafe et des sauts de kangourou. Il ressemble à un farfadet qui fait des acrobaties dans la grisaille banlieusarde.

Pour bien jouer, il doit éviter les pas de fourmi sinon il ne pourra plus battre son record. Son meilleur score date déjà d’il y a plus d’un mois, 463 pas entre l’école du Petit Ivry et le pavillon, pourtant, il a grandi et mesure déjà un mètre quarante. C’est le plus grand garçon de sa classe. Même s’il y a quatre filles qui le dépassent. Mais la roue tourne.

Son regard est toujours dirigé vers le bas. Le monde autour de lui est encore trop haut. Les H.L.M. sur sa gauche et les poteaux des lampadaires juchés en plein milieu du trottoir. S’il devait lever les yeux, il aurait un vertige à l’envers.

Un Digital Storyteller à Disneyland Paris, le lieu par excellence du storytelling. Il n'y a pas que le texte, la photo aussi doit raconter une histoire.
Un Digital Storyteller à Disneyland Paris, le lieu par excellence du storytelling. Il n’y a pas que le texte, la photo aussi doit raconter une histoire.

Dans son cartable, il a sa dernière rédaction. Le sujet était vaste. Il fallait raconter une histoire. Il avait choisi d’inventer une nouvelle aventure du Petit Nicolas et ses copains. Il a eu un excellent neuf sur dix. Sauf que, ce n’était pas la meilleure note. Pierre, un rouquin aux cheveux en brosse et avec des taches de rousseur, avait obtenu un dix sur dix. Mais il n’avait rien à redire, l’histoire de Pierre était bien meilleure et à pleurer de rire. Il avait tout simplement raconté un truc qui lui était arrivé le week-end d’avant alors qu’il jouait dans son jardin, il a senti un truc lui chatouiller les fesses. Il avait une guêpe dans son short. Quand il a lu sa rédaction, tous les élèves de la classe étaient pliés en deux.

Ce jour-là, il a compris que les meilleures histoires sont celles qui partent d’un fait qui t’a vu protagoniste parce que pour les autres c’est plus facile de t’imaginer dans la situation.

En plus de ça, son histoire était plus courte, elle n’était donc pas ennuyante comme certains livres que la maîtresse leur avait demandé de lire.

La semaine dernière, il avait dû déclarer forfait. Ni école, ni parcours olympique, une vilaine angine l’avait cloué au lit. C’était chouette d’être malade. Tu restes sous la couverture et on s’occupe de toi. Une vie de roi, comme le bon roi Dagobert, le personnage historique préféré des enfants. Encore une histoire de culotte, décidément c’est un thème populaire. Il était vraiment fort son ami Pierre.

On est au milieu des années 70 et il n’y a pas vraiment de programmes intéressants à la télé pour les enfants durant la journée. Il n’y a pas non plus d’ordinateurs. Il faut bien le préciser car cela peut sembler étrange pour un gamin né dans les années 2000.

L’athlète des mots

Mais il y avait bien mieux que tout cela. Il y avait tata et son gros livre de contes. Elle passait toute la journée à lui raconter ces histoires avec des princes, des princesses et des animaux. Parfois, elle était contrainte de la lire trois fois de suite. Enfin, la troisième fois, elle ne regardait même plus le texte !

Bien sûr, le petit garçon savait déjà lire mais malade, il se sentait trop faible pour le faire. Ecouter quelqu’un qui lisait pour toi, c’était vraiment moins fatigant.

Quelques années plus tard, il a compris que son imagination avait suivi un entraînement intensif et qu’il serait devenu un athlète des mots.

Comme la plupart des athlètes, il allait devoir sauter des obstacles et surtout souffrir de nombreuses blessures. Les deux plus graves portent des chiffres douloureux : trois et zéro ! On a changé de décennie et les copies ne sont plus notées sur dix mais sur vingt. Le petit garçon est devenu un adolescent blessé. Car tout le long de la saison scolaire, il récoltait souvent la meilleure note. Ce n’était donc que des accidents comme un tacle sur la cheville. Mais il revenait toujours plus fort qu’avant.

Devenu étudiant en philosophie, il allait s’en donner à cœur joie. Il écrivait tout le temps et partout. Pendant les cours, dans le métro, dans le train, dans son lit et même pendant les examens ! C’est d’ailleurs son coup de maître ou plutôt son plus grand coup de folie.

Il est assis sur un banc de la Sorbonne et il va défier les grands noms qui ont essuyé ces mêmes bancs pendant des siècles. Sur sa copie, il ne va pas disserter en trois parties comme cela était convenu, mais il va composer des vers. Quatre quatrains pour un poème qui s’intitule : « Divagations sur un sujet de philosophie ».

Ce que l’on peut retenir, au-delà des qualités lyriques du petit garçon, devenu un adolescent blessé et désormais un étudiant poète, c’est le caractère du personnage fait d’improvisations. Il improvise certains moments de sa vie et les transforment ainsi en autant de moments uniques qui empruntent des chemins déserts, qui souvent ne se répèteront pas.

Dessin de ©Koffi Apenou tiré du livre "Le Passant Florentin" de Denis Gentile
Dessin de ©Koffi Apenou tiré du livre « Le Passant Florentin » de Denis Gentile

Ce n’était certainement pas la meilleure façon de décrocher une mention et son PH101 (c’est le nom de l’examen), mais c’était une graine qui un jour deviendra un arbuste et rendra moins désertique les abords de son chemin.

Mais l’arbuste se révélera trop frêle pour se protéger des loups. Les loups peuplent son nouveau monde. Il est logiquement devenu journaliste rédacteur. Il écrit et en échange on le remunère. Que demander de plus ? C’est alors qu’il comprend que l’argent et la passion ne suffisent pas à son bonheur. Ce qui lui manque, c’est un modèle, ou si vous préférez, un mentor. Quelqu’un qui le guide dans cette jungle où seul l’égo et la prépotence permettent de survivre.

Le premier blog de l’histoire ?

Les blessures sont provoquées par des morsures et seule la fuite sera salvatrice. Il traverse la frontière alpine un dimanche 27 octobre et il va subir le plus grand choc de sa vie. Un véritable big bang personnel. Une rencontre avec la créativité à l’état pur dans la capitale de la Renaissance : Florence (Firenze). Il trouve enfin la matière qui lui manquait. Une matière qui ressemble à un remède pour panser ses blessures, ses égarements, ses morsures. Il allait enfin pouvoir remplir son monde comme le big bang a rempli l’univers.

Il décide de mettre tout ça noir sur blanc et il écrit son premier livre.

Oui, mais voilà, il n’écrit pas un roman. Il écrit un blog. On est en plein anachronisme car on vient de changer de décennie et si vous avez bien suivi, on est alors dans les années 90. On commence tout juste à lire des articles qui traite d’une nouvelle invention nommée internet mais ce n’est encore qu’un champ défriché.

Ses textes seront bien imprimés et distribués dans plusieurs librairies. On bascule alors dans une autre décennie, mieux encore, dans un nouveau siècle. Voici le moment clef, celui qui donne un sens à toute une vie.

L’action se déroule rue de Rivoli à Paris, le libraire engage la conversation avec une jeune italienne. Elle a pris en main le livre de l’écrivain anachronique. Avec enthousiasme, il lui explique le fonctionnement de ce livre pas comme les autres. Il lui donna des indications comme on en trouve sur une carte du trésor. Elle l’achète avec joie et s’installera sur un banc du jardin des Tuileries pour lire l’histoire du Passant Florentin. Quelques années plus tard, elle épousera son auteur. Vous savez, le petit garçon, l’adolescent blessé, l’étudiant poète, l’écrivain anachronique, l’athlète des mots et désormais l’éternel amoureux.

Vous voyez, cette histoire nous montre que les mots changent la vie. Surtout quand il s’agit de la vie d’un personnage dont les mots sont la vocation.

Vous comprendrez aussi clairement que son blog ne pouvait pas s’intituler autrement : More Than Words. Ce récit est l’illustration même de cette chanson d’amour.

Vous constaterez enfin qu’il a su interpréter ce que Pierre, son copain de classe, avait compris bien avant lui :

Pour raconter une histoire, il faut partir de son histoire.

C’est là le secret des plus grands conteurs. Des conteurs qui de nos jours s’expriment sur des blogs, un support numérique, c’est pourquoi on les appelle désormais des Digital Storytellers.

Je suis l’un d’entre eux.

Denis Gentile

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

 

A lire aussi sur le Digital Storyteller :
mon interview sur ma conception du métier de Digital Storyteller sur le blog de Chris Simon : « Il était une fois le Digital Storytelling »
le profil de Joel Buckland, un Digital Storyteller (en anglais) C’est un post de Joel sur Facebook qui m’a donné l’idée de cet article.
Un autre Digital Storyteller, un autre Denis explique le rôle de Digital Storyteller : « Une évolution du rôle de Community Manager »
– Je vous conseille l’ouvrage de mon ex-collègue Disney Sébastien Durand :« Storytelling, Réenchantez votre communication »

Que répondre aux entrepreneurs qui sont sceptiques sur les médias sociaux ?

Il faut du temps pour changer les mentalités. La preuve avec certaines questions qui reviennent sans arrêt. Il est alors intéressant de répéter les réponses et relancer le débat. C’est l’objet de la rubrique « Remix ».

La question est de Frédéric Canevet du blog Conseils Marketing.

Voici ma réponse :

D’ouvrir les yeux et de se nettoyer les oreilles !

Traduit en langage moins imagé, d’observer et d’écouter ce qui se passe autour d’eux.

On peut toujours faire du « marketing préhistorique » et aller coller des stickers sur le pare-brise des voitures (On a fait ça à Disney pour lancer la saison Halloween à la fin des années 90. Je précise quand même que les autocollants se décollaient sans effort et ne laissaient aucune trace !).

Mais il faut voir ce qui se fait de nouveau dans leur domaine.

Est-ce qu’un journaliste utilise encore la machine à écrire ? Non ! Alors, mon conseil est encore plus radical : jetez vos bibelots et achetez un iPad !

Une précision pour moi importante Frédéric. Mon blog a pour matière principale les mots.

J’aime bien définir les mots. Dans ta question, tu emplois le mot « sceptique » et de cette façon, tu as répondu à la question. Puisque « être sceptique » signifie nier la réalité !

Bon, on ne va pas leur dire les choses de cette façon. On va être plus courtois et plus diplomates. Ce sont d’ailleurs deux qualités intrinsèques au rôle de Community Manager.

 

Je vous invite à lire l’intégralité de l’interview sur le blog de Frédéric.

D’autres Community Managers ont répondu à cette question, vous pouvez lire leurs réponses en téléchargeant le tome 2 des confidences de Community Managers.

Et vous que répondriez-vous ? Même si vous n’êtes pas un Community Manager.

Avec quelle marque aimeriez-vous collaborer ? 13 Community Managers répondent

J’avais l’idée de cet article ludique depuis un moment et les 150 ans de Martini m’ont poussé à la concrétiser. Comment est-elle née ? (1)

J’ai travaillé 15 ans pour une marque qui représente un rêve pour beaucoup et qui figure dans le top 10 des marques les plus connus au monde : Disney.

Parmi les choses que j’ai apprises sur le terrain de cette longue expérience, il y a cette conviction :

Dans le monde impitoyable du travail, si tu ne demandes rien, tu n’auras rien !

Tout a commencé au département des relations V.I.P. J’avais suivi la formation pour être guide et accompagner les célébrités pendant leur séjour dans le parc d’attraction. Mais les premiers mois, on ne m’avait pas encore appelé pour « partir en tour » comme on dit dans le jargon des CM (l’employé disney est un Cast Member).

On est en 1993 et une amie m’apprend que mon « dream tour » (encore du jargon CM !) vient visiter le parc. Je suis aux anges 🙂 Oui mais voilà, il a été attribué à un autre guide expérimenté. A partir de ce moment, j’ai usé de toute mon influence (déjà !) auprès des managers pour pouvoir d’une façon ou l’autre y participer et rencontrer enfin le chanteur qui a composé la bande originale de ma jeune existence : Eros Ramazzotti. Et ça a fonctionné. Il y aura deux guides pour ce tour, Danielle l’expérimentée et Denis l’apprenti.

EuroDisney - 1993 - Eros Ramazzotti avec Danielle et Denis
EuroDisney – 1993 – Eros Ramazzotti avec Danielle et Denis

J’ai influencé ma communauté pour obtenir ce que je désirais et j’ai démarré une nouvelle carrière. Je suis devenu le guide officiel des joueurs de foot. Le premier, celui qui deviendra un ami (c’était plus de 10 ans avant facebook), Marco Simone. Ensuite, c’est Marco qui a fait intervenir sa communauté, car lorsque un autre joueur de Milan arrivait aux portes du parc, il demandait à rencontrer Denis !

Cet exemple s’est vérifié dix fois. Le plus parlant est lorsque j’ai demandé à intégrer l’équipe qui devait développer le premier intranet de la société. Décisif puisque cette équipe deviendrait l’équipe internet !

Alors voilà aujourd’hui, j’ai d’autres rêves et je me suis dit que mes collègues CM (cette fois-ci pour dire Community Managers) en avaient aussi.

Et cet article sera notre moyen de communication pour en parler et pourquoi pas pour influencer la communauté qui nous conduira à la réalisation de ce rêve.

Voici les 3 questions à lesquelles Anthony Rochand, Carole Blancot, Eric Messeca, Frédéric Hinix, Haydée Bouscasse, Hervé Loevenbruck, Isabelle Clément, Jacques Tang, Muriel Cossard Guy, Sophie Trinquand, Valérie Thuillier et Abdelmoujib Ghazzal (qui a encore beaucoup à apprendre sur le Community Management, mais surtout qui a envie d’apprendre et de bien faire) ont eu bien voulu répondre :

« Et si vous pouviez choisir la marque pour laquelle vous aimeriez mener des actions en tant que Community Manager :
1 – Quelle est-elle ? (une seule marque)
2 – Citer une bonne raison ?
3 – Quel serait le premier tweet ? »

J’ai classé les réponses en trois catégories subjectives : les humanitaires, les passionnés et les professionnels. Ne vous attachez pas trop à ces étiquettes, chaque Community Manager cité ayant bien évidemment un esprit humanitaire, passionné et professionnel.

Les humanitaires

Valérie Thuillier

Pas une marque à proprement parler mais plutôt une cause ? La Chaîne de l’Espoir
? La cause des enfants malades et blessés est plus que motivante ! Opérée du coeur je suis particulièrement sensibilisée à ces enfants qui manquent d’argent pour être opérés !
Tweet :  Rejoignez la page de La Chaîne de l’Espoir pour nous aider à sauver des #enfants malades ou blessés. www.facebook.com/chainedelespoir

Frédéric Hinix (Prospection Ciblée)

Même si je sais qu’ils ont une excellente Community Manager, je citerais la marque Talentéo
? J’apprécie particulièrement leur vocation souhaitant permettre de faciliter la rencontre entre entreprises et professionnels en situation de handicap.
Tweet : Et si nous démontrions ensemble que talents et handicap peuvent être compatibles ?

Les passionnés

Carole Blancot (Spot Pink)

Yamaha
? Parce que je roule en FZ8
Tweet : Twello le BtoC, à moto on circule plus vite 😉

Haydée Bouscasse (Travel Plugin)

commeuncamion.com 
? Drôle et décalé, ce site de mode masculine m’interpelle car j’attache beaucoup d’importance à l’élégance de l’homme (j’ai relooké tous mes mecs), le dirigeant est humain et très compétent et je le connais personnellement.
Tweet : Fini d’être habillé comme un sac @commeuncamion sort enfin son livre http://bit.ly/16FaUek Offrez le en cadeau à quelqu’un que vous aimez

Hervé Loevenbruck 

Canterbury
? Marque historique du rugby et des All Blacks
Tweet : #Rugby #Maillots Canterbury, la marque, vous connaissez ? Maintenant oui ! http://bit.ly/SsKni4 Cc @RugbyramaFR Merci pour le RT

Eric Messeca (Humain au cœur du numérique)

France
? Parce que ses belles régions différentes sont habitées par des gens de talents.
Tweet : La France, maintenant vous ne la verrez plus comme avant. Now you will not see France as before. Ora non vedrete più la Francia come prima.

metro-mtw
un Community Manager pour sortir de l’anonymat

Les professionnels

Isabelle Clément (The social guideline)

J’aimerais mener des actions de Community Management pour la RATP !
? Parce que je suis persuadée qu’il faut travailler l’e-réputation de cette institution en lançant des actions de sensibilisation (montrer l’envers du décor sous un aspect informationnel, ouvrir le dialogue sur la gestion des régie des transports, exploiter le potentiel des artistes du métro, etc.). Je ne manque pas d’idées sur le sujet !!)
Le premier tweet serait un message sybillin du genre : » Découvrez-nous autrement » ou « Dans le ventre du monstre ».

Muriel Cossard Guy (UrbanBike Montpellier)

Donatello
? J’ai envie de voyager  rien qu’en regardant la page de couverture de leurs catalogues
Tweet : les voyages en liberté une envie d y goûter dès la première page

Sophie Trinquand (Web ‘n Vous)

Barbera (Huile d’Olive)
? Source infinie d’inspiration
Tweet :  Souviens-toi de vivre #huiledolive. Metti l’olio d’oliva nel tuo piatto

Abdelmoujib Ghazzal (Razketing)

Lacoste
? Les valeurs qu’elle représente pour moi à savoir : Classe, Unique et Simple
Tweet : Etre Unique est un privilège qui n’est pas donné à tout le monde

Jacques Tang

Biocoop
? J’aime bien les explorateurs entrepreneurs.
Tweet : DU beau, du bon, du bio!

Anthony Rochand (Les cafés d’Anthony)

Je serais tenté de travailler pour Oasis,
? Une marque sérieuse qui ne se prend pas trop au sérieux avec une stratégie digitale originale. Notamment avec la création de ses personnages humoristiques et de ses slogans qui font le buzz régulièrement.
Tweet, un call to action : Please RT si vous aimez « adoptez la #fruitattitude avec nos 2 nouveaux sujets fruités »

Denis Gentile

A mon tour de participer à ce tour de table. La marque, je l’ai annoncée en introduction : Martini.
? Tout simplement parce que c’est le produit alimentaire que je préfère et que c’est une marque italienne ! Pour être précis, il s’agit du Martini Bianco comme James Bond. J’aime aussi le côté artistique de leurs publicités.
Et mon tweet ? Welcome to the #Martini#BlogStorming#Party : pour chaque commentaire, un verre de Martini pour votre équipe !

Une dernière remarque : je ne comprends pas les sociétés qui passent une annonce pour trouver un Community Manager. Le métier d’un CM est d’être présent sur les réseaux sociaux. Il suffit donc de jeter un coup d’œil attentif sur les communautés qui traitent des thèmes proches à la marque en question et de faire une recherche sur google, cela me semble être du bon sens et ne demande pas plus de temps que de lire des centaines de CV, la plupart ne correspondant pas d’ailleurs au profil recherché.

Une marque qui cherche son Community Manager peut facilement le trouver. Ce qui manquait était d’en faire la demande. Voilà, c’est fait.

Et ça continue dans les commentaires ci-dessous et sur les réseaux sociaux. Vous pouvez tous y participer, même si vous n’êtes pas un Community Manager.

les verres Martini, l'objet de design par excellence
les verres Martini, l’objet de design par excellence

(1) Cet article est la deuxième partie d’un article paru en 2012 : Le Community Manager peut il choisir ses clients ?

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? (Part II)

Suite de l’article « Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? », lire la première partie : « Le blogueur et la fascination du lieu »

Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne !

Frank Zöllner est un historien d’art allemand et professeur à l’université de Leipzig. Voici ce qu’il a écrit dans l’avant-propos de l’Œuvre complet de Michelangelo.

J’ouvre le livre situé à ma droite et je recopie fidèlement ses mots :

«… Michel-Ange dut son ascension rapide au rang de premier artiste d’Italie à la fois à son talent et à son excellent tissu de relations sociales;

– que son succès fulgurant lui permis très tôt de traiter pratiquement d’égal à égal avec ses commanditaires;

– que son statut tout à fait exceptionnel le prédestina à devenir le prototype de l’artiste d’expression moderne qui put se prendre lui-même pour sujet de son art et ce à un degré inconnu avant lui

– que son indépendance le plaça dans une position qui lui permit de faire presque à sa guise des entorses aux conventions iconographiques, et même au principe d’imitation de la nature qui venait de s’imposer dans l’art;

– enfin que Michel-Ange put ainsi conférer à ses œuvres une multiplicité de plans sémantiques et une autonomie esthétique qui allaient couler de source après lui, mais qui était sans précédent à son époque

Relisez ce texte, une fois, deux fois, autant de fois que nécessaire. Puis reprenez le cours de cet article. Ou bien, arrêtez-vous là, vous avez lu l’essentiel, le reste est superflu.

J’ai mis en caractère gras, les points qui correspondent au descriptif du blogueur.

Voici donc notre syllogisme :

Michel-Ange est un artiste (le plus grand)
Les caractéristiques du blogueur sont les caractéristiques de Michel-Ange
Le blogueur est donc un artiste !

Mon syllogisme est-il bien présenté ? Je compte sur mes copains de fac et profs de philo, Xavier Bodinaud et Pascal Jacob (cours-philosophie.fr le cours par internet de Pascal Jacob), pour me corriger… sans complaisance ! (1)

Face à l'œuvre de Michel-Ange, je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence.
Face à l’œuvre de Michel-Ange, je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence.

Revenons avec Francis Benett au texte de Frank Zöllner.

– Précisons immédiatement mon cher Francis que le talent de Michel-Ange est incomparable et on ne se mesure pas à lui.

Mais le talent n’appartient pas seulement au plus grand artiste de tous les temps. Au contraire, tout le monde a du talent ! Plus ou moins, c’est certain. Mais le degré d’évaluation de ce talent nous importe peu ici. L’important est d’être conscient d’avoir du talent, de l’exercer et de l’exprimer. Si chacun d’entre nous ouvrait un blog pour parler de son talent alors le paysage de l’information se transformerait complètement. Exit les drames, exit les médisances, exit les guerres, on pourrait enfin déjeuner en paix !

– Exact Denis, le talent est le point commun de tous les êtres humains. Le blog qui permet enfin à chacun d’entre nous de le faire savoir. On a donc tous la vocation à devenir des blogueurs.

– Un bémol tout de même : en France, contrairement à d’autres pays où le problème est moins répandu, beaucoup (et je vous laisse chiffrer ce beaucoup) ne savent pas écrire.

Savoir écrire ne signifie pas être un écrivain. Il s’agit simplement d’être capable de construire des phrases (sujet + verbe + complément et… ponctuation) avec une orthographe correcte qui ne soit pas une entrave à la compréhension du texte.

– Tu es donc en train de dire qu’il y a un besoin crucial et urgent de rédacteurs web.

– Oui, pour rendre l’air de la blogosphère plus sain et respirable. Les mots sont l’oxygène des blogs. (Cela nous permet de faire le lien avec l’article précédent  : Le Community Manager et la Ville Fantôme)

redacteurs-web-blog

– L’avenir appartient vraiment aux rédacteurs web ! Crois-tu que Michel-Ange aurait ouvert un blog ?

Ma réponse fuse sans la plus petite hésitation :

– Oh que oui ! Je vois au moins deux bonnes raisons. Michel-Ange aime écrire. D’ailleurs, il n’est pas seulement reconnu comme sculpteur, dessinateur, peintre et architecte, c’est aussi un poète. Ensuite, il a entrenu une importante correspondance avec sa famille, ses amis, ses commanditaires, mécènes, fournisseurs et collaborateurs. Le blog lui aurait facilité la vie. Il aurait obtenu des réponses plus rapides et le blog lui aurait permis de faire pression sur certains de ses interlocuteurs.

– En raison notamment de son excellent tissu de relations sociales ?

– Exactement. Tu n’imagines pas l’impact qu’un tweet ou un article de blog de Michel-Ange aurait pu provoquer. Et il a fait tout ça sans nos moyens de communication modernes. C’est phénoménal.

Le David de Michel-Ange à la Galleria dell'Accademia, Firenze
Le David de Michel-Ange à la Galleria dell’Accademia, Firenze

C’est ce que chacun d’entre nous construit sur les réseaux à sa propre échelle. Facebook, Twitter, Google Plus, LinkedIn, Viadeo, Copains d’avant & Cie nous permettent de créer un tissu social. Ce tissu social fait de nous des Community Managers. Et cela s’exprime simplement quand on transmet des messages sur ce que l’on aime.

Le tissu de relations sociales de Michel-Ange est constitué de véritables amis, de personnes qu’il a rencontrées et qui ont toutes été subjuguées par son talent. Il a changé leurs vies et tous rêvaient d’être un jour à ses côtés, à son service.

– Il y avait donc une vraie communauté autour de Michel-Ange dont il était l’incontestable « Manager ».

– Oui Francis et le cœur de cet engouement est la reconnaissance par tous de son talent. Car vois-tu, il détestait les mondanités, il détestait les attitudes hypocrites, il détestait la futilité. Une chose est certaine, il valait mieux ne pas trahir sa confiance. Il n’allait pas dans les salons pour distribuer des sourires et des compliments. Bien au contraire, il avait un caractère irascible, prêt à exploser à tout moment.

– Si je te suis bien, son moyen de communication idéal aurait donc été le blog ?

– Absolument, en 2013, Michel-Ange aurait aussi été un blogueur.

– Mine de rien, on vient d’ajouter une troisième raison et on va en évoquer une quatrième. Car selon Frank Zöllner, Michel-Ange est « Le prototype de l’artiste d’expression moderne qui put se prendre lui-même pour sujet de son art » C’est l’argument le plus évident puisque le sujet d’un blog ou son origine, c’est son auteur. Sinon, ce n’est pas un blog, c’est un site.

michel-ange-more-than-words– Si aujourd’hui nous pouvons nous prendre comme sujet de nos blogs, c’est parce que Michel-Ange l’a fait cinq cents plus tôt avec un talent inégalé. Il a ouvert la voix et lui a donné ses lettres de noblesse.

Le talent de Michel-Ange est une loi, une loi que chacun d’entre nous peut appliquer à lui-même. Ce n’est donc ni de l’égoïsme, ni de l’égo mal placé, c’est être civilisé.

– Et c’est, dans certains cas, être un artiste.

– En effet Francis, dans certains cas !

– Avoir une passion, parler de sa passion et devenir une référence dans ce domaine ne sont pas des éléments suffisants pour définir l’artiste.

– Non, il faut identifier le sujet d’un art. L’œuvre du sculpteur est la sculpture, l’œuvre du peintre est le tableau ou la fresque, l’œuvre d’un écrivain est le roman, l’œuvre d’un acteur est son interprétation d’un rôle, mais quelle est l’œuvre du blogueur ?

– Son blog !

– Alors, il doit faire en sorte que son blog ait des qualités esthétiques remarquables et une créativité qui permette d’établir que son œuvre soit originale. Le blog ne doit pas être la copie d’une œuvre déjà existante. Il doit exister par lui-même.

– Et tu en connais ?

– Non !

– Moi non plus, le blogueur n’est donc pas un artiste même s’il en a les caractéristiques.

– Pas encore Francis.

– Tu exclues donc aussi que Denis Gentile soit un artiste ?

– Oui, j’aimerais bien te dire le contraire, mais je n’ai pas encore créé une œuvre originale, qui n’existerait pas sans ce support. Aujourd’hui par exemple, on discute comme des philosophes sur la méthode. Notre dialogue n’a aucune valeur littéraire.

– On a donc répondu à la question de notre article. Il nous reste à conclure.

– Pas du tout Francis, je vais t’expliquer pourquoi.

la suite…

Denis Gentile

pascal-jacob-philosophie(1) : Voici l’expertise (et la leçon) du professeur de philosophie Pascal Jacob sur ce syllogisme :

« Deux observations : La première, c’est que les termes d’un syllogisme ne sont jamais des singuliers. Mais ce n’est pas trop grave.

La seconde, c’est que tel qu’il est construit, ton moyen terme est insuffisant. 
Michel-Ange est un artiste (le plus grand)
Les caractéristiques du blogueur sont les caractéristiques de Michel-Ange
Le blogueur est donc un artiste !
Ton moyen terme est double : Michel-ange n’est pas la même chose que ses caractéristiques (ce ne pourrait-être le cas que si Michel Ange était Dieu)
En fait il faut soit partir de la définition du prédicat de ta conclusion (artiste), soit construire ton argument comme un exemple (donc avec 4 termes)… »

Je choisis la deuxième solution, il faut donc 4 termes. Merci Pascal.

Vous pouvez retrouver Pascal sur son site : cours-philosophie.fr

 

xavier-capodano-a-firenzeEnvie de lire la suite ? C’est ici : « On a perdu la notion du temps …Ce temps est lenteur et cette lenteur va à contre-courant des règles édictés sur le web… »

1 – 2 – 3

 

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? (Part I)

En 2011, je publie l’article « l’étonnement est le début du blog ». Un tweet retient mon attention : « Comparez les blogueurs à des philosophes, il fallait oser ! Brillant ! »
Cette fois-ci, je récidive et fais un pas supplémentaire en comparant les blogueurs à des artistes. C’est le plus grand artiste de tous les temps qui m’en donne l’opportunité en me suggérant le moyen terme.

Le blogueur et la fascination du lieu

Je suis fasciné par les lieux (voir mon texte de présentation ci-dessous « je suis un passant qui va d’un lieu à l’autre ») et je trouve qu’un réseau comme Facebook soit un bon moyen pour satisfaire cette fascination.

Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell
Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell

Le post classique sur facebook est la photo du lieu où l’on se trouve. Aujourd’hui (1), mon copain d’avant Xavier Capodano a publié une photo du marché central de Firenze, une jeune femme qui lui confectionne son panino. Au même moment, mon confrère Pierre Cappelli publie une photo de la devanture d’une boutique spécialisée dans les produits typiques de l’Emilie-Romagne à Ravenna.

Je connais bien ces lieux et je me suis immédiatement mis en situation ou devrais-je plutôt dire : mis à leur place.

Mon corps n’a pas bougé, il est resté confortablement ancré dans mon fauteuil Ikea. Mais l’esprit lui s’est envolé pour retrouver des couleurs, des parfums et des sons qui le font frétiller de bonheur. Quand il s’agit de nourriture, les sens s’éveillent encore plus facilement.

Se mettre en situation, comprendre le contexte et ressentir l’atmosphère de celui ou ceux qui vous transmettent un message ou une information, c’est la meilleure façon que je connaisse pour ne pas rester superficiel et aller au fond des choses.

C’est ce que j’essaie de faire dans mes article : raconter une histoire en mettant en scène un scénario et en décrivant un lieu.

 

 

Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano
Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano

Mon esprit voyage et moi je suis banalement installé devant mon bureau. Avez-vous déjà tenté de l’imaginer ? Alors voici quelques éléments indispensables à la bonne compréhension de cet article. Sur mon plan de travail transparent, il y a sur ma gauche l’œuvre complet de Leonardo da Vinci, sur ma droite l’œuvre complet de Michelangelo. Ces deux ouvrages, édités chez Taschen, des deux acteurs majeurs de l’art pèsent plusieurs kilos. Ils sont les colonnes sur lesquelles je construis mes textes.

Je suis là avec mon MacBookPro entre les deux. Je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence. Ce qui me met d’étranges idées en tête, comme celle annoncée dans le titre de l’article. Moi, le simple blogueur, je me sens un peu comme un artiste ! (cf. Les ingrédients de base d’un bon et vrai blog professionnel)

Vanité, orgueil, prétention, on peut m’accuser de tous les maux et les péchés. Mais j’assume, mieux encore, je persiste.

A m’en convaincre, mon ami 2.0, le journaliste Francis Benett.

J’ouvre le livre consacré à Michel-Ange et je commence à lire l’avant-propos de Frank Zöllner. Un passage retient plus particulièrement mon attention, me surprend et m’intrigue.

Il y a dans les mots et les explications de cet immense historien de l’art, la clef de l’histoire de l’homme depuis cinq cents ans.

Rassurez-vous, je ne suis pas Dan Brown et je ne vais pas en faire un roman ! Plus modestement un article de blog.

C’est Francis Benett en bon journaliste qui m’a suggéré le titre.

Il n’y a pas cent titres possibles, il n’y en a qu’un, si tu veux rester en phase avec le texte de Frank à propos de Michel-Ange :

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange !

Puis pour passer du cadre particulier au cadre général, tu ajoutes cette question :

Le blogueur est-il un artiste ?

– O.K. Francis, je prends le risque ! C’est d’ailleurs mon rôle de Community Manager de porter à la connaissance de tous un texte comme celui-ci. Et c’est celui d’un concepteur rédacteur web de savoir le mettre dans un autre contexte en l’immergeant dans le monde d’aujourd’hui.

Voici ce que j’ai lu…

la suite…

Denis Gentile

(1) : article écrit le 9 août 2013

 

Le David de Michel-Ange à la Galleria dell'Accademia, Firenze

Envie de lire la suite ? C’est ici « Part II : Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne ! »

« Frank Zöllner est un historien d’art allemand et professeur à l’université de Leipzig. Voici ce qu’il a écrit dans l’avant-propos de l’Œuvre complet de Michelangelo… »

1 – 2 – 3

Le CV d’un blogueur, community manager et concepteur rédacteur web

Cet article est mon CV et ma lettre de motivation. J’ai choisi de me présenter de cette façon pour attirer l’attention des personnes et des entreprises qui souhaitent s’attacher mes services.
pieds-florentins
Extrait du livre « Le Passant Florentin »,
dessin de Koffi Apenou.
2 passants font un pas…
l’un vers l’autre.

Commençons par une définition : Je suis un Passant Florentin.

Le Passant Florentin est le titre de mon premier livre publié en 2002. Je me suis identifié à mon protagoniste romanesque qui un beau jour d’automne met les pieds à Florence (Firenze). Ses premiers pas dans la capitale de la Renaissance vont complètement transformer sa vie. L’histoire de ce livre est tout simplement le récit de cette métamorphose : comment et pourquoi Denis Gentile est devenu le Passant Florentin.

Il va découvrir des choses dont il n’imaginait même pas l’existence. Il a de nombreux points communs avec des personnages que nous connaissons bien comme Candide, Socrate ou le Petit Prince. Sur son chemin, il rencontre Dante, Michel-Ange, Brunelleschi et tous les génies qui ont rendu ce lieu unique.

A son tour, il veut laisser une trace et contribuer à la mesure de son talent à rendre unique ce qu’il fait.

C’est cette philosophie qui me guide et que l’on retrouve dans mon parcours : passé, présent et bien sûr futur.

C’est comme si tout commençait par cette idée : « Avant d’arriver ici, je ne savais pas que cela existait ! » La transformation peut alors s’opérer.

Disney

Avant de travailler à Euro Disney (1992-2007), je ne savais pas ce qu’était une attraction ! Un manège oui, mais une attraction non. Pourtant ils m’ont engagé et j’y suis resté 15 années. Ce n’est pas rien comme expérience.

J’y ai exercé tous les métiers ou presque : opérateur dans un call center, agent de change, hôte d’accueil, guide VIP trilingue, guichetier, responsable des objets trouvés, traducteur bilingue au service sécurité et parfois au commissariat, chef de gare, conducteur d’autobus impérial, formateur, intégrateur html, conseiller clientèle, chef de projet web, chargé de la communication interne, responsable de la communication, rédacteur d’offres marketing, webmaster et quelques autres plus compliqués à définir comme en charge du Duty Manager Report ! Soit en fin de compte une vingtaine de fonctions différentes.

Aujourd’hui, c’est pour moi une matière inépuisable lorsque je cherche une idée ou un exemple pour un article ou un projet.

Revenons sur 3 de ces métiers :

Avant de travailler à Euro Disney, je ne savais pas ce qu’était l’internet. Mais en 1992, c’était normal. Je suis passé entre 1996 et 2007 des rudiments du web à l’expertise. J’ai appris une cinquième langue pour dialoguer avec la machine : le HTML et faire des sites. J’ai été formé à tous les métiers du web, sauf blogueur. Mais ça, c’est venu plus tard.

La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M'avez-vous reconnu ?
La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M’avez-vous reconnu ?

Avant de travailler à Euro Disney, je n’avais jamais encore rencontré les héros de mon adolescence. Mieux , je n’aurais jamais imaginé que certains d’entre eux seraient devenus mes amis comme l’ancien joueur du PSG : Marco Simone ou l’actuel entraîneur de la Fiorentina : Vincenzo Montella. Je garde d’excellents souvenirs en tant que guide V.I.P., notamment avec Didier Deschamps, Frank Sauzée, Roberto Baggio, Eros Ramazzotti et même Diego Maradona.

Avant de travailler à Euro Disney, je ne connaissais pas le parcours d’un objet perdu. En quelques mois, j’ai tout appris pour pouvoir organiser de fond en comble ce département et en définissant les procédures légales et pratiques. Pour la première fois, j’ai expérimenté cette observation qui me colle à la peau : comment rendre intéressant un sujet qui ne l’est pas !

Pour en savoir plus sur mes années Disney, je vous conseille ces deux articles :

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

Un Community Manager raconte ce que vous ne lirez pas ailleurs sur les 20 ans de Disneyland Paris

Mes autres expériences professionnelles

Avant de suivre les formations à l’Institut Equilibrio de Grasse en 2014, je ne savais que le coach était l’héritier de Socrate.

Avant de développer le blog d’Assurance de Prêt Online (2012-13), je ne savais pas que j’allais inventer un concept, le BlogStorming, qui allait faire trembler la blogosphère et les réseaux sociaux. Tout est né d’une question du responsable du projet.

Pour en savoir plus sur le BlogStorming, je vous conseille la lecture de ces 2 articles :

Le Community Manager, cet étrange chevalier qui lutte contre le marketing !

Une Battle de Blogueurs

Quand un CV se transforme en storytelling
Quand un CV se transforme en storytelling

Avant de collaborer avec M. Guy Couturier (2012-13), je ne savais pas que l’enchantement du client était la nouvelle tendance du marketing. Cela m’a réconcilié avec cette discipline. Ce blog mériterait une suite car le mur de l’enchantement a malheureusement rejoint cette ville fantôme nommée World Wide Web !

Mais surtout, je ne savais pas que j’aurais participé à la rédaction d’un livre sur le Marketing de l’Enchantement (paru le 2 novembre 2015 aux éditions Kawa).

Avant de collaborer au blog des blogueurs (NetZ en 2011), je ne connaissais pas WordPress. C’est devenu le logiciel que je maîtrise le mieux. J’ai pu publié l’article qui est devenu la colonne portante de mon travail : « Le blog est l’avenir de la presse écrite! » (version remix)

Avant d’écrire l’article « Glutamate E621 : Quand lire peut vous sauver la vie » (2011), je ne savais pas que cet article deviendrait une référence sur Google.

Avant de lancer mes premiers débats sur Viadeo (2010-11), je ne savais pas que je pouvais en quelques phrases provoquer l’intérêt de milliers d’internautes en quelques jours et même quelques heures.

Avant de devenir journaliste-rédacteur à France-Soir, je ne connaissais rien de la fabrication d’un journal.  Aujourd’hui, je suis encore choqué de la façon dont un rédacteur en chef peut travestir la réalité. Et bien sûr je ne savais pas que vingt ans plus tard le blogueur allait prendre le contre-pied de ce système.

Avant d’écouter la chanson More Than Words du groupe Extreme (1991), je ne savais pas que ce titre serait devenu celui de mon blog. Et je ne savais pas que ce blog deviendrait une référence en matière de rédaction web (cf. interview sur le blog de Frédéric Canevet).

Avant d’écouter mon prof de philo (1986-90), je ne savais pas qu’une matière scolastique puisse m’intéresser autant qu’un match de foot ou qu’un album de Sting ! C’est bien plus tard que j’ai compris que mes profs m’avaient donné « des seaux, des cartons, des sacs et des valises. »

Avant de voir Santa Maria del Fiore (1991), le Ponte Vecchio, le David et la Naissance de Vénus, je ne savais pas que l’art deviendrait ma plus grande passion et Michel-Ange mon héros préféré.

En conclusion car c’est l’objectif de cet article :

Avant de recevoir votre message, je ne savais pas encore que nous pourrions collaborer sur ce projet, transformer et rendre unique votre communication web (ou celle de vos clients) ! Ensemble, nous allons progresser.

Voyez-vous, l’étonnement est le début du blog !

J’invite mes relations sur les réseaux, mes amis et ceux qui viennent de me découvrir, à laisser un commentaire en commençant leur message par l’expression « Avant de connaître Denis Gentile, je ne savais pas … » Merci.

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Mes nouveaux projets en 2015 : Le développement du groupe #jeblogue sur Facebook et un ebook dont les principaux textes seront d’abord publiés sur ce blog, premier rendez-vous le 10 mars 2015 : Le blogueur et la tentation de l’île déserte

Lire la version italienne de ce CV (version 2013)

Télécharger cet article en pdf

Denis Gentile

A lire aussi pour compléter cet article : « Il était une fois un Digital Storyteller »

Il CV di un blogger, community manager e redattore web

Questo articolo è il mio CV e la mia lettera di motivazioni. Ho scelto di presentarmi in questo modo per attirare l’attenzione di persone e società che desiderino usufruire dei miei servizi.

pieds-florentins
Tratto dal libro « Le Passant Florentin »,
disegno di Koffi Apenou.
2 passanti fanno un passo,
l’uno verso l’altro.

Cominciamo con una definizione: Io sono un Passante Fiorentino.

« Le Passant Florentin » è il titolo del mio primo libro, pubblicato nel 2002. Mi sono identificato con il protagonista del mio romanzo, che un bel giorno d’autunno mette piede per la prima volta a Firenze. Questi suoi primi passi nella capitale del Rinascimento trasformeranno la sua vita. La storia di questo libro è semplicemente il racconto di questa metamorfosi: come e perché Denis Gentile è divenuto il Passante Fiornetino.

Scoprirà cose di cui non immaginava neppure l’estistenza. Ha numerosi punti in comune con personaggi che conosciamo bene come Candido, Socrate o il Piccolo Principe. Nel suo percorso incontra Dante, Michelangelo, Brunelleschi e tutti i geni che hanno reso questo luogo unico.

A sua volta, vuole lasciare una traccia e contribuire in base al suo talento per rendere unico ciò che fa.

Questa è la filosofia che mi guida e che si ritrova nel mio percorso: passato, presente e certamente futuro.

E’ come se tutto cominciasse da questa idea: “Prima d’arrivare qui, non sapevo che tutto questo esistesse!” La trasformazione può allora cominciare.

Disney

Prima di lavorare a Euro Disney (1992-2007), non sapevo cosa fosse un’attrazione ! Una giostra si, ma un’attrazione no. Eppure mi hanno assunto e ci sono rimasto per 15 anni. Non è da poco come esperienza lavorativa.

In questa società ho esercitato tutti i mestieri o quasi: operatore di call center, agente di cambio, persona addetta all’accoglienza, guida per VIP trilingue, cassiere, responsabile oggetti perduti, traduttore bilingue al servizio sicurezza e a volte al commissariato, capo stazione, conducente dell’autobus inglese a due piani , formatore, integratore html, consigliere alla clientela, capo progetto web, incaricato della comunicazione interna, responsabile di comunicazione, redattore d’offerte di marketing, webmaster e altri ruoli più difficilmente descrivibili in poche parole come, in carica del Duty Manager Report! Ovvero in fin dei conti una ventina di diverse funzioni.

Oggi, è per me una fonte inesauribile durante la ricerca di spunti per un’idea, un esempio per un articolo o un progetto.

Analizziamo 3 di queste funzioni:

Prima di lavorare a Euro Disney, non sapevo cosa fosse internet. Ma nel 1992 era normale. Sono passato, negli anni tra il 1996 ed il 2007, dalle nozioni di base del web alla competenza in materia. Ho imparato una quinta lingua per dialogare con la macchina: l’HTML e fare siti web. Ho avuto una formazione per ogni mestiere del web, tranne il blogger. Ma questo è arrivato dopo.

La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M'avez-vous reconnu ?
La Guest Relations Team davanti al Castello della Bella Addormentata nel Bosco. Mi hai riconosciuto ?

Prima di lavorare a Euro Disney, non avevo mai incontrato i miti della mia adolescenza. O meglio, non avevo mai immaginato che alcuni di loro sarebbero diventati miei amici come l’ex giocatore del Milan : Marco Simone o l’attuale allenatore della Fiorentina: Vincenzo Montella. Ho dei piacevoli ricordi di quando ero guida V.I.P., soprattutto con Didier Deschamps, Frank Sauzée, Roberto Baggio, Eros Ramazzotti e persino con Diego Maradona.

Prima di lavorare a Euro Disney, non conoscevo il percorso degli oggetti smarriti. In pochi mesi ho imparato tutto il necessario per organizzare questo servizio definendone le procedure legali e pratiche. Per la prima volta, ho sperimentato questa “osservazione” che mi calza a pennello: come rendere interessante qualcosa che non lo è!

Per saperne di più sugli anni che ho passato a Disney, vi consiglio questi due articoli (in francese) :

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

Un Community Manager raconte ce que vous ne lirez pas ailleurs sur les 20 ans de Disneyland Paris

Le altre mie esperienze professionali

Prima di sviluppare il blog di Assurance de Prêt Online (2012-13), non sapevo che avrei inventato un concetto inedito,il BlogStorming, che avrebbe fatto tremare la blogosfera e i social networks. Tutto è nato da una domanda del responsabile del progetto.

Per saperne di più sul BlogStorming, vi consiglio la lettura di questi 2 articoli :

Le Community Manager, cet étrange chevalier qui lutte contre le marketing !

Une Battle de Blogueurs

Prima di collaborare con Guy Couturier (2012-13), non sapevo che « l’enchantement du client » fosse la nuova tendenza marketing. Questo mi ha riconciliato con questa disciplina. Questo blog meriterebbe un seguito poiché le mur de l’enchantement ha purtroppo raggiunto questa città fantasma chiamata World Wide Web!

Prima di collaborare al blog dei blogger (NetZ nel 2011), non conoscevo WordPress.. Ora posso dire di avere un’ottima padronanza del programma. Ho potuto pubblicare l’articolo che è diventato la colonna portante del mio lavoro : « Le blog est l’avenir de la presse écrite! » (version remix)

Prima di scrivere l’articolo « Glutamate E621 : Quand lire peut vous sauver la vie » (2011), non sapevo che questo articolo sarebbe diventato una referenza su Google.

Prima di lanciare i miei primi dibattiti su Viadeo (2010-11), non sapevo che avrei potuto in poche frasi provocare l’interesse di migliaia d’internauti in pochi giorni e persino in poche ore.

Prima di diventare giornalista redattore a France-Soir, non sapevo nulla sulla realizzazione di un quotidiano. Oggi, sono ancora scioccato della maniera in cui un capo redattore può trasformare la realtà. E non sapevo di certo che vent’anni dopo il blogger avrebbe preso in contro piede il sistema.

Prima di ascoltare la canzone More Than Words del gruppo Extreme (1991), non sapevo che questo titolo sarebbe diventato quello del mio blog. E non sapevo che questo blog sarebbe diventato una referenza in materia di redazione web (cf. Intervista sul blog di Frédéric Canevet).

Prima di seguire il mio professore di filosofia (1986-90), non sapevo che una materia scolastica potesse interessarmi tanto quanto una partita di calcio o un album di Sting! E’ molto più tardi che ho capito che i miei professori mi avevano dato « dei secchi, dei cartoni, dei sacchi e delle valige. »

Prima di vedere Santa Maria del Fiore (1991), IL Ponte Vecchio, IL David et la Nascita di Venere, non sapevo che l’arte sarebbe diventata la mia più grande passione e Michelangelo il mio artista preferito (il mio mito)

In conclusione visto che è l’obiettivo di quest’articolo :

Prima di ricevere il tuo messaggio (2013-14), non sapevo ancora che avremmo potuto collaborare su questo progetto, trasformare e rendere unica la tua comunicazione web (o quella dei tuoi clienti)! Insieme, noi cresceremo.

Vedete ! Lo stupore è l’inizio del blog ! (l’étonnement est le début du blog)

Invito le mie relazioni sui social, i miei amici e quelli che mi conoscono ora, a lasciare un commento incominciando il loro messaggio con l’espressione “Prima di conoscere Denis Gentile, non sapevo…” Grazie.

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Leggere la versione francese di questo CV

Scaricare questo CV in versione pdf

Denis Gentile

Quelques traces du passant glanées sur d’autres blogs

Sur la blogosphère, ici et là, il y a des traces du passant. En voici 3 que je tenais à mettre en avant sur mon blog. Merci à Laure Kepes, Abdelhamid Niati et Jacques Tang.

C’est aussi l’occasion de découvrir une nouvelle rubrique de MoreThanWords.fr intitulée « Remix ».

Les mêmes lieux, la même librairie

L’article d’Abdelhamid Niati sur son blog « Mon Encre » commence par ces mots :

« Denis Gentile et moi avons fréquenté les mêmes endroits, une librairie en particulier: JC LENFANT. Nous nous y sommes rendus pour y acheter nos fournitures scolaires. Je pousse encore la porte de cette librairie 32 années plus tard et toujours cette odeur de papier et de crayon si chère à mes sens, ma Madeleine de Proust  en quelque sorte. »

Je vous invite à lire la suite qui est une délicieuse métaphore entre l’arrière-boutique de la librairie et notre cerveau.

http://monencre.wordpress.com/2012/12/22/artisan-du-silence/

Le Concepteur Rédacteur Web

L’article de Jacques Tang sur le blog « Votre Branding »commence par ces mots et quelques questions :

« Denis Gentile est un concepteur rédacteur web. Aux maux de l’invisibilité, il répond par les mots ; ceux imaginés par le concepteur rédacteur web qu’il est.
Est-ce le Dôme de la cathédrale de Florence, les rives de l’Arno, les fresques de Giotto qui lui ont donné la vision de la force des mots ?
Est-ce Michel-Ange, un des génies de la renaissance, véritable incarnation de l’humanisme  qui en est l’origine ? »

Mon cher Jacques la réponse est un oui gravé dans le marbre le plus pur qui soit, celui qu’un certain Michel-Ange allait dénicher dans les caves de Carrara.

Et je vais y répondre de façon « éclat… ante » dans mon prochain article.

En attendant, la suite de l’article de Jacques, c’est ici :

http://www.votre-branding.fr/denis-gentile-concepteur-redacteur-web/

extrait du Passant Florentin, le livre de Denis Gentile paru en 2001 (disponible sur amazon en cliquant sur la photo)
extrait du Passant Florentin, le livre de Denis Gentile paru en 2001 (disponible sur amazon en cliquant sur la photo)

Le BlogStorming, une idée décoiffante

L’article de Laure Kepes sur le blog d‘1min30 commence par ces mots :

« Comment décoiffer le brushing d’un blog sur l’assurance de prêt ? La réponse est à lire sur le blog d’Assurance de Prêt Online qui a lancé un concept inédit : le BlogStorming.

Le principe est né de l’imagination de Denis Gentile, concepteur rédacteur web, community manager, et accessoirement animateur créatif du blog Assurance de Prêt Online, dont la mascotte n’est autre qu’un Pinguoin. Le principe : une sorte de brainstroming numérisé qui voit deux équipes de blogueurs s’affronter durant plusieurs jours sur un thème choisi. La philosophie de l’exercice consiste à faire émerger toutes les bonnes idées, même les plus folles. »

Laure a su parfaitement exposer le principe du BlogStorming et les commentaires complètent intelligemment son article.

La suite, c’est ici : Une Battle de Blogueurs…

Si vous cherchez des idées innovantes (et décoiffantes !) pour développer votre communication web, n’hésitez pas à prendre contact avec moi, j’ai dans mon chapeau celle qui vous étonnera !

A bientôt pour un nouveau remix.

Le Community Manager et la Ville Fantôme (Troisième partie)

suite et fin de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme » et la deuxième partie : « Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ? »

« … A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux… »

Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager

« Eureka, j’ai compris. »

Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur.

« Le web, c’est comme une quincaillerie. On peut y trouver son bonheur, mais ce n’est pas sûr. Et sans le quincaillier, pour trouver le bon clou au milieu de milliers d’autres, c’est plus difficile ! »

La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris
La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris

« J’aime votre métaphore cher lecteur. Et savez-vous comment s’appelle ce quincaillier sur le web ? »

« Un Community Manager, n’est-ce pas ? »

« Exactement, je vous félicite. Mais croyez-vous que cela soit suffisant ? »

« Euh ! Je ne sais pas. »

« Bon, nous allons éviter un nouveau silence investigateur et je vais tenter de vous expliquer cela. »

Ce quincaillier, ou tout autre commerçant, a des fournisseurs qui lui confient leurs produits : des vis, des clous, des boulons, des planches, etc. Sans ces produits, il n’aurait rien à présenter dans les rayons de sa boutique et il n’aurait donc rien à vendre.

Le Community Manager a besoin lui aussi d’un fournisseur qui lui donne des produits qu’il pourra mettre en évidence dans les rayons de Google. Pour cela, il utilisera notamment les réseaux sociaux.

Le principal fournisseur du Community Manager, c’est le rédacteur web. Il y en a d’autres comme le photographe, le dessinateur et l’infographiste. Leur but est de concevoir des produits que l’on nomme « contenus ». Ce sont donc des producteurs (ou créateurs) de contenus. (Lire l’article « Des sceaux, des cartons, des sacs et des valises, l’interview d’un blogueur »)

Le contenu du pâtissier, c’est le gâteau. Le contenu du pizzaiolo, c’est la pizza. Le contenu du sommelier, c’est le vin. Le contenu du libraire, c’est le livre. Le contenu du couturier, c’est le vêtement.

Cette règle est universelle, mais sur le web, on l’oublie trop souvent. On fabrique des sites sans même définir avant ce que l’on va mettre dedans. Cela n’a aucun sens. Quand vous allez au supermarché, dans les bouteilles de vin, il y a du vin, dans les paquets de pâtes, il y a des pâtes, dans les boîtes de conserve de petits pois, il y a des petits pois, etc.

Le web, c’est une bouteille de vin, le web, c’est un paquet de pâtes, le web, c’est une boîte de conserve. Mais cette bouteille est vide, ce paquet et cette boîte aussi. Il faudra bien les remplir.

Alors quand nous naviguons et que nous trouvons éparpillés des bouteilles, des paquets et des boîtes vides, on a vraiment l’impression d’être dans une sorte de ville fantôme ou pire, dans une décharge.

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Le World Wide Web aujourd’hui quand nous naviguons ! Sans personne à la barre, ni rédacteur, ni community manager, on part à la dérive ! A quand la prise de conscience ? Avez-vous déjà pensé engager l’un d’entre eux ?

Parodiant le personnage le plus célèbre de tous les temps, nous pouvons nous servir ces mots : « que celui qui n’a jamais jeter (justement !) des bouteilles, des paquets et des boîtes vides sur le web, jette la première pierre. »

Ce blog n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs mois [sic], d’autres blogs ont été abandonnés au bout de quelques semaines, des sites attendent leur premier contenu ou leur première mise à jour depuis des années.

Sur le web, il y a encore plus d’objets abandonnés et d’objets bancals que d’objets entretenus et bien conçus. Il y a dans ce créneau des milliers d’emplois à créer, tellement d’emplois à créer que les politiques pourraient y voir une opportunité pour résorber le chômage.

Le web est aujourd’hui une décharge, la plus grande de l’univers, que l’algorithme de Google ne réussira pas à trier et organiser.

Le web est aujourd’hui une ville fantôme dans laquelle inconsciemment nous nous complaisons. Car, malgré tout, nous sommes ravis d’y être ! Quel paradoxe !

Comme dirait Baudelaire, cette série d’articles est une « invitation au voyage », destination le web, la blogosphère, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

Tout le monde y est cordialement invité. Les commerçants pour ne plus trouver des locaux abandonnés, les artistes pour nous donner envie de nous émerveiller et d’apprendre, et tous les autres, sans discrimination, pour animer une communauté, un blog ou donner un conseil dans un forum.

Le web est encore loin de la réalité, trop loin. Sans nous, sans les êtres humains, il le restera encore longtemps.

C’est mon métier de transformer cette réalité. Je ne suis pas le seul. Community Managers, Rédacteurs web et Blogueurs, nous sommes là pour rendre le web plus propre, plus beau et plus utile. C’est l’instrument le plus puissant que l’homme n’a jamais inventé.

Nous sommes des experts en maniement de cet instrument. Confiez-nous vos sites, vos réseaux sociaux et vos blogs, le web ne sera plus une ville fantôme. L’humanité pourra enfin prospérer.

Fin.

Denis Gentile

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Le Community Manager et la Ville Fantôme (Deuxième partie)

suite de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme »

« S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme… »

Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?

La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac. D’ici trois ou quatre jours, la famille au complet se retrouvera sous un parasol d’une plage méditerranéenne. Première étape, pour rendre le voyage plus sûr et plus agréable, Lyon.

Ils arrivent en fin d’après-midi. Le père de famille s’allonge sur le lit de sa chambre d’hôtel avec son iPad. La connexion WIFI est instantanée. Il sent la faim lui titiller l’estomac. Il cherche un bouchon, ces fameux bistrots spécialisés en cuisine lyonnaise. En écartant l’index et le majeur, il agrandit l’image de la carte sur son écran. Plusieurs restos sont indiqués. C’est vraiment pratique, car se dit-il, « fatigué comme je suis, je n’ai pas envie d’arpenter la presqu’île en long (surtout) et en large pour trouver un restaurant. »

Il va vite déchanter.

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.
Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

C’est dimanche, comme souvent et un peu partout en France, la plupart des restaurants sont fermés le dimanche soir. Mais ça, l’application de son iPad ne le sait pas. Il faut donc aller sur chaque site en le recherchant sur Google. Parfois, il ne clique même pas sur le site en question. Sur la première page du moteur de recherche, il a déjà lu quelques avis négatifs du genre : « Le chef de ce restaurant est un virtuose du four à micro-ondes, tout est réchauffé ! », ou encore « Le sourire du serveur n’a d’égal que la tristesse de mes trois quenelles ! ». Mais comment se fait-il que ces avis soient la première chose que l’on puisse lire ? Ils n’ont pas de Community Managers dans cette profession ? 

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

D’autres n’ont pas de sites ou s’ils en ont un, ils n’apparaissent pas sur la fameuse première page de Google. Pour un internaute comme notre chef de famille affamé, fatigué et avachit depuis une trentaine de minutes sur son lit d’hôtel, ce restaurant n’existe pas. En fin de compte, il en trouvera des traces sur « cityvox » ou « lafourchette ». Et là encore les avis des clients seront déterminants. Mais, c’est une autre perte de temps. Il faut appeler pour savoir s’ils sont ouverts le dimanche soir. Il prend son téléphone, compose le numéro et… personne ne répond. C’est donc fermé. Eux non plus n’ont pas de Community Managers, ni même de blogueurs ou de rédacteurs web.

Imaginez une seconde que sur la devanture ne figure ni le nom ni même la mention, restaurant ou bistrot ou bouchon ou pizzeria ou crêperie, etc. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web ressemble étrangement à cette image. La pochette interne de l’album Pornograffitti du groupe Extreme, publié en 1991, dont est extraite la chanson titre de ce blog More Than Words. Sur la page suivante, un montage de l’album NeverMind de Nirvana, publié à la même époque. Ce blog joue sur le contraste et la complémentarité entre ces deux albums. Voir la troisième partie de cet article.

Enfin, il y a ceux qui ont un site. Il y a les sites qui ressemblent à une brochure avec un document pdf qui s’ouvre à chaque fois que vous cliquez sur un lien. Et là, au troisième clic, il trouve les infos pratiques : fermé le dimanche soir et le lundi toute la journée ! Il y a aussi ceux qui ont un site à vous en mettre plein la vue avec une animation en flash en ouverture. Manque de chance, l’iPad ne lit pas le flash et il se retrouve sur une page blanche. Ils n’ont pas misé sur le bon cheval :  infographiste ou chef de projet web. C’est la loi du marché. Les agences web préfèrent vendre une animation qu’ils pourront faire payer plusieurs milliers d’euros que des textes qu’ils n’osent même pas facturer au client ! Bah bien sûr, tout le monde sait écrire, le client sera bien le faire lui-même.

Imaginez-vous une seconde, confortablement assis et attablé, le serveur du resto ne vous entend pas et ne parle pas. Il n’a pas le logiciel adapté à votre interface ! C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web est encore loin de la réalité. Quand vous voyagez l’impression est nette et décevante.

Nous étions à Lyon, nous aurions pu vivre la même expérience à Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, Montpellier, Nantes, Bordeaux ou toute autre ville en France ou à l’étranger. (Lyon est aussi le lieu des articles publiés en 2011 sur le blog NetZ : Monsieur Eastwood, est-il vrai que les gens n’aiment pas lire sur le web ? et L’éternel débat du fond et de la forme)

Qu’ils le veuillent ou non, papa, maman et les enfants devront sortir sans savoir où aller. Mais est-ce si dramatique ? Ils s’apercevront immédiatement que non. A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART III : Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager« 

« « Eureka, j’ai compris. » Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur. »

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