Le groupe #jeblogue sur Facebook ? Le degré zéro de l’éditorial !

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Drôle de titre pour fêter le cinquième mois d’existence d’un groupe à succès sur Facebook. D’autant plus que celui qui l’a choisi est aussi le créateur de #jeblogue ! Ca demande bien quelques explications.
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Sur le fond, le papier journal représente le passé. En avant, le présent avec #jeblogue.

Hier soir sur France 5, je voyais Yves Thréard. Vous le connaissez peut-être. C’est un journaliste réputé puisqu’il est notamment le rédacteur en chef du Figaro. Moi, j’ai la chance de l’avoir très bien connu. On a travaillé ensemble à France-soir. J’étais débutant et lui avait déjà quelques années d’expérience. J’ai donc souvent profité de ses conseils.

En créant le groupe #jeblogue sur Facebook, j’ai fait tout le contraire de ce que un journaliste du niveau d’Yves aurait fait. Je n’ai donc suivi aucune de ses recommandations. La première règle que je transgresse en tant que blogueur est « la règle du je ». Un journaliste n’écrit jamais à la première personne du singulier. Je dois donc l’affirmer honnêtement :

« Je Blogue », c’est le degré zéro du journalisme. Pire, il n’y a aucune ligne éditoriale.

Petit rappel pour ceux qui ne connaissent pas #jeblogue. C’est une communauté qui regroupe tous les blogueurs qui ont envie de venir parler de leurs articles, commenter et partager ceux des autres. Ce groupe se base sur trois principes fondamentaux des réseaux sociaux : l’expression personnelle, le dialogue et le partage.

Et quel est le rapport avec le journalisme ? Pourquoi devrais-je comparer mon rôle et celui des administrateurs (1)  du groupe à celui d’un rédacteur en chef ? Quels sont les points communs entre un journal ou un magazine et un groupe sur Facebook ?

Pour répondre, j’ai besoin de  revenir en arrière.

Seule la fantaisie d'un enfant peut transformer ce lieu en paradis !

Seule la fantaisie d’un enfant peut transformer ce lieu en paradis !

Mon paradis sur terre

A six ans, on apprend à lire, à compter et à écrire. Dès que j’ai su « déchiffrer les lettres », un lieu est devenu mon paradis sur terre. Je l’ai fréquenté presque tous les jours de ma vie pendant vingt ans. Je lui faisais de rares infidélités quand j’allais en vacances où j’en trouvais d’autres souvent plus grands. Alors quel est cet endroit magique aux yeux d’un enfant, d’un adolescent puis d’un jeune adulte ? Vous l’avez peut-être déjà deviné, il s’agit du marchand de journaux.

Quand j’étais à l’école élémentaire, il me suffisait de traverser la rue. J’y allais dès la sortie des classes. Un jour en particulier, le mardi où arrivaient mes hebdomadaires favoris. Quand j’étais au collège puis au lycée, j’y allais avant de prendre le métro à la station « Pierre Curie » sur la ligne 7 du métro parisien. Assis sur un strapontin, j’avais quelques minutes pour découvrir ce que me réservaient mes journaux préférés. Quand j’ai commencé à travailler, je m’arrêtais en double file (comme le camion sur la photo). Mais ce n’était que le soir que je découvrais enfin les articles tant espérés.

Ce n’est qu’à l’âge de trente ans que j’ai abandonné ce lieu. J’en ai trouvé un autre. D’ailleurs je crois qu’aujourd’hui, il n’existe plus. J’ai déménagé et avant de trouver mon appartement idéal, je me suis assuré que dans mon nouveau quartier il y ait bien un marchand de journaux digne de ce nom.

La fin de la presse écrite

Dix ans plus tard, je prends une décision radicale : je n’achèterai plus de journaux et de magazines. Ce qu’il y a à lire à l’intérieur, que ce soit sur du papier journal ou du papier glacé, ne m’intéresse plus. Monsieur Yves Thréard et tous vos collègues, vous m’en voyez désolé, je dois avouer que j’ai perdu la passion de lire vos écrits. Mais je n’ai pas perdu la passion de lire. Je réserve juste ce temps précieux de ma vie à d’autres lectures, je préfère les articles des blogueurs.

Alors voilà, ça devenait inévitable, j’avais le besoin de trouver un nouveau lieu, un marchand de journaux d’un autre type. Et ce lieu ne se trouve ni en Région Parisienne, ni sur la Côte d’Azur, c’est #jeblogue, une reconstruction du lieu le plus fréquenté de mon passé.

Quand j’écris cela, je me rend compte qu’il y a peut-être quelque chose de magique dans #jeblogue. Imaginez-vous au centre de ce marchand de journaux, certains auteurs se matérialisent devant vous et viennent vous parler de leur article pour vous donner envie de le lire. Puis ils se tournent les uns vers les autres et ils commencent par discuter entre eux et à recommander même l’article de celui avec qui ils viennent de s’entretenir. Cette magie, c’est le web, c’est la blogosphère, ce sont les réseaux sociaux.

La variété comme principe

Sur #jeblogue, tous les blogueurs peuvent venir et s’exprimer, c’est un lieu d’expression, de liberté et de variété. Comme le marchand de journaux, on y trouve tous les thèmes du voyage au maquillage, de l’alimentation à la psychologie, des lits aux livres, du bébé à la maman, du Fend Shui à la PNL, de la mode à la musique, de l’interview d’un traducteur à l’interview d’un expatrié aux Etats-Unis, du blogging au bon usage des réseaux sociaux, etc.

Les thèmes les moins présents sont ceux qui sont surexploités par la presse traditionnelle et la télévision : la politique, les guerres, les faits divers, l’économie et le sport. Je trouve ça symptomatique, c’est une sorte de rejet naturel et organique de notre cerveau. On nous impose un certain type d’actualité mais les blogueurs en préfèrent une autre et ils peuvent enfin se le permettre grâce aux nouveaux médias.

C’est l’une des raisons pour laquelle j’écrivais déjà en 2011 que « le blog est l’avenir de la presse écrite ! » .

Je fais mon Cyrano

Voilà pourquoi je compare #jeblogue à un journal et je suis bien obligé de répéter que ce journal d’un nouveau genre est le degré zéro de l’éditorial.

Et ne croyez pas que je marque un but contre mon camp en l’affirmant. Non, je suis comme l’un des mes modèles, Cyrano de Bergerac. Son nez est disgracieux et il n’a pas besoin qu’un autre vienne lui dire cela. Il en est bien conscient et il est même prêt à en rire. L’important est que ce soit lui à se servir ses propres critiques, ses propres plaisanteries et que cela soit fait avec un peu de fantaisie.

Alors en écrivant cet article, je fais mon Cyrano.

#jeblogue n’a ni queue, ni tête ! #jeblogue est un immense bazar ! Sur #jeblogue, il y a à boire et à manger ! Et le fameux : trop de blogs tuent les blogs !

Sans oublier la liste des conseils : il faudrait sélectionner les blogueurs, limiter les thèmes et le nombre de blogueurs par thème, permettre à un blogueur de publier un seul article par semaine, imposer une ligne éditoriale stricte, contrôler la qualité des articles, etc.

Pourquoi pas ? Il y a dans chacune de ces critiques une idée et chaque idée peut devenir le principe fondateur d’un nouveau groupe. C’est exactement ce que j’ai fait en créant #jeblogue. On ne me permettait pas de parler de mes articles dans les autres groupes alors j’ai eu l’idée d’écrire « Viens dans mon émission mais surtout ne chante pas ta chanson ! » et d’en profiter pour le lancer. Il y a suffisamment de place pour des millions de groupes sur les réseaux.

Oui mais voilà, j’ai fait un rêve et j’aimerais que #jeblogue se développe et devienne vraiment un journal. L’ambition est haute – peut-être trop pour mes frêles épaules – et je dois tenir compte de ce que l’on dit si je veux que #jeblogue grandisse. Il devra alors déménager car les fonctions sur Facebook sont limitées et devenir un réseau social indépendant.

Aujourd’hui, il n’a que cinq mois et je ne sais pas quand il arrêtera de tâtonner et qu’il commencera à marcher seul sans s’appuyer sur le canapé ou s’agripper aux mollets de son père.

En interview avec le champion (et recordman du monde) français Bruno Marie-Rose. Une autre image du passé. Le présent, c'est #jeblogue.

En interview avec le champion (et recordman du monde) français Bruno Marie-Rose. Une autre image du passé. Le présent, c’est #jeblogue.

Mon ami le rédacteur en chef !

Enfin, il y a un dernier truc. J’ai une grande aversion pour le rôle de rédacteur en chef (Yves n’était pas encore rédacteur en chef quand je le côtoyais). Plus exactement, pour ce que j’ai pu en observer.

Un rédacteur en chef, et c’est normal, lit les articles de ses rédacteurs. Il peut le corriger, des fautes d’orthographe ou une phrase maladroite. Il peut aussi demander au journaliste de revoir son texte en développant une idée intéressante. Il y a cent façons pour lui de jouer justement son rôle. Mais ce n’est pas tout.

Généralement, il fait bien plus. Il choisit le titre de l’article. N’avez-vous jamais remarqué que le titre ne correspond pas toujours au contenu de l’article ou qu’il reprend un détail de l’article ? C’est une pratique courante car c’est le rédacteur en chef qui va choisir le titre.

Et il peut aller encore plus loin jusqu’à changer le sens de certaines phrases.

A chaque intervention, on s’éloigne de la réalité. L’article n’est plus un récit qui narre des faits et qui reprend les propos de témoins mais un texte qui raconte ce que le lectorat a envie de lire.

Combien de fois avez-vous entendu un acteur, un chanteur, un politicien dire à propos d’une interview « je n’ai jamais dit ça ! » ?

C’est symptomatique du travail éditorial d’un rédacteur en chef, de quelques rédacteurs en chef (surtout ne jamais généraliser). Si je le raconte, c’est parce que je l’ai vécu et que cela m’a fait suffisamment mal pour ne plus continuer dans cette voie qui était pourtant toute tracée pour moi. J’aime et je sais écrire, j’aime et je sais faire des interviews, j’aime et je sais animer un débat, j’aime et je sais relater des faits. Mais surtout, j’aime être authentique et cohérent. Et pour cela, j’ai renoncé à ma passion !

Ma revanche, mon histoire !

Les blogs, c’est ma revanche, c’est enfin la possibilité pour moi de reprendre mon bâton de pèlerin et de vivre de ma passion.

#jeblogue, c’est le journal qui est né sur les cendres de ma passion contrariée et désenchantée.

Si vous vous reconnaissez un peu ou complètement dans ce récit, alors je vous invite à rejoindre #jeblogue. Que vous soyez blogueur ou non car de la même façon qu’il n’y a pas que les journalistes qui lisent des journaux, il n’y a pas que des blogueurs qui lisent des blogs.

Et plus qu’un journal et un magazine, #jeblogue c’est plusieurs journaux et magazines, comme ceux que l’on trouvait à une époque encore récente chez un marchand de journaux.

Ma ligne éditoriale, c’est mon histoire !

Denis Gentile

(1) Je tiens à remercier en particulier Isabelle Clément, Nancy Freyermuth, Abdelhamid Niati, Frédéric Hinix et Jacques Tang. Ils font un travail formidable dans l’animation du groupe : lire les articles et les posts, les commenter, approuver les nouveaux membres et vérifier que les membres respectent bien les 3 règles :
« 1- être l’auteur d’un article sur un blog
2- présenter l’article
3- commenter et partager un article qu’un autre blogueur a publié sur ce groupe »

22 réflexions au sujet de « Le groupe #jeblogue sur Facebook ? Le degré zéro de l’éditorial ! »

  • ravie d’en découvrir plus à ton propos et sur l’origine de ce groupe. J’avoue que je m’y sens bien, et c’est d’ailleurs un des seuls groupes que je n’ai pas quitté dans les semaines qui ont suivi mon inscription.
    Je continue de venir lire tout le monde. A bientôt et merci !

  • Quand je pense qu’une écervelée comme moi peut contribuer à un contenu intelligent comme l’est #JeBlogue ! Inadmissible ! Denis, permet-moi de te tutoyer pour te dire ceci : mais pourquoi diable m’as-tu acceptée ?!

    😉

  • Bravo Denis pour cet article qui raconte l’histoire de #Jeblogue et inspire des projets d’avenir. Tu découvres à travers cette aventure toute la diversité de l’intelligence et de la créativité des femmes et des hommes à qui personne avant le web n’avaient donné l’occasion d’exercer le savoir-faire par soi même. Depuis internet, le web et les réseaux sociaux numériques libèrent les forces potentielles disponibles dans les relations humaines. Et l’espace #Jeblogue contribue à les faire émerger dans un état d’esprit positif. Je souhaite longue vie à la communauté #Jeblogue

  • Bonjour et Merci Denis pour cet article et surtout d’avoir créé JeBlogue !!!
    Ce groupe Facebook regorge de personnes toutes différentes et plus intéressantes les unes que les autres, des articles que je n’aurais jamais découverts sans ce groupe et qui m’ont éclairée ces 5 derniers mois.

  • Participant au groupe #Jeblogue en tant que chat (siamois de surcroît), je ne peux que m’insurger sur ton propos, cher Denis Gentile, au sujet de la presse écrite !

    Tu affirmes que la différence entre les blogs et la presse écrite réside dans l’absence d’articles politiques (entre autre) au sein des premiers. C’est faux ! J’affirme même que tous sont politiques (je parle de ceux qui donnent envie aux lecteurs et, en particulier, celui-ci, le tien, titré #Jeblogue dégré zéro de l’éditorial.)

    En une époque où la déresponsabilisation au sein de la cité est générale, le blogueur affirme par écrit son opinion et ses solutions pour améliorer la vie de cette cité.
    C’est, par essence, par définition, faire de la politique.
    C’est le propos de ton article et il prouve que tu es un deux-pattes de qualité, engagé en politique.
    Simplement, ce n’est pas ce qu’est devenu la politique officielle, faite de compromis (-sions) et de petits arrangements entre amis, avec la reproduction (telle que l’entendait le deux-pattes Pierre Bourdieu) comme seule solution au renouvellement.
    Que les blogs se multiplient et offrent une diversité de pensées afin de redonner à la politique tout son sens…
    Que #Je blogue poursuive cette offre de publications aussi diverses que variées !

    • Merci Eschylle, j’approuve ! Je suis bien sûr d’accord et sans bémol avec toi. C’est la preuve de la force d’un article de blog qui trouve dans ses commentaires le complément qui ajoute un sens, une précision que l’auteur n’a pas apportée. Il n’y a rien de plus politique au sens philosophique et strict du terme qu’un groupe comme #jeblogue. Moi, je faisais référence superficiellement à la politique officielle.

  • #JeBlogue est l’un des groupes qui m’apprend le plus, sur Facebook. Par son biais, je suis à la fois relié à un réseau social et connecté avec le savoir. Une très belle idée, Denis ! C’est un grand plaisir pour moi de faire partie de cette équipe.
    Courtoisement.

  • Denis, tu m’as touche avec cette photo. Un marchand de journaux se trouvait également au centre de mon univers quand j’étais enfant. Il se trouvait justement près de l’enfant. La désobéissance est le premier pas vers l’indépendance, à croire, que nous sommes animés par la même passion. Ta vison du groupe @jeblogue je la partage entièrement et si tu veux aller plus loin, je serai à tes côtés. Ce groupe est une mine d’or et je découvre des pépites chaque jour. Mediapart est la meilleure réponse aux médias traditionnels car il est né d’un acte de rébellion. Aux rebelles le monde appartient et si nous ne coupons pas nos liens pour voir le vrai monde, qui le fera à notre place? Longue vie au groupe et à ses membres.

  • Reflexion passionnante, encore plus pour moi qui vient de commencer en tant que correspondante de presse locale. J’aime la presse écrite, parce que j’aime voir les mots sur le papier, j’aime tourner les pages, choisir de m’arrêter là ou je veux ; je ne m’abonne pas, je choisi en fonction de l’humeur, de la couverture et des sujets l’hebdo ou le mag que je serrerai contre moi … Mais j’aime aussi l’éclectisme de la blogosphère, cette sensation presque « archéologique », de fouiller et dénicher l’article qui provoquera une émotion particulière et #jeblogue est un terrain de jeu formidable, que ce soit pour exercer sa plume et la soumettre au regard des autres ou bien juste pour découvrir des faiseurs d’histoires …
    So, happy 5 mois et vivement la suite ! 🙂

    • Bonjour et merci Ladybug :), la presse écrite ressemble parfois à une forêt de marronniers ! Les marronniers sont les sujets bateaux que l’on retrouve régulièrement et qui servent à remplir les pages. La blogosphère est une forêt sauvage où toutes les espèces d’arbres poussent, même les mauvaises herbes envahissantes. C’est un retour à la nature et j’aime y faire mon chemin. Bien sûr, j’exagère souvent en disant cela mais c’est utile pour bien se faire comprendre. J’avoue que je trouve ton choix bien plus mesuré et équilibré.

  • Très intéressant cette réflexion. J’avoue lire les journaux classiques sur le net, et avoir beaucoup de mal avec les versions papiers. Tellement agréable de voguer d’articles en blogs.
    Ta conception du journal et de la rédaction est très intéressante (surtout quand on est pas forcément dans le milieu éditorialiste).
    Jeblogue est une très bonne idée, grâce à Facebook qui permet de partager facilement…pourquoi ne pas créer le site où les personnes s’inscriraient en tant que rédacteurs pour proposer leur article, en rédiger eux même titre et description puis ensuite être relayé sur les réseaux? (Automatiquement ou pas un rédacteur en chef)
    Ça permettrait une implication peut être plus forte et éviterai que les gens partagent leurs articles sans forcément « croire » au groupe?

    • Merci, je comprends bien ton raisonnement et c’était le mien pendant des années. J’ai eu le rêve (et j’ai tenté de le réaliser) d’un blog communautaire. J’ai évolué. D’abord à cause du nombre d’heures à y consacrer, ensuite à cause de Google et Matt Cuts qui met en garde contre l’abus de ce genre de pratique et puis surtout parce que je crois que le blog est avant tout un outil personnel et qu’en publiant sur un blog qui n’est pas le sien, on perd un peu de son identité et de son authenticité. D’où l’idée de proposer ce côté communautaire sur un réseau social dont c’est l’essence même. L’outil dont je rêve, c’est un nouveau réseau social, un réseau social qui ressemblerait à un blog.

    • Bonjour et merci Morgane, quand je lisais un article dans la presse, je ne connaissais pas vraiment la personne qui l’avait écrit. Ca m’a toujours un peu frustré. Le blog se base sur la personnalisation, donc en lisant un blog, on a l’impression de connaître personnellement le blogueur. Tout ça pour dire que je n’échangerai jamais deux paquets de magazines contre ma lecture quotidienne de #jeblogue !

  • Merci Denis pour cet article qui me permet de mieux comprendre le pourquoi de l’existence du groupe #jeblogue. Par contre, je n’ai pas vraiment compris cette formule « degré zéro ». ça me fait penser à Roland Barthes et un de ses livres (que je n’ai pas encore lu). Merci de m’éclairer.
    Bonne continuation !

    • Bonjour et merci Claire, ça signifie tout simplement qu’il n’y a aucun travail éditorial de ma part alors que je prétends que #jeblogue est un journal ! C’est le degré zéro, le plus bas dans l’échelle.

  • Très bel article Denis Gentile J’en apprends plus sur tes motivations, ta « passion contrariée et désenchantée », ton histoire et ton lien à l’écriture et la lecture … Intéressant … et motivant !

    Je n’avais jamais vraiment relevé que les thèmes principaux de la presse et télévision (politique, les guerres, les faits divers, l’économie et le sport) étaient ceux les moins représentés dans les blogs … Sûrement pas un hasard. Symptomatique ? Oui sûrement !
    Cela m’a fait sourire en tout cas !

    Je ne sais pas de quoi l’avenir sera fait concernant l’évolution des médias et des blogs en particulier, mais j’aime beaucoup la philosophie derrière ton (tes !) projets sur le web.

    Vive les nouveaux médias, bonne continuation … et longue vie à #JEBLOGUE !

    • Bonjour et merci Amandine, en tout cas, ce qui est sûr est que ces thèmes sont totalement absents de #jeblogue. Je ne le regrette pas et j’espère que cela va continuer (à part pour le sport !)

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