Archives de catégorie : Blogosphère

Un nouveau mot marque une nouvelle réalité. Que se cache-t-il derrière ?

Mon métier ? Rendre unique votre communication sur le web !

Votre site dort depuis plusieurs mois, voire plusieurs années.

Les liens sont cassés et le contenu est périmé.
Il donne l’impression que vous avez fermé les portes.
Je le reprends en main et je vais lui redonner des couleurs !

Votre page Facebook a subi le même sort
et personne ne s’y intéresse.
Je vais m’en occuper et lui donner de la valeur.

Votre communication sur le web est comme un jardin,
ne laissez pas les mauvaises herbes envahir votre terrain,
vos activités méritent d’être présentées de la meilleure des façons.

Votre site, votre blog, vos réseaux sociaux sont
la première impression que l’on a de votre société,
je vais prendre le temps de la soigner !

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

A ce sujet, je vous conseille la lecture de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme »

Mes prestations

Avez-vous déjà pensé à personnaliser votre communication web pour construire votre identité, vous démarquer de vos concurrents et dialoguer avec vos clients ?
C’est possible et c’est ma mission. Comment faire ?

Racontez votre histoire, l’histoire de votre entreprise, l’histoire de votre idée, l’histoire de votre passion, l’histoire de vos employés, l’histoire de vos produits ou de vos services. Racontez cette histoire en plusieurs épisodes sur votre blog, mettez-la en scène et animez votre communication sur les réseaux sociaux sur un ton décalé et qui sort des sentiers battus.
Vos personnages vont devenir les héros de vos clients et des internautes, comme les personnages de Disney sont devenus les héros des enfants.

Storytelling et Digital Storyteller

Comment faire pour raconter ces histoires ? Tout simplement grâce au storytelling. Un storytelling adapté à la blogosphère et aux différents réseaux sociaux de Facebook à Instagram et adopté par votre communauté.
Qui peut raconter ces histoires ? Un Digital Storyteller.
Je suis l’un d’entre eux et je vous propose de dérouler le fil de ces histoires.
L’histoire a d’ailleurs commencé par la lecture de ce prologue qui se transformera d’abord en dialogue puis en collaboration.
3 prestations à partir de 1000 euros :

1- Une collaboration ponctuelle : avec la rédaction de 4 à 8 articles pour votre blog comprenant l’écriture d’un scénario, le choix des illustrations, la mise en page, l’intégration du texte et la diffusion des articles sur les réseaux sociaux. Animation du débat et réponse aux commentaires sur le blog.
2- Une collaboration complète : avec la réalisation de votre blog de A à Z comprenant l’élaboration de la ligne éditoriale, l’écriture d’un scénario pour les premiers articles, la rédaction du premier article, la rédaction de la page « à propos », la mise en page, l’intégration du texte, des illustrations et la diffusion sur les réseaux sociaux. (Le nom de domaine, l’hébergement et l’achat du modèle sont à la charge du client.)
3- Une collaboration sociale : avec l’animation et création d’un groupe sur Facebook, d’une communauté sur Google + et d’un compte sur Instagram. L’idée est de faire du storytelling sur les réseaux sociaux avec des publications racontant votre histoire.

Le début d’une histoire commune

Une autre prestation est disponible sur devis :
Une collaboration éditoriale avec une prestation de rédacteur en chef : si vos employés ont envie de participer à la rédaction d’articles pour votre blog, je vous propose d’en être le rédacteur en chef. Je rédige une ligne éditoriale, j’oriente les sujets en leur posant des questions, je corrige et mets en forme leurs articles, j’intègre les textes et les illustrations. L’avantage de cette prestation est d’avoir un blog régulièrement mis à jour, de dynamiser la communication à l’intérieur de votre entreprise, d’élargir votre audience et d’attirer l’attention des moteurs de recherche.
denis-gentile-by-daniel-do-mtw3D’autres prestations sont proposées sur devis avec la collaboration de professionnels du web :

  • Référencement : afin d’améliorer votre position sur Google, je travaille avec des techniciens du référencement.
  • Community management : pour privilégier le dialogue sur les réseaux sociaux, je vous conseille de travailler avec un ou deux Community Managers supplémentaires.
  • Dessins et photos : toutes vos illustrations doivent être inédites, c’est indispensable pour développer votre identité. Le meilleur moyen est de faire appel à un illustrateur et à des photographes.
  • Web Design : pour personnaliser votre communication web et mettre votre blog aux couleurs de votre entreprise.
  • Marketing : afin de définir et mettre en place une vraie stratégie marketing en rapport avec les contenus que je développe pour vous et en amplifier la portée.
  • Rédactionnel : la proposition est originale car il s’agit d’écrire des articles à quatre, six, huit ou dix mains. J’y vois un triple intérêt : multiplier par deux (et plus) la créativité, élargir les compétences et construire des articles sous la forme d’un dialogue et donc à l’image même des moyens de communication utilisés. C’est une façon de montrer son authenticité et sa cohérence.
  • Traduction : en italien principalement, mais aussi toutes les autres langues.

Pour chacune de ces collaborations avec d’autres professionnels, je vous propose d’être le chef de projet. Vous n’avez rien à faire, je me charge de tout. Avoir plusieurs intervenants permet de rendre plus riche le storytelling car ce sont autant de nouveaux personnages qui entrent dans votre histoire 2.0 !
On en discute dès maintenant.  Je vous écoute. 

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

Denis Gentile

Pour en savoir plus : mon CV sous forme de storytelling et mon histoire : il était une fois un Digital Storyteller

Les Blogueurs sont des Rockers !

Ce blog porte le nom d’une chanson rock, une ballade acoustique : More Than Words. Et ce n’est pas par hasard. L’une des raisons est exprimée dans le titre de cet article : les blogueurs sont des rockers.

J’avais envie de vous livrer ma vision des autres blogueurs ou plutôt comment je les entends quand je lis leurs blogs. Il s’agit bien sûr d’une interprétation totalement personnelle. J’ai choisi des blogueurs qui publient (et/ou partagent) régulièrement sur #jeblogue.

Quand je lis un article de la blogueuse Morgane Sifantus (1), j’entends Bono du groupe U2. Pourquoi ? C’est le force qui ressort des articles de Morgane qui me permet de faire la comparaison avec le son des chansons de U2. Comme dans le titre « Love is Blindness » qui conclut l’album culte « Achtung Baby ».

Quand je lis un article de la blogueuse Gwenaelle Carré Guyot : j’entends Led Zeppelin pour la qualité des compositions, de l’interprétation et pour la… transportation ! Quand j’écoute un titre comme « Stairway to Heaven », je suis transporté, je monte littéralement cet escalier qui me conduit au milieu des anges et me donne envie de leur jouer fugitivement de la guitare. Autrement dit, on trouve dans son blog des textes qui ont un côté contemplatif mais qui poussent irrésistiblement à l’action.

Quand je lis un article de la blogueuse Dilara Akyildiz : j’entends Stephan Eicher. Je ne sais pas si Dilara ou les autres blogueurs que je cite connaissent ou apprécient les artistes ou les titres que je leur attribue mais, je le répète, je livre une interprétation vraiment personnelle. J’aime quand Dilara écrit que l’on a « 1000 vies » et c’est justement une chanson de Stephan Eicher. J’ai aussi du mal à comprendre en suivant ces pérégrinations où Dilara habite entre deux voyages : en Turquie ? à Paris ?  ailleurs ? Comme Stephan Eicher qui a consacré un album à ce thème intitulé « Hotel’s ».

Quand je lis un article de la blogueuse Deborah Bete Morineau, j’entends le groupe Kiss, bien sûr, puisque le thème du blog de Deborah est le maquillage. Le rapprochement était facile. De plus, il y a cette chanson « Strutter » qui signifie « vaniteuse » et c’est souvent le reproche que l’on fait aux filles qui se maquillent trop. Mais détrompez-vous et les blogs sont aussi faits pour ça, lutter contre les idées reçues.

Quand je lis un article de la blogueuse Sara Bourg, j’entends Goldman chanter « Puisque tu pars ». Sara est l’expatriée française aux Etats-Unis la plus connue de la blogosphère. Son aventure est devenue celle de chacun de ses nombreux lecteurs. Il y a une phrase que j’adore dans cette chanson et qui est souvent la raison qui nous pousse à agir : « Cette force de penser que le plus beau reste à venir ».

Quand je lis un article de la blogueuse Alexandra Hispafra, j’entends Eros Ramazzotti chanter « Favola ». Pourquoi ce choix, peut-être le plus étrange cet article ? Parce que le texte est inspiré d’un conte de Herman Hesse écrit en allemand et traduit dans toutes les langues (ou presque) du monde. Alexandra est traductrice et elle met en valeur les autres traductrices dans son blog. Je me suis dit qu’elle ne parle pas italien et que pour comprendre les paroles de cette chanson, elle devra faire appel à une autre traductrice.

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Mon instagram d’hier : « #rainbow #ledzeppelin #U2 #stephaneicher #erosramazzotti #williamsheller #kiss ???? Pourquoi tous ces hashtags ? Rendez-vous demain sur #morethanwords.fr vous serez peut-être directement concernés. »

 

Quand je lis un article de la blogueuse Chris Simon (L’origine de cet article vient justement de mes réponses à ses questions sur le storytelling. A lire si vous ne l’avez pas déjà fait.), j’entends Simon & Garkunkel et pas seulement pour le nom de famille. Un peu plus pour la ville de naissance : New York. J’imagine très bien Chris à Central Park assistant à l’un des mythiques concerts de Simon & Garfunkel. Encore plus pour l’aspect dialogue entre deux musiciens, deux blogueurs, deux écrivains car elle aime publier des interviews. Une chanson ? Je choisis « Cecilia » pour son rythme enivrant et joyeux.

Quand je lis un article de la blogueuse Florence Gindre, j’entends William Sheller. Elle anime des ateliers d’écriture comme pourrait le faire William Sheller. Car dans ce monde de rockers, rares sont ceux qui savent écrire la musique (Paul Mc Cartney par exemple ou même Nuno Bettencourt le compositeur de More Than Words ne savent pas retranscrire leur musique sur une partition). Les articles de Florence sont donc très utiles et donnent plein de bons conseils. Quand je lis ses textes, j’entends la mélodie du « Carnet à Spirale ».

Quand je lis un article de la blogueuse Nadège Vialle, j’entends Cyndi Lauper. Son nouveau blog, à la fois coloré, vif, animé, inspiré et créatif, vient confirmer mon impression. « True colors are beautiful like a rainbow » et les articles « manegementiels » de Nadège sont beaux et vrais comme des arcs-en-ciel.

Quand je lis un article du blogueur Abdelhamid Niati, j’entends Sting même si j’ai hésité avec William Sheller. Il fallait une certaine élégance, l’élégance d’un gentleman comme celui de la chanson « Englishman in New York » avec des paroles qui lui vont comme un gant : « A gentleman walk but never run. Be yourself no matter that they say… » Je m’arrête là car je devrais reproduire tout le texte de la chanson. Lisez et écoutez, ça ressemble tellement à Abdelhamid.

Quand je lis un article du blogueur Jacques Tang : j’entends Prince. Je ne connais aucun autre blogueur  ayant cette capacité d’écrire autant d’articles en un temps limité. Exactement comme Prince qui compose comme il respire. Et cette respiration produit une intensité unique comme dans « Purple Rain ».

Quand je lis un article du blogueur Mathieu Jaegert : j’entends Robert Smith du groupe The Cure. Quand Mathieu joue avec les mots, c’est comme lorsque le groupe The Cure joue avec les notes, parfois on a l’impression que ça sonne faux mais c’est un jeu de sons. Plusieurs chansons me viennent à l’esprit : d’abord « The Caterpillar », puis « Charlotte Sometimes » et même « Lovecats ».

Quand je lis un article du blogueur Daniel Net, j’entends Phil Collins. Ses articles sont très structurés comme les chansons de l’album « …But Seriously ». Je revois encore un reportage consacré à cet album dans lequel Phil Collins nous montre sur un tableau noir comment il a construit chaque chanson comme la caractéristique « Something happened on the way to heaven ». Un classique, écoutez vous connaissez forcément l’intro.

Quand je lis un article du blogueur Piotr Kroczak, j’entends Ritchie Blackmore qui reprend avec sa guitare électrique « L’Hymne à la Joie » de Beethoven. Avec Piotr, chaque voyage est unique, il suffit de savoir réinventer ce qui existe déjà. Et puis, il y a une sincérité dans ses écrits qui me fait penser à un guitariste sur scène. Enfin, le plus souvent, chaque article est un hymne à la… découverte.

Quand je lis un article du blogueur Eric Messeca, j’entends Jean-Louis Aubert. Eric aime tellement la France que mon choix devait forcément se porter sur un chanteur français. J’avoue que la façon d’écrire d’Eric me rappelle celui de l’ex-leader du groupe Téléphone. Avec des phrases parfois construites bizarrement mais qui ont incontestablement leur charme. Quand je lis Eric, j’entends Jean-Louis chanter : « Voilà, c’est fini, t’as eu ce que tu as voulu, même si t’as pas voulu ce que tu as eu … ».

Alors voilà, j’ai presque fini ce tour d’horizon très rock de la blogosphère. Bien sûr, impossible de ne pas citer la chanson d’Extreme « More Than Words » pour mon blog. Mais vous, au-delà de l’évidence, qu’entendez-vous quand vous lisez mes articles ? Je suis curieux de le savoir.

Une dernière chose, je compléterai cet article au fur et à mesure de mes découvertes sur la blogosphère et de mes inspirations musicales. Certains inédits avec d’autres blogueurs sont d’ailleurs déjà prêts, pour d’autres, je n’ai pas encore mis le doigt sur la bonne chanson. Un peu de patience. Je continuerai à montrer et démontrer que les blogueurs sont des rockers.

Denis Gentile

(1) les liens renvoient vers un article du blog en question

Vous trouverez toute l’actualité de ces blogueurs sur #jeblogue

Du coca dans les tonneaux ! (la métaphore du contenu dans la stratégie digitale)

C’est l’une des histoires les plus connues dans le monde, elle nous raconte la transformation de l’eau en vin. Deux mille ans plus tard, on vient de vivre un miracle à l’envers. Un signe des temps qui se répète bien trop souvent. Récit.

Je ne sais plus comment je suis arrivé là. En train ? En voiture ? Par téléportation ? Je ne sais plus. Si on mettait un microscope sur ma tempe pour observer ma mémoire, on s’apercevrait qu’il faudrait retirer des milliers de couches de poussière. Je fais pourtant souvent le ménage et ensuite je range consciencieusement ce que je trouve sur des étagères. Ce ménage n’est rien d’autre que le fameux « storytelling » et ces étagères sont mes blogs. Et ces outils sont bien plus efficaces qu’un aspirateur. Car il ne s’agit pas seulement d’une action de propreté dont le but serait de faire table rase, au contraire, c’est une action de propreté pour mieux voir en nous, faire surgir ce qui était tombé dans les oubliettes et pour dialoguer avec une partie de soi. Dans mon métier de blogueur, on appelle ça du contenu. Dans le cas spécifique du blogueur spécialisé en storytelling, ce contenu, ce sont les histoires que l’on raconte.

Alors voilà, me revoilà du côté de Saint-Emilion. La dernière fois, c’était en 1988 avec mes potes de fac.

Encore de la poussière

On passait nos vacances dans une belle mais ancienne demeure. L’hébergement était gratuit. L’argument est décisif quand on est étudiant. Oui mais, car il y a bien un « oui mais » et il n’est pas dérisoire, l’intérieur était inhabitable. Il était inoccupé depuis une bonne dizaine d’années et si on a finalement pu y dormir et y manger, il a d’abord fallu lui donner de nombreux coups de chiffons. Tiens, je viens de comprendre comment j’en suis venu à parler de poussière et dépoussiérage dans l’introduction. C’est tout l’intérêt d’entretenir la mémoire, ça permet de mettre en évidence certaines connexions. Je viens vraiment de la découvrir, ne croyez pas que je triche. Quand on fait du storytelling, souvent on ne connaît pas à l’avance ce que l’on va raconter et la fin – la chute de l’histoire, la morale de la fable – on la découvre comme le lecteur. Parfois, elle se dessine et d’autres fois, on s’embarque sur de fausses pistes. N’oublions jamais que le storyteller est le premier lecteur de l’histoire.

Voici une image de tonneaux non souillés ! Crédit photos: Eric Bouloumié
Voici une image de tonneaux non souillés ! Crédit photos: Eric Bouloumié

On devait donc retaper cette vieille demeure et pour nous remercier les propriétaires nous ont offert le logis. C’est du tourisme intelligent, d’autant que les récréations, entre un coup de balai et un coup d’éponge, étaient plutôt sympas. On a fait la tournée des caves des grands crus classés. Ca se terminait donc toujours en coup de torchon !

On nous a enseigné les rudiments de la dégustation du vin. J’avais 20 ans et je n’avais alors aucun plaisir et aucune connivence avec ce nectar de raisins. On m’a tout expliqué, de la vigne à la bouteille en passant par la cave et le tonneau. On m’a dit comment tenir un verre et comment le manipuler, comment voir les couleurs et sentir les parfums. Surtout, car dire ne suffit pas, on m’a montré tout cela. J’ai commencé à comprendre ce qu’il y avait dans ces contenants que sont les tonneaux, les verres et les bouteilles. Grâce à la connaissance et à l’expérimentation, ma vision a donc changé, mon plaisir aussi.

Tiens je viens d’épousseter une caisse en bois. J’éternue, rien de grave, je suis allergique à la poussière. Je lis ce qu’il y a écrit en même temps que vous : Pavie-Macquin. C’est le château qui a couronné ce moment de ma vie. Bon, j’attends encore pour déboucher l’une des bouteilles. Je commencerai à y penser si cet article dépasse les mille partages sur les réseaux !

Un miracle à l’envers

Oui mais voilà, ce matin, je n’ai plus 20 ans et on est bien en 2014, il n’y a plus de vin dans les tonneaux. Le liquide est bien sombre mais il a moins de corps et il a quelque chose de gazeux. Ce contenu est intrigant et va se révéler inquiétant. Je verse quelques gouttes dans un verre et son aspect m’est familier.

Je ne suis pas seul mais cette fois-ci, ce ne sont pas mes copains de fac mais mes amis rencontrés ces dernières années sur les réseaux sociaux et qui participent activement au groupe #jeblogue sur Facebook. C’est Jacques, un fin gourmet et amateur averti en oenologie, qui a organisé cette réunion. Voici quelques morceaux choisis du dialogue né de cette conjoncture imprévue.

Je m’exclame le premier :

« Mais c’est pas du vin, c’est du coca, il y a du coca dans les tonneaux ! » 

En expert, Jacques confirme immédiatement sans perdre son sang-froid et son humour :

« Oh, c’est une cave tenue par un community manager freelance débutant ! Juste de quoi paraître, un besoin de communiquer en affichant ses propres codes. Goutons… Coca Cola, un nez de vanille, très volatile… Au goût, l’amertume d’un bois jeune, la suavité de la réglisse, avec l’acidité d’une âme en quête de sens. Un vrai sens de la communication, avec une expérience inédite, celle de la consommation d’un coca millésimé. »

Frédéric y voit un bon signe, rien ne vient altérer son optimisme et sa bonne humeur :

« Et quel bonheur pour moi de pouvoir partager ces quelques instants avec vous tous ! Juste entre nous : Ne pensez-vous pas que ce Coca est comme un gout de « reviens-y » ? Comme une agréable surprise que l’on nous aurait tendue, celle d’apprécier le nectar à tel point que nous en reprendrions encore et encore…

Mais gardons cela secret entre nous, car comme le dit si bien Alessandro Manzoni : « Un des plus grands bonheurs de cette vie, c’est l’amitié ; et l’un des bonheurs de l’amitié, c’est d’avoir à qui confier un secret. » »

Et Stéphane trouve une ouverture et ne se désunit aucunement :

« L’un des bonheur de l’amitié, comme tu le dis, réside dans le partage, dans la valeur de ce que l’on partage, dans la rareté ou la découverte. Tu veux me faire boire un Coca issu d’une barrique contenant normalement du vin…. Je ne pousserai nul cri outrancier mais me permettrai de refuser cette proposition pourtant courtoise. Le dégoût et les déboires de cette universelle boisson ne trouvent grâce à mes papilles. Je me contenterai de t’inviter à une table sur laquelle de fiers crus chatoyants, aux robes rubis, aux suavités gustatives, honoreront une amitié par le partage de la rareté, non d’une universalité et d’un bonheur mal vendu de façade. A chacun l’âge venu, la découverte, ou l’ignorance, disait le poète ! »

Autre son de cloche, ou devrais-je dire, une réaction qui n’est pas du même tonneau du côté dAbdelhamid et du reste de la compagnie :

Combien de canettes pour un tonneau ?
Combien de canettes pour un tonneau ?

« Du coca ? (Il se précipite vers le premier tonneau) Ici du coca, et là encore du coca ! J’ai inspecté tous les tonneaux et force est de constater qu’ils contiennent uniquement du coca. Je comprends vos airs étonnés mais voyez vous-mêmes, c’est du coca. Du sucre cocaïné en lieu et place de spiritueux. Un sacrilège ! Mais quel esprit tordu et torturé a pu mettre du coca dans toutes ces cuves sans que personne ne s’en rende compte. Parce qu’il faut une sacré quantité de coca pour remplir tout ça et je vous laisse imaginer une telle quantité de soda transportée et transvasée. Ca ne passe pas inaperçu. La chose la plus inquiétante est de savoir pourquoi cela tombe sur nous et à  ce moment précis. Qui pouvait savoir que nous nous trouverions ici pour nous duper de la sorte. L’atmosphère de cette cave ne me rassure pas. »

Sandie débusque le piège du mauvais coup marketing :

« Damned, du coca ! Et même pas du « coca zéro » en plus… Non, je ne suis même pas d’humeur à rire là… Mais je ne crois pas au complot. Si c’est une tentative du viticulteur pour nous intriguer, c’est raté. Genre « notre vin est si exceptionnel qu’on ne le laisse pas être dégusté par n’importe qui ! Ça serait comme donner de la confiture aux cochons » » J’ai pas fait 900 km pour boire du coca. Si c’est ça, les cochons vont appeler la Répression des Fraudes ! »

Gwenaelle voit débarquer les américains :

« A chauvin, 3 cochonnets et demi…  ! C’est le D-day vinicole. Mais qui veut libérer la vigne ? Ce n’est plus une libération, c’est une invasion ! L’inculture cocaïenne se déchaine jusque dans nos tonnelets. De la métamorphose à la métempsychose, Kafka se serait-il pris pour Jésus, transformant notre Nicolas en Père Noël, et notre latin breuvage en flambeau américain ?  De déception j’en perds mon latin.

Quittons ces caves insurgées  Aux armes amis du verre à pied, et que viva la revolution ! »

Enfin Morgane montre du doigt la porte de la cave :

« OK. Donc on a perdu Gwen… Ils sont forts quand même chez coca. Mais tu as raison, à n’en pas douter. Allons enfants du Tastevin, la junk drink ne passera pas par nous ! Le jour de boire est arrivé. Contre nous de la tyrannie consumériste, l’étendard grenat est levé ! Entendez-vous, dans nos campagnes, rugir ces féroces assoiffés ? Levons-nous, oui levons-nous et quittons séant l’antre du diable… »

Et à défaut d’une cuite, on a tous pris la fuite !

Et vous ? Il me semble que vous étiez là aussi mais je ne me souviens pas de votre réaction. Aidez-moi à retrouver la mémoire (à dépoussiérer mon cerveau) en participant aux commentaires.

Le contenu change tout !

Cette histoire tragi-comique  a une finalité bien précise. Celle de montrer l’importance du contenu à l’ère du tout numérique dans la communication.

Vous avez un site, que mettez-vous dans votre site ?
Vous avez un blog, que mettez-vous dans votre blog ?
Vous avez une communauté sur Facebook ou Google +, que servez-vous à vos invités ?

Posez-vous bien ces questions, il n’est pas trop tard, le coca n’a pas encore envahi les tonneaux du monde entier, et pour y répondre vous vous tournerez certainement vers quelques viticulteurs, vignerons ou sommeliers.  Dans la blogosphère (les caves du web) et le monde des réseaux sociaux (les vignes), ce sont des blogueurs, des community managers et des digital storytellers.

Avec eux, le cauchemar passera et il n’y aura plus jamais de coca dans les tonneaux des grands crus classés de Saint-Emilion !
denis-gentile-by-daniel-do-mtw3Sur une idée originale de Denis Gentile, Digital Storyteller,

avec la participation des dialoguistes Jacques Tang (Zoom Consultants), Frédéric Hinix (Prospection Ciblée), Stéphane Favereaux (Comm’ des Mots), Abdelhamid Niati (Mon Encre), Sandie Giacobi (Les Filles du Marketing), Gwenaelle Carré Guyot (Le Zèbre à Carreaux) et Morgane Sifantus (Mo’ pour mots). Du« Photographe sur Bordeaux » Eric Bouloumié (la photo des tonneaux). Un grand merci à vous tous. Une dernière question : qui a dit que la blogosphère était ennuyeuse ?

« We are Blogger », on a tous la vocation à devenir des blogueurs !

Hier matin, je lisais les cours de formation de Stéphane Briot et je me suis revu il y a 25 ans quand j’étais un étudiant en philosophie et que je lisais Platon assis sur les bancs du Jardin du Luxembourg !

Stéphane n’est pas Platon et il n’est pas philosophe. Pourtant à y regarder de plus près sous un angle très aigu, il y a bien quelques similitudes.

Platon proposait un programme de formation pour les futurs gardiens de la cité.

Stéphane Briot propose un programme de formation pour les futurs blogueurs.

We are Blogger, le programme de formation des blogeurs de Stéphane Briot
We are Blogger, le programme de formation des blogueurs de Stéphane Briot

Et si Platon devait revenir et écrire un nouveau chapitre de sa République, je suis certain que le sujet serait les blogueurs et plus précisément la formation des blogueurs.

Ce n’est pas la première fois que je fais ce genre de comparaison entre philosophes et blogueurs (L’étonnement est le début du blog !).

Quelques blogueurs sont comme des pré-socratiques, car le blogging n’a pas encore atteint l’âge de raison, on est en plein dans l’ère des balbutiements.

Mais si on veut sortir de cette ère, il faudra bien que la plupart d’entre nous commence par se former.

La mission de Stéphane et de son programme « We are blogger» est donc extrêmement respectable et noble.

Grâce à des initiatives comme la sienne, chacun d’entre nous pourra enfin devenir un blogueur digne de ce nom. Et pas un blogueur décrié pour son manque de professionnalisme multipliant les gifs animés, les fautes d’orthographe et les erreurs 404 !

Non, c’est bien en s’attachant et s’appliquant à développer des programmes de formation pour des apprentis blogueurs que l’on pourra enfin désembrumer (le mot n’est pas dans le dico) la blogosphère.

Stéphane Briot a l’expérience et l’autorité pour conduire un tel programme. Son blog 4h18.com est une référence incontestable.

Il a aussi l’esprit du blogueur. Cela signifie une chose essentielle, il ne copie pas ce qui existe déjà comme un marketeur qui applique au blogging les règles du marketing qu’il a apprises en fac. Non, son premier objet est le blog et sur cette base, il construit un enseignement.

Le blog est une nouvelle réalité, si vous préférez, le blog est une invention. C’est comme une automobile au 18e siècle et même les plus fameux navigateurs comme Christophe Colomb ou Jacques Cartier n’auraient pas su (s’ils avaient pu !) la conduire du premier coup.

La caravelle n’est pas une voiture, il faudra bien un minimum de formation avant de pouvoir la prendre en main.

Le blog, c’est pareil ! Le blog s’apprend à conduire.

Le blog n’est pas un livre, le blog n’est pas un journal papier, le blog n’est pas une présentation powerpoint, le blog n’est même pas un site web.

Et la liste peut s’allonger à l’infini. Complétez-la, le blog n’est pas…

Mais me direz-vous, on a bien compris ce qu’un blog n’est pas, mais alors c’est quoi un blog ?

La réponse vous la trouverez en suivant les cours du programme « We are blogger » !

4h18, le blog de Stéphane Briot
4h18, le blog de Stéphane Briot

Enfin, je tiens à ajouter une dernière chose qui n’étonnera pas ceux qui me suivent régulièrement et je vais citer un extrait de l’article « Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne » :

« … le talent n’appartient pas seulement au plus grand artiste de tous les temps (Michel-Ange). Au contraire, tout le monde a du talent ! Plus ou moins, c’est certain. Mais le degré d’évaluation de ce talent nous importe peu ici. L’important est d’être conscient d’avoir du talent, de l’exercer et de l’exprimer. Si chacun d’entre nous ouvrait un blog pour parler de son talent alors le paysage de l’information se transformerait complètement. Exit les drames, exit les médisances, exit les guerres, on pourrait enfin déjeuner en paix !

– Exact Denis, le talent est le point commun de tous les êtres humains. Le blog qui permet enfin à chacun d’entre nous de le faire savoir. On a donc tous la vocation à devenir des blogueurs. »

C’est le fond de ma pensée que j’exprime en long et en large depuis trois ans sur la blogosphère et les réseaux sociaux :

On a tous la vocation à devenir des blogueurs.

Il manquait juste un programme de formation élaboré par un vrai blogueur indépendant. C’est désormais chose faite. Je trouve que c’est une idée formidable comme était formidable l’idée de Platon il y a 2500 ans.

 

 

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Blogueurs et Community Managers, Denis Gentile répond aux questions de Frederic Canevet

L’actu du jour n’est pas sur More Than Words. Ni article, ni « Si j’étais un mot… » !

Une interview, mais sur un autre blog.

Il faut aller sur le blog Conseils Marketing de Frédéric Canevet. Cliquez sur la photo pour lire l’interview.

Frédéric Canevet et Denis Gentile

J’ai eu l’opportunité de répondre à ses questions. 19 questions ! Par exemple :

– Pourquoi aller sur les Media Sociaux quand on est une PME ? Quels sont tes 3 arguments clés ?

– Quelle est l’opération ou l’action de Community Management que tu as réalisée et dont tu es le plus fier ?

– Est-ce que tu peux me donner 5 trucs et astuces pour créer du contenu à valeur ajoutée dans un Blog ?

– Est-ce que pour toi l’écriture, l’expression écrite… est importante pour un CM ? Quelles sont les astuces / erreurs que tu pourrais citer ?

– Comment  vois-tu l’évolution dans 2 ans du métier de Community Manager ?

– Quels sont tes prestations, tarifs et positionnement / Présentation de ton entreprise et de ses services ?

 

Réponses en cliquant ici :

http://www.conseilsmarketing.com/e-marketing/interview-de-community-manager-denis-gentile-de-morethanwords-fr

 

 

Frédéric a déjà interviewé plusieurs Community Managers. Parmi eux Anthony Rochand, Valérie Thuillier, Valérie Payotte, Jeremy Benmoussa. Vous pouvez retrouver l’ensemble de ces interviews dans le Tome 1 de Confidences de Community Managers. Les objectifs de ses interviews sont de répondre aux nombreuses questions sur le Community Management, donner de la visibilité aux Community Managers et créer du contenu à valeur ajoutée.

Merci Frédéric et j’espère avoir contribué à réaliser ces objectifs.

Le Tome 2 des confidences de Community Managers est prévu cet été.

Denis Gentile

 

 

Un Community Manager doit savoir écrire

A l’origine, il ne s’agit pas d’un article. C’est un rapport remis à un client suite à la correction et à la réécriture de son site. J’ai pensé que ces conseils pouvaient aussi profiter à d’autres. N’oublions pas que la règle du web 2.0 est le partage. D’autre part, la publication de ce texte revêt un autre objectif. Celui de susciter de l’intérêt et une plus grande considération pour le travail de rédaction sur le web. La rédaction ne peut pas être le parent pauvre du web et être considérée comme une option facultative et à bas coût.

Pascal. Blaise Pascal. Connaissez-vous ses pensées ?

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ! »

« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »

« L’homme n’est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. »

Ou encore « L’homme est un roseau pensant.« 

Il y en a des centaines comme ça. On est au XVIIe siècle mais le style est celui de la communication d’aujourd’hui sur Twitter, Facebook ou Google Plus.

Les Pensées de Pascal sont, d’une certaine façon, une compilation de tweets ! Pascal n’était pas seulement un philosophe, un penseur et un théologien. C’était aussi un physicien, un mathématicien et un inventeur.

Calculer

Anecdotiquement, c’est très intéressant. Il a inventé la machine à calculer. C’est une invention très utile aux Community Managers quand on doit trouver une phrase de 140 caractères pour twitter, un peu plus pour LinkedIn (maxi 600) ou 160 pour la description du Search Engine Optimization. Le Community Manager doit donc savoir calculer avant de savoir écrire !

Carré

Il faut être carré pour reprendre un mot cher à Cécile Courtais (et son site c’est au carré). Des maths à la géométrie, il n’y a qu’un pas.

J’ai beau retourner le carré dans tous les sens, je ne vois pas comment le Community Manager peut négliger le côté rédactionnel de son métier. Même s’il développe essentiellement des vidéos, il doit bien écrire un scénario, trouver un titre et écrire quelques mots de présentation.

Ecrire aujourd’hui sur le web demande donc à la fois de savoir Calculer et d’être Carré. Deux mots qui ont pour initial la lettre « C » comme Conseils. En voici d’autres qui pourraient vous aider à bien écrire si vous êtes blogueur, rédacteur web ou Community Manager.

Compréhensible

Il y a une astuce que je déteste. Ce sont les « # » dans les messages sur twitter. Ca rend les messages incompréhensibles. Les hashtags sont importants, il faut apprendre à les utiliser sans que cela nuisent à la compréhension. (Ce n’est pas facile mais justement, c’est un métier !)

Le lecteur doit pouvoir comprendre même s’il commence sa lecture au milieu d’un paragraphe.  Annoncez ce que vous allez expliquer en rédigeant un sous-titre ou une introduction.

Court

L’emploi de phrases courtes est indispensable. Si la phrase est trop longue, on ne sait plus où se trouve le sujet. Un internaute ne prend pas le temps de lire ! Contrairement au lecteur de roman ou de journal.

Ecrire, c’est comme un jeu de construction. Briques et mots, même combat !

Construction

Sujet – Verbe – Complément. C’est la forme simple à donner à la construction de votre phrase. Il faut donc absolument éviter les inversions du sujet, les ellipses qui omettent les articles et les sujets. Au contraire, il faut répéter autant que nécessaire les mots essentiels à la compréhension de la phrase et du paragraphe.

Clair

La clarté d’un propos sur le web dépend de la mise en page. Un rédacteur web doit nécessairement donner des indications au graphiste sur la mise en page. Vous devez avoir à l’esprit où s’arrêtera le regard de l’internaute quand la page s’affiche sur l’écran.

Concept

Un seul concept par paragraphe. C’est mieux pour la clarté et la compréhension de votre texte.

Clés

Vous devez rédiger des textes en pensant au référencement et donc à l’utilisation de mots et d’expressions clés. L’idéal est de faire une liste d’une trentaine de mots et d’expressions (associations de mots clés) à utiliser en priorité et les décliner en genre et en nombre.

Correct

Le sens est double. Essayez d’éviter les fautes d’orthographe et d’inattention (c’est mon péché mignon, surtout à 6 heures du matin). Aujourd’hui par exemple, j’ai renoncé à lire un article car il y avait une énorme faute dès le troisième mot. Je ne suis pas le seul à réagir de cette façon. Deuxième sens, soyez correct avec les autres. Le web n’est pas un défouloir où tout est permis. Respectez l’opinion d’autrui sans jamais insulter ou mépriser la personne.

Cohérent

La cohérence linguistique : par exemple dans l’emploi du vocabulaire. Eviter les néologismes inutiles. Prononcez-les à voix haute. Ils sont souvent laids  et sont facilement remplaçables. Attention aussi aux erreurs de ponctuation (les virgules) et à l’emploi alterné de pluriels et de singuliers dans les énonciations.

Colorier

Donner des couleurs au sens propre et au sens figuré. Cela signifie illustrer ses propos avec des photos, des images, des dessins, des légendes, des exemples, des références, des dialogues, des avis des clients et des témoignages. Donner des couleurs, c’est éviter de lire un discours sur un ton monotone. Les pages principales de votre site web doivent être multicolores. Il n’y a pas d’un côté l’explication et de l’autre les témoignages. Ce serait de la paresse conceptuelle. Le rédacteur web doit jouer avec les couleurs.

Charisme

Vos pages doivent avoir du charisme ! Mettez en valeur votre personnalité,votre métier et votre concept. Pour cela, vous devez donner un style à votre discours sur le web.

Caractère commun

En donnant un caractère commun à votre article, vous facilitez non seulement sa lecture, mais aussi et surtout, il aura plus de chances de rester gravé dans la mémoire du lecteur. Exemple ? Cet article ! Chaque conseil commence par la lettre « C ». Pensez au « T » de Twitter ou au « F » de Facebook. C’est simple et efficace comme idée.

et en supplément, un double « C » d’une… rédactrice AOC :

 

Cécile Courtais

 » Un Community Manager communique sur les réseaux avec les mots. Il véhicule l’image d’une entreprise, d’une institution, il crée le lien avec les fans, les contacts. Il amorce le dialogue et les échanges. C’est pourquoi il doit savoir écrire. Mais qu’est-ce-que ça signifie « savoir écrire » ? Tout d’abord, maitriser la langue dans laquelle il s’exprime. Ca parait évident mais on a parfois des surprises. Les fautes d’orthographe, de grammaire ne sont pas tolérables car elles donnent une mauvaise image. Ensuite, le Community Manager doit savoir écrire pour s’adresser à sa cible : il adapte son discours, son ton rédactionnel en fonction de ses lecteurs. On ne parle pas aux clients d’Oasis comme à ceux de Cartier… Enfin, il doit aussi savoir répondre aux commentaires, engager la conversation, inciter à la participation, encourager les échanges. Et son seul outil, ce sont les mots. C’est pour cela qu’un Community Manager doit savoir écrire et maitriser ce qu’il exprime. Et même s’il doit aussi être familiarisé avec la technique, il doit toujours se recentrer sur l’humain car c’est à des femmes et des hommes à qui il s’adresse et pas à un robot… Dans tout Community Manager sommeille un auteur : journaliste, rédacteur, blogueur… Mais toujours un passionné de l’écrit !  »

Community Manager

Lui aussi est à la lettre C ! C’est donc la démonstration qu’il doit savoir (bien) écrire ! Une preuve plus grammairienne que mathématique.

Ecrire, c’est un métier : denisgentile.pro@gmail.com !

Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, les mots ont une importance exponentielle dans votre plan de communication. Avoir un rédacteur qui intervient à tous les niveaux est devenu indispensable. Je vous invite à consulter la liste de nos prestations en tant que Rédacteur et Community Manager.

Si malgré tout, vous ne voulez pas d’un pro. de la rédaction, je vous donne un ultime conseil : relisez les Pensées de Pascal !

Denis Gentile

 

JE_BLOGUE

 

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

La civilisation numérique est l’avenir de la nature humaine !

Tous les ans, le 21 mars, date de mon anniversaire, je m’offre un article. En 2011, ce cadeau m’a porté chance. J’ai publié mon Best Seller : « Le blog est l’avenir de la presse écrite ».

En 2012, j’hésite sur le choix du thème. Mon coeur balance entre deux mots. Chaise et Unique. Le premier est plus surprenant. Mais pas tant que ça. C’est l’objet le plus produit dans le monde, le plus utilisé et surtout, celui qui inspire le plus les designers. Le second est plus commun. Mais pas tant que ça. Il est la clef de la communication 2.0 Il le sera aussi de la 3.0, de la 4.0, etc. Pourtant, je n’ai pas trouvé sur le web, une explication qui me satisfasse vraiment. Chaise ou unique. Unique ou chaise. La semaine dernière, j’écrivais que le Community Manager doit pouvoir choisir ses clients. Aujourd’hui, ce sera le Community Manager doit choisir ses mots ! Ca sera donc…

Nice, la Promenade des Anglais, le samedi 17 mars, quelques minutes avant les TEDx . Un moment unique !

Chacun d’entre nous est unique. C’est une phrase riche de sens. Similaire parfois, mais bien plus profonde, à une autre idée : nous sommes tous différents. Car, au lieu de mettre l’accent sur ce qui pourrait nous diviser, elle met en valeur ce que nous sommes, ce que nous aimons, ce qui nous fait vivre, ce qui nous rend heureux et elle répond au précepte de Socrate : « Connais-toi toi-même ! ».

La civilisation industrielle

Avant, et c’était il n’y a pas si longtemps puisque je l’ai vécu, la règle, c’était de faire comme les autres. C’était rassurant. En effet, les similitudes rassurent et les différences agressent ! On suivait un modèle préformaté. Il fallait rentrer dans le moule. Le même moule. On était des enfants de la civilisation industrielle. Gilles Berhault lors du TEDx de Nice a exprimé la même idée dans sa conférence :

« L’industrie, c’est faire des objets tous identiques qui sont fabriqués par des gens interchangeables ! »

Et que se passait-il si vous étiez différents malgré vous et que vous ne pouviez pas cacher cet objet de moquerie ? C’est ce que nous raconte Simon Crann. J’ai eu la chance de rencontrer Simon samedi dernier. Il a commencé sa conférence en nous disant « Je vais vous raconter ma vie ! » J’ai tout de suite accroché.

Pourquoi ? Parce qu’il parle comme un blogueur.

Voici quelques extraits de l’interview qu’il a bien voulu m’accorder (lire l’intégralité de l’interview) :

« Je suis né en Angleterre et je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans.

J’ai commencé l’école et les premiers mois ont été difficiles – c’est tout à fait logique ! Nouvelle école, nouvelle langue !  Des enfants me charriaient et je ne comprenais rien, ni pourquoi. Cependant, ce qui m’arrivait était négligeable par rapport à ce qui arrivait à certains autres enfants à cause de leur couleur de peau, leur accent, leur taille, leurs habits… J’ai rapidement compris : quand on est différent, on devient vite une cible !

Montrer l’exemple !

Ces premières expériences m’ont ouvert aux injustices dans le monde. »

Et comment faire passer le message que la diversité n’est pas une menace mais une force ?

« En montrant l’exemple ! Discuter sur des sujets concernant la diversité apportent quelque chose à quelques-uns d’entre nous, mais cela à plutôt tendance à échouer face aux vraies personnes, celles ayant des opinions préconçues. Et pourtant, c’est bien ces personnes que nous souhaitons convaincre. Alors, nous allons créer des espaces pour les communautés et AVEC les communautés afin de partager et de collaborer sur des projets à valeurs humaines. De nouveaux organismes, de nouvelles institutions et de nouvelles entreprises à responsabilité sociale et sociétale vont naître et démontrerons  que de tels préjugés (qui sont, si tu me le permets, la définition même de la bêtise humaine) n’ont pas lieu d’exister.

Tu sais, si nous étions si différents les uns des autres, le terme « cosmopolitisme » n’aurait aucun sens. En sens inverse, si nous étions identiques, nous nous ennuierions et chercherions sans cesse à nous départager. Nous pouvons tous nous rapprocher sur certains points communs, qu’ils soient abstraits ou concrets, tout en gardant une réelle identité. C’est cela, la force de la diversité ! »

Simon est le co-fondateur avec Andrew PriorDeborah D’Alessandro et Sylvain Theveniaud  du premier « The Hub » en France qui verra le jour à Nice. Ce sera un lieu où les différences seront une source de partage et de création.

Je vous invite à visionner cette vidéo qui illustre parfaitement ces propos.

 

 

La civilisation numérique

 

La civilisation numérique, telle que l’a citée Gilles Berhault dans sa conférence, favorise d’ailleurs cette nouvelle philosophie. Les moyens de communication sont le reflet de l’état d’esprit de la population. Au XXe siècle, il n’y avait guère que le courrier des lecteurs des journaux et des magazines pour publier vos commentaires. Mais c’était suffisant puisque l’important était de ressembler aux autres. Un seul d’entre nous s’exprimait pour tous les autres.

Au XXIe siècle, la situation a changé drastiquement ! Les moyens de communication sont innombrables. Twitter, Google Plus, Facebook, LinkedIn, Viadeo, Doomiz, SlideShare, les blogs, les forums, etc. (je vous laisse compléter cette liste). Et il y en a des nouveaux tous les jours à l’image de la nouvelle star, j’ai nommé Pinterest.

Ce petit dernier se présente comme un outil pour partager des photos :

«Pinterest se présente comme une sorte de patchwork, permettant aux utilisateurs d’épingler des contenus liés à leurs centres d’intérêt, donnant la part belle au visuel. En général, une photo s’accompagne d’un bref commentaire, offrant la possibilité aux autres membres du réseau de commenter la publication. Il peut s’agir de photos de mets culinaires, d’articles de mode, de photos de mariage, d’animaux, de voyages, de nouvelles tendances coiffure, de décoration… Sa présentation et ce qu’il propose sont assez atypiques en comparaison des autres réseaux sociaux, les principales différences avec Facebook étant les liens qui ne se créent pas par amitié ou relation professionnelle mais réellement par centres d’intérêts communs

Cet extrait tiré de l’article  « Pinterest, un réseau social atypique qui monte, qui monte… d’Alexandra Bellamy »  met en évidence que chaque réseau social s’adapte à notre personnalité. C’est la raison pour laquelle on continuera d’inventer de nouveaux réseaux chaque jour. C’est un mouvement infini à l’image de nos différences, au caractère unique et non reproduisible de chacun d’entre nous.

On ne va plus arrêter de rendre unique tous les supports de communication. Ne pas se contenter de reproduire ce que les autres ont déjà dit, c’est la ligne directrice de ce blog par exemple. Et c’est ce qui donne du caractère à vos messages, vos articles, vos commentaires, vos profils, vos pages, etc.

On peut raisonnablement espérer que ce nouveau contexte va créer de nouvelles mentalités. On ne montrera plus du doigt l’autre parce qu’il est différent mais on lui tendra la main parce qu’il est unique. Et ce mouvement a déjà commencé.

C’est ce qui se passe avec les blogs et les médias sociaux.

C’est ce qui s’est passé samedi dernier au TEDx de Nice et on n’a pas fini d’en parler.

Vraiment, les blogs, les réseaux sociaux, les espaces comme The Hub, les événements comme les TEDx et tout ce qui constitue la civilisation numérique sont l’avenir de la nature humaine.

Vous savez, je ne sais pas si j’ai raison quand j’écris et publie certaines choses (cf l’article et les commentaires sur la journée de la femme). Mais, d’une certaine façon, je m’en moque (Entre nous, avez-vous déjà essayé de dialoguer avec une personne qui a et veut toujours avoir raison ?).  L’intérêt du savoir, ce n’est pas d’avoir raison, c’est d’apprendre des autres quelque chose que vous ne saviez pas encore. 

Au fait, je n’ai pas renoncé à mon article sur la chaise. Ca sera pour le 21 mars 2013 !

Denis Gentile

 

Le Community Manager peut-il choisir ses clients ?

Le Community Manager inverse les rôles et change les règles du monde de l’entreprise. Explications, illustrées par l’exemple, sur une profession qui bouleverse les habitudes et les certitudes de leurs dirigeants.

Community Manager est un métier qui a pris son essor ces dernières années, pendant la crise !

Crise est le mot qui est sur toutes les lèvres de nos politiciens et des citoyens depuis plusieurs années (quelqu’un peut-il me dater le début de cette crise ? La crise m’a fait perdre la notion du temps !)

Une réalité qui profite aux employeurs. Une augmentation ? Pas possible, c’est la crise ! Un projet à financer ? Pas possible, c’est la crise ! Une promotion ? Oui, vous le méritez… mais sans augmentation de salaire, c’est la crise ! Vous n’êtes pas content chez nous ? La porte est ouverte, il y a des milliers de personnes qui attendent et qui sont prêtes à accepter toutes nos conditions. Eh oui, c’est la crise !

Une réalité qui profite aussi aux clients. Sur le baromètre de la rédaction publié par l’agence Redact, le mercure monte en moyenne à 350 euros pour un article de 3000 signes. Mais quand une agence qui fait du contenu web au kilomètre vous appelle, les 3000 signes, ils vous les comptent à 10 euros ! C’est sûrement aussi parce que c’est la crise !

« Maurice, tu pousses le bouchon un peu trop loin ! » pour reprendre une pub célèbre et indémodable (d’ailleurs son concepteur, il a été payé combien ?). La crise financière va se transformer en crise de nerfs !

 

 

« Mais je parle avec qui ? »

Dans un tel contexte, je repose la question qui donne le titre à cet article :

Le Community Manager peut-il choisir ces clients ?

Je tue le suspens immédiatement et je vous donne ma réponse. Le Community Manager doit absolument pouvoir accepter ou refuser de travailler pour un client, malgré les difficultés (et les douleurs) induites par la crise.

Pourquoi ?

Parce que s’il n’a pas ce choix, il ne pourrait pas être défini comme étant un Community Manager. Et là, je veux mettre en exergue deux caractéristiques fondamentales du Community Manager : la transparence et la personnalisation. Les deux vont de pair.

Prenons un cas précis. Vous gérez une page sur Facebook, mais les utilisateurs ne connaissent ni votre nom, ni votre image. Rapidement ils vont se demander et vous demander : « Mais je parle avec qui ? ». C’est le bon sens.

On a largement évoqué cet aspect de la profession dans l’article :

« Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom ! »

James-Olivier, un imminent collègue, l’explique concrètement :

«  Je pense que l’avenir de notre profession, c’est la transparence. Si Mauricette Raoul est Community Manager d’une communauté, il est normal qu’elle apparaisse en tant que telle. Pourquoi Mauricette devrait se cacher derrière un pseudo ? C’est tellement plus simple en plus. Le jour où Mauricette part et/ou est remplacée, on fait de nouveau une action com pour remercier Mauricette et accueillir Joséphine Maurice et la vie suit son cours. »

Et Bruno Bosc, un autre éminent collègue, de préciser :

« On doit malheureusement s’adapter à des clients qui ne sont pas encore tout à fait « éduqués » aux réseaux sociaux. Il s’agit de leur faire bien comprendre tous les risques encourus à ne pas être transparent. »

Je suis stagiaire donc anonyme !

Dans ma courte carrière de journaliste, j’ai longtemps été anonyme. Comme souvent, vous devez faire vos premiers pas dans une profession en tant que stagiaire. La politique des journaux est de ne pas permettre aux stagiaires de signer leurs articles. Il faut d’abord gagner ses galons de pro.

Et on touche une autre réalité (liée à la crise ?), la plupart des entreprises recrutent des Community Managers en stage (article sur le blog de CL Consult : « J’AI PLUS DE 10 ANS D’EXPERIENCE, EST-CE QUE JE PEUX POSTULER A UN POSTE DE STAGIAIRE ? »
Je suis leur Community Manager et c’est clairement indiqué sur le blog !).
Ces entreprises auraient, semble-t-il, la même déontologie que les journalistes. Non ? Ils sont donc anonymes !

Les directeurs qui prennent de telles décisions ont une méconnaissance totale des réseaux sociaux. Ou pire (car lorsqu’on ne connaît pas quelque chose, on peut s’informer et se former), on aborde le sujet à travers ses propres connaissances. Ils appliquent les règles marketing apprises dans les années 80 et on répond à ses questions sur facebook comme on répondait à sa lettre envoyée par la poste dans les années 90.

Avec les blogs et les réseaux sociaux, la réalité a complètement changé. C’est pour cette raison qu’il a fallu inventer un nouveau rôle, celui du Community Manager.

Il ne peut pas signer ces posts Claude Martin. Ce n’est pas son job !

Un Community Manager ne peut pas déontologiquement et ontologiquement (l’ontologie est l’étude de l’être en tant qu’être) exercer sa profession anonymement.

C’est clair ! Faut-il le répéter plus fort ?

Mais le nom d’une personne ne fait pas à lui tout seul la transparence essentielle au rôle de Community Manager.

C’est difficile de faire passer des messages si on n’est pas convaincu de ce que l’on dit. Prenons quelques exemples.

Je ne pourrais pas être le Community Manager de la marque Maggi ou des ravioli Giovanni Rana. Ils utilisent du glutamate dans leurs produits. Le fameux E621 (lire l’article ) extrêmement néfaste pour notre santé. Pourtant, ils ont besoin d’un Community Manager ! Ne serait-ce que pour intervenir dans les commentaires de cet article.

Je pourrais travailler hypocritement dans leur service marketing ou commercial. Mais pas en tant que Community Manager. Car là, je mets mon visage et mon nom. Je m’engage. Je mets moi aussi en jeu ma réputation.

Je ne peux donc pas accepter de travailler pour eux. Si je le fais, je prendrai un pseudo. On perd alors la transparence et le Community Manager se transforme en animal préhistorique.

J’ai choisi CL Consult !

Prenons maintenant l’exemple inverse. Cette semaine, je lance le blog et la communication sur les réseaux sociaux de la société CL CONSULT.

J’ai accepté de le faire parce que j’ai rencontré les fondateurs, Aline Lamour et Didier Corre. Ce sont de grands professionnels dans leurs domaines : la formation, le recrutement, l’audit, le conseil et le coaching.

Leur objectif et leur critère de travail est toujours le même : la qualité. Que devez-vous améliorer dans votre société ou dans votre vie professionnelle pour que la qualité de vos produits, vos services, vos demandes (une candidature par exemple) soit toujours au rendez-vous.  Vous avez peut-être besoin d’une formation, d’un audit, de conseils, de recruter ou d’un accompagnement. C’est leur idée commune née d’une association de compétences et d’expériences. C’est la raison pour laquelle, ils ont décidé notamment de développer un blog et une page sur facebook dans les mains d’un Community Manager reconnu et non anonyme !

Je vous invite à découvrir et à aimer cette page dont la motivation coule de source :

« Ici, le but recherché, c’est la qualité dans tous les domaines de l’entreprise ! Venez nous rejoindre on va en discuter. Bien faire son job, ne pas rater sa candidature, trouver la bonne formation ou encore bien organiser un événement. »

 

En résumé, si le produit ou le service est mauvais, tous les Community Managers du monde entier ne pourraient rien y faire pour le rendre meilleur ! A moins que la marque prenne conscience de sa médiocrité grâce à l’action des Community Managers. Pourquoi pas ? Soyons optimistes !

— Message personnel : si une société a besoin de mes services pour réaliser son blog et développer sa présence sur les réseaux sociaux,  elle saura désormais, grâce à cet article, avec qui elle s’engage et que j’ai  bien l’intention de pouvoir choisir en connaissance de cause mes clients ! —

Enfin ,je veux conclure sur cette phrase :

« Pour être un Community Manager digne de ce nom, il faut avoir une bonne dose d’honnêteté ! »

Denis Gentile

 

Quand le boucher vous glace le sang !

Un article de Denis Gentile sur le blog de CL Consult. Vous comprendrez l’importance de l’audit et du respect des normes d’hygiène.

Il y a des conversations qui vous glacent le sang !

Les fêtes sont passées. Les clients et le personnel du supermarché sont plus tranquilles. Fini le stress pour se jeter sur l’ultime chapon dans les rayons et les plus belles huîtres sur l’étal du poissonnier.

Alors entre vendeurs et clients, ça discute. Il y a Martine (elle a un badge avec son nom) qui remplit le rayon des couches pour bébé et qui discute des derniers exploits de son bambin. C’est sympa, vous passez et vous attrapez quelques bribes de conversation qui vous font sourire. L’ambiance est vraiment plus détendue.

Je m’arrête au rayon boucherie…

— la suite de l’article, c’est ici —

 

 

 

Le papier me tourne le dos mais le web me tend les bras… et j’aime ça !

Il y a quelques jours, j’ai passé la soirée avec une amie que je n’avais pas vue depuis plusieurs années. Arrive la question habituelle : « alors Cécile, ça marche pour toi ? C’est qui tes clients ? ». Et là j’ai réalisé soudain que je travaillais de plus en plus pour le web… J’allais commencer par lui parler des plaquettes, dépliants et autres que j’ai réalisés quand je me suis aperçue que depuis plus de 6 mois, je n’avais fait que des sites web et du Community Management.

 

En la quittant, j’ai beaucoup réfléchi à tout ça. Alors bien sûr, je ne suis installée en indépendante que depuis 2 ans. Bien sûr, mon cas ne concerne que moi et je ne veux surtout pas généraliser mais tout de même…

 

Lorsque mon activité a réellement démarré, ça a commencé par le papier. Tout ce que j’avais semé, je l’ai récolté, ma prospection s’est transformée en projets concrets. Le plus souvent, les agences m’appelaient et me demandaient dans l’urgence de traiter une plaquette, un communiqué ou un dossier de presse, de rédiger un dépliant… Les délais étaient toujours très courts, c’était pour hier ! Bien entendu, je répondais oui et faisais tout pour les satisfaire. Je sentais quand même que la conception rédaction était une prestation qu’ils traitaient en dernier, comme s’ils l’avaient un peu oubliée dans le planning. Parfois aussi, ils me demandaient de revoir mes prix à la baisse en me promettant de futurs dossiers à traiter et donc du travail en perspective. Je ne leur en veux absolument pas, ce sont les règles du jeu, je les connais et je les accepte mais… rien de tout cela ne s’est produit !

 

Dans le web, on prend le temps et on ne discute pas les tarifs !

 

En parallèle, les agences web ont commencé à me contacter. Leur approche m’a paru tout de suite différente. D’abord, on prend le temps de réfléchir : un projet avant d’être signé, est étudié et analysé. Je présente en collaboration avec l’agence, une préconisation au client. Tout est écrit noir sur blanc. On discute et on ajuste. Le dossier est ensuite planifié sur plusieurs mois parce qu’on ne fait pas un site en claquant dans ses doigts ! Et après un premier site avec telle agence, est venu le second, le troisième etc et une autre agence avec le même schéma. Un détail qui a son importance aussi : avant de commencer, les agences web m’annoncent le budget qu’elles ont estimé pour ma prestation, à moi de dire si c’est correct, ça l’est 9 fois sur 10, et ensuite, on ne discute plus de tarif, c’est entériné. Je peux dire aujourd’hui qu’une certaine complicité s’est développée entre ces agences et moi, j’ai toujours plaisir à les rencontrer et à travailler avec elles. J’ai touché à une large gamme d’univers différents grâce à elles et je me régale ! J’ai l’impression que je leur ai fait passer un message : celui de l’importance de l’écrit dans le web. Et depuis, elles pensent à moi… La confiance s’est instaurée.

 

Alors, est-ce que le papier me tourne le dos ? Peut être. Ou alors est-ce que les agences print sont moins confiantes que les agences web ? Plus inquiètes de leur avenir ?  Est-ce que les agences print n’ont pas réalisé le rôle de l’écrit alors que les agences web l’ont tout de suite compris et surtout reconnu ? J’aime toujours autant le papier mais je dois l’avouer, aujourd’hui, c’est le web qui me fait travailler. Si demain, on m’appelle pour du print, je ne dirai pas non… Mais je commence à préférer qu’on fasse appel à moi pour le web !

Le blog n’est pas une machine, c’est un organisme vivant !

Samedi 3 mars 2012. Il est 10 h 27.  Je n’ai que 2 petites heures devant moi pour écrire un article. J’ai liste qui contient une centaine d’idées et de titres. Je n’ai qu’à piocher dedans et estimer à vue de nez celui qui m’inspire le plus sur le moment. Il suffit de mettre les différents éléments sur la chaîne de montage et d’appuyer sur ‘PLAY’. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Les mots vont s’enchaîner comme des boulons à serrer à chaque passage. Ecrire un article, ça ressemble à la fabrication d’une voiture. Le journaliste ne fait pas autrement. Son rédacteur en chef  l’a envoyé faire un reportage. Il y a eu un vol dans une bijouterie de Cannes ce matin. Questions et faits sont toujours les mêmes. Où ? Quand ? Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? etc. L’article suivra la même structure. Même chose ce soir pour le match de foot. Les joueurs, les actions, la qualité du terrain, l’arbitre, les réactions, le classement, etc.  Tout suit un mécanisme bien précis. Je me retrouve donc dans une situation similaire. Pourtant, il y a quand même une différence. Je n’écris pas pour un journal. J’écris pour mon blog. Et s’il y a une notion qui est totalement étrangère au blog, c’est bien celle-ci : le blog n’est pas une machine !

 

Moins de 26 ans, mais pas encore capitaine

Dans mes précédents articles :

« Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans ! »

« France Soir va devenir le premier journal 100% web et tente de reprendre le souffle de son histoire. »

j’ai souvent évoqué mes débuts dans le journalisme. 20 ans plus tard, il me reste encore la même impression. Je me suis souvent senti comme un rouage d’une machine. Au premier saut de chaîne ou dérapage, on a vite fait de vous remplacer. Vous n’êtes pas indispensable. Rien n’est plus facile de remplacer une pièce défectueuse ou légèrement usée par une autre pièce. La société industrielle a, au sens propre, fabriqué un modèle de société basée sur la machine. Cela a eu et a des conséquences immenses sur les comportements humains. Nos actes sont mécaniques. On fait quelque chose parce que les autres le font aussi. Nos actes ne sont plus libres, ils sont déterminés par le modèle. C’est le cas en politique. D’un côté, le système marxiste, de l’autre le système libéral. Et nous, les valeureux citoyens nous sommes les prisonniers de ces mécanismes. (Ca mériterait d’être développé. Certains d’entre vous sont d’ailleurs certainement plus qualifiés que moi et je vous invite donc à intervenir dans les commentaires.)

 

Même les blogs meurent

Mais tout cela a changé. Ou va changer. Et le moyen terme, ou si vous préférez l’argument qui nous permet de l’affirmer, c’est le blog !

Pourquoi le blog ?

Parce que le blog n’est pas une machine, il ne suit pas la logique mécanique de ces modèles. Non, le blog a un visage humain. Autrement dit, il est un organisme vivant !

Un organisme vivant ? J’ai besoin de replonger dans mes cours de philo. Je cherche pendant une dizaine de minutes. C’est assez rapide. N’oublions pas que je n’ai que 2 heures pour écrire cet article. Intitulé du cours : « Méthode en éthique et politique ». Le prof, c’est Marcel Clément. J’ai déjà eu l’occasion de vous le présenter dans cet article : « O Capitaine ! Mon Capitaine ! »

« Dans l’organisme vivant, toutes les cellules et tous les organes sont animés par un dynamisme organisateur interne qui les porte spontanément à coopérer en vue du bien commun du corps tout entier. Si un trouble se produit, l’organisme lutte. Une plaie est à peine formée que déjà commence le processus de cicatrisation. Au contraire, lorsque le mécanisme d’une montre se détériore, il doit être réparé de l’extérieur… »

Le blog procède du même principe :

– Tout d’abord parce qu’il est personnel et qu’il n’est pas reproduisible à l’identique en milliers exemplaires comme une montre ou une voiture.

– Ensuite, parce qu’il est sujet à la contingence de son auteur. Ce sont les circonstances de la vie du blogueur qui règlent le contenu du blog. D’une part parce que le contenu est lié à son expérience, d’autre part parce que « les troubles et les plaies » demandent un certain temps pour se résorber. Une autre personne peut intervenir de l’extérieur pour panser les plaies. Mais la vraie guérison vient de l’intérieur. C’est le cas des blogs communautaires comme MoreThanWords où plusieurs personnes participent à son développement. Mais si le corps principal (et l’âme) n’est pas entièrement disponible alors il perd peu à peu de son identité.

La recette du Tiramisù pour fêter l’anniversaire de votre blog ? Cliquez sur la photo !

Justement, je dois interrompre la rédaction de cet article pour préparer un biberon ! Encore 5 minutes en moins sur mon temps de travail. Je n’ai plus que 15 minutes pour le terminer.

Le blog n’est pas une machine. Il ne produit pas des glaçons ou des biberons à volonté !

D’ailleurs de nombreux blogs finissent par mourir. Il est rare de voir un blog fêter deux ou trois ans d’existence. NetZ par exemple n’a vécu que 6 mois. C’était pourtant un beau projet. Mais l’organisme n’a pas tenu. Dommage. En revanche, « C’est au carré », le blog de notre rédactrice Cécile Courtais, vient de fêter avec un Tiramisù ses deux ans (info Facebook). J’en profite pour la remercier. Elle a su avec talent animer MoreThanWords en mon absence.

 

Le blog d’une carotte

 

Il y a différents types d’organisme vivant. Le plus simple, c’est la carotte. Plus évolué, on trouve l’organisme du chat ou du chien. Enfin, le plus complexe, c’est celui de l’être humain. Sont-ils tous l’objet d’un blog ? Pas vraiment. Il manque l’aspect de la personnalisation.

On pourrait très bien imaginer le blog de la carotte de mon jardin. Ou encore le blog de mon labrador chocolat. Enfin, le blog d’un community manager. Dans mon cas, c’est MoreThanWords.fr et je lui souhaite de respirer pendant de nombreuses années.

Les deux heures sont écoulées. Je me rends compte que mon article n’est pas parfait. je n’ai même pas le temps de le relire. Mais c’est la règle du jeu que je me suis imposé au début. Je veux la respecter. Je n’aime pas tricher.

Comme tout organisme vivant, le blog peut recourir aux soins d’un docteur. Le docteur de la carotte, c’est le jardinier. Le docteur du labrador, c’est le vétérinaire. L’homme en a des dizaines. Parmi eux, on citera le dentiste, l’ostéopathe ou le gynécologue. Quel est le docteur du blog ? Ce sont les autres blogueurs, les community managers ou plus largement  tous les lecteurs. Alors voilà, je vous invite tous à venir soigner cet article sur ce blog. Le remède ? Les mots qui constituent vos commentaires.

Je suis en retard. Je vais devoir manger froid. Mais ce n’est pas vital. Ensuite, je vais faire un tiramisù pour fêter un autre événement (la recette, c’est ici).

Samedi 3 mars 2012. Il est 12 h 52. J’ai dépassé mon délai de près de 30 minutes. La machine m’aurait exclu. Le blog m’a sauvé. Il a pris en compte les impondérables et la contingence. Il s’est organisé en conséquence. Comme le fait tout organisme vivant. Le blog est un organisme vivant !

 

Denis Gentile

 

PS :  Participez à l’opération : 1 Tiramisù pour votre blog  (tout organisme vivant a besoin de se nourrir)

Un tiramisù pour fêter l’anniversaire de votre blog !

L’idée est de Cécile Courtais. « C’est au carré », le blog de notre rédactrice, vient de fêter ses deux ans et sur facebook elle a fêté cet événement   en publiant un TIRAMISU d’anniversaire avec deux bougies !

Alors, je me suis dit, pourquoi ne pas lancer la mode auprès de tous les blogueurs ?

Votre blog fête son anniversaire : 1 an, 2 ans, 3 ans ou plus ? Alors, offrez-vous un Tiramisù maison, publiez le sur Facebook et sur votre blog !

More Than Words est né le 9 janvier 2011. Plus d’un an pour la première version. La version actuelle date du 20 juin 2011. D’autres blogs à succès, je reçois régulièrement des messages d’anniversaire, ont récemment soufflé leur première bougie : Virtuose Marketing de Cédric Vimieux et le blog d’Alexi Tauzin. Leurs chiffres de fréquentation sont d’ailleurs impressionnants. Ils auraient pu faire eux aussi un tiramisù d’anniversaire. Il n’est jamais trop tard pour bien faire.

Et si vous le souhaitez, nous serions heureux de parler de votre blog sur More Than Words avec photo à l’appui.

Bon, on ne va pas se contenter de lancer l’idée, on va aussi vous donner la recette.

Samedi après-midi (le matin, j’ai écrit l’article « Le blog n’est pas une machine, c’est un organisme vivant ! »), j’ai décidé de tester la recette du Tiramisù. Car si le blog est un organisme vivant, alors il a droit lui aussi a son gâteau d’anniversaire !

J’ai suivi la recette d’une experte en Tiramisù. A son palmarès, des centaines de tiramisù ! L’expérience (la pratique)  et les commentaires des heureux convives ont certainement contribué à la bonté de son tiramisù (comme pour un Community Manager).

La recette du Tiramisù

– 4 œufs
– 5 cuillères à soupe de sucre
– 250 gr de mascarpone
– 1 paquet de biscuits cuillère
– Du café italien très serré. Idéalement fait avec une cafetière moka (voir la photo ci-contre)
– Liqueur de Café ou style Bayley’s (facultatif, je l’ai fait sans liqueur)
– Cacao en poudre

Préparer du café. Pour environ 6 tasses. Laisser refroidir.

Préparer les blancs en neige ferme (très ferme !)

Mélanger jaunes + sucre tout d’abord, puis rajouter le mascarpone et à la fin les blancs en neige, afin d’obtenir une crème

Imbiber les biscuits dans le mélange café + liqueur.

Les mettre dans un plat creux et « construire le mur » : une rangée de biscuits, la crème + autre rangée de biscuits etc.

Sur la dernière couche de crème, saupoudrer le cacao

Mettre au frigo pendant 24 heures. Le tiramisù doit se préparer le jour d’avant.

Une autre recette

Je vous propose une autre recette. Celle de ma cousine italienne Sara qui tient un blog sur la pâtisserie.

– 500 g mascarpone
– 5 oeufs
-5 cuillères à soupe de sucre
Biscuits à la cuillère
– Café
– Poudre de Cacao

Comme dans la précédente recette, il faut d’abord préparer le café et le laisser refroidir.

Crème au mascarpone :

Séparer les jaunes des blancs d’oeufs.

Bien monter les jaunes avec le sucre en poudre. Ils doivent augmenter de volume et prendre un aspect spumeux.

Ajouter le mascarpone et monter de nouveau.

A part monter en neige (très ferme) les blancs et les incorporer en mélangeant du bas vers le haut à la  crème de mascarpone et aux jaunes d’oeufs spumeux.

Laisser reposer au frigo quelques heures.

Composition du tiramisù :

Dans un bol ou un verre, étaler une légère couche de crème au mascarpone. Tremper les biscuits dans le café et faire une rangée de biscuits. Couvrir abondemment avec  crème au mascarpone. Saupoudrer avec de la poudre de cacao amère, faire une nouvelle couche de biscuits. Terminer avec la crème et recouvrir de cacao.

Laisser reposer au frigo pendant environ 24 heures pour que les saveurs s’imprègnent bien.

Variante : Pour rendre ce dessert encore plus gourmant, on peut ajouter et mélanger à la crème au mascarpone de la poudre de cacao.

Remonte-moi le moral

L’effet est immédiat. Mon blog a eu son tiramisù dimanche et lundi matin, on a publié 4 articles ! (enfin presque, le quatrième sur l’artiste italien Lucio Dalla – l’auteur et interprète notamment de la chanson « Caruso » – disparu cette semaine, sera publié plus tard)
Cela m’a fait sacrément du bien. Pourquoi ? Sachez que le mot tiramisù signifie littéralement : « Remonte-moi le moral ! » Et sur More Than Words, le sens des mots est primordial.
« Remonte-moi le moral ! », c’est un beau et bon programme pour un blog.
Alors, je vous conseille vivement le même régime et les mêmes attentions pour votre blog. Quel blog fêtera prochainement son anniversaire ?

 

Denis Gentile

Journée ORCO Montpellier : retour vers le futur !

Il faisait un peu frisquet en ce matin du 10 février lorsque j’ai franchi le grand portail blanc de la fac de lettres de Montpellier, l’université Paul Valéry où j’ai passé plusieurs années de ma folle jeunesse ! C’est avec un peu de nostalgie que j’ai pris le temps de déambuler dans les allées parsemées d’arbres qui me rappellent tant de souvenirs… Mais je n’étais pas là pour faire du tourisme, j’étais là pour assister et participer à la 9° journée ORCO des étudiants en master 2 communication des organisations. Le thème, web 2.0 et organisations : les dessous de l’intelligence collective.

Le web collaboratif : nous sommes tous des créateurs

Une journée riche et intéressante à bien des égards ! La matinée était consacrée à 3 conférences. La première était animée par Hakim Hachour, maître de conférences à l’université Paris XIII, le thème : libertés et contraintes de l’e-collaboration. Hakim nous a expliqué qu’en quelques années, nous étions passés du web statique où  nous n’étions que des spectateurs, au web collaboratif, où nous sommes devenus des créateurs. L’intelligence collective a ouvert la voie à un partage des connaissances par un grand nombre d’utilisateurs. Cependant, beaucoup reste à faire car nous ne sommes que 13% à apporter notre contribution contre 52% de personnes présentes mais inactives…

La seconde intervenante était Norolanto Razafinimanana, consultante et formatrice en e-réputation. Mais au fait, c’est quoi l’e-réputation ? Elle nous a apporté une définition : c’est l’image d’une marque sur tous les supports numériques et ce sont les internautes qui l’élaborent en parlant et en jugeant la marque. Pour développer sa e-réputation, une marque doit se socialiser dans une communauté. En illustrant sa démarche par une pyramide de Maslow, elle nous a démontré les différentes étapes franchies par les utilisateurs :
1 – La survie par la maîtrise des outils
2 – La sécurité par la protection des informations
3 – L’appartenance en se socialisant sur les réseaux
4 – L’estime en étant actif sur un blog ou Twitter
5 – La réalisation en adoptant un travail collaboratif

Et c’est Marie-Laure Vie, spécialiste en stratégie des médias sociaux et du community management qui a clôturé les conférences avec un sujet passionnant : les outils du web 2.0 ! Elles nous a listé par thèmes tout ce que l’on devait savoir : on commence par les outils de veille (Hootsuite, Tweetdeck…) pour observer avant d’agir. On peut ensuite analyser les statuts de nos fans avec Crowdbooster, Twittercounter, créer des alertes pour ne manquer aucune information (summify, news.me, scoop.it…) et surtout bénéficier de newsletters générées par ces outils et regroupant les sujets les plus populaires et partagés par les personnes qui ont le plus d’interaction avec nous ! Et ce n’est pas fini : pour programmer vos publications, il existe buffer, Tweetdeck, Tweet o’clock ou encore Tweriod. Et nous terminerons par les outils de mesure ou d’indication : edgerankchecker.com, Tweetreach, Insight ! Il y a de quoi faire !
Mais ce que j’ai retenu aussi de l’intervention de Marie-Laure, c’est que l’essentiel, ce n’est pas d’avoir une grande communauté mais plutôt des prescripteurs de qualité, mieux vaut une petite communauté qui relaie beaucoup qu’une grande qui réagit peu. A méditer…

Les qualités du bon community manager !

Pour l’après-midi, j’avais choisi l’atelier animé par Norolanto : pourquoi et comment gérer une e-communauté ? Si l’on part du principe qu’une communauté est un groupe de personnes qui ont les mêmes intérêts et les mêmes valeurs et qui interagissent entre elles, le rôle de l’animateur est indispensable pour initier les relations, c’est à ce moment-là que le Community Manager entre en scène ! Il va inciter les personnes à s’exprimer, répondre aux commentaires, il saura écouter, il valorisera les personnes et saura faire preuve d’empathie : telles sont les qualités incontournables du Community Manager !

Enfin, je terminerai en abordant le fameux sujet du ROI, Return On Investment, dont on entend souvent parler. Nos clients nous demandent comment ils sauront que notre travail a été efficace, comment mesurer les retombées financières de leur investissement ? Et bien ce jour-là, Norolanto et Marie-Laure nous ont bien expliqué que l’on ne pouvait pas parler de ROI, on ne peut pas mesurer une prestation qui est impalpable, il faut aiguiller nos clients vers un autre terme car nous sommes dans une relation sociale. On doit leur expliquer que l’on pourra ressentir ce travail sur certains indicateurs tel que le trafic de leur site.

En résumé, une journée durant laquelle j’ai beaucoup appris, bien entendu, je me suis précipitée pour découvrir tous les outils dont Marie-Laure avait parlé ! Une journée où j’avais le sentiment de revenir dans le passé de cette fac de lettres où j’ai passé tant de temps… Et en même temps d’être projetée dans un futur qui est déjà là et que nous ne devons pas manquer mais qui reste encore à inventer…

J’ai oublié quelque chose : une journée comme celle-là permet aussi des rencontres IRL : In Real Life et j’ai eu le plaisir de passer d’excellents moments et d’échanger avec Marie-Laure, Norolanto, Muriel Cossard-Guy et Amanda Martinez, à bientôt sur le web ou en réel !

 

Cécile Courtais

L’interception d’une communication téléphonique sur Free et la téléphonie mobile

Depuis une semaine, on ne parle que de ça. Alors on s’est dit qu’ici on en parlerait pas. Et puis… voilà ce qui est arrivé. Tout est parti d’un appel téléphonique intercepté et d’une question : sais-tu ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui ?

5 heures du mat’, Francis B. est tombé du lit. Ce matin, son pote Xavier N. a prévu une conférence de presse qui va révolutionner la France de la téléphonie mobile.

Et tout le monde sait ce qui s’est passé !

Midi moins 3 minutes. Denis G.* attrape le combiné de son fixe. Il appelle Francis B.*, c’est gratuit. Les appels en France et dans la plupart des pays étrangers sont gratuits depuis belle lurette. Qu’il soit à Paris ou à New York, pour Francis B. ça ne change rien. Grâce à qui ? Grâce à Free ! Car chez les autres, de France Télécom à SFR en passant par Darty, au début, les communications avec les box (boxes ? C’est quoi le pluriel ?) n’étaient pas gratuites. Mais ils ont dû y passer, sous peine de trépasser.

Free porte bien son nom. Bon, il y a quand même un abonnement de 30 euros par mois.

– Ciao Francis, sais-tu ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui ?

– J’étais à la conf. ce matin. La nouvelle offre de Free, une ligne gratuite avec une heure d’appels et 60 SMS inclus ! et…

– Il n’a pas lésiné le Xavier. Il va financer ça comment ? Avec les frais d’envoi, les frais de résiliation et les appels à la hot line !

Une communication à l’ancienne

– Possible, il n’en a pas parlé !

– Un peu vieux jeu le Xavier, tu ne crois pas ?

– Ouais, t’as raison. A l’heure des réseaux sociaux, il mise sur les clauses illisibles des conditions d’abonnement. C’est pas forcément malin à long terme. Mais à court terme, il a réussi son coup. Et quel coup ! Sur la page fan de Bouygues, il y a déjà des milliers de réactions. C’est le buzz de l’année.

– Mais bon, il est cohérent. Sa marque, c’est FREE et pas CASH ! Il fait donc des offres gratuites. En tout cas en apparence.

– Oui, mais c’est justement ce que je ne comprends pas. Une communication comme ça, ça pouvait marcher il y a 20 ans et même 10 ans. Mais en 2012 ? Avec les internautes et les Community Managers à l’affût sur tous les réseaux sociaux. Ca va finir par se savoir.

– En plus, il propose l’iPhone plus cher que les autres !

– Je dirai même plus mon cher Francis. L’iPhone, c’est déjà excessivement et scandaleusement cher pour un appareil qui a une durée de vie limitée. Mais lui, il fait plus fort que Steve Jobs. Il te le vend encore plus cher et tout le monde trouve ça génial !

– Pas tout le monde. Justement, il y a les réseaux sociaux. Ca ne va pas tenir debout son discours. Il ne suffira pas de placarder des affiches géantes avec les 2 chiffres de ces 2 offres sur les murs de Paris. »

Des milliers de taons

– Ca ne marche plus comme ça la com(point)com aujourd’hui. Ce n’est plus du bourrage de crâne ou du subliminal. Non, ça cogite et ça se sait tout de suite. Ca jase et ça casse. N’est-ce pas Monsieur La Redoute ? Faut être vrai et solide. En bonne santé. Il suffit d’un grain de poussière pour se prendre un vilain rhume des foins.

– Imagine seulement que notre conversation soit publiée sur le web et diffusée à fond sur Facebook, Twitter & Cie. Rien que ça, ça pourrait piquer la conscience des accrocs du mobile, non ? D’ailleurs, je lisais l’Apologie de Socrate ce matin, quand toi tu étais à l’apologie (avec une minuscule, s’il te plaît) de Xavier N. !  Socrate se compare à un taon*** envoyé par les Dieux pour réveiller les Athéniens. Le web, c’est pas autre chose. C’est des milliers de taons qui sont là pour piquer au vif la curiosité et chatouiller la raison des internautes.

– Xavier N., c’est donc pas Mère Teresa ! Et la famille Bouygues, c’est pas non plus la Sainte Famille. Ils ont chacun leurs arguments.

– Mais à la fin, le plus malin, je crois que c’est plutôt Bouygues. Lui, il a tout compris. Il a sa page facebook et son compte twitter. Avec lui, on peut dialoguer. C’est bien là le principe essentiel. Celui qu’enseignait justement Socrate. Les réseaux sociaux, c’est ça. La possibilité de dialoguer. T’as déjà essayé de dialoguer avec un opérateur de Free. Ca vaut son pesant de cacahuètes et le gramme de cacahuète c’est pas gratuit chez Free !

– Il devrait quand même faire un effort commercial chez Bouygues. Hier, ils m’ont appelé pour me proposer les mêmes offres qu’en octobre dernier. C’est pas malin. »

– Ouais, de tout ça, on va en parler pendant des jours sur le web. On en parlera pas sur le blog, non ?


– Non, notre principe c’est de raconter des trucs dont on ne parle pas ailleurs. Et je ne crois pas que le sujet branche Philippe C., Cécile C. ou Florence A.. Ni même Céline J. en Chine, elle s’en moque de Free !

– Pourtant, il y a un sujet qui me branche. Quand je te demandais ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui, je voulais pas dire la conf. de presse de Free. J’avais à l’esprit quelque chose de bien plus romantique. Tu vois pas de quoi je parle ? »

– Romantique ? Euh… l’amour ?

– En plein dans le mille !

– C’est quoi le rapport entre la téléphonie et l’amour ?

– Avant, tu tombais amoureux de ta voisine. Il n’y avait que les riches, ceux qui pouvaient se payer des voyages ou ceux qui pouvaient régler des notes astronomiques de téléphone, qui avaient une chance de rencontrer l’âme soeur à l’autre bout du monde et de rester en contact avec elle. Moi, par exemple, ça m’a coûté une fortune en téléphone. France Telecom s’est régalé avec moi pendant des années. Ca coutait cher l’amour dans les années 90. Je peux te dire que Free, au début des années 2000 a tout changé. La téléphonie gratuite grâce à la box m’a permis d’économiser et avec mes économies, je pouvais envoyer des fleurs. C’est pas beau ? Si aujourd’hui je suis si heureux, c’est aussi grâce à Free et ça reste plus important que toutes nos discussions sur le tremblement de terre téléphonique.

– C’est un beau sujet et c’est sûr, on en parle pas ailleurs.

« Vive l’amour ! » s’exclamèrent en choeur Francis (B.) et Denis (G.). **

* Francis est américain. Il vit le plus souvent à Paris. Denis lui a quitté Paris. Il est désormais à Cannes et parfois à Milan. Le monde est comme ça en 2012. 

** Nous respectons leur anonymat car nous avons reproduit ici des extraits d’une conversation téléphonique privée entre 2 freebox (mais le ‘X’ est aussi une forme de pluriel, non ?) et interceptée illégalement !

*** Qu’est-ce qu’un taon ? L’article de QuestMachine : http://www.questmachine.org/article/Le_taon

Sur une idée de Denis Gentile
(en collaboration avec Francis Benett)


Languedoc : langue du futur !

Suite au succès de l’article « Cliquez sur j’aime, M comme… Montpellier », 178 « j’aime » à l’heure où j’écris tout de même, je vous propose aujourd’hui une suite car il faut bien l’avouer, le défi lancé par Denis (1)  n’a pas encore été relevé par les autres villes… Pendant les fêtes, j’ai pris le temps de lire la presse, de m’attarder sur les réseaux pour mieux me tenir informée de ce qui se passait. Et là devinez quoi ? J’ai découvert de nouveaux articles sur Montpellier et la région, je vais vous en faire partager quelques uns mais la liste est loin d’être exhaustive. Alors surtout, si vous avez d’autres informations à mettre en avant sur la région, n’hésitez pas !


Montpellier, territoire numérique : partager et innover !

Vous avez peut être vu ce badge sur certains profils Facebook ou Twitter ? Tous les acteurs ou usagers du numérique à Montpellier l’arborent fièrement ! L’objectif est d’utiliser les nouvelles technologies de l’information et de la communication en mettant au centre de l’action la démarche des utilisateurs. Quelques exemples : installation d’écrans interactifs dans les espaces publics, ouverture des données publiques aux citoyens (site open data) pour permettre à chacun d’imaginer la cité de demain… Un magnifique exemple d’innovation sociale qui repose entièrement sur le numérique !

TEDx Montpellier : changer le monde…

Un événement majeur qui aura lieu le 20 janvier, une première pour Montpellier ! Mais c’est quoi un TEDx me direz-vous ? Ce sont des conférences qui ont vu le jour dans les années 80 dans la Silicon Valley et qui ont pour thèmes la technologie, le divertissement et le design d’où l’acronyme TED en anglais (Technology, Entertainment, Design). Le but ? Propager des idées qui vont changer le monde… Aujourd’hui, les conférences se déroulent au niveau local d’où le « x » pour organisation indépendante. Des intervenants d’exception pour animer des débats de haut niveau : Daniel Herrero « l’humain à coeur », Michèle Blanc « Devenir une femme… 2.0 », Etienne Mineur « Expérimentations liant le papier et le numérique ».

Pour en savoir plus, cliquez : TEDx Montpellier.

Le Club de la Presse du Gard

Je l’ai découvert grâce à Dip Extended. Et oui, il se passe aussi des choses en dehors de Montpellier ! Direction Nïmes donc, la première fois pour les « Rencontres de la Com » et plus tard pour un déjeuner de rentrée que j’ai trouvé très intéressant. Le Club de la presse accueille journalistes et communicants et présente les acteurs qui font l’actualité lors de rencontres mensuelles. Cette fois-ci, les guest stars étaient les vice-championnes du monde de Hand-Ball, Camille Ayglon et Blandine Dancette. Encore une fois, on parle de hand mais version féminine ! En résumé, un club dynamique où je retournerai souvent.

Deezer

Terminons par un petit clin d’oeil, vous connaissez Deezer ? Et bien c’est un héraultais qui l’a crée, il s’appelle Jonathan Benassaya, c’était en 2007. Un sacré concept : le premier portail d’écoute gratuite de musique. Désormais, il part s’installer à San Francisco où il va lancer un nouveau projet tout aussi innovant : une plateforme de diffusion de vidéos personnalisées, rien que ça !

 

Ah vraiment, c’est ici que tout se passe, c’est ici qu’il faut être pour avancer, faire bouger les choses, c’est ici que chacun peut saisir sa chance… Alors qu’attendez-vous pour rejoindre les 3 000 nouveaux Montpelliérains qui arrivent chaque année ?

(1) Projet en cours, d’autres villes se préparent, notamment Strasbourg, Lille, Lyon et Cannes (avec Nice).

Cécile Courtais