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Le Monde titrait récemment : Pourquoi la littérature ne parle-t-elle pas d’Internet ? La littérature contemporaine rechignerait à s’aventurer dans le domaine du web. Pourtant, en 1889, on décrivait déjà ce que serait internet. C’est Francis Benett, le plus grand journaliste américain qui nous l’apprend dans cette interview exclusive.
Suite à la démission de Clark Kent, alias Superman, de son poste de journaliste au Daily Planet, et de sa décision de devenir blogueur, cet article prend une autre dimension. Publié une première fois le 21 mars 2011 sur un autre blog (5000 lectures en une semaine), je vous invite à le lire ou relire.

C’est le scoop de l’année : Superman, ou plutôt le journaliste Clark Kent, quitte le Daily Planet, et devient blogueur ! L’annonce est officielle. C’est un signe des temps, l’avenir de la presse écrite, c’est le blog ! Le plus célèbre journaliste de tous les temps en donne la preuve la plus éclatante.

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

De l’imagination naît le futur !

Francis Benett, vous avez sûrement déjà entendu ce nom.  Journaliste américain, petit-fils de Gordon Benett, le fondateur du New York Herald, il a même son propre blog traduit en français : »Francis Benett French Blog » Mais avant d’aller le visiter, je vous invite à découvrir dans cet article ce personnage haut en couleur.

Première bonne surprise pour notre bon petit rédacteur, Francis parle couramment le français.  La rencontre se passe dans un célèbre hôtel sur les Champs-Elysées, dont il est le propriétaire !

– Je lui montre tout de suite l’article du Monde. Il me sourit.

« Il s’agit en fait d’un article paru sur le journal britannique The Guardian. Il a été traduit. Ce n’est pas très nouveau. La presse française manque-t-elle d’inspiration ? me (se) demande-t-il.  J’ai eu l’occasion de lire vos articles, ils sont plus originaux et plus imaginatifs. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous rencontrer. Mais, c’est vrai, vous écrivez sur le web. C’est un support qui demande une plus grande inventivité. Il faut savoir se démarquer au milieu de cet immense bazar. Comme vous l’avez écrit la semaine dernière. On y trouve de tout comme dans un supermarché. Mais les internautes sont plus malins (il a dit ‘smart’) qu’on ne le croit. Ils vont chercher ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. C’est cela qui rend ce média plus savoureux. »

Les supports permettent le progrès

– Pensez-vous vraiment que le support joue un rôle si important ? Ne pourrais-je pas écrire de la même façon sur du papier journal ?

« J’en suis sûr ! Vous êtes-vous déjà penché sur la méthode scientifique ? »

– Oui, quand j’étais étudiant en philosophie. J’ai suivi des cours sur les principes et les méthodes pour raisonner dans chaque discipline. En quoi cela peut nous être utile ?

« Très bien. Cela va faciliter mon argumentation. Tout tient dans cette phrase : les progrès de la science sont fonction des progrès de l’instrumentalisation. L’observation par exemple. Il a été plus facile de démontrer que la Terre tourne autour du Soleil après l’invention de la lunette astronomique par Galilée. L’instrument permet aussi de mesurer. Le plus courant des instruments de mesure est le thermomètre. Cela permet par exemple de réaliser des progrès en météorologie. Suivre la courbe des températures permet aussi d’émettre des hypothèses sur l’influence de l’homme sur le climat. On pourrait faire ici une liste avec des milliers d’exemples. »

– J’ai compris. C’est intéressant mais quel est le rapport avec notre sujet ? Le journalisme à ce que je sache n’est pas une science !

« N’allez pas trop vite en besogne. Passons de la science à l’art. Voyez les oeuvres de Michel-Ange. Le David d’abord. Pour réaliser une aussi grande statue, il lui a fallu sculpter ce bloc de marbre jour et nuit. Mais comment travailler de nuit à plus 4 mètres du sol sans éclairage ? Michel-Ange a dû inventer une sorte de casquette avec une bougie sur la visière. Sans cette petite invention ingénieuse, il aurait mis 8 ans au lieu de 4 pour finir son oeuvre.  Un progrès scientifique a permis un progrès artistique. Voyez aussi le plafond de la Chapelle Sixtine. La fresque est une technique particulière et extrêmement difficile. Il faut travailler vite, avant que la préparation ne sèche. Sur une petite surface plane, c’est plus facile. Mais sur une surface immense, irrégulière, en hauteur et à l’horizontal, c’est pratiquement impossible, et en tout cas, cela demande des efforts surhumains. Il a fallu là aussi inventer de nouvelles techniques et un nouveau mode de préparation. Sans cette recherche scientifique menée par Michel-Ange lui-même, il n’aurait jamais pu peindre le plafond de la Chapelle Sixtine. Le support a permis une avancée artistique. »

– L’invention de l’imprimerie a aussi provoqué une véritable révolution dont nous tirons encore aujourd’hui les bénéfices.

« Absolument. Plus récemment aussi avec le passage du disque vinyle au Compact Disc. Dans les années 60, la durée moyenne d’un 33 tours n’était que d’une trentaine de minutes. Dans les années 90, cette moyenne est passée à 50 minutes. Parce que le support permettait d’enregistrer plus de données. Cela a offert un plus grand espace d’expression aux musiciens. Il ne s’agit pas forcément d’un progrès qualitatif, mais encore une fois le support a changé les règles du jeu.

Argumentation par l’exemple

Et maintenant, passons de l’artistique au journalisme. Ecrire sur papier est une chose, écrire sur le web en est une autre. Ecrire sur le web, c’est même beaucoup plus intéressant et passionnant pour de multiples raisons. Relater un évènement ou expliquer une idée, ce n’est plus suffisant. Il faut susciter l’intérêt rapidement, poser des questions et démontrer par l’exemple. Et le premier exemple, c’est vous. »

– Si je vous suis bien, vous allez donc nous montrer l’exemple ?

« Absolument. Je dois être cohérent. Vous avez bien compris mon discours sur l’importance du support. J’ai décidé de supprimer la version papier de mon journal. Dès le mois prochain, il n’existera que la version web. L’iPad et les tablettes en général constituent le moyen de diffusion pratique et mobile dont nous avions besoin. Je vous donne un autre scoop, le nom de mon journal va changer. Pourquoi le changer ? POUR DEMONTRER quelle est ma philosophie. Aujourd’hui les distances ont été abolies grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (N.T.I.C.). Nous sommes les voisins de tout le monde. New York est dans la même rue que Chicago et dans le même quartier que San Francisco. Paris, Rome et Londres constituent un autre quartier. Le lieu central de l’information est devenu notre planète. Ce n’est plus New York. Le journal s’appellera désormais  « EARTH HERALD ».  Le journal va changer de nom et de support ! »

– Il s’agit donc de mettre en avant notre histoire. Derrière chaque idée, chaque société, chaque produit, il y a une femme, un homme, un visionnaire, un passionné. C’est en racontant cette histoire que l’on peut rendre unique sa communication. C’est une vision humaniste. Mais dans un environnement où prévalent les chiffres, le rendement et l’économie de marché, n’est-ce pas utopiste ?

« Vous savez, internet, on en parlait déjà en 1889. Jules Verne a imaginé le phonotéléphote ! Une sorte de téléphone complété par l’image. Je vous invite sur mon blog « le Francis Benett French Blog » pour en savoir plus. Le Monde et The Guardian estiment que les écrivains contemporains hésitent à parler d’internet dans leurs romans.  Cela signifie une chose : Jules Verne et d’autres grands auteurs du passé sont bien plus modernes que ces derniers ! »

Storytelling

– Je comprends votre raisonnement. C’est la même chose avec la Philosophie Moderne. On trouve déjà presque tout chez les philosophes grecs ! Ce n’est pas facile d’être original. Il y a toujours quelqu’un qui l’a dit avant vous.
Comment faire ?

« Vous devez raconter votre histoire. C’est pour cela que le blog est l’avenir de la communication écrite. C’est pour cela que des projets comme MoreThanWords.fr vont dans le bon sens. Le principe du bon rédacteur web n’est pas DITES (ou écrivez) ce que vous faites, mais FAITES ce que vous dites (ou écrivez). Appliquez cette méthode mon cher ami, et vous allez voir, vous allez susciter un énorme intérêt.

Ce n’est pas avec une plume qu’on écrit de notre temps, c’est avec un bistouri ! Chaque action dans la vie réelle est le résultat de pensées fugitives et successives, qu’il faut dénombrer avec soin, pour créer un être vivant !(1)

N’écrivez pas un article expliquant la nature et la portée de la méthode scientifique appliquée aux produits culturels. Cela serait ennuyeux et prétentieux. Le journaliste n’est pas un scientifique et son lectorat n’est pas l’audience d’un congrès sur les progrès de la science. Non, vous devez scénariser votre article de façon à ce qu’il soit l’illustration même de vos propos. Vous devez y introduire des personnages, décrire un lieu et transmettre votre amour des choses. Vous l’avez bien fait dans vos précédents articles à Bruxelles, à Lyon ou avec Clint Eastwood et Hercule Poirot. »

– Justement, en parlant de mes derniers articles, que pensez-vous du débat entre le livre et l’iPad ?

« Vous avez écrit que le livre ne veut pas mordre la poussière. Dans le futur, croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir, le livre deviendra un objet rare. Mais le livre ne disparaîtra pas. Il ne faut pas avoir peur de la nouveauté. Il faut savoir en tirer profit. Certains hommes de ce XXIe siècle vivent au milieu d’une féerie continuelle, sans avoir l’air de s’en douter. Blasés sur les merveilles, ils restent froids devant celles que le progrès leur apporte chaque jour. Tout leur semble naturel. S’ils la comparaient au passé, ils apprécieraient mieux notre civilisation, et ils se rendraient compte du chemin parcouru. Combien leur apparaîtraient plus admirables nos cités modernes. »(1)

Le contenu, c’est aussi les commentaires

– Avez-vous un dernier conseil pour les lecteurs et les auteurs de notre nouveau blog ?

« Une chose essentielle, le journaliste n’est plus le seul à décider du contenu d’un article et à orienter les opinions. Non, le contenu, c’est aussi celui des commentaires. Ils sont aussi importants que votre article. Parfois plus importants. C’est un principe du web, des articles et des blogs. On n’a jamais rien inventé qui soit plus démocratique que le web.

Je compte sur vous pour la rédaction de cet article. N’écrivez pas une thèse mais impliquez-vous dans l’idée. Sachez le rendre différent et inattendu. Je vous sens capable de faire cela.

Visitez mon blog. Je vais vous consacrer mon prochain article. Le titre est surprenant. Le contenu tout autant ! » Et n’oubliez jamais que de l’imagination naît le futur !

– Arrêtez-vous là Monsieur Francis Benett. Laissons nos lecteurs le découvrir par eux-mêmes en cliquant ici.

Le dessin de « Francis Benett sur les Champs-Elysées » a été conçu et réalisé par Romain Gregorio.

(1) : La visite du site de Francis Benett est INDISPENSABLE à la bonne compréhension de cet article.

 


Denis Gentile

Je suis un passant. Ici et maintenant, je suis un passant du web. Le Passant est celui qui va d'un lieu à l'autre, d'un sentiment à l'autre, il n'est jamais le même. Je passe d'une page à l'autre, d'un blog à l'autre, d'un message à l'autre. Et ces pages, ces blogs et ces messages, je les passe aux autres passants qui y passent à leur tour :) Plus prosaïquement, je suis un Community Manager, Blogueur & Rédacteur Web. Mais le rôle que je préfère, c'est celui de Digital Storyteller !

58 commentaires

Abdelhamid Niati · 11 juin 2014 à 19 h 06 min

excellent article Denis. Je pourrais argumenter des heures durant mas ce serait sans fin car il n’y a pas d’avis tranché selon moi, pas de réponse binaire, encore moins de choix vital à faire.

Gwenaelle Carré Guyot · 6 mars 2014 à 16 h 45 min

Hi!
Je pourrais commenter. Mais finalement non… 😉
Lu et approuvé (yes… -120car i’m twitter-ready)

paula · 15 décembre 2011 à 17 h 56 min

France-Soir fut une formule à succès, à une époque donnée, et demeurera par conséquent devant l’histoire et à jamais un des meilleurs témoins de ce que fut, de ce qu’était cette époque.

Tourner la page, d’autres l’ont fait, mais l’Histoire, on ne la refait pas donc il importe de consacrer l’énergie de quelques-uns à préserver l’essence de ce qu’avait porté et apporté FS. Ils ne sont pas si nombreux, les grands journaux populaires, à rendre l’âme : lorsque cela arrive, il leur reste, couverts de poussière ou d’usure, la plupart des outils de leur splendeur, moins ceux qui font la splendeur de leurs successeurs.

Antonio · 24 novembre 2011 à 8 h 07 min

Enlevez le journal papier et adieu cette part de plaisir dans l’achat de la presse. Oui, on parle plutôt de lecture de la presse. Ben non, moi je vous parle achat.
Comme il va me manquer le kiosque, le moment de marche jusqu’au café avec le journal plié sous le bras, voir que le mec assis en face lit le Figaro et que j’en ouvre encore plus fièrement mon Libé, comme une affirmation de moi, et sans le dire mais tellement penser « je t’emmerde ».

Ma presse en web, j’en veux pas, l’avis des autres, quand je m’informe, ça m’emmerde terriblement. Il y a a toujours un pour vouloir faire encore plus malin que nos pov journalistes, ils sont même capables de se dégueuler des comm entre eux, en tout anonymat en plus. Y aussi les Figarokystes qui iront cracher du sale comm sur les Libérationnaires. Et vice-versa. Bravo pour un beau bordel annoncé. Ouais, ça sera du blog, plus de la presse.

Je vois pas remplacer mon paper par une tablette. En plus, j’ai pas de tablette. Et quand j’en aurai une, ya bien un p’tit con qui va passer me l’arracher des main à toute vitesse pendant que je serai assis devant mon ptit café ! Et plutôt que de m’emmerder à lire sur une tablette, je crois bien que si le support papier fout le camp, je vais préférer écouter les infos à la radio avec mes p’tites oreillettes, en espérant que tous les journalistes foutent pas le camp sur le web.

J’ai pas bu mon café. désolé. Bises

    Denis Gentile · 24 novembre 2011 à 10 h 44 min

    Bonjour Antonio, je comprends vos arguments. D’ailleurs vous rejoignez Philippe de Casabianca qui ,sur ce même blog, défend la presse papier : Blog de presse: faut-il occire l’oxymore?
    Je vous donne aussi rendez-vous lundi prochain avec un article sur les défenseurs (le 28 novembre 2011) du support papier.

etienne · 7 novembre 2011 à 14 h 25 min

Bien !. Intéressant. Ai été bluffé.

Par contre, problème d’accès au site de Francis Benett.

Merlin 75 · 22 octobre 2011 à 15 h 43 min

Juste une petite remarque.
C’est drôle dans un article qui parle de la langue française, de faire la confusion entre « instrumentation » et « instrumentalisation » 🙂
A part cela je suis totalement d’accord avec l’auteur !

Denis · 4 mai 2011 à 14 h 28 min

Voir l’article sur 20 minutes : «Je ne crois pas que la presse soit morte» http://goo.gl/kfVjg
David André a enquêté sur l’état de la presse écrite et les perspectives des sites d’information dans «La presse au pied du net», mardi soir à 22h35 sur Canal+. 20Minutes l’a interrogé sur les résultats de cette enquête…
Une opinion intéressante qui vient rejoindre notre série d’articles sur NetZ.

Philippe de Casabianca · 14 avril 2011 à 9 h 19 min

A André

Un communiqué de presse et un article de presse, ce n’est tout de même pas la même chose. Je ne crois pas que ce soit le caractère naturel qui fasse la différence entre les deux. Le communiqué de presse est là pour présenter le point de vue de l’émetteur alors que l’article est là pour aider le lecteur à se faire son point de vue…

Alors oui, le blog n’est pas limité par l’espace papier mais il l’est à mon sens par l’espace temps= on s’use plus les yeux devant un écran même si on connait des accros à la chose!

Christian Pujol · 13 avril 2011 à 23 h 24 min

La presse écrite en consultation sur Internet. Pourquoi pas, j’y crois.
Toutefois, je pense qu’il y a un danger. Le danger d’une prolifération de « journalistes », puisque tout le monde pourra écrire, avoir son propre journal.
Bien que je sois reconnu pigiste en presse territoriale et que je l’étais presse magazine, jusqu’à la fin d’activité du magazine, pour lequel j’effectuais des piges, je ne suis pas reconnu comme tel en presse quotidienne.
Je suis entré dans le journalisme par la petite porte, il y a près de 10 ans, en qualité de correspondant local de presse et si j’écris aujourd’hui des articles plus importants, je ne suis toujours pas reconnu.
Je pense que les journalistes doivent se bouger un peu plus, pardon d’être si direct. Ce n’est pas une fois que le cheval se sera sauvé qu’il faudra fermer l’écurie.
Tout le monde le sait, la presse quotidienne préfère recruter des correspondants, plutôt que des journalistes, pour une question de coût. Des correspondants mal payés et des profits pour le journal. C’est donc le beurre et l’argent du beurre.
Au risque de surprendre la majorité d’entre vous, il m’arrive de défendre le métier de journaliste auprès de ma rédaction ! Autant se mettre une balle dans le pied direz-vous. Peut-être ! Ce qui me déçoit, c’est le soutien que je constate dans la profession. Il est au niveau zéro. Les journalistes en poste, se fichent royalement de ceux qui sont sur le trottoir à attendre qu’une rédaction leur ouvre la porte. Au quotidien pour lequel je pige, PDG et rédactrice en chef, ne défendent pas leurs confrères et consœurs en rupture de travail. On ferme les yeux et on recherche des CLP. On propose éventuellement aux professionnels qui le souhaitent de travailler au rabais.
Si j’ai accepté ce travail un jour, c’est que moi aussi, j’étais à la rue en recherche de travail. J’ai répondu à une annonce et sur la dizaine de postulants, j’ai eu la chance d’être retenu, il n’y avait qu’une place. Laisser ma place à un journaliste aujourd’hui ne changerait rien pour lui, il deviendrait une sous catégorie, une quantité négligeable au même niveau que tous les autres CLP. Et s’il venait à accepter un revenu au rabais, tout le monde sait que si l’on accepte une fois, on accepte pour toujours.
Alors, la presse sur internet, oui, mais placez les protections aux bons endroits, avant que le mal soit fait, il en est encore temps, je pense. Ne laissez pas un fruit abîmé, pourrir le reste de la branche puis l’arbre. Ne réfléchissez pas trop longtemps aux solutions à trouver. Vous savez aussi bien que moi qu’en France, on réfléchi beaucoup avant d’agir et lorsque l’on se réveil, c’est trop tard.
Cordialement
Christian

Rémy LASSERRE · 2 avril 2011 à 17 h 50 min

Bonjour,
Le blog ne remplacera jamais la presse écrite, de même que le livre ne sera jamais remplacé par la tablette.

En effet, comme tout sur cette Terre, ils sont complémentaires…

Cordialement,

Rémy LASSERRE.

Sébastien · 28 mars 2011 à 15 h 21 min

Je trouve que cet article positionne clairement le blog comme une vraie alternative à la presse traditionnelle. Cela fait plaisir à lire ! et il y a beaucoup de bon sens dans les propos de Francis Benett : « Faire ce que l’on dit » par exemple est une véritable clé de succès pour un blog, j’en suis persuadé. En résumé, un article truffé de bons conseils pour le jeune blogueur que je suis ! Merci encore.

Delphine · 28 mars 2011 à 14 h 14 min

Bravo Denis pour cet article très intéressant. En effet, il faut être plus imaginatif pour « capter » les lecteurs sur Internet. Je pense également comme certains l’ont dit ici que le papier et le web sont complémentaires.
Au plaisir de vous lire.
Delphine

Sophie · 28 mars 2011 à 14 h 13 min

Quel ravissement de découvrir votre blog, la pertinence de vos propos ! Les grands moments sont rares et aujourd’hui en est un. Bravo à Denis et à Francis de nous avoir exprimé avec tant de fraicheur et en même temps une inspiration parfois déroutante vos approches et perspectives. Reste que pour être connecté il faut avoir accès à l’électricité et avoir un équipement de liaison, ce qui n’est pas encore le cas pour tous les habitants de la planète. C’est absolument vrai que les frontières de l’espace et du temps se déplacent, ce qui nécessite une adaptation considérable. Il sera sans nul doute prudent de garder à l’esprit que l’outil ne servira l’homme que dans la mesure où il développera simultanément l’empathie, la partage, la générosité et tant d’autres qualités : servir en humilité pour grandir en humanité.

Sophie

Francis Benett · 28 mars 2011 à 10 h 42 min

Quand la réalité rejoint le fiction ! Je vous invite à lire l’article suivant : les 10 tweets d’un patron de presse américain pour transformer les journaux !!

http://benoitraphael.com/2011/03/28/les-10-tweets-dun-patron-de-presse-pour-transformer-les-journaux/

Merci à Benoît Raphaël, excellent blog. A lire aussi sur le même thème : http://benoitraphael.com/2011/03/18/le-new-york-times-devoile-son-mur-payant-trop-complique/

Francis Benett

Eric · 28 mars 2011 à 7 h 46 min

Ce qui se voit le plus dans cet espace, c’est la présence d’humains qui parlent d’autres humains pour d’autres humains

Booking Tables · 27 mars 2011 à 20 h 08 min

Une vérité absolue sur le support papier qui supporte nos livres depuis des millénaires, est qu’il reste pour l’instant pratiquement « éternel » au contraire du support numérique.

Les deux supports numérique et papier sont donc complémentaires.

C’est la raison pour laquelle leur richesse commune perdureront durant des milliards d’années lumières!…

Armand Atonga · 27 mars 2011 à 16 h 46 min

Un article enrichissant qui nous apprend à ne pas craindre les nouvelles technologies ; ainsi que ses bons et mauvais côtés : un texte composé de formes et images représentant une expression, même sans le comprendre est lisible et compréhensible, quel qu’en soit le support ; dont, l’Homme en conserve la maîtrise.

Armand Atonga

Catherine Restegue · 27 mars 2011 à 14 h 08 min

Le lecteur a quitté son statut de simple « cible », de réceptacle. Il a investi son pouvoir et son droit d’expression. Co-acteur des actualités, il donne une raisonnance de la Presse Professionnelle. Le blog se fait le vecteur de la mondialisation de l’information interactive. Le blog comme « l’avenir de la Presse écrite » ne doit pas se comprendre comme une substitution, une transgression mais une évolution des contingences de terrain : le journaliste professionnel agira au cœur d’une triangulation
– le « théâtre des actions »
– l’interprétation et la communication citoyenne agissante simultanée
– le lecteur participatif et commentateur.
La Presse écrite fonctionne avec les nouvelles règles de la genèse de l’information et du lectorat. C’est de l’Information que le blog est l’avenir: dans sa forme, son fond, car elle s’affranchie des frontières sociales, politiques, religieuses, géographiques… et renaît collaborative et ouverte.
Nous entrons de plein pied dans la notion et le questionnement du sens « citoyen du monde ».
Le blog met à jour le cheminement de la mondialisation de la Pensée individuelle, de la Démocratie intellectuelle. car en effet il s’agit bien d’une affirmation du moi sur des sujets d’intérêts collectifs. Laissant libre cours aussi aux divergences.
En ce sens, nous renouons -peut-être- avec la mondialisation du Siècle des Lumières où le progrès scientifique avait même valeur pour toutes les nations, sans distinction de philosophie, de culture, de religion…
Le « Blogeur-lecteur » et le « Lecteur-blogeur » dotent aujourd’hui la Presse de nouvelles fonctionnalités : notamment celle d’orchestrer et fédérer dans une certaine cohésion tous ces élans d’Expression croisés sur la Toile du Monde concomitamment à l’Action, l’Evènement dans le Monde, quelle que soit la scène (politique, sociale, scientifique, échologique…).
La Presse écrite est alors plus que jamais investie dans son rôle de « souteneur des consciences ».

Enfin, de la disparition du livre…:
Pourrait-on imaginer, accepter un seul instant l’éventualité qu’un acte de guerre, un acte terroriste anéantisse les satellites de transmission d’un pays et paralyse « sa Pensée »?
Le livre est la « Résistance Matérielle » de la Liberté d’Expression et de Pensée.
Il doit à ce titre être préserver dans sa légitimité face à l’Histoire. Il consacre à tout jamais le pouvoir de protéger même clandestinement le patrimoine culturel et intellectuel des peuples.
« Il leur interdit de pratiquer les prêts à gros intérêts. Il fit des autodafés de leurs livres sacrés et les contraignit à porter sur leur vêtement, en signe distinctif, une « rouelle » de couleur jaune ». Pierre MIQUEL / dans Histoire de la France.

« Il y a une règle sûre pour juger les livres comme les hommes, sans les connaître : il suffit de savoir par qui ils sont aimés et par qui ils sont haïs ». Joseph De MAISTRE / dans Les soirées de Saint Saint-Pétersbourg.

Deux livres me semblent bien à propos :
Voltaire = Candide / « l’autodafé »;
Amélie Nothomb = Les combustibles.

L’Histoire hante l’inconscient collectif. Même dans la littérature la disparition et la destruction des livres sont envisagées dans des situations dramatiques.
Les livres sont le dernier « bastillon » de la connaissance face à la mortalité de l’Homme.

Booking Tables · 25 mars 2011 à 20 h 40 min

Bonjour à toutes et à tous!

Je suis enthousiasmé de lire le commentaire de Philippe de Casabianca sur l’épopée du « Blog »!

Vous évoquiez le travail de la Presse, certes, mais par expérience, dites-moi si je me trompe, lorsqu’un journaliste propose à une Société (par exemple) de lui présenter un communiqué de presse décrivant l’activité de cette Société, systématiquement l’article publié au final sera « tronqué » (raccourci)…

Vous saisissez là où je veux en venir Philippe! (humour)

Le Blog permet justement d’épiloguer plus naturellement et plus en profondeur que ne le ferait un journaliste sur un thème ou un sujet bien bien précis.

Bien évidemment, le support papier (presse) est limité par l’espace, et PAS LE BLOG! Youpi!!

LONGUE VIE AU BLOG !!!

Enfin, cette opinion n’engage que moi ici.

Cordialement,

André DI CHIARA
Booking Tables

Philippe de Casabianca · 25 mars 2011 à 8 h 46 min

Sans vouloir doucher l’enthousiasme et le politiquement correct de bien des commentaires, je voudrais appeler quelques remarques à froid:

– Nous reconnaissons tous que Denis a un talent de conteur. C’est un metteur en scène et tous les journalistes devraient avoir cette capacité. Les blogs n’ont pas créé cette nécessité.

– Dire que le blog est l’avenir de la presse s’inscrit dans une forme de pensée unique du moment. Des commentaires, qui contribuent à la vie du blog, j’attendrai autre chose que le ‘comme c’est vrai’… Denis a pris le temps de faire un vrai travail, pourquoi pas nous?

– Un blog n’est pas en soi un site de presse. Un journaliste doit être capable de citer des faits, de les éclairer avec sa raison et son émotion (j’insiste sur ce dernier point) pour ensuite laisser au lecteur le soin de se faire son opinion. En bref, le lecteur, doit pouvoir opérer le même processus de rationalisation de ce qu’il voit. Le blog, même s’il est très stimulant (j’y contribue pas pour rien) correspond à un autre exercice, davantage basé sur l’échange et la confrontation, ce qui a ses mérites, mais ce qui a une autre éthique, d’où sa richesse indéniable.

– Dans la presse, il s’agit de transformer l’info en savoir. Alors, oui, le blog est excellent pour disséminer l’info…Mais pour la transformer en savoir, c’est autre chose. Cela suppose comme je le disais du recul et de l’assimilation, autre chose que le ping pong de l’instantané…

Catherine · 24 mars 2011 à 13 h 07 min

Cet article me rappelle…. l’explication finale du meurtre, en fin de livre, au moment où tous les suspects sont réunis dans le salon pour écouter Hercule Poirot – encore lui – faire parler ses petites cellules grises. André a raison, la mise en scène est splendide.

Bien sûr le web – en tant que support – a évolué, depuis les premiers sites, et même les premiers blogs, depuis cette époque où il importait surtout et principalement d’être présent « sur la toile ».
Dans l’ensemble, il me semble que les sites, les blogs commencent à trouver du contenu, dans l’ensemble encore une fois (car les situations sont contrastées) j’ai plaisir à constater que, de plus en plus, on apporte aux contenus un soin croissant, ils prennent consistance. Les blogs, User Generated Contents par essence, n’y échappent pas (certes, pas TOUS les blogs). La qualité d’un article amorce un cercle vertueux : à la suite d’un article de qualité, chacun s’efforce de soigner son commentaire. La résultante de ces efforts, indiscutablement, c’est la qualité.

Donc, la qualité est là, le travail : ciseler son propos, l’étayer, l’exemplariser. Ajoutons à cela
la dimension supplémentaire par rapport à la presse écrite qu’est l’échange : oui, le blog est certainement l’avenir de la presse écrite.

Attention, ces propos ne sont pas politiquement corrects.

André · 24 mars 2011 à 9 h 04 min

Bonjour Denis!

Quel extraordinaire épisode mis en scène avec Francis Benett!

Tous les meilleurs ingrédients sont réunis dans cette remarquable « formule artistique » ! Bravo Denis!

Voici mon ressenti au sujet de ton interview avec Francis Benett qui m’a le plus marqué.

Francis Benett a fait un rapprochement judicieux saupoudré d’un zest d’humour, entre Jules Vernes et les écrivains contemporains.
L’invention de Jules Vernes dont a fait référence Francis Benett, « Le phonotelephote », caricature à la perfection l’idée générale de notre capacité collective à évoluer vers les nouvelles technologies de demain.

L’iPad est déjà un des nombreux signes précurseurs, annonciateurs d’une refonte de nos habitudes et de nos modèles de consommation, dans le but d’aller encore et toujours plus loin…

A l’image de Christophe Colomb porté par sa magnifique Caravelle vers les Amériques, le Nouveau Monde du Web nous transcende, nous porte là où aucun livre n’aurait jamais pu nous conduire…

Amicalement,

PS: Dire que Christophe Colomb a jeté ses écrits adressés au Roi d’Espagne dans l’Atlantique, scellés à la cire dans un tonneau, de crainte de ne plus jamais revenir en Europe!

VIVE LE WEB !

André

Nathalie · 24 mars 2011 à 4 h 18 min

Bonjour,
J’ai trouvé intéressant cette rencontre avec francis BENETT – et le thème – Le blog est l’avenir de la presse écrite ? !
Le mot blog par définition signifie journal de bord , privé …ou personnalisé , et déborde un peu concernant la presse web (forcément datée)
Je pense qu’il faut conserver la presse papier, ce qui ne gêne nullement le développement de la presse web, son interactivité et l’instantanéité qui va avec, bien qu’elle ai toujours existé ( je fais référence aux courriers des lecteurs…)Je reste encore très attachée au rapport d’intimité propre à un morceau de papier griffonné que l’on peut à sa guise emporter, cacher , plier en petit morceau dans sa poche et déplier lire ou écrire n’importe où même couché ! qu’en pensez-vous ? de cette perte là ?
Ecrire sur le net demande une adaptation des blogueurs , bonne note pour vous Denis ( dans ce blog, des articles en plusieurs parties , police de 13 ? ) car beaucoup d’internautes sont freinés dans leur lecture par un Design trop dense et des textes ramassés dont la police de caractère ne dépasse pas 11 à 12 maximum dans bien des mag du web.
J’espère que ce n’est pas une volonté de cacher le contenu, peut-être un peu inconsistant ,édulcoré ou peu original ?

Louis · 24 mars 2011 à 1 h 11 min

Super article !
Certes, le blog est « l’avenir de la presse écrite ». Mais ayons les idées plus larges : il ne pourra jamais remplacer un organe de presse. Simplement par le fait qu’un blog reste une passion et non un « travail ». Le métier de journalisme est à plein temps.
Néanmoins, je pense que la solution de MediaPart reste la meilleure : un journal sur le web uniquement, n’aillant pour sponsor que les abonnés, avec en prime une partie collaborative. Mais soyons honnête, le blog reste un « à côté ».

Au final, l’avenir de la preese écrite est peut-être la collaboration…

Louis

solange · 23 mars 2011 à 21 h 39 min

Bonjour,

Merci de nous avoir fait découvrir, grâce à cette interview que vous nous rapportez, Francis BENETT, que, à ma grande honte, je ne connaissais pas.

Bien sûr, le support WEB prend et prendra de plus en plus d’importance dans notre vie quotidienne, y compris dans le domaine de l’information et de la transmission des écrits, au point qe je ne vois pas, à terme, de quelle manière le support papier pourra lutter contre cette évolution.

Chose à laquelle j’ai encore du mal à me résoudre, en considération des avantages, mais aussi des dangers, liés à la communication par internet.

Car on sait bien la portée et l’écho de chaque mot mal calculé, chaque info erronée diffusés sur le web, en comparaison de l’effet qu’ils auraient produit s’ils avaient été couchés sur le papier. Effets d’autant plus dévastateurs que nous n’avons pas le droit à l’oubli sur internet, qu’il s’agisse des mots que nous écrivons, ou de ceux qui parlent de nous.

Ce n’est pas moi qui l’ai dit, s’il ne faut pas avoir peur du progrès – et c’est un progrès puisqu’il met à la portée de presque tous les infos que l’on souhaite, et qu’il permet même à des enfants de retrouver le goût de la lecture, plus ludique sur un écran -, « le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mise dans les mains d’un psychopathe ».

Alors, oui, bien sûr, le web est l’avenir du papier, le blog celui de la presse écrite.

Mais il faudra être encore plus vigilants.

Car ce ne sont pas les discussions en cours afin de nous garantir le droit à l’oubli sur internet ou l’émergence des « curators » qui suffiront comme garde-fous.

Solange

Senses Makers · 23 mars 2011 à 19 h 26 min

Merci Denis,
Je crois que cet article est à conseiller dans toutes les agences de communication, particulièrement aux rédacteurs, dont le travail est de raconter, narrer, mettre en scène, partager, transmettre… bref, donner envie de lire. Et si on sait y faire, ajouter une pointe de finesse, de poésie, de rêve, ne peut pas nuire aux propos.
Encore merci, je le diffuse de suite.
Cordialement,
Cédric

Cécile Courtais · 23 mars 2011 à 16 h 13 min

Bravo Denis, encore une excellente démonstration ! C’est pourquoi j’ajoute ce petit commentaire 😉
Au plaisir de vous lire.

Stéphane · 23 mars 2011 à 15 h 41 min

Bravo Denis, très intéressant et surtout très bien formulé cet article.
C’est ce que dis Myriam plus haut dans son commentaire.
A travers lui, je perçois une rencontre très riche, voilà ce qui fait grandir les personnes les rencontres.

Bonne continuation.

Bien cordialement

Philippe de Casabianca · 23 mars 2011 à 14 h 17 min

Un entretien très dense assurément, une forme de vrai voyageur dans le sens où un voyageur part sans espoir de retour contrairement aux touristes. Denis Gentile serait il ce vrai voyageur? C’est possible, mais à lui de répondre, vous en conviendrez…

Plusieurs échos vont et viennent. Faut il que j’y revienne?

Notre ami Benett nous cite l’influence du support sur la créativité. Oui, cela me parait bien senti: l’acquisition de connaissances sur la perspective, la possibilité d’avoir un grand public grâce à l’imprimerie voire internet, tout cela modifie le rapport de l’artiste à l’oeuvre et les journalistes ne devraient pas avoir peur d’en être. Pas peur, mais ne pas s’y cantonner. Ils ne sont pas les seuls à être artiste, à véhiculer l’info à leur sauce, ce qui est leur vérité, pas forcément leur vérité.

Et c’est là que je diverge de l’ami Benett: un Earth Herald? Au secours((((

Vive donc Big Brother!!! C’est là que je trouve la démonstration inquiétante. Pas totalement fausse cependant: les NTIC rapetissent le monde, mais est ce pour le meilleur? Est ce une fatalité? Ce rétrécissement du monde grâce aux NTIC conduit il vraiment à davantage de proximité entre les hommes? On n’a jamais eu autant de NTIC et pourtant on n’a jamais eu autant de mal à communiquer avec nos voisins.

Pourquoi est-ce précisément maintenant que l’événement « immeubles en fête » pour rapprocher les voisins es- il créé? Cherchez l’erreur…

Le livre deviendra rare? Possible… Mais pas encore démontré… Le livre, lui , ne craint pas le bug….seulement les souris….

Jean-Charles · 23 mars 2011 à 14 h 01 min

Comme dans toute expérience humaine, il faut du temps pour pouvoir apprécier les choses. Le web, les NTIC, sont un tremplin considérable pour diversifier la presse écrite qui, je l’espère, ne pourra faire l’économie du support matériel qu’est le papier. Il se développe sur le web autant une presse écrite de qualité qu’une de mauvaise. Pour qui recherche une certaine presse de qualité, Médiapart ou Slate par exemple, sont des médias écrits par d’anciens journalistes du journal « Le Monde ».
Mais nos sociétés ne sont pas à l’abri d’éventuels cataclysmes qui pourraient endommager ou réduire à néant les systèmes de protection des bases de données, si sophistiqués soient-ils. Certaines études tendent à démontrer que les CD-ROM, au-delà de trois décennies, ne peuvent plus restituer des informations qui y sont stockées. Force est de constater qu’aujourd’hui on n’a pas suffisamment de recul pour évaluer les tenants et les aboutissants du web, d’où l’intérêt de préserver le support papier.
Jean-Charles
http://www.conseilcotedazur.com/

Luisetti · 23 mars 2011 à 12 h 40 min

Merci Denis de m’inviter à contribuer sur ce blog.

Le blog est il l’avenir des marques ?

Relater un évènement ou expliquer une idée, ce n’est plus suffisant… en effet, il faut transmettre l’expérience, le vécu.

On parle alors de communication expérientielle, c’est à dire écrire en faisant partager son expérience à ses lecteurs.

Dans le « brand content » pour la communication des marques c’est pareil, car le brand content commence quand la marque ne parle plus de son produit, mais transmet un contenu vivant, un contexte expérientel.

Ainsi, les marques ne véhiculent plus des messages mais des contenus informatifs, divertissants co-produit par les clients eux mêmes, renforçant ainsi la confiance et la crédibilité de la marque.

C’est Michelin qui l’a compris avec son fameux guide, puis également aujourd’hui le carnet de VOyage de Louis Vuitton City Guide, présentant des expériences de 30 villes d’Europe.

Le contenu, c’est donner quelque chose, et non seulement l’inciter à l’achat, basé sur une logique d’échange don/contre don, dans laquelle les marques cherchent à s’intégrer efficacement.

Les marques deviennent alors des maisons d’édition, galerie d’art et documentariste, pour transmettre des émotions.

Alors en effet, Denis, on peut se demander, si les marques sont elles vraiment capable de faire du vrai contenu et de rivaliser avec les éditeurs éditoriaux, s’ils elles ont légitimité à produire du contenu, ou à le coproduire avec des blogueurs. Et surtout, si un blogueur influenceur peut se faire rémunérer par une marque pour le faire.

Plein de questions que nous avons débattu lors des dernières réunions du Lyon Network Business Center.

Lucie · 22 mars 2011 à 16 h 45 min

On reconnaît bien un travail de fond et de forme proche du naturalisme de Zola en son temps. Manier les mots avec un style romanesque c’est ce que l’on aime chez Denis! On apprécie sa vision du journalisme, sa rédaction façon blog inattendue. Je pensais trouver un article barbant qui expliquait les règles à suivre pour tenir un blog. Une fois de plus il nous a étonné. Je vais cependant réagir au commentaire de Myriam me précédant. La presse papier n’est pas morte, la preuve, puisqu’elle imprime vos supports pour sa pause déjeuner. Alors, fini Le Monde, Le 20minutes? Et bonjour l’impression des blogs et article qui nous informent, nous plaisent et qui ont la faculté d’être choisis personnellement…

Myriam · 22 mars 2011 à 15 h 59 min

Vous allez rire…. ou pas ! j’ai adoré votre article, ou devrais-je dire ROMAN ? j’y étais plongée en visualisant les 2 personnages en train d’échanger au travers d’un dialogue très intéressant. Mais vous savez quoi ? j’ai imprimé l’article pour le lire tranquillement pendant ma pause déjeuner, mes yeux étant déjà mis à rude épreuve toute la journée pour l’exercice de mon métier. Ma conclusion serait donc, que le web est un formidable outil de rassemblement humain, démocratique, ou les échanges peuvent être aussi riches, que parfois déplaisants, mais ce qui compte, c’est bien l’échange. On pourrait presque affirmer que, de la même manière que nous sommes tous citoyens de la terre, nous sommes devenus citoyens du web. Dans ce sens, oui, je n’ai pas peur du progrès, tant qu’il est utile et utilisé de manière constructive. Je m’oppose davantage au progrès destructeur, car il peut l’être et nous le constatons tous les jours, ainsi qu’au progrès inutile, juste là à alimenter notre société de consommation et à créer des pseudo-besoins qui n’en sont pas. En matière de communication, le web rassemble, nous sommes donc tous journalistes, et la preuve est que notre avis est aussi important (tout est dans le mot communication, échange) ; j’avoue quand même aimer mes livres, j’y tiens, et leur rareté contribuera au fait que je vais en prendre encore plus soin – toutefois, en ce qui concerne la presse écrite, se « servir » à volonté sur le web, est bien pratique et rapide, alors que j’assimilerais la lecture d’un livre à un plaisir solitaire et égoïste.
Bonne fin de journée

Patricia · 22 mars 2011 à 15 h 19 min

J’entends (ou devrais-je dire je lis) que vous introduisez du vivant dans la presse ? Quelle bonne idée. A mes yeux, seul l’animateur caché à l’intérieur du journaliste compte – oui, je joue sur les mots, bien sûr qu’il conte comme s’il était bien enraciné sous l’arbre à palabres, animé par son âme. Si je comprends bien, que son arbre se trouve au milieu d’une cour ou branché sur un secteur, le nouveau journaliste a cessé de savoir et d’expliquer. J’aime l’idée que son rôle soit devenu celui d’éveiller et de faire en sorte que les autres aient envie de s’impliquer à leur tour. Je ne sais pas si tout ceci est réellement nouveau, mais il semble que le métier prenne un tournant et appelle de nouveaux talents. Je vous souhaite un bon anniversaire Denis !

valérie · 22 mars 2011 à 14 h 09 min

Article intéressant, débat intéressant, le livre une denrée rare…ça me ramène à un livre justement lu il y a peu de temps  » La Ballade de Lila K »…dans lequel, dans le futur les livres sont conservés comme des reliques, les journaux passés au scan pour pouvoir être consultés, et les personnes sont munies de gants pour tourner les pages…

En pensant aux arbres je n’achète plus de magazines, je les feuillette éventuellement en ligne…je lis beaucoup d’articles sur internet en effet, même si je continue à adorer lire mon bouquin dans mon lit…
J’ai peut être un peu dévié là…
merci Denis !

Béatrice · 21 mars 2011 à 22 h 37 min

La vision de Denis n’est pas futuriste, elle est d’une actualité phénoménale, d’un réalisme absolu, le livre est sans doute devenu la version luxueuse et tactile (mais oui, vous avez bien lu) de l’information. Aujourd’hui quasiment toute l’info circule virtuellement : l’annonce d’une naissance, les invitations festives, les candidatures à l’emploi, la vente de son vélo, les photos de vacances … (la liste pourrait s’allonger mais ce serait inconfortable à lire !!!). On finit par utiliser le support papier dans des circonstances bien précises : lire un roman confortablement installé dans son lit, feuilleter un magazine à la terrasse d’un café, savourer l’odeur des pages d’un papier glacé sur l’art et la déco … c’est tactile, c’est sensitif ! Mais, faites le compte, la majorité des informations que vous assimilez quotidiennement, c’est au travers des pixels que vous la recevez.
Je peux vraiment dire que j’ai beaucoup apprécié le contenu de cet article, que je me surprends à lire en oubliant que le support est mon écran.
En passant, j’aimerais recevoir des avis : beaucoup de personnes me disent qu’elles ne voient pas les fautes à l’écran, mais que, dès que la page est imprimée, la faute leur saute aux yeux. Pensez-vous que l’informatique fasse « écran » (osons le jeu de mots) et empêche d’avoir une vision concrète du contenu ?
Profitez également de faire un tour sur le blog de Francis Benett, très intéressant, où Denis peut être fier des propos tenus à son sujet !

Marie-Claire · 21 mars 2011 à 20 h 01 min

Qu’il est agréable de lire cette analyse un peu avant-gardiste. Je crains qu’elle n’agite de quelques tremblements les acteurs de la presse écrite qui pourraient la lire, mais à moi elle me fait du bien.

J’aime beaucoup cette idée d’interactivité autour de l’information autrefois cloisonnée, quasiment vénérée comme seule vérité et n’autorisant pas le débat.
Ceci dit, le débat sans modération peut vite virer au pugilat…. Sur des supports tels que « Rue 89 » j’ai participé et lus des débats virulents, chez Korben, à propos de sa « non participation » au dîner des blogueurs, ce fût également chaud. Dans ces cas je regrette le manque, pour ne pas dire l’absence, de modération.
Je n’achète quasiment pas de presse papier, je me tiens au courant de l’info en ligne parce-que je me sens moins manipulée et enfin libre de donner mon opinion… mais la note est parfois salée.
Quand l’espace des com ressemble à un ring de boxe je zappe.

Oh, je suis tout à fait d’accord avec ceci « le livre deviendra un objet rare. Mais le livre ne disparaîtra pas. Il ne faut pas avoir peur de la nouveauté. Il faut savoir en tirer profit. » mais combien l’ont compris ?

hedi rouweida · 21 mars 2011 à 18 h 32 min

Superbe article Denis, comme d’habitude, dans la modernité et l’originalité, et comme dit Abdelhamid « à ton image ». Continue !

estaran · 21 mars 2011 à 15 h 32 min

Qui cherche trouve!!! Tous les supports sont bon pour transmettre des informations ou des enseignements
Internet est un support qui permet à une information de circuler dans les quatre coins du monde à la vitesse de la lumière.
Qui cherche à être éclairé ne manquera pas de l’être, de lumière et de compréhension ce dont l’humanité a grandement besoin sont disponibles et découvrir les mystères de la création, le fondement de notre existence.
http://www.scribd.com/estaran

Philippe J. · 21 mars 2011 à 11 h 55 min

Entretien intéressant qui peut se résumer à l’expression bien connue :
« Il faut vivre avec son temps. ».

Même Internet, dans son ensemble, à changé de support !

Nous sommes passé d’un Internet accessible depuis un ordinateur fixe, filaire et encombrant (rappelez vous les ordinateurs des années 1970-80) à un Internet accessible depuis le métro, le supermarché ou la voiture grâce aux smartphones (utiliser son smartphone en conduisant est dangereux pour vous et les autres usagers de la route !), GPS et autres ordinateurs miniatures… mais aussi grâce à la révolution des ondes (la 3G, le WiFi, etc.) qui nous permet de rester connecté partout et tout le temps ! Ou pas !

Abdelhamid · 21 mars 2011 à 9 h 59 min

Une belle rencontre, riche en conseil. A votre image Denis.

Merci

Yohan · 21 mars 2011 à 9 h 10 min

« Sachez le rendre différent et inattendu. je vous sens capable… »
Francis Benett fait partie de ces personnes, au même titre que notre agence, qui ont vu juste.
Denis est un Expert.
J’aime le livre papier, mais je lis sur le WEB depuis notre rencontre.

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