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Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? (Part II)

Suite de l’article « Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? », lire la première partie : « Le blogueur et la fascination du lieu »

Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne !

Frank Zöllner est un historien d’art allemand et professeur à l’université de Leipzig. Voici ce qu’il a écrit dans l’avant-propos de l’Œuvre complet de Michelangelo.

J’ouvre le livre situé à ma droite et je recopie fidèlement ses mots :

«… Michel-Ange dut son ascension rapide au rang de premier artiste d’Italie à la fois à son talent et à son excellent tissu de relations sociales;

– que son succès fulgurant lui permis très tôt de traiter pratiquement d’égal à égal avec ses commanditaires;

– que son statut tout à fait exceptionnel le prédestina à devenir le prototype de l’artiste d’expression moderne qui put se prendre lui-même pour sujet de son art et ce à un degré inconnu avant lui

– que son indépendance le plaça dans une position qui lui permit de faire presque à sa guise des entorses aux conventions iconographiques, et même au principe d’imitation de la nature qui venait de s’imposer dans l’art;

– enfin que Michel-Ange put ainsi conférer à ses œuvres une multiplicité de plans sémantiques et une autonomie esthétique qui allaient couler de source après lui, mais qui était sans précédent à son époque

Relisez ce texte, une fois, deux fois, autant de fois que nécessaire. Puis reprenez le cours de cet article. Ou bien, arrêtez-vous là, vous avez lu l’essentiel, le reste est superflu.

J’ai mis en caractère gras, les points qui correspondent au descriptif du blogueur.

Voici donc notre syllogisme :

Michel-Ange est un artiste (le plus grand)
Les caractéristiques du blogueur sont les caractéristiques de Michel-Ange
Le blogueur est donc un artiste !

Mon syllogisme est-il bien présenté ? Je compte sur mes copains de fac et profs de philo, Xavier Bodinaud et Pascal Jacob (cours-philosophie.fr le cours par internet de Pascal Jacob), pour me corriger… sans complaisance ! (1)

Face à l'œuvre de Michel-Ange, je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence.
Face à l’œuvre de Michel-Ange, je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence.

Revenons avec Francis Benett au texte de Frank Zöllner.

– Précisons immédiatement mon cher Francis que le talent de Michel-Ange est incomparable et on ne se mesure pas à lui.

Mais le talent n’appartient pas seulement au plus grand artiste de tous les temps. Au contraire, tout le monde a du talent ! Plus ou moins, c’est certain. Mais le degré d’évaluation de ce talent nous importe peu ici. L’important est d’être conscient d’avoir du talent, de l’exercer et de l’exprimer. Si chacun d’entre nous ouvrait un blog pour parler de son talent alors le paysage de l’information se transformerait complètement. Exit les drames, exit les médisances, exit les guerres, on pourrait enfin déjeuner en paix !

– Exact Denis, le talent est le point commun de tous les êtres humains. Le blog qui permet enfin à chacun d’entre nous de le faire savoir. On a donc tous la vocation à devenir des blogueurs.

– Un bémol tout de même : en France, contrairement à d’autres pays où le problème est moins répandu, beaucoup (et je vous laisse chiffrer ce beaucoup) ne savent pas écrire.

Savoir écrire ne signifie pas être un écrivain. Il s’agit simplement d’être capable de construire des phrases (sujet + verbe + complément et… ponctuation) avec une orthographe correcte qui ne soit pas une entrave à la compréhension du texte.

– Tu es donc en train de dire qu’il y a un besoin crucial et urgent de rédacteurs web.

– Oui, pour rendre l’air de la blogosphère plus sain et respirable. Les mots sont l’oxygène des blogs. (Cela nous permet de faire le lien avec l’article précédent  : Le Community Manager et la Ville Fantôme)

redacteurs-web-blog

– L’avenir appartient vraiment aux rédacteurs web ! Crois-tu que Michel-Ange aurait ouvert un blog ?

Ma réponse fuse sans la plus petite hésitation :

– Oh que oui ! Je vois au moins deux bonnes raisons. Michel-Ange aime écrire. D’ailleurs, il n’est pas seulement reconnu comme sculpteur, dessinateur, peintre et architecte, c’est aussi un poète. Ensuite, il a entrenu une importante correspondance avec sa famille, ses amis, ses commanditaires, mécènes, fournisseurs et collaborateurs. Le blog lui aurait facilité la vie. Il aurait obtenu des réponses plus rapides et le blog lui aurait permis de faire pression sur certains de ses interlocuteurs.

– En raison notamment de son excellent tissu de relations sociales ?

– Exactement. Tu n’imagines pas l’impact qu’un tweet ou un article de blog de Michel-Ange aurait pu provoquer. Et il a fait tout ça sans nos moyens de communication modernes. C’est phénoménal.

Le David de Michel-Ange à la Galleria dell'Accademia, Firenze
Le David de Michel-Ange à la Galleria dell’Accademia, Firenze

C’est ce que chacun d’entre nous construit sur les réseaux à sa propre échelle. Facebook, Twitter, Google Plus, LinkedIn, Viadeo, Copains d’avant & Cie nous permettent de créer un tissu social. Ce tissu social fait de nous des Community Managers. Et cela s’exprime simplement quand on transmet des messages sur ce que l’on aime.

Le tissu de relations sociales de Michel-Ange est constitué de véritables amis, de personnes qu’il a rencontrées et qui ont toutes été subjuguées par son talent. Il a changé leurs vies et tous rêvaient d’être un jour à ses côtés, à son service.

– Il y avait donc une vraie communauté autour de Michel-Ange dont il était l’incontestable « Manager ».

– Oui Francis et le cœur de cet engouement est la reconnaissance par tous de son talent. Car vois-tu, il détestait les mondanités, il détestait les attitudes hypocrites, il détestait la futilité. Une chose est certaine, il valait mieux ne pas trahir sa confiance. Il n’allait pas dans les salons pour distribuer des sourires et des compliments. Bien au contraire, il avait un caractère irascible, prêt à exploser à tout moment.

– Si je te suis bien, son moyen de communication idéal aurait donc été le blog ?

– Absolument, en 2013, Michel-Ange aurait aussi été un blogueur.

– Mine de rien, on vient d’ajouter une troisième raison et on va en évoquer une quatrième. Car selon Frank Zöllner, Michel-Ange est « Le prototype de l’artiste d’expression moderne qui put se prendre lui-même pour sujet de son art » C’est l’argument le plus évident puisque le sujet d’un blog ou son origine, c’est son auteur. Sinon, ce n’est pas un blog, c’est un site.

michel-ange-more-than-words– Si aujourd’hui nous pouvons nous prendre comme sujet de nos blogs, c’est parce que Michel-Ange l’a fait cinq cents plus tôt avec un talent inégalé. Il a ouvert la voix et lui a donné ses lettres de noblesse.

Le talent de Michel-Ange est une loi, une loi que chacun d’entre nous peut appliquer à lui-même. Ce n’est donc ni de l’égoïsme, ni de l’égo mal placé, c’est être civilisé.

– Et c’est, dans certains cas, être un artiste.

– En effet Francis, dans certains cas !

– Avoir une passion, parler de sa passion et devenir une référence dans ce domaine ne sont pas des éléments suffisants pour définir l’artiste.

– Non, il faut identifier le sujet d’un art. L’œuvre du sculpteur est la sculpture, l’œuvre du peintre est le tableau ou la fresque, l’œuvre d’un écrivain est le roman, l’œuvre d’un acteur est son interprétation d’un rôle, mais quelle est l’œuvre du blogueur ?

– Son blog !

– Alors, il doit faire en sorte que son blog ait des qualités esthétiques remarquables et une créativité qui permette d’établir que son œuvre soit originale. Le blog ne doit pas être la copie d’une œuvre déjà existante. Il doit exister par lui-même.

– Et tu en connais ?

– Non !

– Moi non plus, le blogueur n’est donc pas un artiste même s’il en a les caractéristiques.

– Pas encore Francis.

– Tu exclues donc aussi que Denis Gentile soit un artiste ?

– Oui, j’aimerais bien te dire le contraire, mais je n’ai pas encore créé une œuvre originale, qui n’existerait pas sans ce support. Aujourd’hui par exemple, on discute comme des philosophes sur la méthode. Notre dialogue n’a aucune valeur littéraire.

– On a donc répondu à la question de notre article. Il nous reste à conclure.

– Pas du tout Francis, je vais t’expliquer pourquoi.

la suite…

Denis Gentile

pascal-jacob-philosophie(1) : Voici l’expertise (et la leçon) du professeur de philosophie Pascal Jacob sur ce syllogisme :

« Deux observations : La première, c’est que les termes d’un syllogisme ne sont jamais des singuliers. Mais ce n’est pas trop grave.

La seconde, c’est que tel qu’il est construit, ton moyen terme est insuffisant. 
Michel-Ange est un artiste (le plus grand)
Les caractéristiques du blogueur sont les caractéristiques de Michel-Ange
Le blogueur est donc un artiste !
Ton moyen terme est double : Michel-ange n’est pas la même chose que ses caractéristiques (ce ne pourrait-être le cas que si Michel Ange était Dieu)
En fait il faut soit partir de la définition du prédicat de ta conclusion (artiste), soit construire ton argument comme un exemple (donc avec 4 termes)… »

Je choisis la deuxième solution, il faut donc 4 termes. Merci Pascal.

Vous pouvez retrouver Pascal sur son site : cours-philosophie.fr

 

xavier-capodano-a-firenzeEnvie de lire la suite ? C’est ici : « On a perdu la notion du temps …Ce temps est lenteur et cette lenteur va à contre-courant des règles édictés sur le web… »

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Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? (Part I)

En 2011, je publie l’article « l’étonnement est le début du blog ». Un tweet retient mon attention : « Comparez les blogueurs à des philosophes, il fallait oser ! Brillant ! »
Cette fois-ci, je récidive et fais un pas supplémentaire en comparant les blogueurs à des artistes. C’est le plus grand artiste de tous les temps qui m’en donne l’opportunité en me suggérant le moyen terme.

Le blogueur et la fascination du lieu

Je suis fasciné par les lieux (voir mon texte de présentation ci-dessous « je suis un passant qui va d’un lieu à l’autre ») et je trouve qu’un réseau comme Facebook soit un bon moyen pour satisfaire cette fascination.

Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell
Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell

Le post classique sur facebook est la photo du lieu où l’on se trouve. Aujourd’hui (1), mon copain d’avant Xavier Capodano a publié une photo du marché central de Firenze, une jeune femme qui lui confectionne son panino. Au même moment, mon confrère Pierre Cappelli publie une photo de la devanture d’une boutique spécialisée dans les produits typiques de l’Emilie-Romagne à Ravenna.

Je connais bien ces lieux et je me suis immédiatement mis en situation ou devrais-je plutôt dire : mis à leur place.

Mon corps n’a pas bougé, il est resté confortablement ancré dans mon fauteuil Ikea. Mais l’esprit lui s’est envolé pour retrouver des couleurs, des parfums et des sons qui le font frétiller de bonheur. Quand il s’agit de nourriture, les sens s’éveillent encore plus facilement.

Se mettre en situation, comprendre le contexte et ressentir l’atmosphère de celui ou ceux qui vous transmettent un message ou une information, c’est la meilleure façon que je connaisse pour ne pas rester superficiel et aller au fond des choses.

C’est ce que j’essaie de faire dans mes article : raconter une histoire en mettant en scène un scénario et en décrivant un lieu.

 

 

Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano
Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano

Mon esprit voyage et moi je suis banalement installé devant mon bureau. Avez-vous déjà tenté de l’imaginer ? Alors voici quelques éléments indispensables à la bonne compréhension de cet article. Sur mon plan de travail transparent, il y a sur ma gauche l’œuvre complet de Leonardo da Vinci, sur ma droite l’œuvre complet de Michelangelo. Ces deux ouvrages, édités chez Taschen, des deux acteurs majeurs de l’art pèsent plusieurs kilos. Ils sont les colonnes sur lesquelles je construis mes textes.

Je suis là avec mon MacBookPro entre les deux. Je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence. Ce qui me met d’étranges idées en tête, comme celle annoncée dans le titre de l’article. Moi, le simple blogueur, je me sens un peu comme un artiste ! (cf. Les ingrédients de base d’un bon et vrai blog professionnel)

Vanité, orgueil, prétention, on peut m’accuser de tous les maux et les péchés. Mais j’assume, mieux encore, je persiste.

A m’en convaincre, mon ami 2.0, le journaliste Francis Benett.

J’ouvre le livre consacré à Michel-Ange et je commence à lire l’avant-propos de Frank Zöllner. Un passage retient plus particulièrement mon attention, me surprend et m’intrigue.

Il y a dans les mots et les explications de cet immense historien de l’art, la clef de l’histoire de l’homme depuis cinq cents ans.

Rassurez-vous, je ne suis pas Dan Brown et je ne vais pas en faire un roman ! Plus modestement un article de blog.

C’est Francis Benett en bon journaliste qui m’a suggéré le titre.

Il n’y a pas cent titres possibles, il n’y en a qu’un, si tu veux rester en phase avec le texte de Frank à propos de Michel-Ange :

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange !

Puis pour passer du cadre particulier au cadre général, tu ajoutes cette question :

Le blogueur est-il un artiste ?

– O.K. Francis, je prends le risque ! C’est d’ailleurs mon rôle de Community Manager de porter à la connaissance de tous un texte comme celui-ci. Et c’est celui d’un concepteur rédacteur web de savoir le mettre dans un autre contexte en l’immergeant dans le monde d’aujourd’hui.

Voici ce que j’ai lu…

la suite…

Denis Gentile

(1) : article écrit le 9 août 2013

 

Le David de Michel-Ange à la Galleria dell'Accademia, Firenze

Envie de lire la suite ? C’est ici « Part II : Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne ! »

« Frank Zöllner est un historien d’art allemand et professeur à l’université de Leipzig. Voici ce qu’il a écrit dans l’avant-propos de l’Œuvre complet de Michelangelo… »

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Les Rencontres improbables d’un Community Manager, de Socrate à Francis Benett.

Cet article répond à la question d’Olivier Roland « Quels sont les 3 livres qui ont changé votre vie ? » sur son blog  «Des Livres Pour Changer de  vie »

J’ai décidé de participer à cet événement inter-blogueurs car il correspond parfaitement à l’A.D.N. de More Than Words et  à sa question centrale : « Quels sont les mots qui ont changé votre vie ? ».

Tous les livres ont d’une façon ou d’une autre une influence sur votre vie. En choisir trois qui ont changé votre vie, c’est un véritable défi. Pour faire ma sélection, je me suis donc attaché à un seul critère. Le voici.

Un livre est une rencontre. La rencontre avec un auteur, avec une histoire, avec des personnages, avec des lieux.

Et souvent, ce sont les rencontres qui changent notre vie.

Les rencontres dans notre quotidien à l’école, à la fac, sur son lieu de travail, en vacances, dans la rue, dans un musée ou en discothèque !

Y a-t-il une différence entre les rencontres que l’on fait grâce aux livres et celles du quotidien ?

J’en vois principalement une.

Grâce aux livres, j’ai rencontré Socrate, Aristote, Michel-Ange, Jules Verne et tant d’autres.

Ce sont des rencontres que je qualifie d’improbables et qui forcément changent votre vie.

La Naissance de la Philosophie

Platon et Aristote dans l’Ecole d’Athènes de Raffaello (Vatican)

Quand on parle de la Grèce Antique, il ne faut pas s’arrêter à Athènes. Il faut considérer un espace bien plus vaste qui s’étend des côtes de la Turquie à la Sicile. Archimède par exemple est né en Sicile. Aujourd’hui, il serait donc italien.

C’est dans ce contexte, dans ces terres baignées par les eaux incontaminées de la Méditerranée que la Philosophie est née. Cette « Histoire de l’Intelligence » est raconté par mon ancien prof, Marcel Clément, de façon aussi simple que brillante.

On y rencontre notamment Socrate, Platon et Aristote.

J’y ai appris une chose essentielle, l’étonnement est le principe de notre « Soif de la Sagesse », c’est le titre du livre.

Depuis, je ne vois plus le monde de la même façon. J’ai les yeux d’un enfant qui s’émerveille à chaque fois qu’il pose son regard sur ce qui l’entoure.

La Re… Naissance !

Connaissez-vous le rédacteur en chef du magazine « Voici » au temps de la Renaissance Italienne ? Il s’appelle Giorgio Vasari. Et si voulez tout apprendre de « La vie des plus illustres peintres, sculpteurs et architectes », c’est le livre que vous devez lire.Vous pouvez légitimement préférer les vicissitudes de Vanessa Paradis et Johnny Depp. Je vous comprends. Moi, je m’amuse beaucoup plus avec l’histoire des cornes de Brunelleschi et des Cardinaux qui finissent dans l’Enfer du Jugement Dernier de Michel-Ange.

J’y ai surtout découvert la personnalité du plus grand artiste de tous les temps. Aujourd’hui, j’ai l’impression de le connaître comme si je l’avais réellement rencontré. C’est mon ami et avoir un ami de la trempe de Michel-Ange, cela vous change la vie !

La Naissance du futur 

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

J’ai coutume de dire que le futur est une exagération du présent. C’est exactement ce qui se passe dans les romans de Jules Verne. Personne n’est encore allé au « Centre de la Terre », mais Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin ont déjà débarqué sur la Lune en 1969. Le roman « De la Terre à la Lune » est paru plus de cent ans plus tôt, en 1865 !

Mais le livre de Jules Verne que je choisirai est le moins brillant littérairement parlant : « La Journée d’un Journaliste Américain en 2889 ». On y rencontre un curieux personnage et ceux qui lisent mes articles le connaissent déjà : Francis Benett ! Il est parfois le protagoniste d’articles ou de commentaires sur le web. Ce choix n’est pas un hasard. Dans ce récit, il est le directeur d’un journal qui utilise une invention révolutionnaire : «Le phonotéléphote » ! Une description imparfaite mais réelle de notre internet.

Cette rencontre avec Francis Benett a changé ma vie en mars 2011. J’ai acquis une nouvelle notoriété sur le web et je suis devenu un Community Manager reconnu et attendu pour ses écrits. Merci Monsieur Francis Benett.

Vous l’aurez compris et les intertitres de cet article le soulignent. Chaque rencontre provoque une nouvelle naissance et c’est cette nouvelle naissance qui détermine un changement radical.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article !

Denis Gentile

L’interception d’une communication téléphonique sur Free et la téléphonie mobile

Depuis une semaine, on ne parle que de ça. Alors on s’est dit qu’ici on en parlerait pas. Et puis… voilà ce qui est arrivé. Tout est parti d’un appel téléphonique intercepté et d’une question : sais-tu ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui ?

5 heures du mat’, Francis B. est tombé du lit. Ce matin, son pote Xavier N. a prévu une conférence de presse qui va révolutionner la France de la téléphonie mobile.

Et tout le monde sait ce qui s’est passé !

Midi moins 3 minutes. Denis G.* attrape le combiné de son fixe. Il appelle Francis B.*, c’est gratuit. Les appels en France et dans la plupart des pays étrangers sont gratuits depuis belle lurette. Qu’il soit à Paris ou à New York, pour Francis B. ça ne change rien. Grâce à qui ? Grâce à Free ! Car chez les autres, de France Télécom à SFR en passant par Darty, au début, les communications avec les box (boxes ? C’est quoi le pluriel ?) n’étaient pas gratuites. Mais ils ont dû y passer, sous peine de trépasser.

Free porte bien son nom. Bon, il y a quand même un abonnement de 30 euros par mois.

– Ciao Francis, sais-tu ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui ?

– J’étais à la conf. ce matin. La nouvelle offre de Free, une ligne gratuite avec une heure d’appels et 60 SMS inclus ! et…

– Il n’a pas lésiné le Xavier. Il va financer ça comment ? Avec les frais d’envoi, les frais de résiliation et les appels à la hot line !

Une communication à l’ancienne

– Possible, il n’en a pas parlé !

– Un peu vieux jeu le Xavier, tu ne crois pas ?

– Ouais, t’as raison. A l’heure des réseaux sociaux, il mise sur les clauses illisibles des conditions d’abonnement. C’est pas forcément malin à long terme. Mais à court terme, il a réussi son coup. Et quel coup ! Sur la page fan de Bouygues, il y a déjà des milliers de réactions. C’est le buzz de l’année.

– Mais bon, il est cohérent. Sa marque, c’est FREE et pas CASH ! Il fait donc des offres gratuites. En tout cas en apparence.

– Oui, mais c’est justement ce que je ne comprends pas. Une communication comme ça, ça pouvait marcher il y a 20 ans et même 10 ans. Mais en 2012 ? Avec les internautes et les Community Managers à l’affût sur tous les réseaux sociaux. Ca va finir par se savoir.

– En plus, il propose l’iPhone plus cher que les autres !

– Je dirai même plus mon cher Francis. L’iPhone, c’est déjà excessivement et scandaleusement cher pour un appareil qui a une durée de vie limitée. Mais lui, il fait plus fort que Steve Jobs. Il te le vend encore plus cher et tout le monde trouve ça génial !

– Pas tout le monde. Justement, il y a les réseaux sociaux. Ca ne va pas tenir debout son discours. Il ne suffira pas de placarder des affiches géantes avec les 2 chiffres de ces 2 offres sur les murs de Paris. »

Des milliers de taons

– Ca ne marche plus comme ça la com(point)com aujourd’hui. Ce n’est plus du bourrage de crâne ou du subliminal. Non, ça cogite et ça se sait tout de suite. Ca jase et ça casse. N’est-ce pas Monsieur La Redoute ? Faut être vrai et solide. En bonne santé. Il suffit d’un grain de poussière pour se prendre un vilain rhume des foins.

– Imagine seulement que notre conversation soit publiée sur le web et diffusée à fond sur Facebook, Twitter & Cie. Rien que ça, ça pourrait piquer la conscience des accrocs du mobile, non ? D’ailleurs, je lisais l’Apologie de Socrate ce matin, quand toi tu étais à l’apologie (avec une minuscule, s’il te plaît) de Xavier N. !  Socrate se compare à un taon*** envoyé par les Dieux pour réveiller les Athéniens. Le web, c’est pas autre chose. C’est des milliers de taons qui sont là pour piquer au vif la curiosité et chatouiller la raison des internautes.

– Xavier N., c’est donc pas Mère Teresa ! Et la famille Bouygues, c’est pas non plus la Sainte Famille. Ils ont chacun leurs arguments.

– Mais à la fin, le plus malin, je crois que c’est plutôt Bouygues. Lui, il a tout compris. Il a sa page facebook et son compte twitter. Avec lui, on peut dialoguer. C’est bien là le principe essentiel. Celui qu’enseignait justement Socrate. Les réseaux sociaux, c’est ça. La possibilité de dialoguer. T’as déjà essayé de dialoguer avec un opérateur de Free. Ca vaut son pesant de cacahuètes et le gramme de cacahuète c’est pas gratuit chez Free !

– Il devrait quand même faire un effort commercial chez Bouygues. Hier, ils m’ont appelé pour me proposer les mêmes offres qu’en octobre dernier. C’est pas malin. »

– Ouais, de tout ça, on va en parler pendant des jours sur le web. On en parlera pas sur le blog, non ?


– Non, notre principe c’est de raconter des trucs dont on ne parle pas ailleurs. Et je ne crois pas que le sujet branche Philippe C., Cécile C. ou Florence A.. Ni même Céline J. en Chine, elle s’en moque de Free !

– Pourtant, il y a un sujet qui me branche. Quand je te demandais ce qu’il y a de génial avec la téléphonie aujourd’hui, je voulais pas dire la conf. de presse de Free. J’avais à l’esprit quelque chose de bien plus romantique. Tu vois pas de quoi je parle ? »

– Romantique ? Euh… l’amour ?

– En plein dans le mille !

– C’est quoi le rapport entre la téléphonie et l’amour ?

– Avant, tu tombais amoureux de ta voisine. Il n’y avait que les riches, ceux qui pouvaient se payer des voyages ou ceux qui pouvaient régler des notes astronomiques de téléphone, qui avaient une chance de rencontrer l’âme soeur à l’autre bout du monde et de rester en contact avec elle. Moi, par exemple, ça m’a coûté une fortune en téléphone. France Telecom s’est régalé avec moi pendant des années. Ca coutait cher l’amour dans les années 90. Je peux te dire que Free, au début des années 2000 a tout changé. La téléphonie gratuite grâce à la box m’a permis d’économiser et avec mes économies, je pouvais envoyer des fleurs. C’est pas beau ? Si aujourd’hui je suis si heureux, c’est aussi grâce à Free et ça reste plus important que toutes nos discussions sur le tremblement de terre téléphonique.

– C’est un beau sujet et c’est sûr, on en parle pas ailleurs.

« Vive l’amour ! » s’exclamèrent en choeur Francis (B.) et Denis (G.). **

* Francis est américain. Il vit le plus souvent à Paris. Denis lui a quitté Paris. Il est désormais à Cannes et parfois à Milan. Le monde est comme ça en 2012. 

** Nous respectons leur anonymat car nous avons reproduit ici des extraits d’une conversation téléphonique privée entre 2 freebox (mais le ‘X’ est aussi une forme de pluriel, non ?) et interceptée illégalement !

*** Qu’est-ce qu’un taon ? L’article de QuestMachine : http://www.questmachine.org/article/Le_taon

Sur une idée de Denis Gentile
(en collaboration avec Francis Benett)


Le blog est l’avenir de la presse écrite ! C’est au tour de Superman de devenir blogueur

Le Monde titrait récemment : Pourquoi la littérature ne parle-t-elle pas d’Internet ? La littérature contemporaine rechignerait à s’aventurer dans le domaine du web. Pourtant, en 1889, on décrivait déjà ce que serait internet. C’est Francis Benett, le plus grand journaliste américain qui nous l’apprend dans une interview exclusive qu’il nous a accordée !
Suite à la démission de Clark Kent, alias Superman, de son poste de journaliste au Daily Planet, et de sa décision de devenir blogueur, cet article prend une autre dimension. Publié une première fois le 21 mars 2011 sur un autre blog (5000 lectures en une semaine), je vous invite à le lire ou relire.

C’est la nouvelle du jour (et de l’année !) Superman, ou plutôt le journaliste Clark Kent, quitte le Daily Planet, et devient blogueur ! L’annonce est officielle. C’est un signe des temps, l’avenir de la presse écrite, c’est le blog ! Le plus célèbre journaliste de tous les temps en donne la preuve la plus éclatante.

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

De l’imagination naît le futur !

Francis Benett, vous avez sûrement déjà entendu ce nom.  Journaliste américain, petit-fils de Gordon Benett, le fondateur du New York Herald, il a même son propre blog traduit en français : www.francisbenett.info. Mais avant d’aller le visiter, je vous invite à découvrir dans cet article ce personnage haut en couleur.

Première bonne surprise pour notre bon petit rédacteur, Francis parle couramment le français.  La rencontre se passe dans un célèbre hôtel sur les Champs-Elysées, dont il est le propriétaire !

– Je lui montre tout de suite l’article du Monde. Il me sourit.

« Il s’agit en fait d’un article paru sur le journal britannique The Guardian. Il a été traduit. Ce n’est pas très nouveau. La presse française manque-t-elle d’inspiration ? me (se) demande-t-il.  J’ai eu l’occasion de lire vos articles, ils sont plus originaux et plus imaginatifs. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous rencontrer. Mais, c’est vrai, vous écrivez sur le web. C’est un support qui demande une plus grande inventivité. Il faut savoir se démarquer au milieu de cet immense bazar. Comme vous l’avez écrit la semaine dernière. On y trouve de tout comme dans un supermarché. Mais les internautes sont plus malins (il a dit ‘smart’) qu’on ne le croit. Ils vont chercher ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. C’est cela qui rend ce média plus savoureux. »

Les supports permettent le progrès

– Pensez-vous vraiment que le support joue un rôle si important ? Ne pourrais-je pas écrire de la même façon sur du papier journal ?

« J’en suis sûr ! Vous êtes-vous déjà penché sur la méthode scientifique ? »

– Oui, quand j’étais étudiant en philosophie. J’ai suivi des cours sur les principes et les méthodes pour raisonner dans chaque discipline. En quoi cela peut nous être utile ?

« Très bien. Cela va faciliter mon argumentation. Tout tient dans cette phrase : les progrès de la science sont fonction des progrès de l’instrumentalisation. L’observation par exemple. Il a été plus facile de démontrer que la Terre tourne autour du Soleil après l’invention de la lunette astronomique par Galilée. L’instrument permet aussi de mesurer. Le plus courant des instruments de mesure est le thermomètre. Cela permet par exemple de réaliser des progrès en météorologie. Suivre la courbe des températures permet aussi d’émettre des hypothèses sur l’influence de l’homme sur le climat. On pourrait faire ici une liste avec des milliers d’exemples. »

– J’ai compris. C’est intéressant mais quel est le rapport avec notre sujet ? Le journalisme à ce que je sache n’est pas une science !

« N’allez pas trop vite en besogne. Passons de la science à l’art. Voyez les oeuvres de Michel-Ange. Le David d’abord. Pour réaliser une aussi grande statue, il lui a fallu sculpter ce bloc de marbre jour et nuit. Mais comment travailler de nuit à plus 4 mètres du sol sans éclairage ? Michel-Ange a dû inventer une sorte de casquette avec une bougie sur la visière. Sans cette petite invention ingénieuse, il aurait mis 8 ans au lieu de 4 pour finir son oeuvre.  Un progrès scientifique a permis un progrès artistique. Voyez aussi le plafond de la Chapelle Sixtine. La fresque est une technique particulière et extrêmement difficile. Il faut travailler vite, avant que la préparation ne sèche. Sur une petite surface plane, c’est plus facile. Mais sur une surface immense, irrégulière, en hauteur et à l’horizontal, c’est pratiquement impossible, et en tout cas, cela demande des efforts surhumains. Il a fallu là aussi inventer de nouvelles techniques et un nouveau mode de préparation. Sans cette recherche scientifique menée par Michel-Ange lui-même, il n’aurait jamais pu peindre le plafond de la Chapelle Sixtine. Le support a permis une avancée artistique. »

– L’invention de l’imprimerie a aussi provoqué une véritable révolution dont nous tirons encore aujourd’hui les bénéfices.

« Absolument. Plus récemment aussi avec le passage du disque vinyle au Compact Disc. Dans les années 60, la durée moyenne d’un 33 tours n’était que d’une trentaine de minutes. Dans les années 90, cette moyenne est passée à 50 minutes. Parce que le support permettait d’enregistrer plus de données. Cela a offert un plus grand espace d’expression aux musiciens. Il ne s’agit pas forcément d’un progrès qualitatif, mais encore une fois le support a changé les règles du jeu.

Argumentation par l’exemple

Et maintenant, passons de l’artistique au journalisme. Ecrire sur papier est une chose, écrire sur le web en est une autre. Ecrire sur le web, c’est même beaucoup plus intéressant et passionnant pour de multiples raisons. Relater un évènement ou expliquer une idée, ce n’est plus suffisant. Il faut susciter l’intérêt rapidement, poser des questions et démontrer par l’exemple. Et le premier exemple, c’est vous. »

– Si je vous suis bien, vous allez donc nous montrer l’exemple ?

« Absolument. Je dois être cohérent. Vous avez bien compris mon discours sur l’importance du support. J’ai décidé de supprimer la version papier de mon journal. Dès le mois prochain, il n’existera que la version web. L’iPad et les tablettes en général constituent le moyen de diffusion pratique et mobile dont nous avions besoin. Je vous donne un autre scoop, le nom de mon journal va changer. Pourquoi le changer ? POUR DEMONTRER quelle est ma philosophie. Aujourd’hui les distances ont été abolies grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (N.T.I.C.). Nous sommes les voisins de tout le monde. New York est dans la même rue que Chicago et dans le même quartier que San Francisco. Paris, Rome et Londres constituent un autre quartier. Le lieu central de l’information est devenu notre planète. Ce n’est plus New York. Le journal s’appellera désormais  « EARTH HERALD ».  Le journal va changer de nom et de support ! »

– Il s’agit donc de mettre en avant notre histoire. Derrière chaque idée, chaque société, chaque produit, il y a une femme, un homme, un visionnaire, un passionné. C’est en racontant cette histoire que l’on peut rendre unique sa communication. C’est une vision humaniste. Mais dans un environnement où prévalent les chiffres, le rendement et l’économie de marché, n’est-ce pas utopiste ?

« Vous savez, internet, on en parlait déjà en 1889. Jules Verne a imaginé le phonotéléphote ! Une sorte de téléphone complété par l’image. Je vous invite sur mon blog www.francisbenett.info pour en savoir plus. Le Monde et The Guardian estiment que les écrivains contemporains hésitent à parler d’internet dans leurs romans.  Cela signifie une chose : Jules Verne et d’autres grands auteurs du passé sont bien plus modernes que ces derniers ! »

– Je comprends votre raisonnement. C’est la même chose avec la Philosophie Moderne. On trouve déjà presque tout chez les philosophes grecs ! Ce n’est pas facile d’être original. Il y a toujours quelqu’un qui l’a dit avant vous.
Comment faire ?

« Vous devez raconter votre histoire. C’est pour cela que le blog est l’avenir de la communication écrite. C’est pour cela que des projets comme MoreThanWords.fr vont dans le bon sens. Le principe du bon rédacteur web n’est pas DITES (ou écrivez) ce que vous faites, mais FAITES ce que vous dites (ou écrivez). Appliquez cette méthode mon cher ami, et vous allez voir, vous allez susciter un énorme intérêt.

Ce n’est pas avec une plume qu’on écrit de notre temps, c’est avec un bistouri ! Chaque action dans la vie réelle est le résultat de pensées fugitives et successives, qu’il faut dénombrer avec soin, pour créer un être vivant !(1)

N’écrivez pas un article expliquant la nature et la portée de la méthode scientifique appliquée aux produits culturels. Cela serait ennuyeux et prétentieux. Le journaliste n’est pas un scientifique et son lectorat n’est pas l’audience d’un congrès sur les progrès de la science. Non, vous devez scénariser votre article de façon à ce qu’il soit l’illustration même de vos propos. Vous devez y introduire des personnages, décrire un lieu et transmettre votre amour des choses. Vous l’avez bien fait dans vos précédents articles à Bruxelles, à Lyon ou avec Clint Eastwood et Hercule Poirot. »

– Justement, en parlant de mes derniers articles, que pensez-vous du débat entre le livre et l’iPad ?

« Vous avez écrit que le livre ne veut pas mordre la poussière. Dans le futur, croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir, le livre deviendra un objet rare. Mais le livre ne disparaîtra pas. Il ne faut pas avoir peur de la nouveauté. Il faut savoir en tirer profit. Certains hommes de ce XXIe siècle vivent au milieu d’une féerie continuelle, sans avoir l’air de s’en douter. Blasés sur les merveilles, ils restent froids devant celles que le progrès leur apporte chaque jour. Tout leur semble naturel. S’ils la comparaient au passé, ils apprécieraient mieux notre civilisation, et ils se rendraient compte du chemin parcouru. Combien leur apparaîtraient plus admirables nos cités modernes. »(1)

– Avez-vous un dernier conseil pour les lecteurs et les auteurs de notre nouveau blog ?

« Une chose essentielle, le journaliste n’est plus le seul à décider du contenu d’un article et à orienter les opinions. Non, le contenu, c’est aussi celui des commentaires. Ils sont aussi importants que votre article. Parfois plus importants. C’est un principe du web, des articles et des blogs. On n’a jamais rien inventé qui soit plus démocratique que le web.

Je compte sur vous pour la rédaction de cet article. N’écrivez pas une thèse mais impliquez-vous dans l’idée. Sachez le rendre différent et inattendu. Je vous sens capable de faire cela.

Visitez mon blog. Je vais vous consacrer mon prochain article. Le titre est surprenant. Le contenu tout autant ! » Et n’oubliez jamais que de l’imagination naît le futur !

– Arrêtez-vous là Monsieur Francis Benett. Laissons nos lecteurs le découvrir par eux-mêmes sur  www.francisbenett.info

Le dessin de « Francis Benett sur les Champs-Elysées » a été conçu et réalisé par Romain Gregorio.

(1) : cf. www.francisbenett.info La visite de ce site est INDISPENSABLE à la bonne compréhension de cet article.