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Les articles fondateurs

Les Rencontres improbables d’un Community Manager, de Socrate à Francis Benett.

Cet article répond à la question d’Olivier Roland « Quels sont les 3 livres qui ont changé votre vie ? » sur son blog  «Des Livres Pour Changer de  vie »

J’ai décidé de participer à cet événement inter-blogueurs car il correspond parfaitement à l’A.D.N. de More Than Words et  à sa question centrale : « Quels sont les mots qui ont changé votre vie ? ».

Tous les livres ont d’une façon ou d’une autre une influence sur votre vie. En choisir trois qui ont changé votre vie, c’est un véritable défi. Pour faire ma sélection, je me suis donc attaché à un seul critère. Le voici.

Un livre est une rencontre. La rencontre avec un auteur, avec une histoire, avec des personnages, avec des lieux.

Et souvent, ce sont les rencontres qui changent notre vie.

Les rencontres dans notre quotidien à l’école, à la fac, sur son lieu de travail, en vacances, dans la rue, dans un musée ou en discothèque !

Y a-t-il une différence entre les rencontres que l’on fait grâce aux livres et celles du quotidien ?

J’en vois principalement une.

Grâce aux livres, j’ai rencontré Socrate, Aristote, Michel-Ange, Jules Verne et tant d’autres.

Ce sont des rencontres que je qualifie d’improbables et qui forcément changent votre vie.

La Naissance de la Philosophie

Platon et Aristote dans l’Ecole d’Athènes de Raffaello (Vatican)

Quand on parle de la Grèce Antique, il ne faut pas s’arrêter à Athènes. Il faut considérer un espace bien plus vaste qui s’étend des côtes de la Turquie à la Sicile. Archimède par exemple est né en Sicile. Aujourd’hui, il serait donc italien.

C’est dans ce contexte, dans ces terres baignées par les eaux incontaminées de la Méditerranée que la Philosophie est née. Cette « Histoire de l’Intelligence » est raconté par mon ancien prof, Marcel Clément, de façon aussi simple que brillante.

On y rencontre notamment Socrate, Platon et Aristote.

J’y ai appris une chose essentielle, l’étonnement est le principe de notre « Soif de la Sagesse », c’est le titre du livre.

Depuis, je ne vois plus le monde de la même façon. J’ai les yeux d’un enfant qui s’émerveille à chaque fois qu’il pose son regard sur ce qui l’entoure.

La Re… Naissance !

Connaissez-vous le rédacteur en chef du magazine « Voici » au temps de la Renaissance Italienne ? Il s’appelle Giorgio Vasari. Et si voulez tout apprendre de « La vie des plus illustres peintres, sculpteurs et architectes », c’est le livre que vous devez lire.Vous pouvez légitimement préférer les vicissitudes de Vanessa Paradis et Johnny Depp. Je vous comprends. Moi, je m’amuse beaucoup plus avec l’histoire des cornes de Brunelleschi et des Cardinaux qui finissent dans l’Enfer du Jugement Dernier de Michel-Ange.

J’y ai surtout découvert la personnalité du plus grand artiste de tous les temps. Aujourd’hui, j’ai l’impression de le connaître comme si je l’avais réellement rencontré. C’est mon ami et avoir un ami de la trempe de Michel-Ange, cela vous change la vie !

La Naissance du futur 

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

J’ai coutume de dire que le futur est une exagération du présent. C’est exactement ce qui se passe dans les romans de Jules Verne. Personne n’est encore allé au « Centre de la Terre », mais Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin ont déjà débarqué sur la Lune en 1969. Le roman « De la Terre à la Lune » est paru plus de cent ans plus tôt, en 1865 !

Mais le livre de Jules Verne que je choisirai est le moins brillant littérairement parlant : « La Journée d’un Journaliste Américain en 2889 ». On y rencontre un curieux personnage et ceux qui lisent mes articles le connaissent déjà : Francis Benett ! Il est parfois le protagoniste d’articles ou de commentaires sur le web. Ce choix n’est pas un hasard. Dans ce récit, il est le directeur d’un journal qui utilise une invention révolutionnaire : «Le phonotéléphote » ! Une description imparfaite mais réelle de notre internet.

Cette rencontre avec Francis Benett a changé ma vie en mars 2011. J’ai acquis une nouvelle notoriété sur le web et je suis devenu un Community Manager reconnu et attendu pour ses écrits. Merci Monsieur Francis Benett.

Vous l’aurez compris et les intertitres de cet article le soulignent. Chaque rencontre provoque une nouvelle naissance et c’est cette nouvelle naissance qui détermine un changement radical.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article !

Denis Gentile

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En relisant ces articles, il y a une phrase qui a retenu mon attention plus que les autres : « Le danger de vivre dans une toile est d’en devenir le prisonnier ! » Je pense qu’il y a là le sujet d’article qui sera sur le podium en 2013 ! En attendant, voici le palmarès de la saison 2011-2012.

+ 01 : Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner

« Les araignées chassent tout ce qui ne leur ressemble pas et qui n’émet pas le même son. Notamment les insectes. Moi, je serais plutôt une abeille ou une fourmi. Le genre d’animal qui d’instinct sait ce qu’il faut faire. Il le fait bien, mais le problème c’est qu’il obéit à une loi et à une communauté avec un chef à sa tête. Les araignées du web détestent ces bêtes. Elles le coincent dans leur toile (leur communauté), l’isolent et l’attaquent à coups d’insultes et d’interjections, voire d’onomatopées ! Vous devriez partager leur pensée unique. Le danger de vivre dans une toile est d’en devenir le prisonnier. »

+ 02 : Quand Facebook nous remplit d’épouvante !

« Tu peux pas t’empêcher de ramener ta fraise sur ce sujet. Tu promènes partout ton sourire pour nous balancer tes arguments à deux balles sur le sujet. Ouais, c’est un pseudo. Et alors ? Ca te fait flipper ? Tu voudras plus parler avec moi parce que tu connais pas mon nom et que tu ne peux pas me regarder dans les yeux ? T’as qu’une seule solution mec, QUITTE LE WEB !
D’ailleurs t’avais pas démissionné ? Pourquoi t’es revenu ? »

+ 03 : GLUTAMATE, E621 : Quand lire peut vous sauver la vie

« Si j’ai décidé de parler du Glutamate sur ce blog, c’est pour alimenter Google et les moteurs de recherche. Et là, je suis dans mon rôle de rédacteur web et community manager. D’un côté, comme un journaliste ou un romancier, j’écris pour mes lecteurs. De l’autre, et c’est ma spécificité, j’écris pour une machine. Je lui transmets des mots clefs comme GLUTAMATE, E621, DANGER, POISON, MIGRAINE, CANCER et je les associe de telle façon que le silence se transforme en grondement. Le web est un instrument extraordinaire s’il est bien utilisé. C’est l’objectif de notre blog. Un blog sans additif, ni colorant. Sans glutamate ! »

 

+ 04 : Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom !

« Quel est l’objectif du Community Manager ? Instaurer une relation de confiance avec l’internaute. Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le nom ? Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le visage ? Feriez-vous confiance à une personne qui use des stratagèmes pour se cacher ? Je ne crois pas. »

+ 05 : Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

« Community Manager, c’est MON métier, je suis fait pour ça. Ecrire sur le web en 3000 ou 140 signes. Un article, un commentaire ou un tweet. Peu importe. Mais écrire sur le web avec un vrai savoir-faire et le faire savoir. »

 

+ 06 : Cliquez sur « J’aime », M comme… Montpellier !

« Montpellier serait la plaque tournante du web en France. C’est en tout cas l’impression que l’on peut avoir quand on est sur les réseaux sociaux. On y passe pas une heure sans y croiser un Montpelliérain. »

+ 07 : Et pendant ce temps là, on n’ose pas encore tapoter sur son smartphone dans les cimetières !

« … le fossé entre l’employeur et l’employé…c’est la peur…la peur de l’autre…y’a plus d’confiance…plus d’amour…y’a plus la rage de vivre…faut être comme la truite dans l’courant… »

+ 08 : La langue française : Facteur d’intégration mais aussi d’exclusion

« Achèterait-on une voiture qui n’aurait pas subi de tests sur ses finitions ? Accepte-t-on que la boîte à gants ne ferme pas ou que le siège conducteur soit fixe sans possibilité d’avancer ou de reculer ? Alors, pourquoi accepter des ouvrages imprimés dans lesquels l’outil principal : la langue française, est malmené ? »

+ 09 : France Soir va devenir le premier journal 100% web et tente de reprendre le souffle de son histoire

« A l’époque du web, France Soir c’est 4000 blogueurs à travers le monde, huit éditions par jour, des community managers qui tweetent aux mille intersections de la toile, des milliers de commentaires pour chaque article, des débits ADSL astronomiques… Il détient même le record historique des lectures dans la blogosphère française : son édition sur les premiers pas de l’homme sur la planète Mars en 2031, a été consultée par 2,2 milliards d’internautes en un seul jour. Pendant des années, son titre est apparu presque comme un nom commun, de la même façon que Plasma ou iPad… »

+ 10 : COmmunity Manager : COnnaissez-vous COCO ?

« COCO ne faisait jamais répéter le même exerciceIl inventait toujours quelque chose de nouveau !

C’est aussi ce que doit faire un bon Community Manager. Il ne peut pas se contenter de toujours répéter la même chose. Il ne peut pas envoyer à chaque heure le même tweet ! Il doit varier les mots. Sa contrainte, c’est 140 caractères. S’il doit promouvoir un article de mille mots, il peut trouver une centaine de phrases pour décliner le sujet.

C’est un véritable exercice de style qui demande de l’imagination et une maîtrise technique de la rédaction. »

+ 10 : Le Community Manager peut-il choisir ses clients ?

« Je ne pourrais pas être le Community Manager de la marque Maggi ou des ravioli Giovanni Rana. Ils utilisent du glutamate dans leurs produits. Le fameux E621 extrêmement néfaste pour notre santé. Pourtant, ils ont besoin d’un Community Manager ! Ne serait-ce que pour intervenir dans les commentaires de cet article… »

Retrouvez ce classement avec des infos exclusives sur notre page facebook : http://www.facebook.com/LeBlogMoreThanWords 

Denis Gentile répond aux questions de Frederic Canevet sur son blog ConseilsMarketing.fr

Un Community Manager doit savoir écrire

A l’origine, il ne s’agit pas d’un article. C’est un rapport remis à un client suite à la correction et à la réécriture de son site. J’ai pensé que ces conseils pouvaient aussi profiter à d’autres. N’oublions pas que la règle du web 2.0 est le partage. D’autre part, la publication de ce texte revêt un autre objectif. Celui de susciter de l’intérêt et une plus grande considération pour le travail de rédaction sur le web. La rédaction ne peut pas être le parent pauvre du web et être considérée comme une option facultative et à bas coût.

Pascal. Blaise Pascal. Connaissez-vous ses pensées ?

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ! »

« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »

« L’homme n’est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. »

Ou encore « L’homme est un roseau pensant.« 

Il y en a des centaines comme ça. On est au XVIIe siècle mais le style est celui de la communication d’aujourd’hui sur Twitter, Facebook ou Google Plus.

Les Pensées de Pascal sont, d’une certaine façon, une compilation de tweets ! Pascal n’était pas seulement un philosophe, un penseur et un théologien. C’était aussi un physicien, un mathématicien et un inventeur.

Calculer

Anecdotiquement, c’est très intéressant. Il a inventé la machine à calculer. C’est une invention très utile aux Community Managers quand on doit trouver une phrase de 140 caractères pour twitter, un peu plus pour LinkedIn (maxi 600) ou 160 pour la description du Search Engine Optimization. Le Community Manager doit donc savoir calculer avant de savoir écrire !

Carré

Il faut être carré pour reprendre un mot cher à Cécile Courtais (et son site c’est au carré). Des maths à la géométrie, il n’y a qu’un pas.

J’ai beau retourner le carré dans tous les sens, je ne vois pas comment le Community Manager peut négliger le côté rédactionnel de son métier. Même s’il développe essentiellement des vidéos, il doit bien écrire un scénario, trouver un titre et écrire quelques mots de présentation.

Ecrire aujourd’hui sur le web demande donc à la fois de savoir Calculer et d’être Carré. Deux mots qui ont pour initial la lettre « C » comme Conseils. En voici d’autres qui pourraient vous aider à bien écrire si vous êtes blogueur, rédacteur web ou Community Manager.

Compréhensible

Il y a une astuce que je déteste. Ce sont les « # » dans les messages sur twitter. Ca rend les messages incompréhensibles. Les hashtags sont importants, il faut apprendre à les utiliser sans que cela nuisent à la compréhension. (Ce n’est pas facile mais justement, c’est un métier !)

Le lecteur doit pouvoir comprendre même s’il commence sa lecture au milieu d’un paragraphe.  Annoncez ce que vous allez expliquer en rédigeant un sous-titre ou une introduction.

Court

L’emploi de phrases courtes est indispensable. Si la phrase est trop longue, on ne sait plus où se trouve le sujet. Un internaute ne prend pas le temps de lire ! Contrairement au lecteur de roman ou de journal.

Ecrire, c’est comme un jeu de construction. Briques et mots, même combat !

Construction

Sujet – Verbe – Complément. C’est la forme simple à donner à la construction de votre phrase. Il faut donc absolument éviter les inversions du sujet, les ellipses qui omettent les articles et les sujets. Au contraire, il faut répéter autant que nécessaire les mots essentiels à la compréhension de la phrase et du paragraphe.

Clair

La clarté d’un propos sur le web dépend de la mise en page. Un rédacteur web doit nécessairement donner des indications au graphiste sur la mise en page. Vous devez avoir à l’esprit où s’arrêtera le regard de l’internaute quand la page s’affiche sur l’écran.

Concept

Un seul concept par paragraphe. C’est mieux pour la clarté et la compréhension de votre texte.

Clés

Vous devez rédiger des textes en pensant au référencement et donc à l’utilisation de mots et d’expressions clés. L’idéal est de faire une liste d’une trentaine de mots et d’expressions (associations de mots clés) à utiliser en priorité et les décliner en genre et en nombre.

Correct

Le sens est double. Essayez d’éviter les fautes d’orthographe et d’inattention (c’est mon péché mignon, surtout à 6 heures du matin). Aujourd’hui par exemple, j’ai renoncé à lire un article car il y avait une énorme faute dès le troisième mot. Je ne suis pas le seul à réagir de cette façon. Deuxième sens, soyez correct avec les autres. Le web n’est pas un défouloir où tout est permis. Respectez l’opinion d’autrui sans jamais insulter ou mépriser la personne.

Cohérent

La cohérence linguistique : par exemple dans l’emploi du vocabulaire. Eviter les néologismes inutiles. Prononcez-les à voix haute. Ils sont souvent laids  et sont facilement remplaçables. Attention aussi aux erreurs de ponctuation (les virgules) et à l’emploi alterné de pluriels et de singuliers dans les énonciations.

Colorier

Donner des couleurs au sens propre et au sens figuré. Cela signifie illustrer ses propos avec des photos, des images, des dessins, des légendes, des exemples, des références, des dialogues, des avis des clients et des témoignages. Donner des couleurs, c’est éviter de lire un discours sur un ton monotone. Les pages principales de votre site web doivent être multicolores. Il n’y a pas d’un côté l’explication et de l’autre les témoignages. Ce serait de la paresse conceptuelle. Le rédacteur web doit jouer avec les couleurs.

Charisme

Vos pages doivent avoir du charisme ! Mettez en valeur votre personnalité,votre métier et votre concept. Pour cela, vous devez donner un style à votre discours sur le web.

Caractère commun

En donnant un caractère commun à votre article, vous facilitez non seulement sa lecture, mais aussi et surtout, il aura plus de chances de rester gravé dans la mémoire du lecteur. Exemple ? Cet article ! Chaque conseil commence par la lettre « C ». Pensez au « T » de Twitter ou au « F » de Facebook. C’est simple et efficace comme idée.

et en supplément, un double « C » d’une… rédactrice AOC :

 

Cécile Courtais

 » Un Community Manager communique sur les réseaux avec les mots. Il véhicule l’image d’une entreprise, d’une institution, il crée le lien avec les fans, les contacts. Il amorce le dialogue et les échanges. C’est pourquoi il doit savoir écrire. Mais qu’est-ce-que ça signifie « savoir écrire » ? Tout d’abord, maitriser la langue dans laquelle il s’exprime. Ca parait évident mais on a parfois des surprises. Les fautes d’orthographe, de grammaire ne sont pas tolérables car elles donnent une mauvaise image. Ensuite, le Community Manager doit savoir écrire pour s’adresser à sa cible : il adapte son discours, son ton rédactionnel en fonction de ses lecteurs. On ne parle pas aux clients d’Oasis comme à ceux de Cartier… Enfin, il doit aussi savoir répondre aux commentaires, engager la conversation, inciter à la participation, encourager les échanges. Et son seul outil, ce sont les mots. C’est pour cela qu’un Community Manager doit savoir écrire et maitriser ce qu’il exprime. Et même s’il doit aussi être familiarisé avec la technique, il doit toujours se recentrer sur l’humain car c’est à des femmes et des hommes à qui il s’adresse et pas à un robot… Dans tout Community Manager sommeille un auteur : journaliste, rédacteur, blogueur… Mais toujours un passionné de l’écrit !  »

Community Manager

Lui aussi est à la lettre C ! C’est donc la démonstration qu’il doit savoir (bien) écrire ! Une preuve plus grammairienne que mathématique.

Ecrire, c’est un métier : denisgentile.pro@gmail.com !

Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, les mots ont une importance exponentielle dans votre plan de communication. Avoir un rédacteur qui intervient à tous les niveaux est devenu indispensable. Je vous invite à consulter la liste de nos prestations en tant que Rédacteur et Community Manager.

Si malgré tout, vous ne voulez pas d’un pro. de la rédaction, je vous donne un ultime conseil : relisez les Pensées de Pascal !

Denis Gentile

 

JE_BLOGUE

 

DiGi, comme Digital et Denis Gentile
DiGi, comme Digital et Denis Gentile

La civilisation numérique est l’avenir de la nature humaine !

Tous les ans, le 21 mars, date de mon anniversaire, je m’offre un article. En 2011, ce cadeau m’a porté chance. J’ai publié mon Best Seller : « Le blog est l’avenir de la presse écrite ».

En 2012, j’hésite sur le choix du thème. Mon coeur balance entre deux mots. Chaise et Unique. Le premier est plus surprenant. Mais pas tant que ça. C’est l’objet le plus produit dans le monde, le plus utilisé et surtout, celui qui inspire le plus les designers. Le second est plus commun. Mais pas tant que ça. Il est la clef de la communication 2.0 Il le sera aussi de la 3.0, de la 4.0, etc. Pourtant, je n’ai pas trouvé sur le web, une explication qui me satisfasse vraiment. Chaise ou unique. Unique ou chaise. La semaine dernière, j’écrivais que le Community Manager doit pouvoir choisir ses clients. Aujourd’hui, ce sera le Community Manager doit choisir ses mots ! Ca sera donc…

Nice, la Promenade des Anglais, le samedi 17 mars, quelques minutes avant les TEDx . Un moment unique !

Chacun d’entre nous est unique. C’est une phrase riche de sens. Similaire parfois, mais bien plus profonde, à une autre idée : nous sommes tous différents. Car, au lieu de mettre l’accent sur ce qui pourrait nous diviser, elle met en valeur ce que nous sommes, ce que nous aimons, ce qui nous fait vivre, ce qui nous rend heureux et elle répond au précepte de Socrate : « Connais-toi toi-même ! ».

La civilisation industrielle

Avant, et c’était il n’y a pas si longtemps puisque je l’ai vécu, la règle, c’était de faire comme les autres. C’était rassurant. En effet, les similitudes rassurent et les différences agressent ! On suivait un modèle préformaté. Il fallait rentrer dans le moule. Le même moule. On était des enfants de la civilisation industrielle. Gilles Berhault lors du TEDx de Nice a exprimé la même idée dans sa conférence :

« L’industrie, c’est faire des objets tous identiques qui sont fabriqués par des gens interchangeables ! »

Et que se passait-il si vous étiez différents malgré vous et que vous ne pouviez pas cacher cet objet de moquerie ? C’est ce que nous raconte Simon Crann. J’ai eu la chance de rencontrer Simon samedi dernier. Il a commencé sa conférence en nous disant « Je vais vous raconter ma vie ! » J’ai tout de suite accroché.

Pourquoi ? Parce qu’il parle comme un blogueur.

Voici quelques extraits de l’interview qu’il a bien voulu m’accorder (lire l’intégralité de l’interview) :

« Je suis né en Angleterre et je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans.

J’ai commencé l’école et les premiers mois ont été difficiles – c’est tout à fait logique ! Nouvelle école, nouvelle langue !  Des enfants me charriaient et je ne comprenais rien, ni pourquoi. Cependant, ce qui m’arrivait était négligeable par rapport à ce qui arrivait à certains autres enfants à cause de leur couleur de peau, leur accent, leur taille, leurs habits… J’ai rapidement compris : quand on est différent, on devient vite une cible !

Montrer l’exemple !

Ces premières expériences m’ont ouvert aux injustices dans le monde. »

Et comment faire passer le message que la diversité n’est pas une menace mais une force ?

« En montrant l’exemple ! Discuter sur des sujets concernant la diversité apportent quelque chose à quelques-uns d’entre nous, mais cela à plutôt tendance à échouer face aux vraies personnes, celles ayant des opinions préconçues. Et pourtant, c’est bien ces personnes que nous souhaitons convaincre. Alors, nous allons créer des espaces pour les communautés et AVEC les communautés afin de partager et de collaborer sur des projets à valeurs humaines. De nouveaux organismes, de nouvelles institutions et de nouvelles entreprises à responsabilité sociale et sociétale vont naître et démontrerons  que de tels préjugés (qui sont, si tu me le permets, la définition même de la bêtise humaine) n’ont pas lieu d’exister.

Tu sais, si nous étions si différents les uns des autres, le terme « cosmopolitisme » n’aurait aucun sens. En sens inverse, si nous étions identiques, nous nous ennuierions et chercherions sans cesse à nous départager. Nous pouvons tous nous rapprocher sur certains points communs, qu’ils soient abstraits ou concrets, tout en gardant une réelle identité. C’est cela, la force de la diversité ! »

Simon est le co-fondateur avec Andrew PriorDeborah D’Alessandro et Sylvain Theveniaud  du premier « The Hub » en France qui verra le jour à Nice. Ce sera un lieu où les différences seront une source de partage et de création.

Je vous invite à visionner cette vidéo qui illustre parfaitement ces propos.

 

 

La civilisation numérique

 

La civilisation numérique, telle que l’a citée Gilles Berhault dans sa conférence, favorise d’ailleurs cette nouvelle philosophie. Les moyens de communication sont le reflet de l’état d’esprit de la population. Au XXe siècle, il n’y avait guère que le courrier des lecteurs des journaux et des magazines pour publier vos commentaires. Mais c’était suffisant puisque l’important était de ressembler aux autres. Un seul d’entre nous s’exprimait pour tous les autres.

Au XXIe siècle, la situation a changé drastiquement ! Les moyens de communication sont innombrables. Twitter, Google Plus, Facebook, LinkedIn, Viadeo, Doomiz, SlideShare, les blogs, les forums, etc. (je vous laisse compléter cette liste). Et il y en a des nouveaux tous les jours à l’image de la nouvelle star, j’ai nommé Pinterest.

Ce petit dernier se présente comme un outil pour partager des photos :

«Pinterest se présente comme une sorte de patchwork, permettant aux utilisateurs d’épingler des contenus liés à leurs centres d’intérêt, donnant la part belle au visuel. En général, une photo s’accompagne d’un bref commentaire, offrant la possibilité aux autres membres du réseau de commenter la publication. Il peut s’agir de photos de mets culinaires, d’articles de mode, de photos de mariage, d’animaux, de voyages, de nouvelles tendances coiffure, de décoration… Sa présentation et ce qu’il propose sont assez atypiques en comparaison des autres réseaux sociaux, les principales différences avec Facebook étant les liens qui ne se créent pas par amitié ou relation professionnelle mais réellement par centres d’intérêts communs

Cet extrait tiré de l’article  « Pinterest, un réseau social atypique qui monte, qui monte… d’Alexandra Bellamy »  met en évidence que chaque réseau social s’adapte à notre personnalité. C’est la raison pour laquelle on continuera d’inventer de nouveaux réseaux chaque jour. C’est un mouvement infini à l’image de nos différences, au caractère unique et non reproduisible de chacun d’entre nous.

On ne va plus arrêter de rendre unique tous les supports de communication. Ne pas se contenter de reproduire ce que les autres ont déjà dit, c’est la ligne directrice de ce blog par exemple. Et c’est ce qui donne du caractère à vos messages, vos articles, vos commentaires, vos profils, vos pages, etc.

On peut raisonnablement espérer que ce nouveau contexte va créer de nouvelles mentalités. On ne montrera plus du doigt l’autre parce qu’il est différent mais on lui tendra la main parce qu’il est unique. Et ce mouvement a déjà commencé.

C’est ce qui se passe avec les blogs et les médias sociaux.

C’est ce qui s’est passé samedi dernier au TEDx de Nice et on n’a pas fini d’en parler.

Vraiment, les blogs, les réseaux sociaux, les espaces comme The Hub, les événements comme les TEDx et tout ce qui constitue la civilisation numérique sont l’avenir de la nature humaine.

Vous savez, je ne sais pas si j’ai raison quand j’écris et publie certaines choses (cf l’article et les commentaires sur la journée de la femme). Mais, d’une certaine façon, je m’en moque (Entre nous, avez-vous déjà essayé de dialoguer avec une personne qui a et veut toujours avoir raison ?).  L’intérêt du savoir, ce n’est pas d’avoir raison, c’est d’apprendre des autres quelque chose que vous ne saviez pas encore. 

Au fait, je n’ai pas renoncé à mon article sur la chaise. Ca sera pour le 21 mars 2013 !

Denis Gentile

 

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

Si j’ai tant attendu pour trouver le métier qui est vraiment fait pour moi, c’est parce qu’il a fallu l’inventer. Dès lors qu’il a enfin été inventé, je ne veux plus l’abandonner. J’ai été patient, maintenant, je veux être persévérant.

Patience est un mot qui revêt une grande sagesse.

Ce matin, j’ai ouvert la fenêtre et le vent m’a susurré ces paroles :

« Sois patient avec moi ! »

Le vent n’est que le messager. Mais qui s’est exprimé ? Quel est l’auteur de ce message ?

Le pin maritime, les eucalyptus, l’amandier et les cyprès qui sont là plantés devant ma fenêtre ? Sans aucun doute.

Les hirondelles, les rouges-gorges, les tourterelles et les pies voleuses qui viennent s’abriter et picorer sur ces mêmes arbres. Là aussi, cela ne fait aucun doute.

Je suis d’humeur bucolique ce matin. C’est naturel pour une personne qui est née un 21 mars, le premier jour du printemps.

 

Pourquoi démissionner ?

« Sois patient avec moi ! »

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’entends ce message. Quel est ce Community Manager qui me parle comme dans un tweet en moins de 140 caractères ?

Son nom est encore plus court dans toutes les langues du monde. C’est un mot de 3 lettres en français, 4 en anglais, italien ou espagnol, 5 en allemand, 6 lettres en Sango (la langue nationale de la République Centrafricaine), etc.

C’est la VIE, LIFE, VITA, VIDA, LEBEN, DOUNIA…

Et vous, dans votre langue, comme s’appelle la vie ?

La vie me demande d’être patient. Et je vous en donne un exemple. J’ai 43 ans (2011) et j’ai enfin trouvé le métier fait pour moi ! Plus de 20 ans d’une carrière professionnelle à m’étalonner et tenter une dizaine de métiers.

J’énumère : journaliste local, journaliste sportif, vendeur d’encyclopédies, opérateur dans un call center, agent de change, hôte d’accueil, guide VIP trilingue, guichetier, responsable des objets trouvés, traducteur bilingue au service sécurité et parfois au commissariat, chef de gare, conducteur d’autobus impérial, formateur, écrivain, intégrateur html, conseiller clientèle, chef de projet web, chargé de la communication interne, responsable de la communication, rédacteur d’offres marketing, webmaster et quelques autres plus compliqués à définir comme en charge du Duty Manager Report ! Soit en fin de compte plus d’une vingtaine de fonctions différentes.

Je ne regrette rien. J’ai toujours appris quelque chose. Rien n’a été inutile. Pourtant, jamais je me suis dit : « Denis, tu feras ça toute ta vie ! »

Enfin, ça c’était hier, car en août j’ai eu l’intime conviction de pouvoir le dire vraiment. Quel est le meilleur moyen pour en être sûr ? S’éloigner !

Si vous voulez être certain de vouloir quelque chose dans votre vie, éloignez-vous de cette chose pendant quelques temps. Si elle vous manque vraiment alors il y a des chances que cette chose soit faite pour vous.

Vous aimez écrire, alors n’écrivez plus.

Vous aimez manger des pâtes, alors ne mangez plus de pâtes.

Vous aimez voyager, alors ne voyagez plus.

Vous aimez quelqu’un, alors séparez-vous ne serait-ce qu’une semaine.

Et n’ayez pas peur, l’éloignement temporaire mettra en lumière votre désir le plus grand.

Le 15 août 2011, j’ai démissionné de mon rôle de Community Manager. C’était nécessaire. Je devais le faire.

Le 5 septembre 2011, je reviens comme Community Manager. J’aurais pu revenir même avant. J’avais très envie de m’exprimer et de répondre à tous vos encouragements. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait les premiers jours. Par respect. Mais ce n’était pas la règle du jeu. Je devais m’éloigner sans faire semblant. Eteindre le courant. Respirer l’air marin.

Community Manager, c’est MON métier, je suis fait pour ça. Ecrire sur le web en 3000 ou 140 signes. Un article, un commentaire ou un tweet. Peu importe. Mais écrire sur le web avec un vrai savoir-faire et le faire savoir.

Même si j’ai 43 ans et que l’on me dit que c’est un métier pour les moins de 26 ans (1) ! Que voulez-vous, quand j’avais 26 ans (1994), le web était encore un OVNI en France. En 1995, j’avais déjà une connexion et un email. Quand je n’étais pas chez moi, je devais me brancher sur un minitel pour consulter mes mails ! On commençait aussi à parler d’intranet et j’ai développé avec 4 autres collègues le premier intranet d’Euro Disney. Au début, c’était un peu technique. Il fallait tout faire à la main. C’est comme ça qu’à l’époque on apprenait le HTML et on montait des sites. C’était une nouvelle aventure. Comme découvrir l’Amérique ou marcher sur la Lune. Ces références ne sont pas exagérées, voyez où l’internet nous a conduit aujourd’hui. Et ce n’est pas fini.

Moins de 26 ans mais pas encore capitaine !

Le capitaine

D’ailleurs, qu’il s’agisse de la Pinta, la Nina, la Santa-Maria ou Apollo, il y avait bien un capitaine ou un commandant à bord. Sur les réseaux sociaux, ce capitaine, c’est le Community Manager.

Et le capitaine avant de devenir capitaine est aussi passé par tous les postes. Un peu comme moi. Je vous l’ai dit et vous le répète, je suis fait pour ce rôle. L’expérience n’est jamais négligeable quel que soit le métier.

Mais l’expérience, ce n’est pas forcément 20 ans à faire la même chose. Ce n’est même pas du tout cela. C’est la richesse de vos expériences qui vous conduisent un jour à devenir le capitaine du navire. C’est pour cette raison (pour reprendre un vieux débat du début de l’année) qu’un stagiaire ne peut pas être recruté pour occuper un poste de chef de projet. (2)

Je suis Community Manager parce que j’ai conduit pendant 3 jours un bus impérial et pas parce que je suis inscrit sur Facebook !

Il y a d’autres raisons pour lesquelles j’ai la conviction que Community Manager est mon métier.

D’abord pour mon style. Balzac et Proust sont d’immenses écrivains. Mais la description du pot de fleurs dans les premières pages du Père Goriot n’aurait aucune chance de dépasser une centaine de lectures sur le web. Pourtant, on atteint un sommet de la littérature. Mais ce n’est pas ce qu’un internaute recherche. Je n’ai malheureusement pas le talent de ce cher Honoré alors j’ai décidé de me consacrer à un autre genre d’écriture. En revanche, je crois sincèrement qu’un Balzac aurait très bien pu s’adapter au style abrégé de la rédaction web. Le génie et la classe en plus !

Courtoisie et communauté

Ensuite pour ma courtoisie. Et j’insiste sur cet aspect. Un Community Manager est un modérateur. Il intervient notamment dans les débats où toutes les opinions s’expriment. Ce n’est pas son rôle le plus facile. Les dérapages existent et certains propos sont souvent agressifs, voire insultants. C’est comme naviguer dans une mer démontée. Le capitaine doit faire preuve d’une grande maîtrise. Et affronter la vague de face n’est pas forcément la bonne solution. Mais dans un débat, ce sont des personnes qui s’expriment et si ces personnes sont anonymes, elles ont la fâcheuse tendance à déraper un peu trop commodément. Si le Community Manager est le capitaine, alors il doit avoir un visage, il n’est pas un pirate. Je me sens bien dans ce rôle. Je n’ai aucun problème à dire qui je suis et à traiter avec la plus grande courtoisie tous mes invités. On m’en parle souvent et on me dit que c’est rare sur le web. J’en suis particulièrement fier.

Ensuite parce que grâce à mon style, à ma courtoisie et aux idées que je tente d’expliquer, j’ai réussi à réunir autour de mes débats et mes articles un public, ou si vous préférez pour rester dans le thème, une communauté. D’ailleurs, le mot communauté est mieux adapté. Le public assiste à une représentation. Les membres d’une communauté ne se contentent pas d’applaudir, ils agissent. Ils le font par leurs commentaires, par leurs tweets, en diffusant ou non l’info dans leurs réseaux et à leurs relations.

Je me sens, notamment grâce à mon blog, le capitaine d’une communauté qui a envie de participer à un web de qualité, à un espace de liberté, de créativité et d’échanges constructifs.

Enfin, dernier point. Je ne suis pas un tweeteur fou. Ou plus précisément, je n’aime pas passer ma journée à tweeter. C’est souvent ce que les entreprises recherchent quand elles recrutent un Community Manager. C’est pour cette raison qu’elles prennent des stagiaires. Mais elles se trompent sur la définition du rôle. Ce n’est pas un Community Manager mais un spammeur !

Cette vision réductive de la fonction du Community Manager est même impensable! Un Community Manager doit connaître tous les rouages d’une entreprise et avoir une idée précise des attentes des clients. Ce n’est pas en se contentant de tweeter du contenu déjà existant qu’il y arrivera. Cette expérience et cette connaissance, on peut les acquérir avant 26 ans, ce n’est donc que par la suite que l’on peut vraiment commencer à postuler au rôle de Community Manager.

Le Community Manager n’est pas un créateur de spams, mais un créateur de contenus. On éviterait bien des polémiques et des malentendus si on commençait toujours par définir les mots et expliquer les choses. C’est l’un des buts de ce blog et de son titre : MORE THAN WORDS. C’est aussi l’une des missions d’un bon Community Manager.

J’espère que les dirigeants d’entreprise et les DRH auront compris le message. Ou qu’ils le comprendront un jour prochain.

Patience !

(1) : « Une DRH me disait l’autre jour qu’il n’était pas question de recruter pour le Web au delà de 26 ans (génération Y). Le www est donc un métier éphémère dans un parcours de vie… », extrait des commentaires de « Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner« 

(2) : C’est le débat qui m’a permis de me faire connaître sur le web, celui qui m’a mis le pied à l’étrier : « Est-il normal de recruter un stagiaire pour un poste de Chef de Projet ?« , plus de 2200 lectures.

Denis Gentile

PS : en 2013, j’ai écrit une autre partie de mon histoire : « Il était une fois un Digital Storyteller ». Et en sous-titre : « Le Digital Storyteller, plus enchanteur que le Community Manager »

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A lire du même auteur en 2011 :

– La sauce va-t-elle prendre ?

– Le blog est l’instrument de la culture moderne

– L’envie de savoir !

– GLUTAMATE, E621 : Quand lire peut vous sauver la vie ! 

– Des blogs sans colorant, ni additif !

– Donner sa chance 

– WEBOPATHE : L’interview d’un Community Manager pas comme les autres !

– Internet est la bombe atomique de ce siècle ! 

– COmmunity Manager : COnnaissez-vous COCO ?

– Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom !

– Y a-t-il un fantôme dans la machine ?

– Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner

Voir aussi la catégorie COLONNES.

COLONNE : De la transmission à l’élévation

Bon, nous le savons maintenant, sans poirier pas de colonne ! Si, rappelez-vous : « Le poirier, la colonne et l’apprentissage de la sagesse ».

La réflexion nous a mené à comprendre que la colonne, contrairement à la définition couramment admise, ne porte pas, ne supporte pas. Elle est le passage des forces, des énergies, un lien entre des mondes que nous ne percevons pas, du moins pas vraiment, en tout cas de manière très partielle, très matérielle, enfin bref… trop humaine.

Alors, maintenant que le poirier du dessous, le poirier du dessus et le poirier du milieu nous ont permis de le comprendre, j’ai envie de laisser un peu de place à l’homme, du moins à cette face étonnante de l’homme : l’esprit et la spiritualité.

Voici l’arbre de la transmission, de l’élévation, en illustrant le propos de la photo d’une colonne, vierge polychrome coiffée de missels anciens et d’un livre d’Horlogiographie, sur fond de blason et de citations latines… une colonne spirituelle, en quelques sortes !

Explicatio columnaris :

  • Une vierge ? se pourrait-être bouddha, Râ ou Vishnu. En fait, ce n’est pas l’allusion à une divinité ou ce qui y est lié qui importe ici, mais plutôt le fait qu’elle inspire. En son image, en l’œuvre qu’elle représente, il y  a une grande spiritualité par ce qu’elle évoque chez certains, par ce qu’elle a exigée de celui qui l’a réalisée. Force est de constater que les plus grandes œuvres, bénéfiques ou destructrices, et les plus inspirées le furent et le sont souvent encore au nom d’une foi religieuse et d’une certaine spiritualité. Mais la vierge est ici de bois, polychrome. Et de bois de… poirier ! petit morceau de tronc de l’inspirant arbre.
  • Des missels et un vieux livre d’Horlogiographie ? voilà bien des livres, support de savoirs ! mais si les premiers sont ouvrages de ferveurs, le second exprime le temps qui passe, car toute colonne s’inscrit dans l’espace-temps. Et le temps… en voilà bien un grand mystère pour l’homme. D’où venons-nous, où allons nous, Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi ce quelque chose s’organise t-il plutôt que de rester chaotique ? Pourquoi l’évolution ? Le Temps… est indissociable de la spiritualité, et pour certain, de la foi. Marier le missel au traité d’Horlogiographie c’est unir deux mystères. S’il n’y avait pas le temps, sans la vie, sans la naissance ni la mort… pas de spiritualité !
  • Un blason ? une manière de représenter l’Histoire, notre histoire, et l’ordre aussi sans lequel aucune société ne peut exister durablement. Ce blason là a son champ, et son écu, mais il n’a jamais existé autrement que dans le fond d’une vallée cévenole, hommage post mortem aux paysans serviles qui, 13 siècles durant, ont érigés les paysages que j’ai tant admirés. Sur le blason, le « Cri de guerre » est ici remplacé par deux messages de paix et d’espoir « Où l’on est bien, là est la patrie (Ubi bene ibi patria)» et « Le soleil brille pour tout le monde (Sol lucet omnibus)».

 

 

Flux de foi et colonne spirituelle

Posé sur le monde du dessous, le regard pointé vers l’infini (fini ?) dans le monde du dessus, notre corps est traversé de forces et d’énergie, celles endogènes du cœur terrestre, celles exogènes du cosmos… colonne de flux, de transmission. Et la conscience de notre conscience, celle qui interroge et met mal à l’aise, inspirant l’appel aux puissances divines chez certains, en est elle-même traversée. L’esprit est force, l’esprit est énergie. Croyant, non croyant, immanquablement la réflexion pousse l’homme au doute. Pourquoi l’évolution ? même le plus créationniste est bien en peine de nier l’évidence de l’évolution, qu’elle fusse d’ailleurs jugée bonne ou mauvaise. Inéluctable, elle s’observe simplement chez l’homme et son histoire. L’hère qui, misérable, grattait de sa houe rustique la terre du seigneur, au temps des « Très Riches Heures du duc de Berry », peut-il être comparé au grands céréaliers berrichons d’aujourd’hui ? Que nenni !

Alors… de l’hère au grand céréalier, que s’est-il passé ? La transmission et l’élévation ! La transmission du geste et celle de la pensée s’accompagnent d’une élévation du geste et de la pensée. Mieux que mon père, mieux que mon maître. Quand l’élève ne surpasse pas le maître, l’évolution s’arrête. Mais l’évolution ne s’arrête pas. Il y a toujours des maîtres surpassés par des élèves… Toujours. C’est le grand mystère de la pensée et de l’esprit, qui obéissent aux mêmes lois que la nature et l’univers tout entier. Pourquoi ?

L’homme est colonne et son esprit est un flux de foi, que cette dernière soit religieuse ou non. À l’œil de celui qui ne croit que ce qu’il ne voit, la colonne du temple ou celle de l’homme sont pourtant traversées par les forces et les énergies. À cet invisible, ce non palpable, s’ajoute tout aussi invisible, et non palpable chez l’homme la colonne spirituelle.

Alors, l’image de la vierge, du blason et des livres, force l’admiration du non-croyant que je suis (du moins le crois-je !) car bon an, mal an, c’est cette image là qui représente le mieux ce qui anime l’homme dans son élévation, bien plus fort que l’amour, quoi que l’on en dise, quoi que l’on espère.

Jean-Luc Mercier

Voir aussi la COLONNE qui a inspiré Jean-Luc.
Envoyez nous VOS colonnes, les meilleures seront publiées sur ce blog : auteur@morethanwords.fr

A lire aussi du même auteur : 

Afrique de l’Ouest : Et si la solidarité venait de l’intérieur ?

– SECRETS d’AFRIQUE : Toi, Seydou, et l’émotion que tu apportes ! 

Le poirier, la colonne et l’apprentissage de la sagesse

Retrouvez Jean-Luc Mercier chaque lundi sur morethanwords.fr

DEBAT : Le livre est-il moins écolo que l’iPad ?

Le livre devra-t-il se sacrifier pour préserver la forêt amazonienne ? En effet, qui n’a pas une corbeille de recyclage sous son bureau ? Et qui n’a jamais reçu de sa direction une consigne pour imprimer seulement les documents indispensables ? Le papier semble être la première ressource à ne pas gaspiller et le premier geste écologique à portée de main de tous les citoyens. Mais si on y regarde de plus près, le livre est-il vraiment moins écolo que l’iPad ? Enquête.

D’ailleurs, cette opinion est communément admise et elle a été exprimée à plusieurs reprises lors du débat « Est-il vrai que les gens ne lisent pas sur le web ? » (qui a dépassé les 5000 lectures et les 190 commentaires sur Viadeo).

Notre bon petit rédacteur a donc décidé de mener l’enquête à Bruxelles. Il abandonne les flingues et le flegme de Clint Eastwood au profit des moustaches du plus distingué Hercule Poirot. Il a rendez-vous avec un journaliste belge, Philippe de Casabianca, chez un célèbre chocolatier au Sablon, la place incontournable pour tous les amateurs de chocolats. En hiver, un chocolat chaud est doublement apprécié. C’est important de pouvoir joindre l’utile à l’agréable !

Pourquoi Bruxelles ? Pas seulement pour le chocolat ! C’est ici que se discute l’avenir de l’Europe et de nombreuses décisions concernent justement l’écologie. Philippe suit de très près le travail de ces commissions et il écrit des articles très fouillés sur le développement durable, la chasse au gaspi, le changement climatique, l’industrie et les matériaux innovants. Je vous invite à consulter l’ensemble de ces articles sur le blog www.morethanwords.fr.

iPad ou livre papier, le match écologique n’est pas gagné

Dès le départ, Philippe, à l’instar du héros d’Agatha Christie, m’invite à n’omettre aucun détail :

« Avec les progrès de la science écologique et le développement de certaines normes sur le développement durable, on peut gérer autrement la production de livres en s’intéressant à l’amont (forêts, papier, eau, énergie, encre) et à l’aval (déchets, rejets, émissions, destructions).

On ne fabrique désormais plus les livres avec des peaux de moutons, ni avec des vieux chiffons comme cela a été longtemps le cas. Certes, le papier est une industrie qui consomme beaucoup d’énergie mais le bilan des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et autres iPad n’est pas évident. Rappelons que le pionnier Apple s’est souvent fait épingler pour des procédés de production très peu respectueux de la nature. En Afrique, la production de GSM génère des conflits car c’est là qu’on y trouve des matières premières essentielles. IPad ou livre papier, le match écologique n’est pas gagné. »

Le travail d’un journaliste ressemble beaucoup à celui du détective. Et souvent, il s’agit de « tordre le cou aux idées reçues. Un arbre qu’on coupe, ce n’est pas une ressource dont on se prive. C’est une ressource dont on fait usage, charge à nous de gérer la forêt et de replanter. En revanche, un métal dont on fait usage, c’est une ressource qui disparaît de nos stocks, charge à nous de la recycler, charge à nous aussi de voir quelle est la ressource qui impacte le moins l’environnement. »

Le Pape aussi a son iPad !

Alexandrie qui part en fumée

D’un côté le papier, de l’autre les composants électroniques. Il est difficile de trancher. La solution, c’est la complémentarité. Philippe nous l’illustre parfaitement :

« Avoir recours à différents supports me semble a priori une bonne chose. Cela évite la dépendance face à un développeur de technologie propriétaire ou face au détenteur de matières rares. D’autre part, on peut ainsi répartir les risques en cas de perte ou détérioration des supports. La durée de vie des papiers et des films photo est connue, celle des supports informatiques beaucoup moins.  Au bout de plusieurs années, les archivistes savent qu’ils doivent recommencer le processus de conservation. Pour les stockages de données, un  peu d’humidité et un petit virus réveillé aidant et hop, c’est Alexandrie qui part à nouveau en fumée… Deux précautions valent mieux qu’une, non ? »

Le comportement plus que l’objet

Jusqu’à maintenant, on s’est attardé sur les objets : le livre et l’iPad. Mais pour savoir si l’un d’eux est plus écologique. Il faudrait surtout définir la notion d’écologie.

« L’écologie, ce n’est pas un retour chez  Vendredi et ses Limbes du Pacifique ou au bon sauvage de Rousseau, ni à celui de Greenpeace qui vit dans un univers plus sain parce qu’il mange sa viande cuite dans le feu de sa caverne, un beau cadeau pour ses poumons !
L’écologie me semble s’inspirer d’une responsabilité de l’homme sur son environnement dans sa vie quotidienne et au-delà. Il ne s’agit pas d’opposer les chevaliers blancs et les chevaliers noirs de l’écologie ou de l’industrie. Il s’agit de comprendre en quoi notre activité a une empreinte sur notre Terre, si c’est justifié et comment le vivre de manière durable. »

Autrement dit, on doit s’interroger sur le comportement plus que sur l’objet. Et là, comme le dirait Hercule Poirot, il faut faire fonctionner nos « petites cellules grises ! »

Le livre est un objet culte et symbole de la dimension culturelle de l’homme. S’il est en voie de disparition, alors il faudra le protéger. Mais son ennemi n’est pas l’e-book. Comme nous l’avions asséné de façon un peu provocatrice dans le précédent article, lire sur un iPad peut être le geste qui va sauver le web et le livre. Mais plus que le livre ou le web, il s’agit de considérer tous les supports de communication écrite. Combien de revues, de journaux, de catalogues et de dépliants publicitaires sont imprimés et ne sont jamais lus ? Aujourd’hui, vous irez retirer votre courrier.  Vous y trouverez deux ou trois lettres noyées au milieu d’une dizaine de prospectus en tout genre. Demain, vous passerez devant un kiosque à journaux qui regorge de futurs invendus. D’ailleurs, ce matin, notre bon petit rédacteur a acheté un quotidien français à Bruxelles. Il aurait pu éviter de le faire et le lire sur son iPad. Les NTIC ont un grand rôle écologique à jouer. Ils permettront de diminuer certaines causes et certains effets de la pollution en réduisant les procédés de fabrication et de transport, sans renoncer à notre plaisir. Continuons à lire nos journaux et revues préférées, mais plutôt qu’empiler des tonnes de papier, lisons-les sur le web.

Une bonne idée pour un blog répondant à des principes écologiques ? Développer une revue de presse sur un thème qui vous intéresse. Tout en respectant les droits des auteurs et en mentionnant les références des extraits des articles. Internet ne donne pas le droit de bafouer la propriété intellectuelle.

Une meilleure idée encore pour un blog ? MoreThanWords ! Ce blog ne propose que des articles originaux (le problème de la propriété intellectuelle ne se pose plus) et il aurait pu naître comme un nouveau magazine. Et si ce n’est pas le cas, c’est grâce au web ! MorethanWords est un vrai et bon concept écologique.

Alors comme Hercule Poirot utilisons nos petites cellules grises pour bien faire la part des choses et trouver le support adapté à chaque contenu. D’un côté ce qui est sujet au changement et qui est plus éphémère comme cet article, de l’autre ce qui est intemporel comme les romans d’Agatha Christie.

Denis Gentile

A consulter en complément de cet article, le débat sur Viadeo : 3700 lectures et 140 commentaires !

Tous les lundis, de nouveaux débats sur morethanwords.fr

 

 

L’AUTEUR : Est-il encore en odeur de sainteté ?

Faut-il inscrire l’auteur sur la liste des espèces menacées ? La question peut se poser à l’heure où il doit souvent s’abriter face aux pluies de critiques qui le vilipendent quand elles ne l’enterrent pas en deux temps trois mouvements. A l’heure d’un internet obsédé par le flux, l’auteur créateur de contenu souffre-t-il d’un péché mortel ?

Livres d'auteurs connus en colonne devant l'olivier

On a presque tout enlevé à l’auteur. Il en est devenu tout nu et, contrairement au roi d’histoire enfantine, personne n’a vraiment attendu pour le dire et s’en moquer. Même ce qui fait son essence lui a été retiré, la création artistique, pour être greffé à d’autres qui, sans ses idées ne seraient qu’outres vides : c’est désormais le publicitaire qui est le créatif (pas encore le créateur, mais ça ne saurait tarder) et l’auteur est bien souvent abonné aux cimetières de l’ennui.

L’avez-vous oublié, l’auteur, vous savez, c’est celui qui réalise des films qui endorment tout le monde, sauf les jurés d’un festival, le temps d’une soirée sur bord de plage. Le cinéma d’auteur, c’est cette rocking chair qui n’en finit pas de grincer dans une éternelle contre plongée, c’est ce pétale de fleur qui tombe à terre dans l’éternelle traque d’une caméra qui s’est prise pour un microscope, l’auteur c’est donc celui qui demeure tandis que je meure…

Pourtant, les auteurs ne sont pas tous employés par des entreprises de pompes funèbres, ils n’ont pas tous vocation à susciter et à entretenir notre agonie. Ils sont, je l’espère plus souvent, passeurs de lumière, de leurs lumières certes, mais de lumière tout de même. Cette capacité à la transmission peut prendre du temps à mûrir ; elle ne se décrète pas quant bien même on voudrait être Chateaubriand ou rien et elle ne tombe pas forcément du Ciel : nous n’allons pas tous sur le chemin de Damas en quête de combat pour la vérité.

C’est justement cette transmission de sa vérité qui rapproche l’auteur de ce que l’on reconnaît comme la vocation actuelle de l’internet, un activateur de flux. Par des raccourcis en réalité peu féconds, certains théoriciens de l’internet opposent contenu et flux. Si on prend le cas de l’auteur, cette opposition n’est que rhétorique. C’est parce qu’il est créateur de contenu qu’il peut générer du flux. De même, c’est parce qu’elle contient des particules, les photons, que la lumière peut, en les agitant, se manifester.

Filons la métaphore. En frappant différents objets, la lumière est révélatrice. Mais elle-elle créatrice ? Est-elle auteur ? Cela n’est pas certain. De même, quand les chantres de l’internet collaboratif affirment faire œuvre de création en jouant les agrégateurs d’information, cela revient à prétendre être journaliste en rapportant telles quelles les paroles de tel ou tel décideur. C’est une évidente confusion avec le rôle de porte parole ou avec la fonction de RSS.

Rien pourtant n’empêche l’auteur d’utiliser les fils RSS pour tisser ses histoires mais il ne faudrait pas qu’il tire trop dessus de peur de n’exciter la jalousie des Parques. Car s’il pioche ça et là, au carrefour de ce qu’il lit, voit et entend, pour repasser tout cela par sa cuisson personnelle, l’auteur sait aussi labourer son imagination parfois très loin de ces flux de connexion permanente que sont les nouvelles technologies.  Certains penseurs, certains écrivains aiment à se retirer loin des flux permanents mais peut être pas loin de ce que ces flux ont transmis auparavant. C’est sans doute le signe que l’auteur a besoin de recul, de déconnexion pour être vraiment lui et pas simplement servile roue de transmission.

Car c’est bien cela qu’on attend de l’auteur : du corps, de la jambe, de la cuisse, de la personnalité goûteuse qui donne envie d’en reprendre. Ce qui charpente l’auteur et en fait un produit de garde, c’est qu’on n’a pas envie de le mettre sous verre, mais qu’on a envie de le confronter au créateur qui sommeille en nous pour le frotter à notre vérité. L’auteur doit être partageur de lui même.

Philippe de Casabianca

Chaque lundi, Philippe de Casabianca sur morethanwords

 

Le blog est l’instrument de la culture moderne

J’ai fini par faire ce que j’écrivais dans mes articles et mes débats ! C’est bien beau de dire que « le blog est l’avenir de la presse écrite » quand on est confortablement installé dans son fauteuil. J’ai voulu transformer l’essai. Et en ce 20 juin 2011 en voici la première version. Un blog tout nouveau, instrument de diffusion de la culture du XXIe siècle. Revue de détail.

Francis Benett : « FAITES ce que vous écrivez »

Extrait de l'article "Le Blog est l'avenir de la presse écrite !"

"Vous devez raconter votre histoire. C’est pour cela que le blog est l’avenir de la communication écrite. C’est pour cela que des projets comme MoreThanWords.fr vont dans le bon sens. Le principe du bon rédacteur web n’est pas DITES (ou écrivez) ce que vous faites, mais FAITES ce que vous dites (ou écrivez). Appliquez cette méthode mon cher ami, et vous allez voir, vous allez susciter un énorme intérêt."

La presse magazine est en déclin. Elle se brade titrait le Monde la semaine dernière : « Pendant trois jours (16, 17 et 18 juin), dans 700 points de vente, le public pourra bénéficier d’un euro de réduction pour l’achat de deux magazines. » Un plan de relance dont le coût est estimé à 4 millions d’euros ! Mais, comme l’a noté la journaliste Elisabeth Hachet sur sa page Facebook : « Ces « inventions » ne pourront plus durer encore très longtemps car la presse magazine a déjà commencé à être « aspirée » par le monde Internet. »

Le lancement de notre magazine web tombe en plein dans l’actualité. C’est notre petite contribution, à budget très limité, à la relance de la presse magazine. Comment ? Grâce au blog !

Retrouvez nos articles chaque lundi sur morethanwords.fr

 

Qu’est-ce qu’un blog ?

« L’étymologie de blog vient de ‘web log’ qui signifie journal de bord sur le web en anglais. » (sources wikipedia)

« À l’origine, un journal est tenu par celui qui veut se souvenir des événements qui lui sont arrivés : c’est le journal intime, ou pour archiver ces événements : c’est le journal de bord. »(sources wikipedia)

Il y a donc une analogie claire entre le journal et le blog. (A lire : Le blog est l’avenir de la presse écrite !)

 

On peut trouver la même analogie entre le roman et le blog.

C’est l’objet de l’article : « Le roman d’un blogueur, entretien avec Hieronymus Donnovan. » que je vous invite à lire et à commenter. Extrait :

"Des romans célèbres, comme « Le Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde, ont d’abord été publiés sous forme de feuilletons sur des journaux, avant d’être édités, de devenir des best sellers et d’être étudiés dans les écoles du monde entier.

Il y a une analogie avec le roman « Real Tv » de Hieronymus Donnovan. « La première version de ce roman feuilleton, précise l’auteur, a attiré plus de quatre mille lecteurs uniques sur mes blogs. C’est bien la preuve que les gens lisent sur le web !» Ensuite, un éditeur a décidé de publier ce succès de la blogosphère. Un éditeur pas comme les autres. En effet,Story Lab est le premier éditeur de feuilletons littéraires numériques. Pas d’impression sur des rotatives, Story Lab diffuse ces œuvres littéraires sur iPhone, Smartphones, iPad et autres tablettes !

Mode d’emploi : Chaque histoire est proposée via une application dédiée, téléchargeable gratuitement sur l’AppStore, ou sur www.storylab.fr (et prochainement sur l’Androïd Market). Les premiers épisodes ainsi que tous les bonus multimédias sont offerts aux lecteurs qui ne paient que les épisodes suivants (0,79€ à 1,59€ pour 2 à 5 épisodes).

A la fin du XIXe siècles, les histoires passaient du journal au livre. Au début du XXIe siècles, les histoires passent du blog à l’application. Les moyens changent. Mais il y a toujours un auteur et un lecteur. L’humain reste, la technologie évolue."

Le BLOG est donc devenu le meilleur moyen de communiquer.

C’est l’instrument de diffusion par excellence de la CULTURE MODERNE. (Ou CONTEMPORAINE. C’est à définir. Qu’en pensez-vous ?)

Et le blog est donc notamment une grande chance pour les artistes !

Walking on the blog !  (1)

Bien sûr, tout cela n’est pas sans défaut et sans accroc. La qualité des contenus est souvent remise en cause par la piteuse orthographe des auteurs (lire l’article : L’étonnement est le début du blog). Mais les premiers pas sont souvent hésitants.

"Que se passe-t-il de nos jours avec le web ? Il y a d’abord le même phénomène de balbutiement. Comme l’enfant, l’internaute s’exprime imparfaitement. Il ne sait pas bien comment utiliser ce nouvel outil et il accumule les fautes, en particulier les fautes d’orthographe. Le contenu des blogs français est souvent affligeant. Mais en contrepartie, leurs auteurs peuvent revendiquer le titre de précurseurs. De toute façon, dans quelques années, on en entendra plus parler. Il faudra bien passer un jour à l’âge de raison. En 2011 ?"

Mais, il doit aussi garder sa spécificité. Les blogs naissent souvent dans la chambre d’un ado, d’un étudiant ou sur l’iPad d’un passionné. Le blog, c’est comme un commerce de proximité (Lire l’article :  Le web, c’est mieux que le supermarché !)

"Autre différence entre le supermarché et le web, le blog. Le blog ressemble plus au commerce de proximité. On connaît le patron et les vendeurs. Ils habitent près de chez vous et vous appréciez leurs produits. Pain, viennoiseries, fruits, légumes, viande, jambon, journal, chaussures, lunettes, chemise, photocopies, etc. Vous allez chez eux dans un but précis et vous ne ressortez pas avec un nouvel aspirateur !"

Les agences ont une culture éloignée de cette philosophie. Ils vont jusqu’à penser qu’on ne lit pas sur le web. Ils développent plus d’animations et de jeux que d’articles à haute valeur ajoutée. (Lire l’article :  Les gens n’aiment pas les frites ! )

Yohan (1 Elan 2 Com) : Les internautes n’aiment donc pas lire n’importe quoi sur le web. Ils n’aiment pas lire des choses écrites n’importe comment. Chose est le mot qui s’adapte le mieux à cette réalité. Il est parfaitement vague. Il décrit une réalité mal définie composée de fautes d’orthographe, de frappe, de style, de ponctuation, de grammaire, de sens, de liaison et de goût ! Denis a utilisé la comparaison suivante pour bien marquer l’absurdité de la situation :
« Si cette chose devait se manger, personne n’oserait y toucher. C’est clair ! Pas assez ? Alors imaginez des frites taillées dans des patates vertes, baignées dans un bain d’huile de deux ans d’âge et garnies d’un ketchup bourré de colorants, d’additifs et de conservateurs mais périmé depuis 10 ans et d’une mayonnaise avec des oeufs à la salmonelle !
Alors les chefs étoilés du guide Michelin pourraient aussi proclamer tous en coeur que les gens n’aiment pas les frites !
Non, les gens aiment les frites comme ils aiment lire sur le web.
Mais, ce qu’ils veulent, ce sont des frites faites avec des produits frais et de qualité par un bon cuisinier. »

Tous ces articles constituent la COLONNE portante de ce blog. D’autres vont suivre sur le théâtre et le cinéma, la culture universelle, la complémentarité des générations et les exercices de style. Notre but : affirmer avec conviction, intelligence, humour et originalité, l’importance du blog dans notre société.

(1) Le titre de ce blog étant d’inspiration musicale (lire : à propos de…), les références sur des titres musicaux sont nombreux. Par exemple, ici, avec la chanson des POLICE, « Walking on the moon », 1979.

Denis Gentile

 

ART : Le blog est une chance pour les artistes

Dans le précédent article, nous avons vu que le blog débute par l’étonnement. Or l’étonnement est le principe de l’art. Le blog est donc une chance pour les artistes ! Pour illustrer la conclusion de cet apparent syllogisme, nous avons choisi de rencontrer à Rome une artiste italienne, Alessia Catallo. Découverte.

Comment avons-nous remarqué Alessia ? D’abord sur Viadeo, puis sur son blog : www.alessiacatallo.it et enfin sur Facebook. Que s’est-il passé ? Ces œuvres n’ont pas seulement attiré notre attention. Elles nous ont étonnés, subjugués. Elle a un talent rare qui allie à la fois technique, tradition et inspiration. Viadeo, blog, Facebook, le parcours digital ne pouvait pas s’arrêter là.

Du bar au bistrot, en passant par le blog

Quelques échanges par email et nous l’invitons à exposer sur notre blog  dans la rubrique au parfum déjà très italien : Caffè Sospeso.  Le concept de cette rubrique est né à la fois d’une coutume napolitaine et de l’opportunité que les bistrots offrent aux artistes en exposant leurs œuvres. Le lieu n’est plus le bar ou le bistrot, mais le blog. Inviter un ou plusieurs artistes à exposer sur votre blog est d’ailleurs une excellente idée. Cela lui donne une touche d’originalité et vous apporte de nouveaux visiteurs.

Comme des Albatros

Pour la romaine Alessia Catallo, c’est une première approche du public français. En douceur. Les artistes cherchent avant tout à exposer leurs travaux, beaucoup moins à mettre en avant leur visage et leur personne. C’est la télévision qui a rendu certains artistes nombrilistes. Devant une caméra ou un micro, ils seraient plutôt comme l’Albatros de Baudelaire, leurs « ailes de géant » les « empêchent de marcher ». Internet est un outil à la mesure des artistes. Ils peuvent exposer et s’exposer à leur convenance. Personne ne leur demande leur opinion politique, de réagir sur l’actualité, de faire le clown ou d’applaudir un chanteur qu’il ne connaisse même pas. Le plateau de télévision n’est pas leur théâtre. Si vous retirez la toile au peintre et la page blanche à l’écrivain, alors vous en faîtes des albatros sur la proue d’un bateau.  Maladroits et ridicules ! Nous approfondirons ce thème dans un prochain article en insistant sur le rôle de l’écrivain.

Isola Tiberina

C’est le mérite du web en général et du blog en particulier, de rendre aux artistes leur dignité. Ils n’ont plus la nécessité de se vendre, ils ont l’opportunité d’être eux-mêmes et de se faire connaître. C’est précisément ce que notre artiste italienne est en train de réussir. Cet article est un premier pas en France. Est-il permis de douter qu’elle en fera d’autres ? Regardez bien son expo sur www.morethanwords.fr avant de répondre. Vraiment, le blog est une chance pour les artistes.

Découverte

Alessia est né en 1970 à Rome. Elle a notamment étudié la peinture à l’Académie des Beaux-Arts de Rome. Elle a participé et remporté plusieurs concours internationaux pour la réalisation de médailles, de vitraux et a terminé deuxième du concours pour la réalisation du logo du Jubilé de l’an 2000. Elle collabore depuis dix ans avec la Domus Dei pour laquelle elle conçoit et réalise des vitraux et des mosaïques. Vous en apprendrez plus sur l’artiste en consultant mon blog.

Blogs et revues

En lisant son CV, vous comprendrez aisément qu’il s’agit d’une artiste sérieuse et appréciée dans son milieu. Ce n’est pas suffisant pour recevoir la reconnaissance qu’elle mérite vraiment. Elle reçoit aussi des propositions des revues d’art et d’exposition. Mais pour y figurer, la règle est simple, il faut payer ! On en revient au thème de nos articles précédents. En particulier : le blog est l’avenir de la presse écrite. Combien d’artistes n’avons-nous pas connu parce qu’il n’avait pas assez d’argent pour publier un article ? Impossible à savoir. Mais ce qui est certain est que ces temps sont révolus. Aujourd’hui, l’artiste peut prendre en main sa communication grâce aux blogs. C’est mieux pour lui car de toute façon les revues, et surtout ce genre de périodiques, sont amenées à disparaître de la circulation.

Le flair du Community Manager

Les réseaux sociaux, en l’occurrence Viadeo, jouent un rôle prépondérant. Ils favorisent la mise en  relation de personnes qui n’auraient jamais eu dans la vie réelle l’opportunité de se connaître. Il appartient au Community Manager d’aller sur ces réseaux et de repérer les infos, les blogs ou les personnes qui méritent un plus grand intérêt. Le Community Manager est comme un labrador (1) qui cherche et débusque les truffes au pied des chênes et des noisetiers. Le Community Manager a du flair ! En écrivant cet article, notre bon petit rédacteur web (2) se révèle être aussi un bon petit Community Manager en vous faisant découvrir une artiste qui était  jusqu’à présent complètement inconnue en France. C’est un métier passionnant et gratifiant.

Le parcours digital de Alessia Catallo sur internet continue. Après Viadeo, les blogs, Facebook, les emails, vous avez lu cet article sur ce blog. Un article que vous pouvez diffuser sur tous les réseaux sociaux, les traditionnels ou les nouveaux comme TodoBravo, vos blogs et Twitter. C’est la deuxième partie du rôle de Community Manager, faire partager ses découvertes.

Cette fois-ci, l’intérêt du web ne s’exprime pas seulement dans les commentaires des lecteurs, mais aussi et surtout dans leur capacité à pouvoir relayer une information auprès de leurs relations. C’est à vous de jouer !

Si vous êtes un artiste, le blog est fait pour vous. Si vous êtes un blogueur, les artistes sont prêts à exposer sur vos blogs. Si vous avez aimé les peintures, les aquarelles, les dessins, les médailles, les vitraux et les mosaïques de Alessia Catallo, dites-le haut et fort dans les commentaires, nous traduirons pour elle. Et si vous avez un lieu d’exposition, virtuel ou réel, envoyez-nous vos propositions, nous lui transmettrons.

(1) La race la plus renommée pour trouver des truffes est le Lagotto Romagnolo. Par rapport au Labrador, cette race a été dressée depuis plus d’un siècle à ne s’intéresser qu’aux truffes et pas à la chasse de gibier.

(2) Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire du bon petit rédacteur, nous vous invitons à lire l’article : Est-il vrai que les gens n’aiment pas lire sur le web ?

Denis Gentile

 

Cliccare qui per leggere l’articolo tradotto in italiano.

ETONNEMENT : Début de la philosophie et… du blog !

Aristote enseignait que « l’étonnement est le début de la philosophie ». Ce principe est l’un des meilleurs conseils que l’on puisse donner avant de se lancer dans l’aventure du blog. Avec Francis Benett, nous avions fait un bond vers le futur. Cette fois-ci, nous allons faire un tour dans un passé encore plus lointain.

Que s’est-il passé au VIe siècle avant notre ère en Grèce ? Nous sommes plus précisément à Milet, sur les côtes de l’actuelle Turquie. La nature est prodigieusement belle. On y respire un air pur et iodé, on y admire un ciel azur et étoilé, les paysages sont à couper le souffle. C’est dans ce berceau que la philosophie est née.  C’est cette nature qui a rendu curieux ces femmes et ces hommes. Comme un enfant qui tend le doigt et qui dit « oh ! » en montrant un arbre, une fleur, un jouet, un animal ou le nez de son papa.

Les premiers philosophes sont comme des enfants qui s’étonnent de tout ce qu’ils voient, entendent, sentent, touchent et goûtent. Cet étonnement, ils l’ont transformé en interrogation en cherchant la ou les causes de ce monde sensible. Ils vont faire de nombreuses erreurs dans leurs interprétations. Thalès expliquait que « l’eau est le principe et l’élément de toute chose ». car il avait observé que ce qui est vivant est humide et ce qui est mort se dessèche. On pourrait aussi nommer Anaximandre, Anaximène, Héraclite et Parménide. Vous en conviendrez,  ce ne sont pas les plus grands philosophes. D’ailleurs, vous n’en avez peut-être jamais entendu parlé. Mais, ce sont des précurseurs.

La nature a changé

Que se passe-t-il de nos jours avec le web ? Il y a d’abord le même phénomène de balbutiement. Comme l’enfant, l’internaute s’exprime imparfaitement. Il ne sait pas bien comment utiliser ce nouvel outil et il accumule les fautes, en particulier les fautes d’orthographe. Le contenu des blogs français est souvent affligeant. Mais en contrepartie, leurs auteurs peuvent revendiquer le titre de précurseurs. De toute façon, dans quelques années, on en entendra plus parler. Il faudra bien passer un jour à l’âge de raison. En 2011 ?

Vingt-sept siècles plus tard, le décor naturel a changé. L’air n’est plus si pur, on ne voit plus les étoiles dans les grandes villes et les lignes à haute tension encombrent la beauté des paysages. Nos interrogations ne sont plus les mêmes et notre étonnement se traduit différemment.  Alors naissent les blogs sur la lutte contre la pollution (Respire le periph’), contre certaines lois (Owni est né en avril 2009 en France lors de la bataille contre la loi Hadopi), contre… je vous invite à compléter la liste dans les commentaires. Est-ce encore de l’étonnement ?

Qu’est-ce que l’étonnement ?

Une rose suffit à provoquer l’étonnement

 

L’étonnement (ou l’admiration) exprime un désir de savoir qui naît en nous quand on voit un effet sans en connaître la cause, ou quand la cause dépasse notre capacité à comprendre. L’étonnement n’est pas l’ignorance. Bien au contraire, une personne qui s’étonne apprend quelque chose de nouveau et qu’elle ne s’imaginait pas. Cet étonnement provoque même du plaisir et de la joie.

Mais quand on écrit un article contre quelque chose, quel qu’en soit le bien-fondé, on éprouve surtout de la colère et de la tristesse. En ce sens, on ne peut pas dire que l’étonnement est le principe de ces blogs. Lorsque notre bon petit rédacteur s’indignait dans les premiers articles contre les réactions de certaines agences web qui ne comprenaient pas l’utilité et la valeur des mots, il ne faisait pas autre chose. On ressentait sa colère.

La réalité a donc transformé notre façon de penser. Mais, il y a encore des raisons de s’étonner dans notre monde. Parmi elles, je citerai notamment l’art. Ce sera l’objet du prochain article…

L’idée que l’étonnement est le début du blog est plus constructive. Elle permet d’envisager un nouveau foisonnement culturel. Le web deviendrait alors le nouveau berceau de l’humanité. Comme l’a été le siècle de Périclès.

Redécouverte

L’étonnement s’exprime aussi dans la redécouverte. C’est ce qui s’est passé à la Renaissance. Michel-Ange a redécouvert l’art antique. Notamment des grands sculpteurs grecs (pour ne pas sortir du contexte).  Un article peut être l’occasion de redécouvrir un film avec Clint Eastwood, un roman d’Agatha Christie ou des personnages de Jules Verne. Le patrimoine culturel de l’humanité est une source inépuisable d’inspiration et d’émerveillement (autre traduction pour étonnement).  C’est de cette façon que l’on peut réussir à étonner les autres. En retrouvant en vous, quelque chose qui un jour, lors d’un voyage, d’une lecture, d’un événement, d’un cours ou d’une exposition, vous a émerveillé. C’est, par exemple, l’idée de départ de ce blog  qui pose la question suivante : « Quels sont les textes qui ont changé votre vie ? »

Vous invitez les internautes à découvrir ou redécouvrir des textes extraits d’un roman, d’un dialogue de film ou de paroles d’une chanson. Les personnes qui visitent ce blog sont à la fois ravies de fouiller au fond d’eux pour retrouver ces mots et de lire vos propositions. L’étonnement est garanti ! C’est ce que l’UNESCO appelle le Patrimoine culturel immatériel. Et nous pourrions tous y contribuer.

Le monde des blogs ne se divise pas pour autant en deux. Entre ceux qui choisissent l’étonnement et ceux qui ont choisi d’exprimer leur colère. Chacun de nous exprime aussi bien l’un que l’autre. Ca dépend des moments. L’important est que la balance penche toujours un peu plus du côté de l’étonnement. Alors, je vous invite à bloguer en gardant à l’esprit ce principe :

« L’étonnement est le début de la paix ! »

Denis Gentile

Cet article (publié pour la première fois sur le blog NetZ) est dédié à la mémoire de M. Marcel Clément, mon ancien professeur de Philosophie.

 

Le blog est l’avenir de la presse écrite ! C’est au tour de Superman de devenir blogueur

Le Monde titrait récemment : Pourquoi la littérature ne parle-t-elle pas d’Internet ? La littérature contemporaine rechignerait à s’aventurer dans le domaine du web. Pourtant, en 1889, on décrivait déjà ce que serait internet. C’est Francis Benett, le plus grand journaliste américain qui nous l’apprend dans une interview exclusive qu’il nous a accordée !
Suite à la démission de Clark Kent, alias Superman, de son poste de journaliste au Daily Planet, et de sa décision de devenir blogueur, cet article prend une autre dimension. Publié une première fois le 21 mars 2011 sur un autre blog (5000 lectures en une semaine), je vous invite à le lire ou relire.

C’est la nouvelle du jour (et de l’année !) Superman, ou plutôt le journaliste Clark Kent, quitte le Daily Planet, et devient blogueur ! L’annonce est officielle. C’est un signe des temps, l’avenir de la presse écrite, c’est le blog ! Le plus célèbre journaliste de tous les temps en donne la preuve la plus éclatante.

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

De l’imagination naît le futur !

Francis Benett, vous avez sûrement déjà entendu ce nom.  Journaliste américain, petit-fils de Gordon Benett, le fondateur du New York Herald, il a même son propre blog traduit en français : www.francisbenett.info. Mais avant d’aller le visiter, je vous invite à découvrir dans cet article ce personnage haut en couleur.

Première bonne surprise pour notre bon petit rédacteur, Francis parle couramment le français.  La rencontre se passe dans un célèbre hôtel sur les Champs-Elysées, dont il est le propriétaire !

– Je lui montre tout de suite l’article du Monde. Il me sourit.

« Il s’agit en fait d’un article paru sur le journal britannique The Guardian. Il a été traduit. Ce n’est pas très nouveau. La presse française manque-t-elle d’inspiration ? me (se) demande-t-il.  J’ai eu l’occasion de lire vos articles, ils sont plus originaux et plus imaginatifs. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé de vous rencontrer. Mais, c’est vrai, vous écrivez sur le web. C’est un support qui demande une plus grande inventivité. Il faut savoir se démarquer au milieu de cet immense bazar. Comme vous l’avez écrit la semaine dernière. On y trouve de tout comme dans un supermarché. Mais les internautes sont plus malins (il a dit ‘smart’) qu’on ne le croit. Ils vont chercher ce qu’ils ne trouvent pas ailleurs. C’est cela qui rend ce média plus savoureux. »

Les supports permettent le progrès

– Pensez-vous vraiment que le support joue un rôle si important ? Ne pourrais-je pas écrire de la même façon sur du papier journal ?

« J’en suis sûr ! Vous êtes-vous déjà penché sur la méthode scientifique ? »

– Oui, quand j’étais étudiant en philosophie. J’ai suivi des cours sur les principes et les méthodes pour raisonner dans chaque discipline. En quoi cela peut nous être utile ?

« Très bien. Cela va faciliter mon argumentation. Tout tient dans cette phrase : les progrès de la science sont fonction des progrès de l’instrumentalisation. L’observation par exemple. Il a été plus facile de démontrer que la Terre tourne autour du Soleil après l’invention de la lunette astronomique par Galilée. L’instrument permet aussi de mesurer. Le plus courant des instruments de mesure est le thermomètre. Cela permet par exemple de réaliser des progrès en météorologie. Suivre la courbe des températures permet aussi d’émettre des hypothèses sur l’influence de l’homme sur le climat. On pourrait faire ici une liste avec des milliers d’exemples. »

– J’ai compris. C’est intéressant mais quel est le rapport avec notre sujet ? Le journalisme à ce que je sache n’est pas une science !

« N’allez pas trop vite en besogne. Passons de la science à l’art. Voyez les oeuvres de Michel-Ange. Le David d’abord. Pour réaliser une aussi grande statue, il lui a fallu sculpter ce bloc de marbre jour et nuit. Mais comment travailler de nuit à plus 4 mètres du sol sans éclairage ? Michel-Ange a dû inventer une sorte de casquette avec une bougie sur la visière. Sans cette petite invention ingénieuse, il aurait mis 8 ans au lieu de 4 pour finir son oeuvre.  Un progrès scientifique a permis un progrès artistique. Voyez aussi le plafond de la Chapelle Sixtine. La fresque est une technique particulière et extrêmement difficile. Il faut travailler vite, avant que la préparation ne sèche. Sur une petite surface plane, c’est plus facile. Mais sur une surface immense, irrégulière, en hauteur et à l’horizontal, c’est pratiquement impossible, et en tout cas, cela demande des efforts surhumains. Il a fallu là aussi inventer de nouvelles techniques et un nouveau mode de préparation. Sans cette recherche scientifique menée par Michel-Ange lui-même, il n’aurait jamais pu peindre le plafond de la Chapelle Sixtine. Le support a permis une avancée artistique. »

– L’invention de l’imprimerie a aussi provoqué une véritable révolution dont nous tirons encore aujourd’hui les bénéfices.

« Absolument. Plus récemment aussi avec le passage du disque vinyle au Compact Disc. Dans les années 60, la durée moyenne d’un 33 tours n’était que d’une trentaine de minutes. Dans les années 90, cette moyenne est passée à 50 minutes. Parce que le support permettait d’enregistrer plus de données. Cela a offert un plus grand espace d’expression aux musiciens. Il ne s’agit pas forcément d’un progrès qualitatif, mais encore une fois le support a changé les règles du jeu.

Argumentation par l’exemple

Et maintenant, passons de l’artistique au journalisme. Ecrire sur papier est une chose, écrire sur le web en est une autre. Ecrire sur le web, c’est même beaucoup plus intéressant et passionnant pour de multiples raisons. Relater un évènement ou expliquer une idée, ce n’est plus suffisant. Il faut susciter l’intérêt rapidement, poser des questions et démontrer par l’exemple. Et le premier exemple, c’est vous. »

– Si je vous suis bien, vous allez donc nous montrer l’exemple ?

« Absolument. Je dois être cohérent. Vous avez bien compris mon discours sur l’importance du support. J’ai décidé de supprimer la version papier de mon journal. Dès le mois prochain, il n’existera que la version web. L’iPad et les tablettes en général constituent le moyen de diffusion pratique et mobile dont nous avions besoin. Je vous donne un autre scoop, le nom de mon journal va changer. Pourquoi le changer ? POUR DEMONTRER quelle est ma philosophie. Aujourd’hui les distances ont été abolies grâce aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (N.T.I.C.). Nous sommes les voisins de tout le monde. New York est dans la même rue que Chicago et dans le même quartier que San Francisco. Paris, Rome et Londres constituent un autre quartier. Le lieu central de l’information est devenu notre planète. Ce n’est plus New York. Le journal s’appellera désormais  « EARTH HERALD ».  Le journal va changer de nom et de support ! »

– Il s’agit donc de mettre en avant notre histoire. Derrière chaque idée, chaque société, chaque produit, il y a une femme, un homme, un visionnaire, un passionné. C’est en racontant cette histoire que l’on peut rendre unique sa communication. C’est une vision humaniste. Mais dans un environnement où prévalent les chiffres, le rendement et l’économie de marché, n’est-ce pas utopiste ?

« Vous savez, internet, on en parlait déjà en 1889. Jules Verne a imaginé le phonotéléphote ! Une sorte de téléphone complété par l’image. Je vous invite sur mon blog www.francisbenett.info pour en savoir plus. Le Monde et The Guardian estiment que les écrivains contemporains hésitent à parler d’internet dans leurs romans.  Cela signifie une chose : Jules Verne et d’autres grands auteurs du passé sont bien plus modernes que ces derniers ! »

– Je comprends votre raisonnement. C’est la même chose avec la Philosophie Moderne. On trouve déjà presque tout chez les philosophes grecs ! Ce n’est pas facile d’être original. Il y a toujours quelqu’un qui l’a dit avant vous.
Comment faire ?

« Vous devez raconter votre histoire. C’est pour cela que le blog est l’avenir de la communication écrite. C’est pour cela que des projets comme MoreThanWords.fr vont dans le bon sens. Le principe du bon rédacteur web n’est pas DITES (ou écrivez) ce que vous faites, mais FAITES ce que vous dites (ou écrivez). Appliquez cette méthode mon cher ami, et vous allez voir, vous allez susciter un énorme intérêt.

Ce n’est pas avec une plume qu’on écrit de notre temps, c’est avec un bistouri ! Chaque action dans la vie réelle est le résultat de pensées fugitives et successives, qu’il faut dénombrer avec soin, pour créer un être vivant !(1)

N’écrivez pas un article expliquant la nature et la portée de la méthode scientifique appliquée aux produits culturels. Cela serait ennuyeux et prétentieux. Le journaliste n’est pas un scientifique et son lectorat n’est pas l’audience d’un congrès sur les progrès de la science. Non, vous devez scénariser votre article de façon à ce qu’il soit l’illustration même de vos propos. Vous devez y introduire des personnages, décrire un lieu et transmettre votre amour des choses. Vous l’avez bien fait dans vos précédents articles à Bruxelles, à Lyon ou avec Clint Eastwood et Hercule Poirot. »

– Justement, en parlant de mes derniers articles, que pensez-vous du débat entre le livre et l’iPad ?

« Vous avez écrit que le livre ne veut pas mordre la poussière. Dans le futur, croyez-moi, je suis bien placé pour le savoir, le livre deviendra un objet rare. Mais le livre ne disparaîtra pas. Il ne faut pas avoir peur de la nouveauté. Il faut savoir en tirer profit. Certains hommes de ce XXIe siècle vivent au milieu d’une féerie continuelle, sans avoir l’air de s’en douter. Blasés sur les merveilles, ils restent froids devant celles que le progrès leur apporte chaque jour. Tout leur semble naturel. S’ils la comparaient au passé, ils apprécieraient mieux notre civilisation, et ils se rendraient compte du chemin parcouru. Combien leur apparaîtraient plus admirables nos cités modernes. »(1)

– Avez-vous un dernier conseil pour les lecteurs et les auteurs de notre nouveau blog ?

« Une chose essentielle, le journaliste n’est plus le seul à décider du contenu d’un article et à orienter les opinions. Non, le contenu, c’est aussi celui des commentaires. Ils sont aussi importants que votre article. Parfois plus importants. C’est un principe du web, des articles et des blogs. On n’a jamais rien inventé qui soit plus démocratique que le web.

Je compte sur vous pour la rédaction de cet article. N’écrivez pas une thèse mais impliquez-vous dans l’idée. Sachez le rendre différent et inattendu. Je vous sens capable de faire cela.

Visitez mon blog. Je vais vous consacrer mon prochain article. Le titre est surprenant. Le contenu tout autant ! » Et n’oubliez jamais que de l’imagination naît le futur !

– Arrêtez-vous là Monsieur Francis Benett. Laissons nos lecteurs le découvrir par eux-mêmes sur  www.francisbenett.info

Le dessin de « Francis Benett sur les Champs-Elysées » a été conçu et réalisé par Romain Gregorio.

(1) : cf. www.francisbenett.info La visite de ce site est INDISPENSABLE à la bonne compréhension de cet article.

 

Le web, c’est mieux que le supermarché

Cet article est re-publié à l’occasion du lancement du groupe sur Facebook #jeblogue. Il revient sur les origines de ce concept. Le blog est comme un commerce de proximité dont on connaît le patron et les vendeurs.
Le blogueur, comme ces restauratrices, est un passionné. Il a un savoir-faire qu'il a envie d'exprimer et de partager
Le blogueur, comme ces restauratrices, est un passionné. Il a un savoir-faire qu’il a envie d’exprimer et de partager
La devise du web : tout et tout de suite ! Il y a vraiment de tout. On y va pour une chose et on repart avec une grande quantité d’autres informations. Ca ne vous rappelle rien ? Le supermarché ! Vous y allez pour acheter du lait et du café, vous repartez avec une télé ! Quel est l’avantage du web sur le supermarché ? Tout est gratuit ! Réflexions.

Commençons par tempérer nos propos. Tout n’est pas gratuit sur le web. Cela a été la grande tentation des premiers temps. Le symbole de cette époque a été Napster : la musique en téléchargement gratuit, violant impunément les droits d’auteur jusqu’en 2001.

Aujourd’hui, le roi du marché est iTunes d’Apple. La musique est moins chère et se télécharge directement sur votre ordinateur. Un procédé plus écologique puisqu’il évite la production de Compact Disc (polycarbonate et aluminium du disque, plastique du boîtier), le transport et le stockage. Tout n’est pas si noir au niveau écologique chez Apple.

Mais cette même tentation pourrait aujourd’hui toucher l’industrie du livre avec l’avènement des ardoises comme l’iPad 2. Les droits d’auteur sont une liberté fondamentale. Espérons que l’expérience de la musique nous serve de leçon.

Le web favorise la sincérité

Tout n’est pas vraiment gratuit, mais ça reste quand même meilleur marché. Notamment grâce aux comparateurs de prix. La concurrence se joue au grand jour. Il est difficile pour les marques et les marchands de tricher. Il ne suffit plus de s’afficher présomptueusement dans un slogan du genre : « Le pays où la vie est moins chère ! »

C’est immédiatement vérifiable. Le web favorise, d’une certaine façon, la sincérité.

La prise de conscience que tout ne peut pas être gratuit est un signe de maturité du web. Il doit permettre de franchir une nouvelle étape. Et là, nous allons rejoindre le thème de notre précédent article. Cette maturité nouvelle peut transformer l’iPad ! En effet, d’un simple et coûteux gadget, il peut devenir un objet utile qui va influencer durablement notre mode de vie. Explication par l’exemple.

Avant même l’avènement du web, dans les années 80, les journaux étaient en crise. On ne compte plus les plans de sauvetage de France-soir, de Libération, du Monde ou les nouvelles maquettes du Figaro. La diffusion des informations via le web est venue amplifier cette situation défavorable.

La solution n’a jamais été trouvée : l’introduction des photos dans les pages du Monde, une ligne éditoriale nouvelle plus proche des gens, le côté politique plus marqué à gauche ou à droite, des suppléments offerts, des encyclopédies à prix réduits, etc. On ne faisait qu’ajouter de nouvelles dépenses à un budget déjà déficitaire.  Les coûts de développement, de fabrication, de transport et de distribution n’en devenaient que plus élevés.

Les jours (c’est le cas de le dire) des journaux sont comptés. Des études parlent d’une fin programmée d’ici une quinzaine d’années en France. Il faut envisager ce scénario comme une évolution et comme la vraie solution à la longue crise de la presse écrite.

Un coût modéré pour l’acheteur, qui a enfin pris conscience que le web peut être payant, et un moyen de diffusion attrayant et pratique, la fameuse ardoise ou tablette électronique. Le modèle du journal de demain, c’est le blog. Une révolution culturelle que nous avons développé dans l’article : « le blog est l’avenir de la presse écrite ou de l’imagination naît le futur ! »

Le blog est un commerce de proximité

Mais revenons à notre supermarché. On y trouve de tout. C’est certain. Dès l’entrée, on vous propose des promotions et des produits non alimentaires. Ce parcours est étudié pour vous donner envie d’acheter plus de choses que prévues. Vous dépensez plus. Presque contraint. Résultat ? Moins d’argent en poche, un appauvrissement !

Sur le web aussi, on y trouve de tout. Vous cherchez une réponse et vous vous retrouvez à naviguer un peu partout. Vous en apprenez plus sur des sujets aussi variés que futiles. C’est selon vos intérêts. A la fin, vous en savez plus. Un excès de zèle en quelque sorte. Plus d’informations, c’est un enrichissement !

La version moderne de ce spécialiste des panini, c'est le blogueur culinaire. Restaurant Le Palle d'Oro, Florence (Italie)
La version moderne de ce spécialiste des panini, c’est le blogueur culinaire. Restaurant Le Palle d’Oro, Florence (Italie)

Autre différence entre le supermarché et le web, le blog.  Le blog ressemble plus au commerce de proximité. On connaît le patron et les vendeurs. Ils habitent près de chez vous et vous appréciez leurs produits. Pain, viennoiseries, fruits, légumes, viande, jambon, journal, chaussures, lunettes, chemise, photocopies, etc. Vous allez chez eux dans un but précis et vous ne ressortez pas avec un nouvel aspirateur !

C’est la même chose avec les blogs. Vous recherchez les connaissances ou le savoir-faire d’une personne que vous connaissez ou que vous allez apprendre à connaître. Celle-ci se présente à vous et ne se cache pas derrière des rayons remplis de marchandises. Il n’est pas nécessairement votre ami, mais ses compétences et son expérience font de lui une référence dans son domaine. Et en plus, tout est gratuit !

Les vrais blogs qui répondent à cette description sont surtout ceux des passionnés. Ils trouvent là le meilleur moyen de partager  leur passion. Les entreprises auraient beaucoup à gagner en développant ce type de blog. C’est ce que notre bon petit rédacteur voudrait faire passer comme message à travers cet article.

Cet article est inspiré des commentaires de la discussion sur Viadeo : Le livre est-il moins écolo que l’iPad ? L’environnement au coeur du débat.

 

Denis Gentile

Monsieur Eastwood, est-il vrai que les gens n’aiment pas lire sur le web ?

Certains responsables d’agences web sont catégoriques : « Les gens (1) ne lisent pas sur internet ! » Et ils ajoutent : « Quand on doit rédiger un texte, on se débrouille entre nous. Tout le monde a appris à lire, à compter et à écrire ! »

Le malheureux bon rédacteur retourne chez lui, pantois. Ce n’est pas encore cette fois qu’il trouvera un job. Il s’écroule sur son canapé, appuie sur le bouton de la télécommande pour allumer la télé et il entend la voix de Clint Eastwood qui dit : « Le monde se divise en deux catégories. Ceux qui ont un flingue, et ceux qui creusent. Toi, tu creuses. » (Dans le film, celui qui creuse, c’est Andy Wallach)

« Je creuse ! C’est sûr, je creuse. » Mais ne lisez pas ce texte sur le ton du découragement et du désespoir.  Non, au contraire, imaginez plutôt Archimède dans sa baignoire qui s’écrie : « Eurêka, j’ai trouvé ! » Sans plus attendre, il ouvre son MacBook et lance une discussion sur le web. 48 heures plus tard, deux mille personnes ont lu son message et plus d’une centaine ont répondu à son appel.

Il a lancé un défi. Il a imaginé Clint Eastwood avec une pelle et non pas avec un flingue. Et dans ce cas de figure, il s’est dit que c’est Clint Eastwood qui se sortirait d’affaire. Un vrai cow-boy, un pur et un dur, voilà comment s’est transformé notre bon petit rédacteur. Son défi ?

« Si vous êtes plus de mille à lire mon message, alors on ne pourra plus me dire que les gens ne lisent pas sur le web ! » L’idée n’a fait qu’un tour dans sa tête et depuis, les témoignages abondent.

Sandie Giacobi est une spécialiste du marketing. Elle a fondé l’agence « My Marketing Manager » et elle vient de lancer une nouvelle version du blog, les Filles du Marketing.  Au départ, elle semble rejoindre l’opinion des agences web : « Je suis assez d’accord pour dire que les gens n’aiment pas lire, en général. Puis, elle ajoute : Mais au lieu d’y voir une « excuse » pour négliger le contenu d’un site web (ou de tout support de communication), j’y vois la principale raison de le soigner ! »

L’erreur ne serait pas dans le constat mais dans la réponse apportée au problème. Si beaucoup de gens en effet ne lisent pas sur Internet, quelle  est la raison principale et quel est le remède ?

La raison principale ? C’est avant tout  la qualité des textes qui est en ligne de mire. Comment lire un texte sur un forum, un blog ou même un site institutionnel plein de fautes d’orthographe et de syntaxe ? Certains sont d’ailleurs incompréhensibles.  Evidemment, personne ne lit ces textes.

Le remède ? Il est simple. Ecrire sans faire de fautes (les fautes de frappe sont acceptables) et faire des phrases courtes et basiques : sujet, verbe, complément. Est-ce si difficile ? Apparemment oui ! Alors, il faut investir et prendre dans son équipe un bon rédacteur. Imaginez-vous un éditeur publier un livre truffé de fautes ? Non ! Alors pourquoi accepter cette triste réalité. Le web vaut bien un livre.

Une autre raison ? Sans le moindre doute, il y a l’ennui ou le manque d’intérêt. Tous les sujets sont à la fois ennuyeux et passionnants. Tout dépend de la manière dont on les traite. Et Sandie, notre docteur ès marketing nous le confirme :  « La gestion du contenu relève justement le défi d’intéresser les gens à la lecture du site web. Ce travail n’est pas à la portée de tout le monde et nécessite l’intervention d’un professionnel qui saura extraire l’essence du message et le formuler de manière à susciter l’intérêt du lecteur potentiel. »

Ce professionnel est communément appelé « Community Manager ». Il n’a pas vraiment intérêt à être ennuyeux car il doit gérer des communautés. Et s’il ne veut pas que ses membres s’enfuient, il vaut mieux qu’il trouve les arguments qui vont les attirer et les convaincre. Il doit savoir jongler avec les mots comme un web designer avec les images. Il n’est pas moins créatif que lui. Il n’a pas plus de raisons d’être exclu d’une équipe web que lui ou le développeur ou le chef de projet. D’où l’idée du défi qu’il a lancé sur le web. Répondre à un défi est une idée qui a passionné des milliers d’internautes.

Vous voyez les remèdes existent et, comme souvent, c’est l’être humain qui peut les inventer.

Et pourtant, à chaque entretien, notre bon petit rédacteur, qui est aussi un brave community manager, rentre chez lui bredouille.

Mais il a du caractère et il a su réagir. Il se sent comme Clint Eastwood et il a ajouté de nombreuses cartouches dans son barillet. Le fond et la forme, l’écran et le papier,  la lecture en diagonale, la réponse des agences web, etc. Il est prêt à tirer le premier.

Cet article a été écrit en janvier 2011 et publié sur un autre blog (NetZ). Ses idées sont à l’origine de ce blog.

Denis Gentile

(1) il y a des mots que je n’aime pas employer, par exemple l’expression « les gens ». Je la trouve très irrespectueuse, voire méprisante, comme si les gens c’étaient les autres et surtout pas soi. Je l’utilise ici car elle reprend des propos entendus.

A lire aussi :

– La suite de cet article : L’éternel débat du fond et de la forme

– Les gens n’aiment pas les frites ! co-écrit avec Yohan Fantino d’1 Elan 2 Com