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Qui veut écrire avec moi ?

C’est une invitation à venir bloguer le temps d'un article avec l’un des auteurs de ce blog en version acoustique ! Pour en savoir plus, cliquez sur MORE dans le menu.


Cet article répond à la question d’Olivier Roland « Quels sont les 3 livres qui ont changé votre vie ? » sur son blog  «Des Livres Pour Changer de  vie »

J’ai décidé de participer à cet événement inter-blogueurs car il correspond parfaitement à l’A.D.N. de More Than Words et  à sa question centrale : « Quels sont les mots qui ont changé votre vie ? ».

Tous les livres ont d’une façon ou d’une autre une influence sur votre vie. En choisir trois qui ont changé votre vie, c’est un véritable défi. Pour faire ma sélection, je me suis donc attaché à un seul critère. Le voici.

Un livre est une rencontre. La rencontre avec un auteur, avec une histoire, avec des personnages, avec des lieux.

Et souvent, ce sont les rencontres qui changent notre vie.

Les rencontres dans notre quotidien à l’école, à la fac, sur son lieu de travail, en vacances, dans la rue, dans un musée ou en discothèque !

Y a-t-il une différence entre les rencontres que l’on fait grâce aux livres et celles du quotidien ?

J’en vois principalement une.

Grâce aux livres, j’ai rencontré Socrate, Aristote, Michel-Ange, Jules Verne et tant d’autres.

Ce sont des rencontres que je qualifie d’improbables et qui forcément changent votre vie.

La Naissance de la Philosophie

Platon et Aristote dans l’Ecole d’Athènes de Raffaello (Vatican)

Quand on parle de la Grèce Antique, il ne faut pas s’arrêter à Athènes. Il faut considérer un espace bien plus vaste qui s’étend des côtes de la Turquie à la Sicile. Archimède par exemple est né en Sicile. Aujourd’hui, il serait donc italien.

C’est dans ce contexte, dans ces terres baignées par les eaux incontaminées de la Méditerranée que la Philosophie est née. Cette « Histoire de l’Intelligence » est raconté par mon ancien prof, Marcel Clément, de façon aussi simple que brillante.

On y rencontre notamment Socrate, Platon et Aristote.

J’y ai appris une chose essentielle, l’étonnement est le principe de notre « Soif de la Sagesse », c’est le titre du livre.

Depuis, je ne vois plus le monde de la même façon. J’ai les yeux d’un enfant qui s’émerveille à chaque fois qu’il pose son regard sur ce qui l’entoure.

La Re… Naissance !

Connaissez-vous le rédacteur en chef du magazine « Voici » au temps de la Renaissance Italienne ? Il s’appelle Giorgio Vasari. Et si voulez tout apprendre de « La vie des plus illustres peintres, sculpteurs et architectes », c’est le livre que vous devez lire.Vous pouvez légitimement préférer les vicissitudes de Vanessa Paradis et Johnny Depp. Je vous comprends. Moi, je m’amuse beaucoup plus avec l’histoire des cornes de Brunelleschi et des Cardinaux qui finissent dans l’Enfer du Jugement Dernier de Michel-Ange.

J’y ai surtout découvert la personnalité du plus grand artiste de tous les temps. Aujourd’hui, j’ai l’impression de le connaître comme si je l’avais réellement rencontré. C’est mon ami et avoir un ami de la trempe de Michel-Ange, cela vous change la vie !

La Naissance du futur 

De l’imagination naît le futur, Francis Benett sur les Champs-Elysées. Dessin Romain Grégorio

J’ai coutume de dire que le futur est une exagération du présent. C’est exactement ce qui se passe dans les romans de Jules Verne. Personne n’est encore allé au « Centre de la Terre », mais Neil Armstrong et Edwin « Buzz » Aldrin ont déjà débarqué sur la Lune en 1969. Le roman « De la Terre à la Lune » est paru plus de cent ans plus tôt, en 1865 !

Mais le livre de Jules Verne que je choisirai est le moins brillant littérairement parlant : « La Journée d’un Journaliste Américain en 2889 ». On y rencontre un curieux personnage et ceux qui lisent mes articles le connaissent déjà : Francis Benett ! Il est parfois le protagoniste d’articles ou de commentaires sur le web. Ce choix n’est pas un hasard. Dans ce récit, il est le directeur d’un journal qui utilise une invention révolutionnaire : «Le phonotéléphote » ! Une description imparfaite mais réelle de notre internet.

Cette rencontre avec Francis Benett a changé ma vie en mars 2011. J’ai acquis une nouvelle notoriété sur le web et je suis devenu un Community Manager reconnu et attendu pour ses écrits. Merci Monsieur Francis Benett.

Vous l’aurez compris et les intertitres de cet article le soulignent. Chaque rencontre provoque une nouvelle naissance et c’est cette nouvelle naissance qui détermine un changement radical.

Cet article participe à l’évènement inter-blogueurs “Les 3 livres qui ont changé ma vie” organisé par le blog Des Livres Pour Changer de Vie. Si vous avez aimé cet article, je vous remercie de cliquer sur ce lien : j’ai aimé cet article !

Denis Gentile

En relisant ces articles, il y a une phrase qui a retenu mon attention plus que les autres : « Le danger de vivre dans une toile est d’en devenir le prisonnier ! » Je pense qu’il y a là le sujet d’article qui sera sur le podium en 2013 ! En attendant, voici le palmarès de la saison 2011-2012.

+ 01 : Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner

« Les araignées chassent tout ce qui ne leur ressemble pas et qui n’émet pas le même son. Notamment les insectes. Moi, je serais plutôt une abeille ou une fourmi. Le genre d’animal qui d’instinct sait ce qu’il faut faire. Il le fait bien, mais le problème c’est qu’il obéit à une loi et à une communauté avec un chef à sa tête. Les araignées du web détestent ces bêtes. Elles le coincent dans leur toile (leur communauté), l’isolent et l’attaquent à coups d’insultes et d’interjections, voire d’onomatopées ! Vous devriez partager leur pensée unique. Le danger de vivre dans une toile est d’en devenir le prisonnier. »

+ 02 : Quand Facebook nous remplit d’épouvante !

« Tu peux pas t’empêcher de ramener ta fraise sur ce sujet. Tu promènes partout ton sourire pour nous balancer tes arguments à deux balles sur le sujet. Ouais, c’est un pseudo. Et alors ? Ca te fait flipper ? Tu voudras plus parler avec moi parce que tu connais pas mon nom et que tu ne peux pas me regarder dans les yeux ? T’as qu’une seule solution mec, QUITTE LE WEB !
D’ailleurs t’avais pas démissionné ? Pourquoi t’es revenu ? »

+ 03 : GLUTAMATE, E621 : Quand lire peut vous sauver la vie

« Si j’ai décidé de parler du Glutamate sur ce blog, c’est pour alimenter Google et les moteurs de recherche. Et là, je suis dans mon rôle de rédacteur web et community manager. D’un côté, comme un journaliste ou un romancier, j’écris pour mes lecteurs. De l’autre, et c’est ma spécificité, j’écris pour une machine. Je lui transmets des mots clefs comme GLUTAMATE, E621, DANGER, POISON, MIGRAINE, CANCER et je les associe de telle façon que le silence se transforme en grondement. Le web est un instrument extraordinaire s’il est bien utilisé. C’est l’objectif de notre blog. Un blog sans additif, ni colorant. Sans glutamate ! »

 

+ 04 : Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom !

« Quel est l’objectif du Community Manager ? Instaurer une relation de confiance avec l’internaute. Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le nom ? Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le visage ? Feriez-vous confiance à une personne qui use des stratagèmes pour se cacher ? Je ne crois pas. »

+ 05 : Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

« Community Manager, c’est MON métier, je suis fait pour ça. Ecrire sur le web en 3000 ou 140 signes. Un article, un commentaire ou un tweet. Peu importe. Mais écrire sur le web avec un vrai savoir-faire et le faire savoir. »

 

+ 06 : Cliquez sur « J’aime », M comme… Montpellier !

« Montpellier serait la plaque tournante du web en France. C’est en tout cas l’impression que l’on peut avoir quand on est sur les réseaux sociaux. On y passe pas une heure sans y croiser un Montpelliérain. »

+ 07 : Et pendant ce temps là, on n’ose pas encore tapoter sur son smartphone dans les cimetières !

« … le fossé entre l’employeur et l’employé…c’est la peur…la peur de l’autre…y’a plus d’confiance…plus d’amour…y’a plus la rage de vivre…faut être comme la truite dans l’courant… »

+ 08 : La langue française : Facteur d’intégration mais aussi d’exclusion

« Achèterait-on une voiture qui n’aurait pas subi de tests sur ses finitions ? Accepte-t-on que la boîte à gants ne ferme pas ou que le siège conducteur soit fixe sans possibilité d’avancer ou de reculer ? Alors, pourquoi accepter des ouvrages imprimés dans lesquels l’outil principal : la langue française, est malmené ? »

+ 09 : France Soir va devenir le premier journal 100% web et tente de reprendre le souffle de son histoire

« A l’époque du web, France Soir c’est 4000 blogueurs à travers le monde, huit éditions par jour, des community managers qui tweetent aux mille intersections de la toile, des milliers de commentaires pour chaque article, des débits ADSL astronomiques… Il détient même le record historique des lectures dans la blogosphère française : son édition sur les premiers pas de l’homme sur la planète Mars en 2031, a été consultée par 2,2 milliards d’internautes en un seul jour. Pendant des années, son titre est apparu presque comme un nom commun, de la même façon que Plasma ou iPad… »

+ 10 : COmmunity Manager : COnnaissez-vous COCO ?

« COCO ne faisait jamais répéter le même exerciceIl inventait toujours quelque chose de nouveau !

C’est aussi ce que doit faire un bon Community Manager. Il ne peut pas se contenter de toujours répéter la même chose. Il ne peut pas envoyer à chaque heure le même tweet ! Il doit varier les mots. Sa contrainte, c’est 140 caractères. S’il doit promouvoir un article de mille mots, il peut trouver une centaine de phrases pour décliner le sujet.

C’est un véritable exercice de style qui demande de l’imagination et une maîtrise technique de la rédaction. »

+ 10 : Le Community Manager peut-il choisir ses clients ?

« Je ne pourrais pas être le Community Manager de la marque Maggi ou des ravioli Giovanni Rana. Ils utilisent du glutamate dans leurs produits. Le fameux E621 extrêmement néfaste pour notre santé. Pourtant, ils ont besoin d’un Community Manager ! Ne serait-ce que pour intervenir dans les commentaires de cet article… »

Retrouvez ce classement avec des infos exclusives sur notre page facebook : http://www.facebook.com/LeBlogMoreThanWords 

Denis Gentile répond aux questions de Frederic Canevet sur son blog ConseilsMarketing.fr

A l’origine, il ne s’agit pas d’un article. C’est un rapport remis à un client suite à la correction et à la réécriture de son site. J’ai pensé que ces conseils pouvaient aussi profiter à d’autres. N’oublions pas que la règle du web 2.0 est le partage. D’autre part, la publication de ce texte revêt un autre objectif. Celui de susciter de l’intérêt et une plus grande considération pour le travail de rédaction sur le web. La rédaction ne peut pas être le parent pauvre du web et être considérée comme une option facultative et à bas coût.

Pascal. Blaise Pascal. Connaissez-vous ses pensées ?

« Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ! »

« Le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait changé. »

« L’homme n’est ni ange, ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête. »

Ou encore « L’homme est un roseau pensant. »

Il y en a des centaines comme ça. On est au XVIIe siècle mais le style est celui de la communication d’aujourd’hui sur Twitter, Facebook ou Google Plus.

Les Pensées de Pascal sont, d’une certaine façon, une compilation de tweets ! Pascal n’était pas seulement un philosophe, un penseur et un théologien. C’était aussi un physicien, un mathématicien et un inventeur.

 

Calculer

Anecdotiquement, c’est très intéressant. Il a inventé la machine à calculer. C’est une invention très utile aux Community Managers quand on doit trouver une phrase de 140 caractères pour twitter, un peu plus pour LinkedIn (maxi 600) ou 160 pour la description du Search Engine Optimization. Le Community Manager doit donc savoir calculer avant de savoir écrire !

Carré

Il faut être carré pour reprendre un mot cher à Cécile Courtais (et son site c’est au carré). Des maths à la géométrie, il n’y a qu’un pas.

J’ai beau retourner le carré dans tous les sens, je ne vois pas comment le Community Manager peut négliger le côté rédactionnel de son métier. Même s’il développe essentiellement des vidéos, il doit bien écrire un scénario, trouver un titre et écrire quelques mots de présentation.

Ecrire aujourd’hui sur le web demande donc à la fois de savoir Calculer et d’être Carré. Deux mots qui ont pour initial la lettre « C » comme Conseils. En voici d’autres qui pourraient vous aider à bien écrire si vous êtes blogueur, rédacteur web ou Community Manager.

Compréhensible

Il y a une astuce que je déteste. Ce sont les « # » dans les messages sur twitter. Ca rend les messages incompréhensibles. Le lecteur doit pouvoir comprendre même s’il commence sa lecture au milieu d’un paragraphe.  Annoncez ce que vous allez expliquer en rédigeant un sous-titre ou une introduction.

Court

L’emploi de phrases courtes est indispensable. Si la phrase est trop longue, on ne sait plus où se trouve le sujet. Un internaute ne prend pas le temps de lire ! Contrairement au lecteur de roman ou de journal.

Ecrire, c’est comme un jeu de construction. Briques et mots, même combat !

Construction

Sujet – Verbe – Complément. C’est la forme simple à donner à la construction de votre phrase. Il faut donc absolument éviter les inversions du sujet, les ellipses qui omettent les articles et les sujets. Au contraire, il faut répéter autant que nécessaire les mots essentiels à la compréhension de la phrase et du paragraphe.

Clair

La clarté d’un propos sur le web dépend de la mise en page. Un rédacteur web doit nécessairement donner des indications au graphiste sur la mise en page. Vous devez avoir à l’esprit où s’arrêtera le regard de l’internaute quand la page s’affiche sur l’écran.

Concept

Un seul concept

Vous devez rédiger des textes en pensant au référencement et donc à l’utilisation de mots et d’expressions clés. L’idéal est de faire une liste d’une trentaine de mots et d’expressions (associations de mots clés) à utiliser en priorité et les décliner en genre et en nombre.

Correct

Le sens est double. Essayez d’éviter les fautes d’orthographe et d’inattention (c’est mon péché mignon, surtout à 6 heures du matin). Aujourd’hui par exemple, j’ai renoncé à lire un article car il y avait une énorme faute dès le troisième mot. Je ne suis pas le seul à réagir de cette façon. Deuxième sens, soyez correct avec les autres. Le web n’est pas un défouloir où tout est permis. Respectez l’opinion d’autrui sans jamais insulter ou mépriser la personne.

Cohérent

La cohérence linguistique : par exemple dans l’emploi du vocabulaire. Eviter les néologismes inutiles. Prononcez-les à voix haute. Ils sont souvent laids  et sont facilement remplaçables. Attention aussi aux erreurs de ponctuation (les virgules) et à l’emploi alterné de pluriels et de singuliers dans les énonciations.

Colorier

Donner des couleurs au sens propre et au sens figuré. Cela signifie illustrer ses propos avec des photos, des images, des dessins, des légendes, des exemples, des références, des dialogues, des avis des clients et des témoignages. Donner des couleurs, c’est éviter de lire un discours sur un ton monotone. Les pages principales de votre site web doivent être multicolores. Il n’y a pas d’un côté l’explication et de l’autre les témoignages. Ce serait de la paresse conceptuelle. Le rédacteur web doit jouer avec les couleurs.

Charisme

Vos pages doivent avoir du charisme ! Mettez en valeur votre personnalité,votre métier et votre concept. Pour cela, vous devez donner un style à votre discours sur le web.

Caractère commun

En donnant un caractère commun à votre article, vous facilitez non seulement sa lecture, mais aussi et surtout, il aura plus de chances de rester gravé dans la mémoire du lecteur. Exemple ? Cet article ! Chaque conseil commence par la lettre « C ». Pensez au « T » de Twitter ou au « F » de Facebook. C’est simple et efficace comme idée.

et en supplément, un double « C » d’une… rédactrice AOC :

 

Cécile Courtais

«  Un Community Manager communique sur les réseaux avec les mots. Il véhicule l’image d’une entreprise, d’une institution, il crée le lien avec les fans, les contacts. Il amorce le dialogue et les échanges. C’est pourquoi il doit savoir écrire. Mais qu’est-ce-que ça signifie « savoir écrire » ? Tout d’abord, maitriser la langue dans laquelle il s’exprime. Ca parait évident mais on a parfois des surprises. Les fautes d’orthographe, de grammaire ne sont pas tolérables car elles donnent une mauvaise image. Ensuite, le Community Manager doit savoir écrire pour s’adresser à sa cible : il adapte son discours, son ton rédactionnel en fonction de ses lecteurs. On ne parle pas aux clients d’Oasis comme à ceux de Cartier… Enfin, il doit aussi savoir répondre aux commentaires, engager la conversation, inciter à la participation, encourager les échanges. Et son seul outil, ce sont les mots. C’est pour cela qu’un Community Manager doit savoir écrire et maitriser ce qu’il exprime. Et même s’il doit aussi être familiarisé avec la technique, il doit toujours se recentrer sur l’humain car c’est à des femmes et des hommes à qui il s’adresse et pas à un robot… Dans tout Community Manager sommeille un auteur : journaliste, rédacteur, blogueur… Mais toujours un passionné de l’écrit !  »

Community Manager

Lui aussi est à la lettre C ! C’est donc la démonstration qu’il doit savoir (bien) écrire ! Une preuve plus grammairienne que mathématique.

Ecrire, c’est un métier : denisgentile.pro@gmail.com !

Des réseaux sociaux aux moteurs de recherche, les mots ont une importance exponentielle dans votre plan de communication. Avoir un rédacteur qui intervient à tous les niveaux est devenu indispensable. Je vous invite à consulter la liste de nos prestations en tant que Rédacteur et Community Manager.

Si malgré tout, vous ne voulez pas d’un pro. de la rédaction, je vous donne un ultime conseil : Relisez les Pensées de Pascal !

Denis Gentile

Denis Gentile répond aux questions de Frederic Canevet sur son blog ConseilsMarketing.fr

Tous les ans, le 21 mars, date de mon anniversaire, je m’offre un article. En 2011, ce cadeau m’a porté chance. J’ai publié mon Best Seller : « Le blog est l’avenir de la presse écrite ».

En 2012, j’hésite sur le choix du thème. Mon coeur balance entre deux mots. Chaise et Unique. Le premier est plus surprenant. Mais pas tant que ça. C’est l’objet le plus produit dans le monde, le plus utilisé et surtout, celui qui inspire le plus les designers. Le second est plus commun. Mais pas tant que ça. Il est la clef de la communication 2.0 Il le sera aussi de la 3.0, de la 4.0, etc. Pourtant, je n’ai pas trouvé sur le web, une explication qui me satisfasse vraiment. Chaise ou unique. Unique ou chaise. La semaine dernière, j’écrivais que le Community Manager doit pouvoir choisir ses clients. Aujourd’hui, ce sera le Community Manager doit choisir ses mots ! Ca sera donc…

Nice, la Promenade des Anglais, le samedi 17 mars, quelques minutes avant les TEDx . Un moment unique !

Chacun d’entre nous est unique. C’est une phrase riche de sens. Similaire parfois, mais bien plus profonde, à une autre idée : nous sommes tous différents. Car, au lieu de mettre l’accent sur ce qui pourrait nous diviser, elle met en valeur ce que nous sommes, ce que nous aimons, ce qui nous fait vivre, ce qui nous rend heureux et elle répond au précepte de Socrate : « Connais-toi toi-même ! ».

La civilisation industrielle

Avant, et c’était il n’y a pas si longtemps puisque je l’ai vécu, la règle, c’était de faire comme les autres. C’était rassurant. En effet, les similitudes rassurent et les différences agressent ! On suivait un modèle préformaté. Il fallait rentrer dans le moule. Le même moule. On était des enfants de la civilisation industrielle. Gilles Berhault lors du TEDx de Nice a exprimé la même idée dans sa conférence :

« L’industrie, c’est faire des objets tous identiques qui sont fabriqués par des gens interchangeables ! »

Et que se passait-il si vous étiez différents malgré vous et que vous ne pouviez pas cacher cet objet de moquerie ? C’est ce que nous raconte Simon Crann. J’ai eu la chance de rencontrer Simon samedi dernier. Il a commencé sa conférence en nous disant « Je vais vous raconter ma vie ! » J’ai tout de suite accroché.

Pourquoi ? Parce qu’il parle comme un blogueur.

Voici quelques extraits de l’interview qu’il a bien voulu m’accorder (lire l’intégralité de l’interview) :

« Je suis né en Angleterre et je suis arrivé en France à l’âge de 10 ans.

J’ai commencé l’école et les premiers mois ont été difficiles – c’est tout à fait logique ! Nouvelle école, nouvelle langue !  Des enfants me charriaient et je ne comprenais rien, ni pourquoi. Cependant, ce qui m’arrivait était négligeable par rapport à ce qui arrivait à certains autres enfants à cause de leur couleur de peau, leur accent, leur taille, leurs habits… J’ai rapidement compris : quand on est différent, on devient vite une cible !

Montrer l’exemple !

Ces premières expériences m’ont ouvert aux injustices dans le monde. »

Et comment faire passer le message que la diversité n’est pas une menace mais une force ?

« En montrant l’exemple ! Discuter sur des sujets concernant la diversité apportent quelque chose à quelques-uns d’entre nous, mais cela à plutôt tendance à échouer face aux vraies personnes, celles ayant des opinions préconçues. Et pourtant, c’est bien ces personnes que nous souhaitons convaincre. Alors, nous allons créer des espaces pour les communautés et AVEC les communautés afin de partager et de collaborer sur des projets à valeurs humaines. De nouveaux organismes, de nouvelles institutions et de nouvelles entreprises à responsabilité sociale et sociétale vont naître et démontrerons  que de tels préjugés (qui sont, si tu me le permets, la définition même de la bêtise humaine) n’ont pas lieu d’exister.

Tu sais, si nous étions si différents les uns des autres, le terme « cosmopolitisme » n’aurait aucun sens. En sens inverse, si nous étions identiques, nous nous ennuierions et chercherions sans cesse à nous départager. Nous pouvons tous nous rapprocher sur certains points communs, qu’ils soient abstraits ou concrets, tout en gardant une réelle identité. C’est cela, la force de la diversité ! »

Simon est le co-fondateur avec Andrew PriorDeborah D’Alessandro et Sylvain Theveniaud  du premier « The Hub » en France qui verra le jour à Nice. Ce sera un lieu où les différences seront une source de partage et de création.

Je vous invite à visionner cette vidéo qui illustre parfaitement ces propos.

 

 

La civilisation numérique

 

La civilisation numérique, telle que l’a citée Gilles Berhault dans sa conférence, favorise d’ailleurs cette nouvelle philosophie. Les moyens de communication sont le reflet de l’état d’esprit de la population. Au XXe siècle, il n’y avait guère que le courrier des lecteurs des journaux et des magazines pour publier vos commentaires. Mais c’était suffisant puisque l’important était de ressembler aux autres. Un seul d’entre nous s’exprimait pour tous les autres.

Au XXIe siècle, la situation a changé drastiquement ! Les moyens de communication sont innombrables. Twitter, Google Plus, Facebook, LinkedIn, Viadeo, Doomiz, SlideShare, les blogs, les forums, etc. (je vous laisse compléter cette liste). Et il y en a des nouveaux tous les jours à l’image de la nouvelle star, j’ai nommé Pinterest.

Ce petit dernier se présente comme un outil pour partager des photos :

«Pinterest se présente comme une sorte de patchwork, permettant aux utilisateurs d’épingler des contenus liés à leurs centres d’intérêt, donnant la part belle au visuel. En général, une photo s’accompagne d’un bref commentaire, offrant la possibilité aux autres membres du réseau de commenter la publication. Il peut s’agir de photos de mets culinaires, d’articles de mode, de photos de mariage, d’animaux, de voyages, de nouvelles tendances coiffure, de décoration… Sa présentation et ce qu’il propose sont assez atypiques en comparaison des autres réseaux sociaux, les principales différences avec Facebook étant les liens qui ne se créent pas par amitié ou relation professionnelle mais réellement par centres d’intérêts communs

Cet extrait tiré de l’article  « Pinterest, un réseau social atypique qui monte, qui monte… d’Alexandra Bellamy »  met en évidence que chaque réseau social s’adapte à notre personnalité. C’est la raison pour laquelle on continuera d’inventer de nouveaux réseaux chaque jour. C’est un mouvement infini à l’image de nos différences, au caractère unique et non reproduisible de chacun d’entre nous.

On ne va plus arrêter de rendre unique tous les supports de communication. Ne pas se contenter de reproduire ce que les autres ont déjà dit, c’est la ligne directrice de ce blog par exemple. Et c’est ce qui donne du caractère à vos messages, vos articles, vos commentaires, vos profils, vos pages, etc.

On peut raisonnablement espérer que ce nouveau contexte va créer de nouvelles mentalités. On ne montrera plus du doigt l’autre parce qu’il est différent mais on lui tendra la main parce qu’il est unique. Et ce mouvement a déjà commencé.

C’est ce qui se passe avec les blogs et les médias sociaux.

C’est ce qui s’est passé samedi dernier au TEDx de Nice et on n’a pas fini d’en parler.

Vraiment, les blogs, les réseaux sociaux, les espaces comme The Hub, les événements comme les TEDx et tout ce qui constitue la civilisation numérique sont l’avenir de la nature humaine.

Vous savez, je ne sais pas si j’ai raison quand j’écris et publie certaines choses (cf l’article et les commentaires sur la journée de la femme). Mais, d’une certaine façon, je m’en moque (Entre nous, avez-vous déjà essayé de dialoguer avec une personne qui a et veut toujours avoir raison ?).  L’intérêt du savoir, ce n’est pas d’avoir raison, c’est d’apprendre des autres quelque chose que vous ne saviez pas encore. 

Au fait, je n’ai pas renoncé à mon article sur la chaise. Ca sera pour le 21 mars 2013 !

Denis Gentile

 

Si j’ai tant attendu pour trouver le métier qui est vraiment fait pour moi, c’est parce qu’il a fallu l’inventer. Dès lors qu’il a enfin été inventé, je ne veux plus l’abandonner. J’ai été patient, maintenant, je veux être persévérant.

Patience est un mot qui revêt une grande sagesse.

Ce matin, j’ai ouvert la fenêtre et le vent m’a susurré ces paroles :

« Sois patient avec moi ! »

Le vent n’est que le messager. Mais qui s’est exprimé ? Quel est l’auteur de ce message ?

Le pin maritime, les eucalyptus, l’amandier et les cyprès qui sont là plantés devant ma fenêtre ? Sans aucun doute.

Les hirondelles, les rouges-gorges, les tourterelles et les pies voleuses qui viennent s’abriter et picorer sur ces mêmes arbres. Là aussi, cela ne fait aucun doute.

Je suis d’humeur bucolique ce matin. C’est naturel pour une personne qui est née un 21 mars, le premier jour du printemps.

 

Pourquoi démissionner ?

« Sois patient avec moi ! »

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que j’entends ce message. Quel est ce Community Manager qui me parle comme dans un tweet en moins de 140 caractères ?

Son nom est encore plus court dans toutes les langues du monde. C’est un mot de 3 lettres en français, 4 en anglais, italien ou espagnol, 5 en allemand, 6 lettres en Sango (la langue nationale de la République Centrafricaine), etc.

C’est la VIE, LIFE, VITA, VIDA, LEBEN, DOUNIA… Et vous, dans votre langue, comme s’appelle la vie ?

La vie me demande d’être patient. Et je vous en donne un exemple. J’ai 43 ans et j’ai enfin trouvé le métier fait pour moi ! Plus de 20 ans d’une carrière professionnelle à m’étalonner et tenter une dizaine de métiers.

J’énumère : journaliste local, journaliste sportif, vendeur d’encyclopédies, opérateur dans un call center, agent de change, hôte d’accueil, guide VIP trilingue, guichetier, responsable des objets trouvés, traducteur bilingue au service sécurité et parfois au commissariat, chef de gare, conducteur d’autobus impérial, formateur, écrivain, intégrateur html, conseiller clientèle, chef de projet web, chargé de la communication interne, responsable de la communication, rédacteur d’offres marketing, webmaster et quelques autres plus compliqués à définir comme en charge du Duty Manager Report ! Soit en fin de compte plus d’une vingtaine de fonctions différentes.

Je ne regrette rien. J’ai toujours appris quelque chose. Rien n’a été inutile. Pourtant, jamais je me suis dit : « Denis, tu feras ça toute ta vie ! »

Enfin, ça c’était hier, car en août j’ai eu l’intime conviction de pouvoir le dire vraiment. Quel est le meilleur moyen pour en être sûr ? S’éloigner !

Si vous voulez être certain de vouloir quelque chose dans votre vie, éloignez-vous de cette chose pendant quelques temps. Si elle vous manque vraiment alors il y a des chances que cette chose soit faite pour vous.

Vous aimez écrire, alors n’écrivez plus.

Vous aimez manger des pâtes, alors ne mangez plus de pâtes.

Vous aimez voyager, alors ne voyagez plus.

Vous aimez quelqu’un, alors séparez-vous ne serait-ce qu’une semaine.

Et n’ayez pas peur, l’éloignement temporaire mettra en lumière votre désir le plus grand.

Le 15 août 2011, j’ai démissionné de mon rôle de Community Manager. C’était nécessaire. Je devais le faire.

Le 5 septembre 2011, je reviens comme Community Manager. J’aurais pu revenir même avant. J’avais très envie de m’exprimer et de répondre à tous vos encouragements. C’est d’ailleurs ce que j’ai fait les premiers jours. Par respect. Mais ce n’était pas la règle du jeu. Je devais m’éloigner sans faire semblant. Eteindre le courant. Respirer l’air marin.

Community Manager, c’est MON métier, je suis fait pour ça. Ecrire sur le web en 3000 ou 140 signes. Un article, un commentaire ou un tweet. Peu importe. Mais écrire sur le web avec un vrai savoir-faire et le faire savoir.

Même si j’ai 43 ans et que l’on me dit que c’est un métier pour les moins de 26 ans (1) ! Que voulez-vous, quand j’avais 26 ans (1994), le web était encore un OVNI en France. En 1995, j’avais déjà une connexion et un email. Quand je n’étais pas chez moi, je devais me brancher sur un minitel pour consulter mes mails ! On commençait aussi à parler d’intranet et j’ai développé avec 4 autres collègues le premier intranet d’Euro Disney. Au début, c’était un peu technique. Il fallait tout faire à la main. C’est comme ça qu’à l’époque on apprenait le HTML et on montait des sites. C’était une nouvelle aventure. Comme découvrir l’Amérique ou marcher sur la Lune. Ces références ne sont pas exagérées, voyez où l’internet nous a conduit aujourd’hui. Et ce n’est pas fini.

moins de 26 ans mais pas encore capitaine !

Le capitaine

D’ailleurs, qu’il s’agisse de la Pinta, la Nina, la Santa-Maria ou Apollo, il y avait bien un capitaine ou un commandant à bord. Sur les réseaux sociaux, ce capitaine, c’est le Community Manager.

Et le capitaine avant de devenir capitaine est aussi passé par tous les postes. Un peu comme moi. Je vous l’ai dit et vous le répète, je suis fait pour ce rôle. L’expérience n’est jamais négligeable quel que soit le métier.

Mais l’expérience, ce n’est pas forcément 20 ans à faire la même chose. Ce n’est même pas du tout cela. C’est la richesse de vos expériences qui vous conduisent un jour à devenir le capitaine du navire. C’est pour cette raison (pour reprendre un vieux débat du début de l’année) qu’un stagiaire ne peut pas être recruté pour occuper un poste de chef de projet. (2)

Je suis Community Manager parce que j’ai conduit pendant 3 jours un bus impérial et pas parce que je suis inscrit sur Facebook !

Il y a d’autres raisons pour lesquelles j’ai la conviction que Community Manager est mon métier.

D’abord pour mon style. Balzac et Proust sont d’immenses écrivains. Mais la description du pot de fleurs dans les premières pages du Père Goriot n’aurait aucune chance de dépasser une centaine de lectures sur le web. Pourtant, on atteint un sommet de la littérature. Mais ce n’est pas ce qu’un internaute recherche. Je n’ai malheureusement pas le talent de ce cher Honoré alors j’ai décidé de me consacrer à un autre genre d’écriture. En revanche, je crois sincèrement qu’un Balzac aurait très bien pu s’adapter au style abrégé de la rédaction web. Le génie et la classe en plus !

Courtoisie et communauté

Ensuite pour ma courtoisie. Et j’insiste sur cet aspect. Un Community Manager est un modérateur. Il intervient notamment dans les débats où toutes les opinions s’expriment. Ce n’est pas son rôle le plus facile. Les dérapages existent et certains propos sont souvent agressifs, voire insultants. C’est comme naviguer dans une mer démontée. Le capitaine doit faire preuve d’une grande maîtrise. Et affronter la vague de face n’est pas forcément la bonne solution. Mais dans un débat, ce sont des personnes qui s’expriment et si ces personnes sont anonymes, elles ont la fâcheuse tendance à déraper un peu trop commodément. Si le Community Manager est le capitaine, alors il doit avoir un visage, il n’est pas un pirate. Je me sens bien dans ce rôle. Je n’ai aucun problème à dire qui je suis et à traiter avec la plus grande courtoisie tous mes invités. On m’en parle souvent et on me dit que c’est rare sur le web. J’en suis particulièrement fier.

Ensuite parce que grâce à mon style, à ma courtoisie et aux idées que je tente d’expliquer, j’ai réussi à réunir autour de mes débats et mes articles un public, ou si vous préférez pour rester dans le thème, une communauté. D’ailleurs, le mot communauté est mieux adapté. Le public assiste à une représentation. Les membres d’une communauté ne se contentent pas d’applaudir, ils agissent. Ils le font par leurs commentaires, par leurs tweets, en diffusant ou non l’info dans leurs réseaux et à leurs relations.

Je me sens, notamment grâce à mon blog, le capitaine d’une communauté qui a envie de participer à un web de qualité, à un espace de liberté, de créativité et d’échanges constructifs.

Enfin, dernier point. Je ne suis pas un tweeteur fou. Ou plus précisément, je n’aime pas passer ma journée à tweeter. C’est souvent ce que les entreprises recherchent quand elles recrutent un Community Manager. C’est pour cette raison qu’elles prennent des stagiaires. Mais elles se trompent sur la définition du rôle. Ce n’est pas un Community Manager mais un spammeur !

Cette vision réductive de la fonction du Community Manager est même impensable! Un Community Manager doit connaître tous les rouages d’une entreprise et avoir une idée précise des attentes des clients. Ce n’est pas en se contentant de tweeter du contenu déjà existant qu’il y arrivera. Cette expérience et cette connaissance, on peut les acquérir avant 26 ans, ce n’est donc que par la suite que l’on peut vraiment commencer à postuler au rôle de Community Manager.

Le Community Manager n’est pas un créateur de spams, mais un créateur de contenus. On éviterait bien des polémiques et des malentendus si on commençait toujours par définir les mots et expliquer les choses. C’est l’un des buts de ce blog et de son titre : MORE THAN WORDS. C’est aussi l’une des missions d’un bon Community Manager.

J’espère que les dirigeants d’entreprise et les DRH auront compris le message. Ou qu’ils le comprendront un jour prochain.

Patience !

(1) : « Une DRH me disait l’autre jour qu’il n’était pas question de recruter pour le Web au delà de 26 ans (génération Y). Le www est donc un métier éphémère dans un parcours de vie… », extrait des commentaires de « Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner« 

(2) : C’est le débat qui m’a permis de me faire connaître sur le web, celui qui m’a mis le pied à l’étrier : « Est-il normal de recruter un stagiaire pour un poste de Chef de Projet ?« , plus de 2200 lectures.

Denis Gentile

 

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Voir aussi la catégorie COLONNES.

Bon, nous le savons maintenant, sans poirier pas de colonne ! Si, rappelez-vous : « Le poirier, la colonne et l’apprentissage de la sagesse ».

La réflexion nous a mené à comprendre que la colonne, contrairement à la définition couramment admise, ne porte pas, ne supporte pas. Elle est le passage des forces, des énergies, un lien entre des mondes que nous ne percevons pas, du moins pas vraiment, en tout cas de manière très partielle, très matérielle, enfin bref… trop humaine.

Alors, maintenant que le poirier du dessous, le poirier du dessus et le poirier du milieu nous ont permis de le comprendre, j’ai envie de laisser un peu de place à l’homme, du moins à cette face étonnante de l’homme : l’esprit et la spiritualité.

Voici l’arbre de la transmission, de l’élévation, en illustrant le propos de la photo d’une colonne, vierge polychrome coiffée de missels anciens et d’un livre d’Horlogiographie, sur fond de blason et de citations latines… une colonne spirituelle, en quelques sortes !

Explicatio columnaris :

  • Une vierge ? se pourrait-être bouddha, Râ ou Vishnu. En fait, ce n’est pas l’allusion à une divinité ou ce qui y est lié qui importe ici, mais plutôt le fait qu’elle inspire. En son image, en l’œuvre qu’elle représente, il y  a une grande spiritualité par ce qu’elle évoque chez certains, par ce qu’elle a exigée de celui qui l’a réalisée. Force est de constater que les plus grandes œuvres, bénéfiques ou destructrices, et les plus inspirées le furent et le sont souvent encore au nom d’une foi religieuse et d’une certaine spiritualité. Mais la vierge est ici de bois, polychrome. Et de bois de… poirier ! petit morceau de tronc de l’inspirant arbre.
  • Des missels et un vieux livre d’Horlogiographie ? voilà bien des livres, support de savoirs ! mais si les premiers sont ouvrages de ferveurs, le second exprime le temps qui passe, car toute colonne s’inscrit dans l’espace-temps. Et le temps… en voilà bien un grand mystère pour l’homme. D’où venons-nous, où allons nous, Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi ce quelque chose s’organise t-il plutôt que de rester chaotique ? Pourquoi l’évolution ? Le Temps… est indissociable de la spiritualité, et pour certain, de la foi. Marier le missel au traité d’Horlogiographie c’est unir deux mystères. S’il n’y avait pas le temps, sans la vie, sans la naissance ni la mort… pas de spiritualité !
  • Un blason ? une manière de représenter l’Histoire, notre histoire, et l’ordre aussi sans lequel aucune société ne peut exister durablement. Ce blason là a son champ, et son écu, mais il n’a jamais existé autrement que dans le fond d’une vallée cévenole, hommage post mortem aux paysans serviles qui, 13 siècles durant, ont érigés les paysages que j’ai tant admirés. Sur le blason, le « Cri de guerre » est ici remplacé par deux messages de paix et d’espoir « Où l’on est bien, là est la patrie (Ubi bene ibi patria)» et « Le soleil brille pour tout le monde (Sol lucet omnibus)».

 

 

Flux de foi et colonne spirituelle

Posé sur le monde du dessous, le regard pointé vers l’infini (fini ?) dans le monde du dessus, notre corps est traversé de forces et d’énergie, celles endogènes du cœur terrestre, celles exogènes du cosmos… colonne de flux, de transmission. Et la conscience de notre conscience, celle qui interroge et met mal à l’aise, inspirant l’appel aux puissances divines chez certains, en est elle-même traversée. L’esprit est force, l’esprit est énergie. Croyant, non croyant, immanquablement la réflexion pousse l’homme au doute. Pourquoi l’évolution ? même le plus créationniste est bien en peine de nier l’évidence de l’évolution, qu’elle fusse d’ailleurs jugée bonne ou mauvaise. Inéluctable, elle s’observe simplement chez l’homme et son histoire. L’hère qui, misérable, grattait de sa houe rustique la terre du seigneur, au temps des « Très Riches Heures du duc de Berry », peut-il être comparé au grands céréaliers berrichons d’aujourd’hui ? Que nenni !

Alors… de l’hère au grand céréalier, que s’est-il passé ? La transmission et l’élévation ! La transmission du geste et celle de la pensée s’accompagnent d’une élévation du geste et de la pensée. Mieux que mon père, mieux que mon maître. Quand l’élève ne surpasse pas le maître, l’évolution s’arrête. Mais l’évolution ne s’arrête pas. Il y a toujours des maîtres surpassés par des élèves… Toujours. C’est le grand mystère de la pensée et de l’esprit, qui obéissent aux mêmes lois que la nature et l’univers tout entier. Pourquoi ?

L’homme est colonne et son esprit est un flux de foi, que cette dernière soit religieuse ou non. À l’œil de celui qui ne croit que ce qu’il ne voit, la colonne du temple ou celle de l’homme sont pourtant traversées par les forces et les énergies. À cet invisible, ce non palpable, s’ajoute tout aussi invisible, et non palpable chez l’homme la colonne spirituelle.

Alors, l’image de la vierge, du blason et des livres, force l’admiration du non-croyant que je suis (du moins le crois-je !) car bon an, mal an, c’est cette image là qui représente le mieux ce qui anime l’homme dans son élévation, bien plus fort que l’amour, quoi que l’on en dise, quoi que l’on espère.

Jean-Luc Mercier

Voir aussi la COLONNE qui a inspiré Jean-Luc.
Envoyez nous VOS colonnes, les meilleures seront publiées sur ce blog : auteur@morethanwords.fr

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- Afrique de l’Ouest : Et si la solidarité venait de l’intérieur ?

SECRETS d’AFRIQUE : Toi, Seydou, et l’émotion que tu apportes ! 

- Le poirier, la colonne et l’apprentissage de la sagesse

Retrouvez Jean-Luc Mercier chaque lundi sur morethanwords.fr

Le livre devra-t-il se sacrifier pour préserver la forêt amazonienne ? En effet, qui n’a pas une corbeille de recyclage sous son bureau ? Et qui n’a jamais reçu de sa direction une consigne pour imprimer seulement les documents indispensables ? Le papier semble être la première ressource à ne pas gaspiller et le premier geste écologique à portée de main de tous les citoyens. Mais si on y regarde de plus près, le livre est-il vraiment moins écolo que l’iPad ? Enquête.

D’ailleurs, cette opinion est communément admise et elle a été exprimée à plusieurs reprises lors du débat « Est-il vrai que les gens ne lisent pas sur le web ? » (qui a dépassé les 5000 lectures et les 190 commentaires sur Viadeo).

Notre bon petit rédacteur a donc décidé de mener l’enquête à Bruxelles. Il abandonne les flingues et le flegme de Clint Eastwood au profit des moustaches du plus distingué Hercule Poirot. Il a rendez-vous avec un journaliste belge, Philippe de Casabianca, chez un célèbre chocolatier au Sablon, la place incontournable pour tous les amateurs de chocolats. En hiver, un chocolat chaud est doublement apprécié. C’est important de pouvoir joindre l’utile à l’agréable !

Pourquoi Bruxelles ? Pas seulement pour le chocolat ! C’est ici que se discute l’avenir de l’Europe et de nombreuses décisions concernent justement l’écologie. Philippe suit de très près le travail de ces commissions et il écrit des articles très fouillés sur le développement durable, la chasse au gaspi, le changement climatique, l’industrie et les matériaux innovants. Je vous invite à consulter l’ensemble de ces articles sur le blog www.morethanwords.fr.

iPad ou livre papier, le match écologique n’est pas gagné

Dès le départ, Philippe, à l’instar du héros d’Agatha Christie, m’invite à n’omettre aucun détail :

« Avec les progrès de la science écologique et le développement de certaines normes sur le développement durable, on peut gérer autrement la production de livres en s’intéressant à l’amont (forêts, papier, eau, énergie, encre) et à l’aval (déchets, rejets, émissions, destructions).

On ne fabrique désormais plus les livres avec des peaux de moutons, ni avec des vieux chiffons comme cela a été longtemps le cas. Certes, le papier est une industrie qui consomme beaucoup d’énergie mais le bilan des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et autres iPad n’est pas évident. Rappelons que le pionnier Apple s’est souvent fait épingler pour des procédés de production très peu respectueux de la nature. En Afrique, la production de GSM génère des conflits car c’est là qu’on y trouve des matières premières essentielles. IPad ou livre papier, le match écologique n’est pas gagné. »

Le travail d’un journaliste ressemble beaucoup à celui du détective. Et souvent, il s’agit de « tordre le cou aux idées reçues. Un arbre qu’on coupe, ce n’est pas une ressource dont on se prive. C’est une ressource dont on fait usage, charge à nous de gérer la forêt et de replanter. En revanche, un métal dont on fait usage, c’est une ressource qui disparaît de nos stocks, charge à nous de la recycler, charge à nous aussi de voir quelle est la ressource qui impacte le moins l’environnement. »

Le Pape aussi a son iPad !

Alexandrie qui part en fumée

D’un côté le papier, de l’autre les composants électroniques. Il est difficile de trancher. La solution, c’est la complémentarité. Philippe nous l’illustre parfaitement :

« Avoir recours à différents supports me semble a priori une bonne chose. Cela évite la dépendance face à un développeur de technologie propriétaire ou face au détenteur de matières rares. D’autre part, on peut ainsi répartir les risques en cas de perte ou détérioration des supports. La durée de vie des papiers et des films photo est connue, celle des supports informatiques beaucoup moins.  Au bout de plusieurs années, les archivistes savent qu’ils doivent recommencer le processus de conservation. Pour les stockages de données, un  peu d’humidité et un petit virus réveillé aidant et hop, c’est Alexandrie qui part à nouveau en fumée… Deux précautions valent mieux qu’une, non ? »

Le comportement plus que l’objet

Jusqu’à maintenant, on s’est attardé sur les objets : le livre et l’iPad. Mais pour savoir si l’un d’eux est plus écologique. Il faudrait surtout définir la notion d’écologie.

« L’écologie, ce n’est pas un retour chez  Vendredi et ses Limbes du Pacifique ou au bon sauvage de Rousseau, ni à celui de Greenpeace qui vit dans un univers plus sain parce qu’il mange sa viande cuite dans le feu de sa caverne, un beau cadeau pour ses poumons !
L’écologie me semble s’inspirer d’une responsabilité de l’homme sur son environnement dans sa vie quotidienne et au-delà. Il ne s’agit pas d’opposer les chevaliers blancs et les chevaliers noirs de l’écologie ou de l’industrie. Il s’agit de comprendre en quoi notre activité a une empreinte sur notre Terre, si c’est justifié et comment le vivre de manière durable. »

Autrement dit, on doit s’interroger sur le comportement plus que sur l’objet. Et là, comme le dirait Hercule Poirot, il faut faire fonctionner nos « petites cellules grises ! »

Le livre est un objet culte et symbole de la dimension culturelle de l’homme. S’il est en voie de disparition, alors il faudra le protéger. Mais son ennemi n’est pas l’e-book. Comme nous l’avions asséné de façon un peu provocatrice dans le précédent article, lire sur un iPad peut être le geste qui va sauver le web et le livre. Mais plus que le livre ou le web, il s’agit de considérer tous les supports de communication écrite. Combien de revues, de journaux, de catalogues et de dépliants publicitaires sont imprimés et ne sont jamais lus ? Aujourd’hui, vous irez retirer votre courrier.  Vous y trouverez deux ou trois lettres noyées au milieu d’une dizaine de prospectus en tout genre. Demain, vous passerez devant un kiosque à journaux qui regorge de futurs invendus. D’ailleurs, ce matin, notre bon petit rédacteur a acheté un quotidien français à Bruxelles. Il aurait pu éviter de le faire et le lire sur son iPad. Les NTIC ont un grand rôle écologique à jouer. Ils permettront de diminuer certaines causes et certains effets de la pollution en réduisant les procédés de fabrication et de transport, sans renoncer à notre plaisir. Continuons à lire nos journaux et revues préférées, mais plutôt qu’empiler des tonnes de papier, lisons-les sur le web.

Une bonne idée pour un blog répondant à des principes écologiques ? Développer une revue de presse sur un thème qui vous intéresse. Tout en respectant les droits des auteurs et en mentionnant les références des extraits des articles. Internet ne donne pas le droit de bafouer la propriété intellectuelle.

Une meilleure idée encore pour un blog ? MoreThanWords ! Ce blog ne propose que des articles originaux (le problème de la propriété intellectuelle ne se pose plus) et il aurait pu naître comme un nouveau magazine. Et si ce n’est pas le cas, c’est grâce au web ! MorethanWords est un vrai et bon concept écologique.

Alors comme Hercule Poirot utilisons nos petites cellules grises pour bien faire la part des choses et trouver le support adapté à chaque contenu. D’un côté ce qui est sujet au changement et qui est plus éphémère comme cet article, de l’autre ce qui est intemporel comme les romans d’Agatha Christie.

Denis Gentile

A consulter en complément de cet article, le débat sur Viadeo : 3700 lectures et 140 commentaires !

Tous les lundis, de nouveaux débats sur morethanwords.fr

 

 

Faut-il inscrire l’auteur sur la liste des espèces menacées ? La question peut se poser à l’heure où il doit souvent s’abriter face aux pluies de critiques qui le vilipendent quand elles ne l’enterrent pas en deux temps trois mouvements. A l’heure d’un internet obsédé par le flux, l’auteur créateur de contenu souffre-t-il d’un péché mortel ?

Livres d'auteurs connus en colonne devant l'olivier

On a presque tout enlevé à l’auteur. Il en est devenu tout nu et, contrairement au roi d’histoire enfantine, personne n’a vraiment attendu pour le dire et s’en moquer. Même ce qui fait son essence lui a été retiré, la création artistique, pour être greffé à d’autres qui, sans ses idées ne seraient qu’outres vides : c’est désormais le publicitaire qui est le créatif (pas encore le créateur, mais ça ne saurait tarder) et l’auteur est bien souvent abonné aux cimetières de l’ennui.

L’avez-vous oublié, l’auteur, vous savez, c’est celui qui réalise des films qui endorment tout le monde, sauf les jurés d’un festival, le temps d’une soirée sur bord de plage. Le cinéma d’auteur, c’est cette rocking chair qui n’en finit pas de grincer dans une éternelle contre plongée, c’est ce pétale de fleur qui tombe à terre dans l’éternelle traque d’une caméra qui s’est prise pour un microscope, l’auteur c’est donc celui qui demeure tandis que je meure…

Pourtant, les auteurs ne sont pas tous employés par des entreprises de pompes funèbres, ils n’ont pas tous vocation à susciter et à entretenir notre agonie. Ils sont, je l’espère plus souvent, passeurs de lumière, de leurs lumières certes, mais de lumière tout de même. Cette capacité à la transmission peut prendre du temps à mûrir ; elle ne se décrète pas quant bien même on voudrait être Chateaubriand ou rien et elle ne tombe pas forcément du Ciel : nous n’allons pas tous sur le chemin de Damas en quête de combat pour la vérité.

C’est justement cette transmission de sa vérité qui rapproche l’auteur de ce que l’on reconnaît comme la vocation actuelle de l’internet, un activateur de flux. Par des raccourcis en réalité peu féconds, certains théoriciens de l’internet opposent contenu et flux. Si on prend le cas de l’auteur, cette opposition n’est que rhétorique. C’est parce qu’il est créateur de contenu qu’il peut générer du flux. De même, c’est parce qu’elle contient des particules, les photons, que la lumière peut, en les agitant, se manifester.

Filons la métaphore. En frappant différents objets, la lumière est révélatrice. Mais elle-elle créatrice ? Est-elle auteur ? Cela n’est pas certain. De même, quand les chantres de l’internet collaboratif affirment faire œuvre de création en jouant les agrégateurs d’information, cela revient à prétendre être journaliste en rapportant telles quelles les paroles de tel ou tel décideur. C’est une évidente confusion avec le rôle de porte parole ou avec la fonction de RSS.

Rien pourtant n’empêche l’auteur d’utiliser les fils RSS pour tisser ses histoires mais il ne faudrait pas qu’il tire trop dessus de peur de n’exciter la jalousie des Parques. Car s’il pioche ça et là, au carrefour de ce qu’il lit, voit et entend, pour repasser tout cela par sa cuisson personnelle, l’auteur sait aussi labourer son imagination parfois très loin de ces flux de connexion permanente que sont les nouvelles technologies.  Certains penseurs, certains écrivains aiment à se retirer loin des flux permanents mais peut être pas loin de ce que ces flux ont transmis auparavant. C’est sans doute le signe que l’auteur a besoin de recul, de déconnexion pour être vraiment lui et pas simplement servile roue de transmission.

Car c’est bien cela qu’on attend de l’auteur : du corps, de la jambe, de la cuisse, de la personnalité goûteuse qui donne envie d’en reprendre. Ce qui charpente l’auteur et en fait un produit de garde, c’est qu’on n’a pas envie de le mettre sous verre, mais qu’on a envie de le confronter au créateur qui sommeille en nous pour le frotter à notre vérité. L’auteur doit être partageur de lui même.

Philippe de Casabianca

Chaque lundi, Philippe de Casabianca sur morethanwords

 

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