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Qu’est-ce que je n’ai pas encore fait pour en être arrivé là ?

« C’est la semaine internationale du livre », combien de fois avez-vous déjà lu cette phrase sur facebook ?

Ce matin, j’ai joué le jeu. La règle : ouvrir un livre et recopier une phrase, la cinquième de la page 52. C’est amusant. (1)

J’avais quatre livres en italien (dont deux sur mon iPad) sur mon bureau et un seul en français. J’ai choisi celui en français et je ne le regrette pas. Voici la phrase recopiée :

« Moi qui n’ai pas la moindre expérience dans ce domaine, ils seraient prêts à me donner ma chance là où d’autres ne me convoquent même pas en entretien alors que j’ai les bons diplômes et l’expérience correspondante ! »

Extrait du livre de ma collègue rédactrice Alexandra Le Dauphin « Au boulot, Chômette ! »

au-boulot-chomette-livreJe me reconnais dans cette citation et je me pose immédiatement la question suivante :

« Comment se fait-il que je sois de ce côté de la barrière ? Du côté de celui qui doit toujours et encore franchir l’obstacle ? Qu’est-ce que je n’ai pas fait pour ne pas être de l’autre côté ? Du côté de celui qui observe, de celui qui juge, de celui qui décide pour les autres ? »

Un peu plus loin, je lis un post de Syl Vie Becquet (avec les commentaires de Nancy Freyermuth et Vincent Barberot notamment) posant une autre question : s’adapter ou se différencier ?

Et automatiquement, j’ai répondu :

« Je suis un inadapté ! »

Je trouve alors une première réponse à ce que je n’ai pas fait pour en arriver là :

« Je ne me suis pas adapté. »

Qu’est-ce que cela signifie ? J’y réponds en deux points :

Le premier : l’inadapté est celui qui n’est pas là au bon moment. Cela semble plutôt négatif  comme remarque, et pourtant… c’est le propre d’un visionnaire. C’est prendre un chemin où il n’y a encore personne. C’est écrire un livre dans les années 90 en notant un email sur chaque page, à une époque où peu de personnes en avaient une. Bien sûr, je n’ai reçu que trois ou quatre réponses.

Son destin ? Se justifier sans arrêt ! Par exemple, expliquer depuis plus de trois ans qu’il est important d’avoir un blog, qu’il faut être présent sur les réseaux sociaux et qu’il est important de savoir bien écrire. Ca finit par être fatiguant, j’aimerais bien passer au chapitre suivant. Qu’est-ce que je n’ai pas encore fait pour en être arrivé là ?

Je me répète : « Et pourtant, voyez ce qui se passe aujourd’hui. L’idée était bonne. »

Le deuxième : un créatif ne peut pas s’adapter, ce sont les autres qui doivent s’adapter ou si vous préférez, qui doivent le suivre !

Je viens d’écrire cet article en cinq minutes pour tenter de m’adapter car en règle générale, j’ai besoin de plusieurs heures. Aujourd’hui, il faut faire vite car les moyens de communication sont rapides, du TGV à l’ADSL.

Est-ce que j’ai bien fait ? Est-ce que j’ai su m’adapter ?

Et vous, pourriez-vous m’aider à répondre à cette question qui me trotte dans la tête et qui m’inquiète :

Qu’est-ce que je n’ai pas fait pour en arriver là ?

Merci pour vos réponses.

Denis Gentile

1 – C’est le plus Unplugged des articles de la nouvelle saison du blog mais il inaugure aussi une nouvelle série qui s’intitule « impro » (pour improvisation). Des articles qui s’inspirent d’un post lu sur un fil d’actu et publiés dans la foulée.

 

Aristote raconte l’histoire d’amour d’Elvis et Juliette

C’est une histoire vraie racontée par Aristote en août 2007 sur le blog « Parole d’Aristote ». Voici l’intégrale des 5 épisodes.

Aristote est le labrador chocolat de Denis Gentile, rédacteur web, community manager et blogueur. A l’époque Aristote n’avait que deux ans, aujourd’hui, il a huit ans et il est devenu un vieux baroudeur. Il était déjà rédacteur, il n’était qu’un blogueur débutant utilisant blogger de Google et il n’était pas pas encore Community Manager. Peu de personnes avaient donc lu cette histoire merveilleuse. Ce remix devrait lui permettre de remporter enfin le succès qu’elle mérite. Parole d’Aristote !

Elvis cherche compagne (1er août 2007)

Elvis est un âne d’une race en voie d’extinction. Il vit en Italie et a 7 ans. D’un caractère très doux et jovial, il a soudain perdu le moral. Vainqueur de nombreuses courses au cours d’une glorieuse carrière, il cherche l’âme sœur, seul remède pour guérir de sa dépression et retrouver le bonheur. Véritable star, ses proches amis mais aussi ses fans s’inquiètent. Alors, ils ont passé une annonce dans les journaux que j’ai décidé de rapporter dans mon blog. C’est ça, la solidarité animale. Parole d’Aristote !

Elvis et Juliette (5 août 2007)

Merveilleux, Elvis a reçu une réponse à sa petite annonce. Miraculeux, cette réponse vient de la ville d’Assise, celle où est né Saint François, le protecteur des animaux ! Celui-là même qui venait au secours des animaux en difficulté. Etonnant, le nom de l’heureuse élue de race romagnole est le plus romantique qui soit, elle s’appelle Juliette !
Elvis se prépare pour le voyage, il sera long, mais au bout, il trouvera sa Juliette, il trouvera l’amour. Vous voyez, les contes de fées existent vraiment. Parole d’Aristote !

elvis-juliette

La tragédie d’Elvis et Juliette (12 août 2007)

Elvis est un coureur exceptionnel qui a gagné de nombreuses compétitions. Mais son statut de star en a fait aussi un coureur de jupons, si j’ose dire ! Mais aujourd’hui, il n’a plus qu’une envie, celle de trouver l’âme sœur et après 5 heures de voyage dans une sorte de carrosse avec intérieur cuir et foin à volonté, il arrive à Assisi. Mais Juliette n’est pas en reste. Elle aussi, belle comme le jour, attise les convoitises et a sa cour de prétendants. Et Elvis va tomber des nues. Il voit sa Juliette, le museau fin, les oreilles droites et les yeux en amande, mais le ventre engrossé. Elle est enceinte. Elvis va devoir repartir, dans sa campagne, seul. Suite au prochain épisode. Parole d’Aristote !

La rage d’Elvis (16 août 2007)

La blessure d’Elvis n’est pas seulement une blessure d’amour propre, de jalousie ou d’honneur. C’est une affaire de famille et une question de survie. La race romagnole est en voie d’extinction et la mission d’Elvis est d’avoir une descendance. L’amour qu’il souhaitait vivre avec Juliette était comme un ultime espoir. Mais qui aujourd’hui peut comprendre la rage d’un âne ? Les hommes n’ont plus besoin d’eux ni pour se déplacer, ni pour transporter des marchandises, ni pour labourer les champs. Pourtant, on a tant de choses à apprendre des animaux. Parole d’Aristote !

Les fiançailles d’Elvis et Juliette (28 août 2007)

Dès le premier regard, Juliette et Elvis sont tombés amoureux. Au même instant, Elvis a pardonné à sa Juliette son aventure d’un soir. Sa rage était à la mesure de ses sentiments. Dans un cas comme dans l’autre, il s’est enflammé. Et il a fini par faire fondre le cœur de Francesco, le papa de Juliette, et apaiser celui d’Angelo, son papa. Le cœur des hommes est bon. Juliette va repartir avec Elvis. Les voilà fiancés. Ils devront patienter le temps d’un accouchement pour vivre pleinement leur amour. Comme nous le savons déjà, les animaux ont une grande patience (1) et l’amour finit toujours par triompher. Parole d’Aristote !

expo-rurale-2013

Ce remix est publié à l’occasion du salon Expo Rurale qui se déroule dans la ville de Florence (Italie) du 12 au 15 septembre 2013. Pour ceux qui veulent passer trois jours à la campagne, rencontrer des animaux comme Elvis et Juliette, tout en restant en ville ! Plus d’infos

Denis Gentile

  1. Message du 22/08/07

J’estime que la patience est la qualité principale du chien. Si le chat, d’après ses dires, est indépendant, le chien, lui, dépend du bon vouloir de ses maîtres et des règles qu’ils ont instaurées. Ainsi, je ne mange pas avant qu’ils aient fini leur repas. Autre exemple, quand ils vont faire les courses, je dois parfois attendre pendant des heures avant de pouvoir sortir. Et aujourd’hui, j’ai dû attendre qu’ils reviennent de chez le coiffeur avant de publier mon message. Il faut toujours leur accorder quelques minutes de patience. Parole d’Aristote !

Kevin Spacey : « They want stories, all we have to do is give it to them… »

J’avoue que je regarde rarement des vidéos sur le web. Je préfère lire, c’est une déformation professionnelle. Une erreur même, c’est comme si le cinéaste ne lisait jamais de livres. Une erreur que j’ai palliée ce dimanche (1) et je ne le regrette pas.

Sur mon écran apparaît celui qui restera pour moi Keyser Söze, l’acteur Kevin Spacey.

J’avais l’impression d’être dans la scène finale de Usual Supects où il raconte une histoire à dormir debout aux policiers qui l’interrogent.

Souvenez-vous ou revoyez la scène, Keyser Söze fait du Storytelling !

Il est donc normal que celui qui incarne au cinéma ce rôle de méchant fasse l’éloge du storytelling.

Il s’imprègne, de l’intérieur, de ce qu’il a lui-même vécu.

En partageant cette vidéo, je commence par me tirer une balle dans le pied !

Ecoutez ce qu’il dit :

« … if you’re watching a film on your television is it no longer a film because you’re not watching it in a theater ?… » (2) (lisez les notes de bas de page, elles sont importantes)

Autrement dit, peu importe le support, le contenu reste ce qu’il est. Moi, ça fait des années que je me démène pour vous expliquer qu’on n’écrit pas de la même façon pour un journal, un blog ou un roman. Et un acteur vient m’expliquer le contraire ! Ou plus précisément que ce n’est pas un problème.

Et en plus, il m’a convaincu ! C’est sûr, je vais boiter tout le long de cet article.

Il n’a pas tort le bougre, le gamin lui s’en moque. Tout ce qu’il veut, c’est qu’on lui raconte une histoire. (3)

«… for kids grouwing up now, there is no difference,
watching advertise on ipad, you tube on tv…

It’s all content,
it’s just story
and the audience has spoken
they want stories
they are dying for them
they will talk about it…

tweet, blog, facebook, make fan pages,

engaged with a passion… and intimacy
than a blockbuster could only dream of
All we have to do is give it to them ! »

Cette fois-ci, on est d’accord. J’ai publié plus de 300 articles en trois ans en essayant à chaque fois de raconter une histoire.

Comme dans un film justement, avec des personnages, des lieux et une mise en scène. Pourtant, on n’est pas dans une salle de cinéma, mais dans la blogosphère.

Il a donc raison. Peu importe le support. La méthode est la même. Michel-Ange faisait la même chose sur le plafond de la Chapelle Sixtine, Bryan Singer en tournant « Usual Suspects » avec Kevin Spacey ou Voltaire avec les aventures de Candide sur la route de l’Eldorado. Et ce sont tous des succès !

Et qui est le maître des histoires d’aujourd’hui ?

Celui qui raconte ou celui qui écoute, regarde et lit ? Kevin Spacey répond en disant que c’est le public qui décide.

Alors, les pros du business et de la com vont devoir se mettre au pas et accueillir dans leurs organigrammes des narrateurs, des conteurs, des scénaristes, des rédacteurs, des écrivains, des blogueurs, en un mot, des créatifs (4).

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Sinon, ils avanceront péniblement avant de chuter. Et tous rigoleront à la vue de ce malheureux clown. Un boiteux qui perd l’équilibre.

Moi, ce qui me fait rêver dans les propos de Kevin Spacey dans cette conférence, ce sont les moyens financiers faramineux dépensés par les compagnies pour produire des « pilotes » dont la plupart n’auront jamais la moindre suite.

S’ils consacraient quelques sous de ces millions de dollars pour produire des blogs, je vous assure que l’on pourrait raconter des milliers d’histoires qui n’auraient rien à envier aux méga-productions de la Fox !

Car le blog n’est pas un objet gracieux offert par un blogueur généreux. Lui aussi a besoin de vivre et de manger, sinon vous ne connaîtrez jamais la fin de leurs histoires.

Et c’est à la fin que l’histoire prend tout son sens.
Quand plus personne ne boite !
Denis Gentile

keyser-soze

 

  1. Merci à Pierrick Le Bourdiec pour ce partage sur Google Plus et Facebook
  2. J’avais préparé une traduction maison des phrases de Kevin Spacey. Mais j’ai finalement décidé de ne pas la publier. D’abord pour garder la force des propos qu’un traducteur amateur comme moi est incapable de reproduire. Ensuite pour protester. Pourquoi ? Parce que depuis hier matin, j’ai été bombardé (pour ne pas dire spammé) de posts qui me disent que quelqu’un a décidé qu’on ne doit plus dire Community Manager mais autre chose avec des mots en français. Bientôt, ils feront aussi un décret pour me dire que mon blog ne pourra plus s’appeler More Than Words ! Ils m’obligeront peut-être à utiliser une chanson française.
  3. Deux exemples de storytelling lus cette semaine. Catherine Millet sur son blog « Admin 18 » : « C’est l’heure de l’introspection et du bilan pour mieux avancer », Valérie Thuillier : « Ce blog prend une nouvelle orientation »
  4. Lire l’article « 10 paradoxical traits of creative people »

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange ! Le blogueur est-il un artiste ? (Part I)

En 2011, je publie l’article « l’étonnement est le début du blog ». Un tweet retient mon attention : « Comparez les blogueurs à des philosophes, il fallait oser ! Brillant ! »
Cette fois-ci, je récidive et fais un pas supplémentaire en comparant les blogueurs à des artistes. C’est le plus grand artiste de tous les temps qui m’en donne l’opportunité en me suggérant le moyen terme.

Le blogueur et la fascination du lieu

Je suis fasciné par les lieux (voir mon texte de présentation ci-dessous « je suis un passant qui va d’un lieu à l’autre ») et je trouve qu’un réseau comme Facebook soit un bon moyen pour satisfaire cette fascination.

Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell
Ravenna en Emilie-Romagne, photo de Pierre Cappell

Le post classique sur facebook est la photo du lieu où l’on se trouve. Aujourd’hui (1), mon copain d’avant Xavier Capodano a publié une photo du marché central de Firenze, une jeune femme qui lui confectionne son panino. Au même moment, mon confrère Pierre Cappelli publie une photo de la devanture d’une boutique spécialisée dans les produits typiques de l’Emilie-Romagne à Ravenna.

Je connais bien ces lieux et je me suis immédiatement mis en situation ou devrais-je plutôt dire : mis à leur place.

Mon corps n’a pas bougé, il est resté confortablement ancré dans mon fauteuil Ikea. Mais l’esprit lui s’est envolé pour retrouver des couleurs, des parfums et des sons qui le font frétiller de bonheur. Quand il s’agit de nourriture, les sens s’éveillent encore plus facilement.

Se mettre en situation, comprendre le contexte et ressentir l’atmosphère de celui ou ceux qui vous transmettent un message ou une information, c’est la meilleure façon que je connaisse pour ne pas rester superficiel et aller au fond des choses.

C’est ce que j’essaie de faire dans mes article : raconter une histoire en mettant en scène un scénario et en décrivant un lieu.

 

 

Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano
Mercato Centrale à Firenze, photo Xavier Capodano

Mon esprit voyage et moi je suis banalement installé devant mon bureau. Avez-vous déjà tenté de l’imaginer ? Alors voici quelques éléments indispensables à la bonne compréhension de cet article. Sur mon plan de travail transparent, il y a sur ma gauche l’œuvre complet de Leonardo da Vinci, sur ma droite l’œuvre complet de Michelangelo. Ces deux ouvrages, édités chez Taschen, des deux acteurs majeurs de l’art pèsent plusieurs kilos. Ils sont les colonnes sur lesquelles je construis mes textes.

Je suis là avec mon MacBookPro entre les deux. Je me sens petit forcément, mais j’en subis aussi l’influence. Ce qui me met d’étranges idées en tête, comme celle annoncée dans le titre de l’article. Moi, le simple blogueur, je me sens un peu comme un artiste ! (cf. Les ingrédients de base d’un bon et vrai blog professionnel)

Vanité, orgueil, prétention, on peut m’accuser de tous les maux et les péchés. Mais j’assume, mieux encore, je persiste.

A m’en convaincre, mon ami 2.0, le journaliste Francis Benett.

J’ouvre le livre consacré à Michel-Ange et je commence à lire l’avant-propos de Frank Zöllner. Un passage retient plus particulièrement mon attention, me surprend et m’intrigue.

Il y a dans les mots et les explications de cet immense historien de l’art, la clef de l’histoire de l’homme depuis cinq cents ans.

Rassurez-vous, je ne suis pas Dan Brown et je ne vais pas en faire un roman ! Plus modestement un article de blog.

C’est Francis Benett en bon journaliste qui m’a suggéré le titre.

Il n’y a pas cent titres possibles, il n’y en a qu’un, si tu veux rester en phase avec le texte de Frank à propos de Michel-Ange :

Denis Gentile se prend pour Michel-Ange !

Puis pour passer du cadre particulier au cadre général, tu ajoutes cette question :

Le blogueur est-il un artiste ?

– O.K. Francis, je prends le risque ! C’est d’ailleurs mon rôle de Community Manager de porter à la connaissance de tous un texte comme celui-ci. Et c’est celui d’un concepteur rédacteur web de savoir le mettre dans un autre contexte en l’immergeant dans le monde d’aujourd’hui.

Voici ce que j’ai lu…

la suite…

Denis Gentile

(1) : article écrit le 9 août 2013

 

Le David de Michel-Ange à la Galleria dell'Accademia, Firenze

Envie de lire la suite ? C’est ici « Part II : Le blogueur est le prototype de l’artiste moderne ! »

« Frank Zöllner est un historien d’art allemand et professeur à l’université de Leipzig. Voici ce qu’il a écrit dans l’avant-propos de l’Œuvre complet de Michelangelo… »

1 – 2 – 3

Le CV d’un blogueur, community manager et concepteur rédacteur web

Cet article est mon CV et ma lettre de motivation. J’ai choisi de me présenter de cette façon pour attirer l’attention des personnes et des entreprises qui souhaitent s’attacher mes services.
pieds-florentins
Extrait du livre « Le Passant Florentin »,
dessin de Koffi Apenou.
2 passants font un pas…
l’un vers l’autre.

Commençons par une définition : Je suis un Passant Florentin.

Le Passant Florentin est le titre de mon premier livre publié en 2002. Je me suis identifié à mon protagoniste romanesque qui un beau jour d’automne met les pieds à Florence (Firenze). Ses premiers pas dans la capitale de la Renaissance vont complètement transformer sa vie. L’histoire de ce livre est tout simplement le récit de cette métamorphose : comment et pourquoi Denis Gentile est devenu le Passant Florentin.

Il va découvrir des choses dont il n’imaginait même pas l’existence. Il a de nombreux points communs avec des personnages que nous connaissons bien comme Candide, Socrate ou le Petit Prince. Sur son chemin, il rencontre Dante, Michel-Ange, Brunelleschi et tous les génies qui ont rendu ce lieu unique.

A son tour, il veut laisser une trace et contribuer à la mesure de son talent à rendre unique ce qu’il fait.

C’est cette philosophie qui me guide et que l’on retrouve dans mon parcours : passé, présent et bien sûr futur.

C’est comme si tout commençait par cette idée : « Avant d’arriver ici, je ne savais pas que cela existait ! » La transformation peut alors s’opérer.

Disney

Avant de travailler à Euro Disney (1992-2007), je ne savais pas ce qu’était une attraction ! Un manège oui, mais une attraction non. Pourtant ils m’ont engagé et j’y suis resté 15 années. Ce n’est pas rien comme expérience.

J’y ai exercé tous les métiers ou presque : opérateur dans un call center, agent de change, hôte d’accueil, guide VIP trilingue, guichetier, responsable des objets trouvés, traducteur bilingue au service sécurité et parfois au commissariat, chef de gare, conducteur d’autobus impérial, formateur, intégrateur html, conseiller clientèle, chef de projet web, chargé de la communication interne, responsable de la communication, rédacteur d’offres marketing, webmaster et quelques autres plus compliqués à définir comme en charge du Duty Manager Report ! Soit en fin de compte une vingtaine de fonctions différentes.

Aujourd’hui, c’est pour moi une matière inépuisable lorsque je cherche une idée ou un exemple pour un article ou un projet.

Revenons sur 3 de ces métiers :

Avant de travailler à Euro Disney, je ne savais pas ce qu’était l’internet. Mais en 1992, c’était normal. Je suis passé entre 1996 et 2007 des rudiments du web à l’expertise. J’ai appris une cinquième langue pour dialoguer avec la machine : le HTML et faire des sites. J’ai été formé à tous les métiers du web, sauf blogueur. Mais ça, c’est venu plus tard.

La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M'avez-vous reconnu ?
La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M’avez-vous reconnu ?

Avant de travailler à Euro Disney, je n’avais jamais encore rencontré les héros de mon adolescence. Mieux , je n’aurais jamais imaginé que certains d’entre eux seraient devenus mes amis comme l’ancien joueur du PSG : Marco Simone ou l’actuel entraîneur de la Fiorentina : Vincenzo Montella. Je garde d’excellents souvenirs en tant que guide V.I.P., notamment avec Didier Deschamps, Frank Sauzée, Roberto Baggio, Eros Ramazzotti et même Diego Maradona.

Avant de travailler à Euro Disney, je ne connaissais pas le parcours d’un objet perdu. En quelques mois, j’ai tout appris pour pouvoir organiser de fond en comble ce département et en définissant les procédures légales et pratiques. Pour la première fois, j’ai expérimenté cette observation qui me colle à la peau : comment rendre intéressant un sujet qui ne l’est pas !

Pour en savoir plus sur mes années Disney, je vous conseille ces deux articles :

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

Un Community Manager raconte ce que vous ne lirez pas ailleurs sur les 20 ans de Disneyland Paris

Mes autres expériences professionnelles

Avant de suivre les formations à l’Institut Equilibrio de Grasse en 2014, je ne savais que le coach était l’héritier de Socrate.

Avant de développer le blog d’Assurance de Prêt Online (2012-13), je ne savais pas que j’allais inventer un concept, le BlogStorming, qui allait faire trembler la blogosphère et les réseaux sociaux. Tout est né d’une question du responsable du projet.

Pour en savoir plus sur le BlogStorming, je vous conseille la lecture de ces 2 articles :

Le Community Manager, cet étrange chevalier qui lutte contre le marketing !

Une Battle de Blogueurs

Quand un CV se transforme en storytelling
Quand un CV se transforme en storytelling

Avant de collaborer avec M. Guy Couturier (2012-13), je ne savais pas que l’enchantement du client était la nouvelle tendance du marketing. Cela m’a réconcilié avec cette discipline. Ce blog mériterait une suite car le mur de l’enchantement a malheureusement rejoint cette ville fantôme nommée World Wide Web !

Mais surtout, je ne savais pas que j’aurais participé à la rédaction d’un livre sur le Marketing de l’Enchantement (paru le 2 novembre 2015 aux éditions Kawa).

Avant de collaborer au blog des blogueurs (NetZ en 2011), je ne connaissais pas WordPress. C’est devenu le logiciel que je maîtrise le mieux. J’ai pu publié l’article qui est devenu la colonne portante de mon travail : « Le blog est l’avenir de la presse écrite! » (version remix)

Avant d’écrire l’article « Glutamate E621 : Quand lire peut vous sauver la vie » (2011), je ne savais pas que cet article deviendrait une référence sur Google.

Avant de lancer mes premiers débats sur Viadeo (2010-11), je ne savais pas que je pouvais en quelques phrases provoquer l’intérêt de milliers d’internautes en quelques jours et même quelques heures.

Avant de devenir journaliste-rédacteur à France-Soir, je ne connaissais rien de la fabrication d’un journal.  Aujourd’hui, je suis encore choqué de la façon dont un rédacteur en chef peut travestir la réalité. Et bien sûr je ne savais pas que vingt ans plus tard le blogueur allait prendre le contre-pied de ce système.

Avant d’écouter la chanson More Than Words du groupe Extreme (1991), je ne savais pas que ce titre serait devenu celui de mon blog. Et je ne savais pas que ce blog deviendrait une référence en matière de rédaction web (cf. interview sur le blog de Frédéric Canevet).

Avant d’écouter mon prof de philo (1986-90), je ne savais pas qu’une matière scolastique puisse m’intéresser autant qu’un match de foot ou qu’un album de Sting ! C’est bien plus tard que j’ai compris que mes profs m’avaient donné « des seaux, des cartons, des sacs et des valises. »

Avant de voir Santa Maria del Fiore (1991), le Ponte Vecchio, le David et la Naissance de Vénus, je ne savais pas que l’art deviendrait ma plus grande passion et Michel-Ange mon héros préféré.

En conclusion car c’est l’objectif de cet article :

Avant de recevoir votre message, je ne savais pas encore que nous pourrions collaborer sur ce projet, transformer et rendre unique votre communication web (ou celle de vos clients) ! Ensemble, nous allons progresser.

Voyez-vous, l’étonnement est le début du blog !

J’invite mes relations sur les réseaux, mes amis et ceux qui viennent de me découvrir, à laisser un commentaire en commençant leur message par l’expression « Avant de connaître Denis Gentile, je ne savais pas … » Merci.

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Mes nouveaux projets en 2015 : Le développement du groupe #jeblogue sur Facebook et un ebook dont les principaux textes seront d’abord publiés sur ce blog, premier rendez-vous le 10 mars 2015 : Le blogueur et la tentation de l’île déserte

Lire la version italienne de ce CV (version 2013)

Télécharger cet article en pdf

Denis Gentile

A lire aussi pour compléter cet article : « Il était une fois un Digital Storyteller »

Le Community Manager et la Ville Fantôme (Troisième partie)

suite et fin de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme » et la deuxième partie : « Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ? »

« … A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux… »

Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager

« Eureka, j’ai compris. »

Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur.

« Le web, c’est comme une quincaillerie. On peut y trouver son bonheur, mais ce n’est pas sûr. Et sans le quincaillier, pour trouver le bon clou au milieu de milliers d’autres, c’est plus difficile ! »

La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris
La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris

« J’aime votre métaphore cher lecteur. Et savez-vous comment s’appelle ce quincaillier sur le web ? »

« Un Community Manager, n’est-ce pas ? »

« Exactement, je vous félicite. Mais croyez-vous que cela soit suffisant ? »

« Euh ! Je ne sais pas. »

« Bon, nous allons éviter un nouveau silence investigateur et je vais tenter de vous expliquer cela. »

Ce quincaillier, ou tout autre commerçant, a des fournisseurs qui lui confient leurs produits : des vis, des clous, des boulons, des planches, etc. Sans ces produits, il n’aurait rien à présenter dans les rayons de sa boutique et il n’aurait donc rien à vendre.

Le Community Manager a besoin lui aussi d’un fournisseur qui lui donne des produits qu’il pourra mettre en évidence dans les rayons de Google. Pour cela, il utilisera notamment les réseaux sociaux.

Le principal fournisseur du Community Manager, c’est le rédacteur web. Il y en a d’autres comme le photographe, le dessinateur et l’infographiste. Leur but est de concevoir des produits que l’on nomme « contenus ». Ce sont donc des producteurs (ou créateurs) de contenus. (Lire l’article « Des sceaux, des cartons, des sacs et des valises, l’interview d’un blogueur »)

Le contenu du pâtissier, c’est le gâteau. Le contenu du pizzaiolo, c’est la pizza. Le contenu du sommelier, c’est le vin. Le contenu du libraire, c’est le livre. Le contenu du couturier, c’est le vêtement.

Cette règle est universelle, mais sur le web, on l’oublie trop souvent. On fabrique des sites sans même définir avant ce que l’on va mettre dedans. Cela n’a aucun sens. Quand vous allez au supermarché, dans les bouteilles de vin, il y a du vin, dans les paquets de pâtes, il y a des pâtes, dans les boîtes de conserve de petits pois, il y a des petits pois, etc.

Le web, c’est une bouteille de vin, le web, c’est un paquet de pâtes, le web, c’est une boîte de conserve. Mais cette bouteille est vide, ce paquet et cette boîte aussi. Il faudra bien les remplir.

Alors quand nous naviguons et que nous trouvons éparpillés des bouteilles, des paquets et des boîtes vides, on a vraiment l’impression d’être dans une sorte de ville fantôme ou pire, dans une décharge.

sea-trash-web
Le World Wide Web aujourd’hui quand nous naviguons ! Sans personne à la barre, ni rédacteur, ni community manager, on part à la dérive ! A quand la prise de conscience ? Avez-vous déjà pensé engager l’un d’entre eux ?

Parodiant le personnage le plus célèbre de tous les temps, nous pouvons nous servir ces mots : « que celui qui n’a jamais jeter (justement !) des bouteilles, des paquets et des boîtes vides sur le web, jette la première pierre. »

Ce blog n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs mois [sic], d’autres blogs ont été abandonnés au bout de quelques semaines, des sites attendent leur premier contenu ou leur première mise à jour depuis des années.

Sur le web, il y a encore plus d’objets abandonnés et d’objets bancals que d’objets entretenus et bien conçus. Il y a dans ce créneau des milliers d’emplois à créer, tellement d’emplois à créer que les politiques pourraient y voir une opportunité pour résorber le chômage.

Le web est aujourd’hui une décharge, la plus grande de l’univers, que l’algorithme de Google ne réussira pas à trier et organiser.

Le web est aujourd’hui une ville fantôme dans laquelle inconsciemment nous nous complaisons. Car, malgré tout, nous sommes ravis d’y être ! Quel paradoxe !

Comme dirait Baudelaire, cette série d’articles est une « invitation au voyage », destination le web, la blogosphère, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

Tout le monde y est cordialement invité. Les commerçants pour ne plus trouver des locaux abandonnés, les artistes pour nous donner envie de nous émerveiller et d’apprendre, et tous les autres, sans discrimination, pour animer une communauté, un blog ou donner un conseil dans un forum.

Le web est encore loin de la réalité, trop loin. Sans nous, sans les êtres humains, il le restera encore longtemps.

C’est mon métier de transformer cette réalité. Je ne suis pas le seul. Community Managers, Rédacteurs web et Blogueurs, nous sommes là pour rendre le web plus propre, plus beau et plus utile. C’est l’instrument le plus puissant que l’homme n’a jamais inventé.

Nous sommes des experts en maniement de cet instrument. Confiez-nous vos sites, vos réseaux sociaux et vos blogs, le web ne sera plus une ville fantôme. L’humanité pourra enfin prospérer.

Fin.

Denis Gentile

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Le Community Manager et la Ville Fantôme (Deuxième partie)

suite de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme »

« S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme… »

Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?

La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac. D’ici trois ou quatre jours, la famille au complet se retrouvera sous un parasol d’une plage méditerranéenne. Première étape, pour rendre le voyage plus sûr et plus agréable, Lyon.

Ils arrivent en fin d’après-midi. Le père de famille s’allonge sur le lit de sa chambre d’hôtel avec son iPad. La connexion WIFI est instantanée. Il sent la faim lui titiller l’estomac. Il cherche un bouchon, ces fameux bistrots spécialisés en cuisine lyonnaise. En écartant l’index et le majeur, il agrandit l’image de la carte sur son écran. Plusieurs restos sont indiqués. C’est vraiment pratique, car se dit-il, « fatigué comme je suis, je n’ai pas envie d’arpenter la presqu’île en long (surtout) et en large pour trouver un restaurant. »

Il va vite déchanter.

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.
Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

C’est dimanche, comme souvent et un peu partout en France, la plupart des restaurants sont fermés le dimanche soir. Mais ça, l’application de son iPad ne le sait pas. Il faut donc aller sur chaque site en le recherchant sur Google. Parfois, il ne clique même pas sur le site en question. Sur la première page du moteur de recherche, il a déjà lu quelques avis négatifs du genre : « Le chef de ce restaurant est un virtuose du four à micro-ondes, tout est réchauffé ! », ou encore « Le sourire du serveur n’a d’égal que la tristesse de mes trois quenelles ! ». Mais comment se fait-il que ces avis soient la première chose que l’on puisse lire ? Ils n’ont pas de Community Managers dans cette profession ? 

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

D’autres n’ont pas de sites ou s’ils en ont un, ils n’apparaissent pas sur la fameuse première page de Google. Pour un internaute comme notre chef de famille affamé, fatigué et avachit depuis une trentaine de minutes sur son lit d’hôtel, ce restaurant n’existe pas. En fin de compte, il en trouvera des traces sur « cityvox » ou « lafourchette ». Et là encore les avis des clients seront déterminants. Mais, c’est une autre perte de temps. Il faut appeler pour savoir s’ils sont ouverts le dimanche soir. Il prend son téléphone, compose le numéro et… personne ne répond. C’est donc fermé. Eux non plus n’ont pas de Community Managers, ni même de blogueurs ou de rédacteurs web.

Imaginez une seconde que sur la devanture ne figure ni le nom ni même la mention, restaurant ou bistrot ou bouchon ou pizzeria ou crêperie, etc. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web ressemble étrangement à cette image. La pochette interne de l’album Pornograffitti du groupe Extreme, publié en 1991, dont est extraite la chanson titre de ce blog More Than Words. Sur la page suivante, un montage de l’album NeverMind de Nirvana, publié à la même époque. Ce blog joue sur le contraste et la complémentarité entre ces deux albums. Voir la troisième partie de cet article.

Enfin, il y a ceux qui ont un site. Il y a les sites qui ressemblent à une brochure avec un document pdf qui s’ouvre à chaque fois que vous cliquez sur un lien. Et là, au troisième clic, il trouve les infos pratiques : fermé le dimanche soir et le lundi toute la journée ! Il y a aussi ceux qui ont un site à vous en mettre plein la vue avec une animation en flash en ouverture. Manque de chance, l’iPad ne lit pas le flash et il se retrouve sur une page blanche. Ils n’ont pas misé sur le bon cheval :  infographiste ou chef de projet web. C’est la loi du marché. Les agences web préfèrent vendre une animation qu’ils pourront faire payer plusieurs milliers d’euros que des textes qu’ils n’osent même pas facturer au client ! Bah bien sûr, tout le monde sait écrire, le client sera bien le faire lui-même.

Imaginez-vous une seconde, confortablement assis et attablé, le serveur du resto ne vous entend pas et ne parle pas. Il n’a pas le logiciel adapté à votre interface ! C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web est encore loin de la réalité. Quand vous voyagez l’impression est nette et décevante.

Nous étions à Lyon, nous aurions pu vivre la même expérience à Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, Montpellier, Nantes, Bordeaux ou toute autre ville en France ou à l’étranger. (Lyon est aussi le lieu des articles publiés en 2011 sur le blog NetZ : Monsieur Eastwood, est-il vrai que les gens n’aiment pas lire sur le web ? et L’éternel débat du fond et de la forme)

Qu’ils le veuillent ou non, papa, maman et les enfants devront sortir sans savoir où aller. Mais est-ce si dramatique ? Ils s’apercevront immédiatement que non. A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART III : Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager« 

« « Eureka, j’ai compris. » Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur. »

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Le Community Manager et la Ville Fantôme (Première partie)

« Ne vous fiez pas au titre de cet article, il est incomplet et trompeur. C’est son contenu qui vous révélera son sens. »

La Ville Fantôme

Mercredi, il est 16h, en plein cœur de la journée, mais les stores en fer de ce vieux magasin de chaussures recouverts de graffiti restent désespérément baissés, comme la plupart des autres boutiques du centre ville.

Une ville fantôme
« …dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! » Et pourtant…

Les toiles d’araignées décorent la vitrine de la boulangerie-pâtisserie. La rue est déserte, le vent souffle et l’air est vicié par la poussière. Quelques mètres plus loin, l’entrée du restaurant est inaccessible, le parvis est envahi par les bourraches, les plantes de moutardes sauvages, les salsepareilles, les ronces, les orties et par d’autres mauvaises herbes dont certaines auraient pu servir à cuisiner une bonne omelette ! Au même moment, un chat traverse la rue à toute berzingue, il aura repéré quelques rats attirés par les sacs de farine de l’ex-boulanger.

Au centre de la place, le kiosque à journaux est rempli d’eau, les pluies diluviennes ont provoqué des infiltrations et la masse de magazines n’a pas suffit à éponger les dégâts.

Ici et là, il y a des vitres cassées et quand on jette un coup d’œil à l’intérieur, il n’y a plus rien. Dans la boutique de vêtements, l’épicerie, le bijoutier, la librairie, le mégastore en appareils technologiques ou le brocanteur, c’est la même désolation.

la-ville-fantome-1-more-than-wordsMarchandises abandonnées, moisies, pourries et dépéries. Magasins pillés, vandalisés et dévastés. Sans l’homme, la nature a repris le dessus. C’est le retour de la végétation et du règne animal.

« Quel cauchemar ! Vous faites des rêves bien étranges » me dites-vous. Eh bien non !

« Alors, ne serait-ce pas plutôt un scenario pour un roman d’anticipation à la Mad Max ? » me demandez-vous quelque peu désarçonné. Encore une fois, non !

« C’est la réalité, mon cher lecteur ! »

« Quelle réalité Monsieur l’auteur ? Moi, une telle description d’une ville fantôme au XXIe siècle, je n’en ai jamais vue. Peut-être, vouliez-vous évoquer une réalité passée ? Comme on en voit dans les westerns. »

« Bien au contraire, ce tableau ne pouvait pas être d’une autre époque. C’est impossible. Il s’agit bien d’une réalité d’au-jour-d’hui. »

« Alors, dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! »

« A moins d’être un acrobate, vous n’irez jamais avec vos pieds. Mais plutôt avec les mains. »

« Ne mégotez pas s’il vous plaît, pieds ou mains, peu m’importe, je veux juste rester loin de ce lieu tragique. »

« Mais c’est trop tard, cher lecteur. Vous y êtes déjà ! »

S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART II : Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?« 

« La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac… »

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Si Manuel Garcia était un mot, il serait…

Questionnaire « More Than Words » #29

(Intro : 12 syllabes, comme un alexandrin, en plus de votre nom et prénom pour vous présenter. Qui êtes-vous ?)

 Manuel Garcia :
Aimer sa vie. Choix de la vie. Vivre sa vie.

A– Si j’étais un nom commun au féminin, je serais… Entité.

B– Si j’étais un nom commun au masculin, je serais… Livre.

C– Si j’étais un adjectif, je serais… Idéaliste.

D– Si j’étais un adverbe, je serais… Partout.

E– Si j’étais un verbe à l’infinitif, je serais… Être.

F– Si j’étais un verbe conjugué, je serais… Deviendrai.

G– Si j’étais un mot qui a changé ou changera ma vie, je serais… Liberté.

H– Si j’étais une expression, je serais… Le silence est d’or.

I– Si j’étais la première lettre d’un mot, je serais… M.

J– Si j’étais le mot d’un autre (lire les autres interviews), je serais… créativité. (1)

 K- Si j’étais un mot employé à tort et à travers, je serais… Réaliste.

L – Si j’étais un nom de domaine en .com ou .fr, je serais…. Ecrire-un-roman.com   

M– Si j’étais un mot d’une langue étrangère, je serais… Caterpillar.

N– Si j’étais un mot dont je ne connais pas la définition, je serais… Moi.

O– Si j’étais un mot clef pour Google, je serais… Premier.

P– Si j’étais un mot inventé, je serais… Putainement !

Q– Si j’étais un mot à aimer, je serais… Tien.

R– Si j’étais un jeu de mots, je serais… Motivateur sans peur.

S– Si j’étais un mot que je trouve laid, je serais… Incompréhension.

T– Si j’étais un mot que j’ai du mal à prononcer, je serais… Impossible.

U– Si j’étais un mot à avaler, je serais… Délicieux.

V– Si j’étais le mot de trop, je serais… Tellement.

W-Si j’étais ‘More Than Words’ (littéralement ‘plus que des mots’), je serais… L’écoute.

X- Si j’étais le mot que je n’ai pas encore réussi à placer dans mes réponses, je serais… Innovation.

Y– Si j’étais un mot à répéter parmi mes réponses, je serais… Liberté.

Z– Si j’étais mon dernier mot, je serais… Mort.


(Explications : si vous souhaitez commenter vos réponses. Vous avez 101 mots, pas un de plus !)

 » – : Une seule lettre pour prononcer « aime. »

N’est-ce pas magnifique ?

: Allusion à « sois réaliste » et autres de ce genre.
La réalité est propre à chacun. Merci d’arrêter de mettre des bâtons dans l’esprit des gens.

X : Pour les distraits, j’ai inter changé les phrases des lettres Q et S  »

Les photos sont extraites de sa page Facebook.

(1) Si Patrice Meunier était un mot…

Pourquoi un mot plutôt qu’un autre? Posez vos question, les commentaires sont ouverts.

—–

A qui le tour ? C’est à vous, si vous étiez un mot, vous seriez…

Téléchargez le questionnaire puis envoyez vos réponses à auteur@morethanwords.fr 

© « Si j’étais un mot… » concept, design, textes et réalisation Denis Gentile & Patrizia Bonatti-Gentile

Le blog n’est pas une machine, c’est un organisme vivant !

Samedi 3 mars 2012. Il est 10 h 27.  Je n’ai que 2 petites heures devant moi pour écrire un article. J’ai liste qui contient une centaine d’idées et de titres. Je n’ai qu’à piocher dedans et estimer à vue de nez celui qui m’inspire le plus sur le moment. Il suffit de mettre les différents éléments sur la chaîne de montage et d’appuyer sur ‘PLAY’. Ce n’est pas plus compliqué que cela. Les mots vont s’enchaîner comme des boulons à serrer à chaque passage. Ecrire un article, ça ressemble à la fabrication d’une voiture. Le journaliste ne fait pas autrement. Son rédacteur en chef  l’a envoyé faire un reportage. Il y a eu un vol dans une bijouterie de Cannes ce matin. Questions et faits sont toujours les mêmes. Où ? Quand ? Qui ? Quoi ? Comment ? Pourquoi ? etc. L’article suivra la même structure. Même chose ce soir pour le match de foot. Les joueurs, les actions, la qualité du terrain, l’arbitre, les réactions, le classement, etc.  Tout suit un mécanisme bien précis. Je me retrouve donc dans une situation similaire. Pourtant, il y a quand même une différence. Je n’écris pas pour un journal. J’écris pour mon blog. Et s’il y a une notion qui est totalement étrangère au blog, c’est bien celle-ci : le blog n’est pas une machine !

 

Moins de 26 ans, mais pas encore capitaine

Dans mes précédents articles :

« Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans ! »

« France Soir va devenir le premier journal 100% web et tente de reprendre le souffle de son histoire. »

j’ai souvent évoqué mes débuts dans le journalisme. 20 ans plus tard, il me reste encore la même impression. Je me suis souvent senti comme un rouage d’une machine. Au premier saut de chaîne ou dérapage, on a vite fait de vous remplacer. Vous n’êtes pas indispensable. Rien n’est plus facile de remplacer une pièce défectueuse ou légèrement usée par une autre pièce. La société industrielle a, au sens propre, fabriqué un modèle de société basée sur la machine. Cela a eu et a des conséquences immenses sur les comportements humains. Nos actes sont mécaniques. On fait quelque chose parce que les autres le font aussi. Nos actes ne sont plus libres, ils sont déterminés par le modèle. C’est le cas en politique. D’un côté, le système marxiste, de l’autre le système libéral. Et nous, les valeureux citoyens nous sommes les prisonniers de ces mécanismes. (Ca mériterait d’être développé. Certains d’entre vous sont d’ailleurs certainement plus qualifiés que moi et je vous invite donc à intervenir dans les commentaires.)

 

Même les blogs meurent

Mais tout cela a changé. Ou va changer. Et le moyen terme, ou si vous préférez l’argument qui nous permet de l’affirmer, c’est le blog !

Pourquoi le blog ?

Parce que le blog n’est pas une machine, il ne suit pas la logique mécanique de ces modèles. Non, le blog a un visage humain. Autrement dit, il est un organisme vivant !

Un organisme vivant ? J’ai besoin de replonger dans mes cours de philo. Je cherche pendant une dizaine de minutes. C’est assez rapide. N’oublions pas que je n’ai que 2 heures pour écrire cet article. Intitulé du cours : « Méthode en éthique et politique ». Le prof, c’est Marcel Clément. J’ai déjà eu l’occasion de vous le présenter dans cet article : « O Capitaine ! Mon Capitaine ! »

« Dans l’organisme vivant, toutes les cellules et tous les organes sont animés par un dynamisme organisateur interne qui les porte spontanément à coopérer en vue du bien commun du corps tout entier. Si un trouble se produit, l’organisme lutte. Une plaie est à peine formée que déjà commence le processus de cicatrisation. Au contraire, lorsque le mécanisme d’une montre se détériore, il doit être réparé de l’extérieur… »

Le blog procède du même principe :

– Tout d’abord parce qu’il est personnel et qu’il n’est pas reproduisible à l’identique en milliers exemplaires comme une montre ou une voiture.

– Ensuite, parce qu’il est sujet à la contingence de son auteur. Ce sont les circonstances de la vie du blogueur qui règlent le contenu du blog. D’une part parce que le contenu est lié à son expérience, d’autre part parce que « les troubles et les plaies » demandent un certain temps pour se résorber. Une autre personne peut intervenir de l’extérieur pour panser les plaies. Mais la vraie guérison vient de l’intérieur. C’est le cas des blogs communautaires comme MoreThanWords où plusieurs personnes participent à son développement. Mais si le corps principal (et l’âme) n’est pas entièrement disponible alors il perd peu à peu de son identité.

La recette du Tiramisù pour fêter l’anniversaire de votre blog ? Cliquez sur la photo !

Justement, je dois interrompre la rédaction de cet article pour préparer un biberon ! Encore 5 minutes en moins sur mon temps de travail. Je n’ai plus que 15 minutes pour le terminer.

Le blog n’est pas une machine. Il ne produit pas des glaçons ou des biberons à volonté !

D’ailleurs de nombreux blogs finissent par mourir. Il est rare de voir un blog fêter deux ou trois ans d’existence. NetZ par exemple n’a vécu que 6 mois. C’était pourtant un beau projet. Mais l’organisme n’a pas tenu. Dommage. En revanche, « C’est au carré », le blog de notre rédactrice Cécile Courtais, vient de fêter avec un Tiramisù ses deux ans (info Facebook). J’en profite pour la remercier. Elle a su avec talent animer MoreThanWords en mon absence.

 

Le blog d’une carotte

 

Il y a différents types d’organisme vivant. Le plus simple, c’est la carotte. Plus évolué, on trouve l’organisme du chat ou du chien. Enfin, le plus complexe, c’est celui de l’être humain. Sont-ils tous l’objet d’un blog ? Pas vraiment. Il manque l’aspect de la personnalisation.

On pourrait très bien imaginer le blog de la carotte de mon jardin. Ou encore le blog de mon labrador chocolat. Enfin, le blog d’un community manager. Dans mon cas, c’est MoreThanWords.fr et je lui souhaite de respirer pendant de nombreuses années.

Les deux heures sont écoulées. Je me rends compte que mon article n’est pas parfait. je n’ai même pas le temps de le relire. Mais c’est la règle du jeu que je me suis imposé au début. Je veux la respecter. Je n’aime pas tricher.

Comme tout organisme vivant, le blog peut recourir aux soins d’un docteur. Le docteur de la carotte, c’est le jardinier. Le docteur du labrador, c’est le vétérinaire. L’homme en a des dizaines. Parmi eux, on citera le dentiste, l’ostéopathe ou le gynécologue. Quel est le docteur du blog ? Ce sont les autres blogueurs, les community managers ou plus largement  tous les lecteurs. Alors voilà, je vous invite tous à venir soigner cet article sur ce blog. Le remède ? Les mots qui constituent vos commentaires.

Je suis en retard. Je vais devoir manger froid. Mais ce n’est pas vital. Ensuite, je vais faire un tiramisù pour fêter un autre événement (la recette, c’est ici).

Samedi 3 mars 2012. Il est 12 h 52. J’ai dépassé mon délai de près de 30 minutes. La machine m’aurait exclu. Le blog m’a sauvé. Il a pris en compte les impondérables et la contingence. Il s’est organisé en conséquence. Comme le fait tout organisme vivant. Le blog est un organisme vivant !

 

Denis Gentile

 

PS :  Participez à l’opération : 1 Tiramisù pour votre blog  (tout organisme vivant a besoin de se nourrir)

Ludovic, Yvon, Sylvain, Denis & David : le Top 5 du concours « Votez pour mon article »

Le résultat des votes de l’évènement « VOTEZ POUR MON ARTICLE » organisé par Cédric Vimeux sur le blog Virtuose Marketing est le suivant :

Le vainqueur Ludovic et son blog "Domination Web"

1er : L’article 14. Créez vos contenus avec la structure M.E.R.E pour attirer les visiteurs, passionner votre audience et pousser à l’action
Auteur :  Ludovic
Son blog : Domination Web
La phrase : « Avez vous déjà eu cette désagréable sensation d’avoir pris du temps et mis tout votre cœur pour créer votre contenu (un article par exemple) sans avoir jamais eu les résultats désirés en retour ? »

Yvon Cavelier

2e : L’article 11. Comment installer un espace membre sur son blog wordpress en 5 minutes chrono?
Auteur : Yvon Cavelier

Son blog : Copywriting Pratique
La phrase : « Vous devez écrire un premier paragraphe très intéressant, et ne pas hésiter à le couper au moment le plus haletant de l’histoire (comme savent si bien le faire les producteurs des séries américaines). »

3e : L’article 5. Une journée avec Jacques, apprenti web marketeur, téléporté en 2031
Auteur : Sylvain

Son blog : Tranches de Marketing
La phrase : « Il se frotte les yeux vigoureusement, essuie son reste de bave sèche au coin des lèvres et jette un oeil distrait à son radio réveil posé là, à quelques centimètres du plumard : « 7h12 – Jeudi 9 septembre 2031″. »

David D, 5e

4e : L’article 16. Quand Facebook nous remplit d’épouvante
Auteur : Denis Gentile
Son blog : More Than Words
La phrase : « Le problème quand on écrit vite, et c’est l’une des spécificités du web, c’est qu’on ne réfléchit pas toujours.  »

En complément de mon article, je vous invite aussi à lire l’article « Le Making of d’un thriller & blockbuster » qui raconte tous les secrets de fabication de « Quand Facebook vous remplit d’épouvante ! »

5e : L’article 3. Pourquoi la diversification vous fait perdre des milliers d’euros ?
Auteur : David Duthiew (David D)
Son blog : Ton Web Marketing
La phrase : « Ce ne sont pas le nombre de gens qui aiment votre produit qui est important, mais le nombre de gens qui en parlent, et ceux qui l’adorent. »

Mes commentaires

Ce que j’aime dans ce TOP 5, c’est le thème commun entre ces 5 articles : le contenu.

Ludovic

Honneur au vainqueur, Ludovic. Je ne suis pas là pour répéter ce qu’il a dit. Donc, ne comptez pas sur moi pour faire un résumé. En revanche, si vous avez envie de développer du contenu de qualité, je vous conseille vivement son article et son blog. L’article de Ludovic m’a inspiré l’idée suivante :

« L’envie d’écrire va de pair avec l’envie d’être lu. »

J’ai commencé à rédiger des textes quand j’avais 8 ans. Le lundi matin, j’arrivais en classe et la maîtresse nous demandait de parler de notre week-end. Et moi, de temps en temps, j’écrivais un poème. C’était mon premier public : mes camarades de classe. Ensuite, j’ai poursuivi ma carrière. Le plus souvent seul. Sans public. Je continuais quand même. Plus tard, je réservais mes meilleurs textes à mes amis. Jusqu’à ce que certains d’entre eux me poussent à enfin publier un premier recueil. C’est « Le Passant Florentin« . J’en ai vendu 700 exemplaires. On le trouvait dans une cinquantaine de libraires en France. Aujourd’hui, on le trouve sur Amazon et à la BNF.

Aujourd’hui, grâce aux blogs et aux réseaux sociaux, si mon article est bon, je peux compter sur plus de mille lecteurs à chaque fois. C’est une vraie motivation pour moi et cela ajoute une saine pression. En effet, il ne faut pas décevoir l’auditoire. C’est de cette façon que l’on progresse. Grâce aux lecteurs.

Si vous avez l’envie et le talent de développer du contenu (textes, vidéos,animations, dessins, etc.), les conseils de Ludovic vous seront très utiles.

Yvon

Yvon Cavelier est le deuxième de ce classement. Il a tout ce que je n’ai pas (bon, j’exagère un peu) : le côté technique. Il vous donne de bons conseils pour l’emploi de certains widgets. D’ailleurs, si vous êtes blogueur, vous devez connaître ces instruments. Pour vous tenir informé, l’idéal est de suivre l’actu d’Yvon sur son blog.

Il y a un autre point commun entre son texte et mon article : Savoir mettre du suspens dans ce que vous écrivez : « Vous devez écrire un premier paragraphe très intéressant, et ne pas hésiter à le couper au moment le plus haletant de l’histoire (comme savent si bien le faire les producteurs des séries américaines). » Lui aussi fait référence au cinéma.

L’auteur peut donc aussi utiliser une infinité de petites programmes qui rendront son texte encore plus captivant. En maîtrisant ces outils, il invente une nouvelle façon d’écrire qui ne se limite plus aux mots et aux idées mais qui prend aussi en compte les possibilités qu’offrent ce nouveau support. Et là, il rejoint les propos de Francis Benett sur le rôle du support. Lisez « Le blog est l’avenir de la presse écrite ! »

Sylvain

A la troisième place, on trouve Sylvain. Rien à dire ! Juste à lire ! Si vous insistez, je dirai des trucs banals dans le genre qu’il n’a pas besoin de mes articles, de ceux de Ludovic, de Yvon ou de David. Il a tout compris et a du talent. Son texte a un scénario et un style plein d’humour. Un blogueur et un auteur à part entière.

Le monde a toujours eu besoin d’exemples et de modèles qui nous montrent le chemin. Je crois que ce Sylvain est l’un d’entre eux dans la blogosphère hexagonale.

David

A la cinquième place arrive David D. Son texte prêche un convaincu. Tout ce qu’il dit dans son article est pour moi parole d’évangile. Son article me rappelle d’ailleurs un précepte, ou plus exactement, une définition que mes profs de fac nous répétaient souvent. Précision, j’ai fait des études de philo. Ils nous disaient : « Le philosophe est un spécialiste du général. » Mon argument n’est pas de développer cette idée, mais d’insister sur l’idée de l’article de David : La spécialisation.

Mai bon, comme je l’ai dit pour Ludovic et les autres, je ne suis pas là pour répéter en moins bien ce qu’ils ont exprimé avec talent dans leurs articles. Alors, cliquez et allez les lire !

Denis Gentile

Message perso à Ludovic, Yvon, Sylvain et David : J’aimerais bien si l’occasion (le bonne) se présente collaborer à des projets avec vous. 

Retrouvez Denis Gentile chaque lundi sur morethanwords.fr

Et si les meilleurs auteurs du XXIe siècle étaient des blogueurs ?

C’est la question que je me pose en lisant les 29 articles participant au concours « VOTEZ POUR MON ARTICLE » organisé par Cédric Vimeux sur le blog VIRTUOSE MARKETING. Vous avez jusqu’au 16 septembre pour voter.

Je retiens deux choses pour le moment.

– De nombreux articles abordent le marketing comme un moyen de gagner de l’argent. Les conseils prodigués dans certains de ces articles sont donc orientés vers ce but.

– Ensuite, et c’est ce que je retiens personnellement comme étant le point essentiel, concerne la qualité du contenu de votre blog. Beaucoup insiste sur ce fait. La première étape avant d’élaborer vos stratégies marketing est de développer des articles intéressants et bien écrits. Ce qui est notre objectif majeur sur More Than Words.

Voici la liste de ces articles. Lisez avant de voter.

1. Comment faire du trafic frais en réssuscitant les morts
Auteur : Patrick – Son blog : Votre site Internet Pro – La phrase : « Ce site s’adresse aux gens qui souhaitent démarrer un site internet mais qui ne savent pas encore comment. »

2. Articles libres / Articles sous label privé : 2 moyens de booster son trafic
Auteur : Cédric – Son blog : Défi Blogging – La phrase : « C’est ça que je trouve formidable avec internet : on ne cesse d’apprendre et de découvrir de nouvelles choses ! »

3. Pourquoi la diversification vous fait perdre des milliers d’euros ?
Auteur : David Duthiew (David D) – Son blog : Ton Web Marketing – La phrase : « Ce ne sont pas le nombre de gens qui aiment votre produit qui est important, mais le nombre de gens qui en parlent, et ceux qui l’adorent. »

4. 23 idées simples et efficaces pour développer votre visibilité sur Internet
Auteur : Biba Pedron –  Son blog : Networking et réseaux sociaux – La phrase : « Échangez des idées avec les autres vous permettra d’avancer beaucoup plus vite. »

5. Une journée avec Jacques, apprenti web marketeur, téléporté en 2031
Auteur : Sylvain – Son blog : Tranches de Marketing – La phrase : « Il se frotte les yeux vigoureusement, essuie son reste de bave sèche au coin des lèvres et jette un oeil distrait à son radio réveil posé là, à quelques centimètres du plumard : « 7h12 – Jeudi 9 septembre 2031″. »

6. Qui peut avoir besoin d’un débutant ?
Auteur : Olivier – Son blog : Euklide – La phrase : « Pourquoi me lisez vous ? parce que ce que j’écris, vous ne le lisez pas ailleurs. Mon contenu m’est propre et n’est pas une copie d’autres sites puisque je fais part de mon expérience personnelle. »

7. Histoire d’une commission et d’un robinet
Auteur : Nassim Amisse – Son blog : E-Méthodologie – La phrase : « Avoir les premières gouttes qui sortent du robinet signifie que tout est bien raccordé. Ce n’est qu’une question de minutes pour que le débit devienne régulier ! »

8. Pourquoi acheter de l’or ?
Auteur : Joakim Vea

9. Bloguer : est-ce la guerre de l’écriture ?
Auteur : Franck – Son blog : Papa Blogueur – La phrase : « Trouver de nos jours un thème qui n’a pas encore été pris d’assaut, ce n’est plus aussi facile qu’il y a 10 ans. »

10. Vends réponses aux questions et goodies
Auteur : Kategriss – Son blog : Aventure Personnelle – La phrase :  « Un produit “foire aux questions” est facile à faire car, dans votre domaine, vous aurez souvent des lecteurs qui vont vous poser tout un tas de questions sur votre passion ou expertise. »

11. Comment installer un espace membre sur son blog wordpress en 5 minutes chrono?
Auteur : Yvon Cavelier – Son blog : Copywriting Pratique – La phrase : « Vous devez écrire un premier paragraphe très intéressant, et ne pas hésiter à le couper au moment le plus haletant de l’histoire (comme savent si bien le faire les producteurs des séries américaines). »

12. 7 règles d’or pour booster le « sex appeal » de votre site internet
Auteur :  Johann – Son blog : Pro-Influence – La phrase : « Une boutique mal agencée, avec des vendeurs non disponibles et des rayons désorganisés ne donne certainement pas envie d’acheter. »

13. Saurez-vous utiliser la masse importante d’informations donnée par CrawlTrack?
Auteur :  David Tarczewski – Son blog : Affiliation Système – La phrase : « Google Analytics est limité. Il ne détecte que les visiteurs humains. Je vais vous présenter CrawlTrack qui est un script open-source et gratuit. »

14. Créez vos contenus avec la structure M.E.R.E pour attirer les visiteurs, passionner votre audience et pousser à l’action
Auteur :  Ludovic – Son blog : Domination Web – La phrase : « Avez vous déjà eu cette désagréable sensation d’avoir pris du temps et mis tout votre cœur pour créer votre contenu (un article par exemple) sans avoir jamais eu les résultats désirés en retour ? »

15. La meilleure façon de choisir un programme d’affiliation
Auteur : Un mécanicien – Son blog : Soyons Meilleurs – La phrase : « La commercialisation de produits et services par Internet est incontestablement plus facile et plus gratifiant par rapport aux méthodes de marketing traditionnelles. »

16. Quand Facebook nous remplit d’épouvante
Auteur : Denis Gentile – Son blog : More Than Words – La phrase : « Le problème quand on écrit vite, et c’est l’une des spécificités du web, c’est qu’on ne réfléchit pas toujours.  »

17. Vos premiers pas en création d’espace membre
Auteur : Nicolas Sterlest et Sébastien Collas – Leur blog : Les entrepreneurs du web – La phrase « nous ne vous promettons pas de méthode miracle pour devenir riche sur internet, non ! ce n’est pas le genre de la maison. Mais nous faisons et continuerons à faire le maximum pour vous aider et vous soutenir dans votre activité internet et faire de vous l’ « entrepreneur du web » que vous voulez devenir. »

18. Pourquoi vous devez éviter d’échanger votre salaire contre 35 heures de travail
Auteur : Daouda Diakité – Son blog : Taf indé – La phrase : « Si votre livre est virtuel, autrement dit, si c’est un produit numérique et que vous le vendez en ligne, votre profit sera vraiment illimité. »

19. Je crée mon produit, et après…
Auteur : Thierry Valker – Son blog : Business Marketing Internet – La phrase : « Que diriez-vous si la belle bague que vous voulez offrir à votre femme était vulgairement emballée dans un sachet de papier ? Vous y réfléchiriez à 2 fois avant de l’acheter. »

20. Comment devenir influent, obtenir une visibilité maximale et créer des partenariats?
Auteur : Laurent Dijoux – Son blog : Consultant Web Marketing – La phrase : « Vous mettez en avant les publications de vos futurs partenaires, ils obtiennent de l’exposition, de nouveaux lecteurs, ils sont donc gagnants. »

21. La ruée de Noel… Préparez-vous !
Auteur : Gabriel Moulin – Son blog : Cible Argent – La phrase :  « Je suis simplement conscient du fait que nos besoins grandissent et que pour s’épanouir nous avons besoin d’être attentionné par cette activité de relation humaine virtuelle . »

22. Google Panda : Un ennemi qui vous veut du bien ?
Auteur : Alexis – Son blog : Long Tail Express – La phrase :   » Google Panda reste néanmoins une mise à jour de l’algorithme de Google et certains petits changements sont tout de même à prendre en compte pour ne pas se voir pénaliser au niveau du référencement. »

23. Match Google Adsense versus Affiliation ! Combien avez-vous misé?
Auteur : Laurent Aligne – Son blog : Blog Gagnant – La phrase :  « Durant la lecture de cet article vous ai-je vendu quelque chose ? Non. Je vous ai informé. Je vous ai conseillé. Je vous ai expliqué. Y-a-t’il une pub AdSense ? Non. Et pourtant cet article pourrait me faire gagner de l’argent… »

24. Cashback : Misez sur les économies
Auteur : Marie-France – Son blog : Je veux gagner plus – La phrase : « Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à trouver des avantages  à faire leurs achats sur Internet… »

25. L’argent ne fait pas le bonheur… d’un blog !
Auteur : Léa Panama – Son blog : Le Collectif Webmarketing – La phrase :  « J’ai commencé à bloguer parce que j’aime l’écriture et j’ai remarqué que plus je publie et mieux j’écris. »

26. Comment débuter votre blog de la meilleure façon
Auteur : Mokthar Ben Amar – Son blog : Mokopro – La phrase : « Pour fidéliser vos visiteurs et faire en sorte qu’ils deviennent des clients , vous devez absolument publier du contenu de qualité … »

27. Comment et pourquoi faire des couvertures virtuelles d’ebooks pdf gratuitement?
Auteur : Noé Facq – Son blog : Astuces Argent – La phrase : « Globalement si elle est réussie, une couverture virtuelle apporte beaucoup de valeur ajoutée »

28. Affiliés : Vous utilisez la mauvaise stratégie. Découvrez la meilleure tactique.
Auteur : Sié Issa Ouattara – Son blog : Business Efficace – La phrase :  « Le marketing d’affiliation est l’un des moyens les plus efficaces de gagner l’argent en ligne. Il donne à chacun une chance de faire un profit grâce à Internet.  »

29. Webmarketeurs : simplifiez-vous la vie grâce à Profits Theme
Auteur : Gonzague – Son blog : Vivre d’Internet – La phrase : « Après une carrière de 27 années passée dans le milieu de l’aéronautique,le destin a décidé qu’il était l’heure pour moi de passer à autre chose… »

 

J’ai décidé de suivre l’idée d’Olivier qui participe aussi à ce concours (article n°6) et qui a publié la liste des 29 articles sur son blog EUKLIDE.

Je participe à ce concours avec l’article QUAND FACEBOOK NOUS REMPLIT D’EPOUVANTE, le n°16.

Que les meilleurs gagnent !

PROFESSION : Faut-il euthanasier les journalistes ?

Réductions d’effectifs par-ci, concurrence d’autres moyens d’information par là, les journalistes ont de quoi voir l’avenir en noir. Faut-il, pour soulager leurs peines, en venir à envisager leur suppression ?

Un journaliste souffre. Par définition. Sans doute comme l’artiste qui peine tant que son œuvre n’est pas achevée et qui peine encore parce qu’elle n’a qu’imparfaitement donné chair à son idée créatrice. Un journaliste qui ne souffre pas est un journaliste mort : il a besoin de cette souffrance pour mettre en scène ce qu’il voit, entend et comprend. C’est cette souffrance qui le mènera vers son public.

Cette vision nécessite une plongée en profondeur dans les méandres de la circulation de l’information et du métier de journalisme. Elle implique d’aller au-delà de répugnances parfois spontanées. Elle implique aussi d’aller au-delà des confortables suffisances liées à un statut ou à l’appartenance à des convictions pas toujours vérifiées. C’est en approfondissant cette vision que l’on comprend la spécificité du journaliste et, par là, la nécessité d’en préserver l’existence.

Tous journalistes ?

Notre reporter à Bruxelles

Pourtant, ne sommes nous pas tous journalistes ? A l’heure de l’internet et autres Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC), ne pouvons nous pas être témoin d’un événement, le fixer sur notre gsm et l’envoyer au monde entier par lien ou par e-mail ? Mieux, nous n’avons même pas besoin de bouger : l’information vient à nous et nous la renvoyons digérée par nos différents sens à notre liste de diffusion. Voilà qui va faire souffrir les journalistes, c’est sûr, et rapprocher leur  profession du cimetière des professions disparues.

Ce n’est pourtant pas sur ce genre de pierre qu’il faut bâtir leur nécropole. Certes, la diffusion électronique de l’information amène à revisiter leur mode de travail, de diffusion et de réflexion. Il leur faut se montrer plus réactif, davantage capable de faire de l’investigation, plus soucieux encore de replacer les événements dans leur contexte. En somme, il leur faut être davantage journalistes. Concurrencés, ils n’ont qu’à être meilleurs.

Cela implique dès lors davantage de pédagogie et d’humilité. De la pédagogie parce qu’ils ont le devoir d’expliquer leur souffrance, celle là même qui est salutaire tant pour eux même que pour leur public. Au-delà de la force créatrice de cette souffrance, observons qu’elle peut dédouaner les journalistes de la réputation de charognards qu’ils pourraient avoir. Certains d’entre eux se délectent exclusivement des catastrophes.

Ils sont une forme de caricature.

Mais la plupart, sans être accros au sang des drames, ont un certain besoin de peindre les problèmes, de se faire écho de ce qui ne va pas. Une bonne raison à cela : à l’annonce d’une information positive, le journaliste a un réflexe presque automatique visant à détecter l’intérêt qui est par là promu. Les informations ne poussent en effet pas comme des champignons après la rosée du matin. Si elles sont transmises, c’est dans un but précis, ce qui n’enlève pas leur honorabilité mais ce qui les replace dans leur contexte. A cet égard, le vecteur de la souffrance (que me cache-t-on ?) peut jouer le rôle de la vigilance si cela ne tourne pas à l’obsession pathologique. C’est donc particulièrement salutaire, surtout si, par exemple, on fait face à une stratégie de communication de crise, stratégie qui vise justement à faire passer le message que tout va bien.

Rien ne vaut un bon drame

Et au fond, cela intéresse-t-il toujours le public de savoir que tout va bien ? Cela vaut un temps, mais à la longue, cela finit par lasser. Le public a besoin d’une tension, d’une souffrance à explorer et, aussi, à résoudre. C’est une intensité dramatique qui construit l’intérêt du public, qui sert d’hameçon pour que le lecteur rentre dans l’article et surtout, surtout, pour que le journaliste lutte, par exemple, contre les faire part de décès, eux qui sont d’excellents pourvoyeurs de lecteurs.

On le voit donc, la pédagogie de la souffrance peut aider à renforcer l’honorabilité des journalistes parfois attaqués pour leur goût du sang. Mais il faut aller plus loin et faire preuve de modestie : ils ne sont pas les seuls à lire les dépêches des agences de presse qui grouillent sur internet. Le journaliste doit savoir vendre avec tact l’obligation qu’il a de rendre des comptes à son public et à ses chefs.  Il doit savoir vendre l’impératif de remise en contexte, une obligation qui ne s’accommode pas toujours bien de la rapidité de diffusion  des informations électroniques.

A l’opposé, le blogueur individuel, s’il diffuse un mauvais article, ne subira pas ipso facto des conséquences professionnelles ou financières. L’insertion du journaliste dans un cadre professionnel l’oblige au respect de certaines normes et à une certaine pédagogie. Mais blogueurs et journalistes partagent un même plaisir à être visibles. Est-ce de là que vient la concurrence ? Une saine concurrence les renforce. Les journalistes sont morts. Vive les journalistes.

Philippe de Casabianca

Retrouvez chaque lundi les articles de Philippe de Casabianca sur morethanwords.fr

 

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L’AUTEUR : Est-il encore en odeur de sainteté ?

IDEES RECUES : L’Europe a-t-elle un sexe ?


Hieronymus Donnovan, un blogueur publie son nouveau roman

"Manège", le nouveau roman de Hieronymus Donnovan, cliquez sur la photo pour lire le premier chapitre
« Manège », le nouveau roman de Hieronymus Donnovan, cliquez sur la photo pour lire le premier chapitre

Cette interview a été réalisée en 2011 mais elle revient sur le devant de l’actualité car Hieronymus Donnovan publie le 3 avril 2014 un nouveau roman intitulé « Manège » (STORYLAB EDITION). Franchement, je n’irai pas par quatre chemins, le succès s’annonce phénoménal. Pourquoi je dis ça ? Tout simplement parce que j’ai eu la chance de lire le premier chapitre et qu’il m’a donné une envie folle de lire la suite. Je ne crois pas être le seul. Vous pouvez vous aussi lire ce premier chapitre en cliquant sur l’image ci-contre. Vous découvrirez aussi le site de ce nouveau roman. Bonne lecture.

 

Hieronymus Donnovan est le premier auteur à s’exprimer sur notre blog.  Son roman « REAL TV », publié en avril 2010, caracole en tête des ventes. Enfant du web, il utilise les supports des nouvelles technologies pour diffuser ses oeuvres littéraires et se faire connaître du grand public. Comment exister en tant qu’AUTEUR dans l’univers du web ? Interview.

Des romans célèbres, comme « Le Portrait de Dorian Gray » d’Oscar Wilde, ont d’abord été publiés sous forme de feuilletons sur des journaux, avant d’être édités, de devenir des best sellers et d’être étudiés dans les écoles du monde entier.

Il y a une analogie avec le roman « Real Tv » de Hieronymus Donnovan. « La première version de ce roman feuilleton, précise l’auteur, a attiré plus de quatre mille lecteurs uniques sur mes blogs (My Space puis Blogspot). C’est bien la preuve que les gens lisent sur le web ! » Ensuite, un éditeur a décidé de publier ce succès de la blogosphère. Un éditeur pas comme les autres. En effet, Story Lab est le premier éditeur de feuilletons littéraires numériques. Pas d’impression sur des rotatives, Story Lab diffuse ces œuvres littéraires sur iPhone, Smartphones, iPad et autres tablettes !

Mode d’emploi : Chaque histoire est proposée via une application dédiée, téléchargeable gratuitement sur l’AppStore, ou sur www.storylab.fr (et prochainement sur l’Androïd Market). Les premiers épisodes ainsi que tous les bonus multimédias sont offerts aux lecteurs qui ne paient que les épisodes suivants (0,79€ à 1,59€ pour 2 à 5 épisodes).

A la fin du XIXe siècles, les histoires passaient du journal au livre. Au début du XXIe siècles, les histoires passent du blog à l’application. Les moyens changent. Mais il y a toujours un auteur et un lecteur. L’humain reste, la technologie évolue.

Place tout d’abord à l’auteur

– Hieronymus, franchement ne préfereriez-vous pas publier votre prochain roman chez Gallimard plutôt que chez Storylab ?

 

Hieronymus Donnovan

« Chez Storylab. Pour des raisons simples : je suis fidèle et je ne vais pas oublier l’éditeur qui a eu confiance en mon roman. De plus, je travaille actuellement sur un projet de roman qui utilisera pleinement le côté multimédia de l’iPad et des tablettes. C’est passionnant. Le livre numérique doit permettre aux éditeurs de prendre des risques et de publier des livres différents (dans la forme comme dans le fond). A travers sa publication numérique, Real TV a prouvé qu’un public était en attente d’un tel roman. Je ne suis pas certain que mon texte s’inscrive dans la ligne éditoriale de Gallimard. Mais Real TV laisse la porte ouverte aux éditeurs qui seraient intéressés par une possible publication. »

– Préféreriez-vous répondre aux questions d’un blogueur pour son blog ou répondre aux questions de Denisot au Grand Journal de Canal + ?

« A un blogueur ! Il a le temps de lire mon roman, faire ma connaissance et poser ses questions. C’est un luxe et une qualité que la télévision ne possède pas. Moins d’audience, mais plus de lecteurs concernés. Real TV s’est fait connaître grâce à plusieurs articles rédigés par des blogueurs (Idorian, La mémoire du Pad, Idboox, etc.) Publier un billet sur un roman demande un investissement de temps plus grand que pour un film ou une bd, donc, encore merci à eux.
Il faut vraiment être rodé en terme de promotion pour savoir répondre aux questions de Denisot. Ce n’est pas mon cas ! »

– Venons-en au roman, on découvre dès les premières pages deux amis de 13 ans, Rémy et Arnaud, qui passent le temps en jouant à la Super Nintendo et en écoutant Nirvana. Qui aimez-vous le plus, Rémy ou Arnaud ?

« On ne demande pas à un père lequel de ses enfants a sa préférence.
Peu de lecteurs aiment Remi. J’ai pourtant une tendresse pour ce genre de personnage. On le déteste ! Pourquoi ? Parce qu’il ne pense qu’à lui et ne mâche pas ses mots ou parce qu’il en a pleinement conscience ?
Arnaud, c’est différent. Il est fondamentalement bon, mais le mal le ronge de l’intérieur. Il ne sait pas gérer ses sentiments. Il est beau, donne l’impression d’être sûr de lui, mais ce n’est qu’une illusion. Je pense beaucoup à lui en ce moment, car il est présent dans mon prochain roman. Tout comme d’autres personnages de Real TV. La seconde partie du récit a secoué autant les lecteurs que les héros du roman, la suite prend ça en considération. »

1993

– L’action se déroule dans une ville minière du Pas de Calais. Même lieu de votre adolescence. Rémy et Arnaud ont le même âge que vous en 1993. Alors, autobiographie ou fiction ?

« Fiction. Mais bien entendu, toute fiction se base sur un vécu. Le mien tout comme celui de mon entourage proche ou pas. Je suis plutôt observateur, j’aime bien tenter de rentrer dans l’esprit des gens que je croise aux caisses des magasins, au travail (dans une médiathèque), dans la rue.
Si un roman fantastique rentre dans le domaine de la fiction, pour être fort, il est nécessaire qu’il soit ancré dans le réel. Les personnages qui seront amenés à faire face à des événements troublants doivent avoir un vécu qui donnera un sens à leurs réactions, leurs choix. C’est tout aussi important pour permettre aux lecteurs de se reconnaître à travers les situations et les héros.
Le fait de situer Real TV en juin 1993 est avant tout choisi pour servir à l’intrigue. Ensuite, je me suis inspiré de mes souvenirs et ce que je ressentais en tant qu’ado à l’époque. Je me sens même comme un « vieux con » quand je me rends compte que mes personnages disent des choses qui me semblent idiotes maintenant que je suis un peu plus responsable, que je suis papa. Mais, ce vécu a permis aux lecteurs de mon âge de replonger dans cette époque. Et sublime surprise, car ce n’était pas voulu : les ados d’aujourd’hui se reconnaissent en Rémi et Arnaud. »

– Pas de Calais ou Silicon Valley ?

« Pas de Calais. On parle quand même beaucoup mieux de ce que l’on connaît. King et le Maine ou Joe R. Lansdale et le Texas, Michael Connelly et Los Angeles ou encore Lawrence Block et New York.
Le Nord-Pas-de-Calais est une région portée par une histoire qui , surtout dans les livres à venir, m’inspire des histoires (fantastiques ou pas) qui me semblent intéressantes. Je pense que j’ai l’occasion de poser un regard nouveau sur ma région. Et puis, elle est belle. J’en suis fier.
Le Nord-Pas-de-Calais est très riche et très beau. Malheureusement, Dany Boon a oublié de le filmer afin de laisser plus d’exposition à un postier poivrot. Les vraies valeurs, hein ? »

Hieronymus

– Votre nom Hieronymus Donnovan est un pseudo. Vous avez choisi Hieronymus qui était à l’inverse, le vrai prénom de Jérôme Bosch. Justement, si vous deviez choisir un artiste : Jérôme Bosch ou Michel-Ange ?

« Jérôme Bosh. Je dois reconnaître que j’ai fait sa découverte grâce à Michael Connelly.
La première fois que j’ai vu ses peintures sur google images, je me suis dit : tiens, c’est parfois comme ça dans ma tête ! »

– « Real TV » est édité dans la collection « Teen Spirit ». Mon blog s’intitule « More Than Words » (plus d’infos sur ce choix). Nous nous sommes inspirés de 2 chansons qui ont marqué l’histoire du rock en 1991. Alors, même si je devine déjà votre choix : Smells like teen spirit ou More than words ?

« Smells like teen spirit. Je dois tellement à Nirvana. Un groupe découvert (véritablement) sur le tard. Comme Rémi, dans Real TV, je n’ai pas écouté à l’époque de l’explosion du groupe car tout le monde, sans exception, écoutait ce morceau, notamment les fans d’Eurodance, c’était trop suspect. Et puis, vers 17-18 ans, j’ai pris ce groupe en pleine face. C’était une période très difficile pour moi, un mélange de crise d’adolescence tardive et d’isolement. A force de ne pas être compris par les gens qui m’entouraient (mon intérêt et mon besoin de culture étaient vus comme une tare), je m’étais retrouvé très seul. Et puis ce mec, Kurt Cobain, s’est mis à gueuler des mots qui me parlaient tant et à produire une musique à travers laquelle j’ai purgé toutes mes haines. Je me suis senti compris, comme des milliers d’ados. Et puis, je me suis intéressé à l’histoire du groupe, de Kurt. C’est quelque chose qui me passionne encore et ce sera toujours présent dans mes romans. J’espère même consacrer l’un d’eux rien qu’à ça. Passée la tristesse que la vie de Kurt m’a inspiré, je dois reconnaître que l’effet que ce mec a eu sur moi est surprenant. J’ai jamais eu autant confiance en moi depuis ce jour. Extreme a beaucoup moins d’importance pour moi, mais j’aime aussi. »

– Un dernier choix, en matière littéraire cette fois : « Voyage au centre de la Terre » ou « Madame Bovary » ?

« Voyage au centre de la Terre. Jules Verne est l’un des premiers grands auteurs que j’ai découvert. Il m’a fait rêver. Que ce soit ses romans, ou les nombreux films autour des territoires inconnus (Vous savez, tous ces films des années 60/70 avec des effets spéciaux en carton pâte), ça me passionne. J’associe Jules Verne à H.G. Wells et William Golding en terme de premieres découvertes littéraires. »

Ce n’est pas le papier qui vous fait aimer les livres, ce sont les mots et l’histoire !

Tous vos livres dans un iPad !

– Le monde se divise en 2, entre ceux qui lisent et ceux qui ne lisent pas. Pour satisfaire les lecteurs, il y a les livres. Pour combler les autres, il y a le web ! Est-il vrai que les gens ne lisent pas sur le web ?

« Je pense que la première version de Real TV, diffusée sous forme de roman feuilleton sur mon blog, démontre le contraire car elle avait attiré environ 4000 lecteurs uniques. Beaucoup de lecteurs de «Real TV», dans la première version mais surtout dans l’actuelle (iPhone, iPad ou Android) ne sont pas des lecteurs assidus. Ils ont pourtant lu l’ensemble du roman, ce qui n’était pas arrivé depuis ceux imposés pendant la scolarité. Pourquoi l’ont-il lu ? Pas uniquement pour le support, mais aussi pour l’histoire. Un roman situé en 1993, qui traite des jeux vidéo, du cinéma de l’époque, avec deux ados, c’est attirant. Le résultat le plus flatteur, ce sont des lecteurs de Real TV qui envisagent d’autres lectures et me demandent des pistes. »

– J’espère que les agences web entendront (entendre signifie aussi comprendre) votre discours. La qualité du web et de la blogosphère en dépend.

« Enfin, je me dis que c’est simplement ce que les agences pensent et ce qu’elles veulent nous imposer. Mais nous ne sommes pas obligés de le subir.

Ma fille lira les classiques de la littérature sur un iPad »

– Le livre va-t-il mordre la poussière ?

« Bon, avant de répondre précisément à cette question, je doit spécifier que sortir Real TV en ebook n’était pas dans mes projets. Storylab m’a fait cette proposition quelques mois après la publication du roman sur le blog et alors que j’avais retravaillé le roman. Je bosse dans une médiathèque et le livre numérique n’était pas une découverte pour moi.  Mais, je ne pensais pas qu’il débarquerait aussi vite et surtout sur l’iPhone. En considérant les thèmes de mon roman et les lecteurs qu’il avait touché, j’ai rapidement eu la certitude d’être face à une expérience dans laquelle j’avais toute ma place. Je me suis retrouvé, du jour au lendemain, représentant du livre numérique, sans le prévoir, il faut le reconnaître. Un an après la sortie de Real TV, mon avis sur la question a évolué, au gré de mon expérience d’auteur et de lecteur, des rencontres, des retours des lecteurs, des interrogations des utilisateurs de ma médiathèque mais aussi des commentaires négatifs ou parfois agressifs de personnes qui considèrent qu’à partir du moment où je suis auteur d’un livre numérique, je veux la mort du papier et que je ne suis pas un “vrai” auteur ! »

– Hieronymus, vous êtes papa d’une petite fille. Pensez-vous qu’elle lira sur papier ou sur écran ?

Ma fille a vingt mois, je pense surtout à elle quand je dois réfléchir à la fin du papier.  Ma fille va découvrir la lecture via un iPad, passera prendre des livres papiers sur mon lieu de travail et elle choisira le mode de lecture qu’elle préférera. Et je ne lui imposerai rien. Mais quelque chose me dit qu’elle aura une préférence pour le numérique. Et quand j’utilise le verbe imposer c’est parce que je pense au jour où le numérique remplacera le papier dans les écoles (les versions numériques des manuels scolaires et la possibilité de les mettre à jour sont une avancée incontestable, reste à trouver un support plus résistant) et bien là, le numérique sera imposé, en quelque sorte, aux collégiens ou lycéens.

Le support n’a pas d’importance, c’est le contenu, l’histoire qui doit rester l’essentiel. Et qu’il soit sur papier ou sur un fichier numérique, ça ne change rien.Ce n’est pas le papier qui vous fait aimer la lecture et les livres, ce sont les mots qu’ils renferment !

Impossible de lire ton livre sur mon téléphone

– Pourriez-vous nous raconter l’expérience significative d’un lecteur de Real TV confronté à la lecture sur un support numérique ?

« Au travail, je ne suis pas le seul à être sensible aux livres numériques. Une personne l’est bien plus que moi : le responsable informatique. Geek au sens le plus noble du terme, il a tout de suite soutenu la sortie de mon livre en diffusant le lien un peu partout. Il n’avait pas encore lu mon roman, se réservant pour le moment où il serait disponible sous forme d’une application Androïd. Ce jour-là, je pense qu’il fut le premier à télécharger la version complète de Real TV. Et puis, les jours passent, il ne m’en parle pas. Bizarre, son enthousiasme quant à mon livre aurait-il complètement disparu ? Il n’aura pas aimé. Bon, je lui demande et me prépare à recevoir mon premier avis négatif. Et il avoue :
« Il n’y a rien à faire, je n’arrive pas à lire ton livre sur mon téléphone ! Désolé, j’ai essayé, mais j’y arrive vraiment pas. J’ai lâché au bout de deux chapitres. » »

– Ca remet tout en cause. De quoi vous démoraliser, non ?

 » Oui, c’est même pire qu’une critique. Je suis déçu et je pense à tous les lecteurs potentiellement perdus pour la même raison.

 

Bon, je ne perds pas espoir et le second élément qui me gène sur le moment, c’est que mon collègue continue tout de même à soutenir mon roman. Mais moi,je veux qu’il le lise et le soutienne parce qu’il a aimé Real TV et pas seulement parce que je suis un gars génial. Alors, je lui file la version manuscrite.

Le soir même sur Facebook, il écrit qu’il est à fond dedans, il découvre vraiment le roman. L’histoire. Il a lu le premier coup de théâtre. Le lendemain, au travail, il n’a qu’une envie, lire la suite. Je vois qu’il sort son téléphone en cachette. Le soir, le revoilà devant le manuscrit. Il le dévore à moitié. Le lendemain, je reçois un message privé sur Facebook :

« Ah, j’en peux plus, je suis coincé depuis plus d’une heure pour le contrôle technique de ma voiture. J’ai terminé ton bouquin sur mon téléphone. C’est génial. »

Mesdames et Messieurs, l’histoire sort grande gagnante de ce combat. Je ne veux pas dire que MON livre vous fera aimer la lecture numérique. Mais qu’avec un peu de curiosité, il y a de fortes chances pour qu’un texte vous marque et vous apporte un sentiment de plaisir qui sera inconsciemment associé au mode de lecture.

Lire un livre numérique, cela bouscule les habitudes et demande un effort d’adaptation, c’est certain. Je le comprends, sincèrement.

Je pense aussi aux livres que j’ai découverts par hasard, dans le rayon de la  médiathèque de ma jeunesse (les fameux livres pocket terreur de couleur noire et rouge). Maintenant nous avons INTERNET ! Ce genre de découverte peut arriver avec des moyens plus modernes : Vos blogs  !

Regardez les blogs de lectures, ceux rédigés par des lecteurs (souvent des filles) et justement très bien faits. Les forums ou les sites qui regroupent ces blogueurs sont extrêmement actifs. Le succès de nombreux livres vient d’eux (ça mériterait même un article de la part de Netz,) Et un jour, le support de ces livres n’aura pas d’importance. L’attachement au papier sera moins important pour les prochaines générations.

Enfin, j’ai quand même envie de dire que ce qui pourrait tuer bien plus vite le livre papier et numérique, c’est la tonne de bouquins sans le moindre intérêt publiée à tout bout de champ et les personnes pour qui la culture se limite à « Zadig et Voltaire ».

On réinvente Pinocchio

– Comment le support fait-il progresser l’humanité ? Etes-vous d’accord avec les propos de Francis Benett ? Pensez-vous vraiment que le support joue un rôle si important ? Ne pourriez-vous pas écrire de la même façon sur un support papier ? (Le blog est l’avenir de la presse écrite)

« Je vais limiter ma réponse au roman. Je suis partagé. Je pense, dans un sens, que le support peut jouer un rôle important. Mais au milieu, reste l’essentiel : l’histoire. Pour l’instant, mon éditeur par exemple, pense que le support numérique, notamment les smarphones, nécessite des récits courts. Une nouvelle collection de romans courts, les One Shot, à 0,99€ seront prochainement publiés. C’est une excellente occasion de tester la lecture numérique et de découvrir des auteurs. Mais il faut aussi une place pour des textes plus longs. Quand j’écris, à vrai dire, je ne pense pas au support. Je n’ai pas un côté technicien qui se demande si un chapitre sera trop long, je ne sais pas le faire et je ne me l’impose pas. J’y vais au feeling. Real TV fut écrit comme ça et je n’ai jamais eu aucune critique concernant sa longueur.

En revanche, je me rends compte qu’un support comme l’iPad peut amener une dimension supérieure à un roman grâce à l’image. C’est ce que je vais essayer de faire avec un futur roman. Mais avant tout, je me concentre sur le texte et sur l’histoire (Je sais que je répète ce mot, mais il est important, vous l’avez sans doute compris). Je ne me concentrerai vraiment sur les ajouts visuels qu’après avoir finalisé le roman. Celui-ci doit rester l’essentiel. L’ajout d’un côté visuelpourrait aussi permettre au roman de toucher plus de gens. »

–  Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté ! Parmi les livres plus vendus au monde Le Petit Prince et Pinocchio ont été illustrés dès les premières éditions. On ne fait que reprendre un concept plus ancien avec des moyens modernes. Carlo Collodi, l’auteur de Pinocchio, a b’abord publié son histoire entre 1881 et 1883 sur « le journal pour enfants ». Autre similitude avec Real TV et les autres romans publiés aujourd’hui sur le web. (sources : http://www.sarnus.it/asp/sl.asp?id=4552 ) Finalement, les vieilles recettes reprennent vie avec les nouvelles technologies. On réinvente Pinocchio et le Petit Prince !

Pourquoi la littérature ne parle-t-elle pas d’internet ? Travaillant dans une bibliothèque, vous êtes bien placé pour répondre à cette question.

« Si par la littérature vous voulez dire « les grands auteurs contemporains » c’est certain, Internet à peu de place. Travaillant dans une médiathèque, je peux dire qu’en fait, Internet est très présent dans de nombreux romans pour la jeunesse, notamment les romans écrits pour les filles et racontant, justement, des histoires de filles. Que le roman soit rédigé dans le style « Journal intime » ou du point de vue d’un narrateur omniscient, les références aux emails et aux réseaux sociaux sont très nombreuses. Ces passages bénéficient, la plupart du temps, d’une mise en page particulière. Certains sont même retranscrits comme si le contenu était un blog. C’est un élément important car la jeune lectrice s’y retrouve, c’est représentatif d’une génération. D’ailleurs, les romans de Chick Lit (genre littéraire féminin), pour les plus grandes, utilisent eux aussi ce principe. En fait, de nombreux thrillers et livres de Science-Fiction usent pleinement des ressources du net en en faisant un décor ou un personnage important. Le cyber-espace et le cyber-punk, sont issus de la littérature.

Je ne sais pas vraiment pourquoi Internet est si peu présent dans la littérature “classique”. Les auteurs n’y voient sans doute aucun intérêt narratif et ne se sentent pas inspirés par le cyber-espace. Il y a de fortes chances que certains auteurs jugent le net comme un élément négatif pour leur récit, une interaction inefficace entre les personnages. »

Internet va me tuer

– Avez-vous l’intention de parler d’internet dans vos prochains romans ? Si oui, quel sera le rôle du web dans votre histoire ?

« Internet sera présent dans mes prochains romans pour une raison simple : Il fait partie de ma culture. L’un des romans qui fera suite à Real TV se situe en 1999. De ce fait, internet a sa place et sera présent à travers le vécu de plusieurs des personnages. Ludovic, l’un des héros de ce roman a notamment un frère qui travaille dans l’informatique tandis que lui a beaucoup de mal avec ça. Son frère prédit le boum du net, sa mère est déjà accroc et Willy, une sorte de parrain culturel d’un ensemble de personnages de mon univers, celui qui leur fait découvrir des films ou des groupes inconnus aura même une phrase du style : “Je suis vieux et fatigué, Internet va me tuer, gamin !”. Comme la plupart des références de mon univers, Internet fera partie de mon background. Il sera là, quand il sera essentiel à l’épanouissement de mes personnages, de la génération que je souhaite décrire.

Personnellement, je dois beaucoup à Internet, m’y connecter fut une ouverture vers le monde, le début de ma socialisation. Pour faire court, j’ai découvert que je n’étais pas seul à aimer le rock et le cinéma, à avoir lu des romans de Georges Chesbro (écrivain américain), à lire Picsou Magazine à 19 ans. J’ai aussi rencontré ma compagne et mère de ma fille sur Internet. Ce n’est pas rien, c’est au centre de ma vie. Et donc, c’est pour moi logique d’en parler. »

Il y a de nombreux liens entre la culture Hiéronymus et la mienne. Et la vôtre ? Ce sera l’objet d’un autre article.

Denis Gentile