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(en réponse aux arguments développés dans l’article de Florence Augustine « La langue française serait-elle misogyne ? ».
Un petit exercice de style inspiré de mon livre « Le Passant Florentin »)

Entre LA naissance et LA mort, il y a LA vie.
LA vie est UNE dame, n’en déplaise aux misogynes.
Mais que serait LA vie sans UNE autre dame, L’eau.

Et LA vie ne serait-elle pas ennuyeuse sans LA fantaisie ?
LA fantaisie est LA pluie qui dessèche LA misère et délie LES langues
pour parler de CES autres dames, soeurs de LA vie.

UNE idée, UNE couleur, UNE mélodie, UNE émotion, UNE poésie,
UNE pensée, UNE prière, UNE ombre, UNE étoile, UNE nuit,
Et encore, LES quatre saisons, UNE fleur,
LA ville, LA campagne, LA montagne et LA mer.

Et que serait LA vie sans LA Fantaisie ?
Essayez d’imaginer UNE vie sans LA littérature, L’architecture
sans LA philosophie, LA musique, LA peinture et LA sculpture,
sans LA Renaissance et LA science,
sans LA moindre espérance.

J’arrête MA liste, je la trouve suffisamment éloquente pour dire que LA vie est essentiellement et substantiellement (LA substantifique moelle de Rabelais !) féminine.

Et c’est là, LA réalité.
Nous, petits hommes, nous n’avons que LA grammaire pour nous grandir.

Mais, ne tirons pas sur LA langue française.
Pensons à LA langue de Shakespeare, le plus grand poète de L’humanité,
qui a dû composer SES pièces de théâtre sans donner LA juste valeur à CES nobles dames !

Vive LA vie,
Vive LA langue française !

Denis Gentile

La photo est de Justine Neubach Copyright Tous droits réservés.