Le papier me tourne le dos mais le web me tend les bras… et j’aime ça !

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Il y a quelques jours, j’ai passé la soirée avec une amie que je n’avais pas vue depuis plusieurs années. Arrive la question habituelle : « alors Cécile, ça marche pour toi ? C’est qui tes clients ? ». Et là j’ai réalisé soudain que je travaillais de plus en plus pour le web… J’allais commencer par lui parler des plaquettes, dépliants et autres que j’ai réalisés quand je me suis aperçue que depuis plus de 6 mois, je n’avais fait que des sites web et du Community Management.

 

En la quittant, j’ai beaucoup réfléchi à tout ça. Alors bien sûr, je ne suis installée en indépendante que depuis 2 ans. Bien sûr, mon cas ne concerne que moi et je ne veux surtout pas généraliser mais tout de même…

 

Lorsque mon activité a réellement démarré, ça a commencé par le papier. Tout ce que j’avais semé, je l’ai récolté, ma prospection s’est transformée en projets concrets. Le plus souvent, les agences m’appelaient et me demandaient dans l’urgence de traiter une plaquette, un communiqué ou un dossier de presse, de rédiger un dépliant… Les délais étaient toujours très courts, c’était pour hier ! Bien entendu, je répondais oui et faisais tout pour les satisfaire. Je sentais quand même que la conception rédaction était une prestation qu’ils traitaient en dernier, comme s’ils l’avaient un peu oubliée dans le planning. Parfois aussi, ils me demandaient de revoir mes prix à la baisse en me promettant de futurs dossiers à traiter et donc du travail en perspective. Je ne leur en veux absolument pas, ce sont les règles du jeu, je les connais et je les accepte mais… rien de tout cela ne s’est produit !

 

Dans le web, on prend le temps et on ne discute pas les tarifs !

 

En parallèle, les agences web ont commencé à me contacter. Leur approche m’a paru tout de suite différente. D’abord, on prend le temps de réfléchir : un projet avant d’être signé, est étudié et analysé. Je présente en collaboration avec l’agence, une préconisation au client. Tout est écrit noir sur blanc. On discute et on ajuste. Le dossier est ensuite planifié sur plusieurs mois parce qu’on ne fait pas un site en claquant dans ses doigts ! Et après un premier site avec telle agence, est venu le second, le troisième etc et une autre agence avec le même schéma. Un détail qui a son importance aussi : avant de commencer, les agences web m’annoncent le budget qu’elles ont estimé pour ma prestation, à moi de dire si c’est correct, ça l’est 9 fois sur 10, et ensuite, on ne discute plus de tarif, c’est entériné. Je peux dire aujourd’hui qu’une certaine complicité s’est développée entre ces agences et moi, j’ai toujours plaisir à les rencontrer et à travailler avec elles. J’ai touché à une large gamme d’univers différents grâce à elles et je me régale ! J’ai l’impression que je leur ai fait passer un message : celui de l’importance de l’écrit dans le web. Et depuis, elles pensent à moi… La confiance s’est instaurée.

 

Alors, est-ce que le papier me tourne le dos ? Peut être. Ou alors est-ce que les agences print sont moins confiantes que les agences web ? Plus inquiètes de leur avenir ?  Est-ce que les agences print n’ont pas réalisé le rôle de l’écrit alors que les agences web l’ont tout de suite compris et surtout reconnu ? J’aime toujours autant le papier mais je dois l’avouer, aujourd’hui, c’est le web qui me fait travailler. Si demain, on m’appelle pour du print, je ne dirai pas non… Mais je commence à préférer qu’on fasse appel à moi pour le web !

Cécile Courtais

11 Comments
  1. Bonjour, J’ai un peu le même ressenti. Peu de projets print, et ils sont toujours un peu en « réalisation catastrophe », et par contre, beaucoup de web, et même quasiment plus que ça.
    Par contre, j’ai encore des clients qui discutent les prix ;-(
    Alix

    1. Bonjour Alix,
      je crois me souvenir que vous êtes dans le Nord ? Donc cette tendance ne se résumerait pas au Midi… N’hésitez pas à venir expliquer plus en détails votre expérience ! Bonne fin de journée.

  2. Je pense en effet que ce sont les agences print qui n’ont pas pris en compte l’importance de l’écrit.
    Les « webistes » sont des communicants plus universels.
    Dans le print on favorise le visuel, le texte étant un plus, la cerise sur gâteau mais il n’est pas encore entrée dans les moeurs comme une prestation à part entière.
    C’est d’ailleurs à ce sujet je me me suis posée pas mal de question sur ma propre prestation.
    Je ne suis pas seulement graphiste. Je suis une communicante visuelle.
    Le terme de graphiste est un costume beaucoup trop étriqué pour moi.
    Mon rôle va bien au souvent bien au delà. Une interrogation en amont et en aval.
    Des projets plus complets, plus étoffés qui vont bien au delà de la simple conception d’une maquette.
    Maintenant il faut réussir à vendre cette prestation. Elaborer le texte n’est pas du domaine du graphiste,, comme le fait de l’amener à s’interroger avant sur à qui il destine sa maquette afin d’en optimiser son élaboration.
    Intégrer une prestation rédaction en partenariat avec toi 😉
    Good idea non ?

      1. Hello vous 2 ! Bien sûr, vous commencez à me connaitre, je suis toujours partante ! Merci Cécile de ton témoignage, j’aimerais bien que d’autres personnes, d’autres horizons, viennent apporter leur contribution, pour savoir si c’est localisé à la région ou pas, ou si d’autres critères rentrent en ligne de compte.

      2. Au plus on est de fous !
        Franchement il faut en parler sérieusement post TEDx Nice Denis 😉
        Les choses sont en train de bouger autour de moi et je bouge avec elles.
        Donc je dis oui, oui, oui !
        Ce blog est vraiment génial au niveau des synergies !

  3. Bonjour Nancy et merci de votre commentaire. Comme je l’écris en début d’article, mon cas ne concerne que moi et je suis d’accord avec vous lorsque vous précisez qu’il y a des agences print qui savent prendre le temps sauf que jusqu’à présent, j’en ai rarement rencontrées ! Petite nuance, quand je mentionne « tout est écrit noir sur blanc » : tout se passe par mail et donc c’est écrit sur des écrans… Je n’ai rien contre le papier, j’ai écrit de nombreux articles à ce sujet, pour moi le papier a un avenir, je suis issue de la culture papier et je le revendique. Mais j’ai juste voulu dresser un constat que j’ai réalisé soudain !

  4. Bonjour et merci pour cet article très intéressant. Je voudrais juste moduler vos propos sur ce point « D’abord, on prend le temps de réfléchir : un projet avant d’être signé, est étudié et analysé. Je présente en collaboration avec l’agence ». C’est une approche que peut aussi avoir le client qui s’adresse à une agenc Print, il est difficile selon la taille de votre entité de renouveler votre stock de 10.000 plaquettes tous les 2 mois parce qu’une formulation a été mal pensée. C’est au client d’anticiper son besoin et de mener une réelle réflexion, ce qui est faisable avec une agence Print si en temps que client on donne le début d’une mélodie que le Printeur n’aura plus qu’à orchestrer. Idem avec une agence Web est quan vous écrivez « Tout est écrit noir sur blanc. On discute et on ajuste. » c’est rigolo car çà se fait par le biais du papier ;-). Les agences web peuvent aussi ne pas avoir le comportement idyllique que vous décrivez. « Il faut bien savoir la choisir me direz-vous ! » Oui mais ce n’est pas plus aisé de choisir une agence Print sur un catalogue papier qu’une agence Web on the web 😉 (humour of course)

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