menu +

Qui veut écrire avec moi ?

C’est une invitation à venir bloguer le temps d'un article avec l’un des auteurs de ce blog en version acoustique ! Pour en savoir plus, cliquez sur MORE dans le menu.


Frédéric Laumonier, entrepreneur et Community Manager, est un précurseur. Sa société « Expédiez entre vous » est le meilleur exemple de ce que sera le monde de demain. Un exemple à suivre !

Il a toujours su rebondir face aux situations professionnelles qu’il a rencontrées. Surtout, il n’a jamais hésité à se remettre en question, à oser aller de l’avant, il n’a jamais lâché et c’est comme ça c’est comme ça qu’aujourd’hui, il y est arrivé !

C’était la deuxième fois que j’allais rencontrer Frédéric Laumonier. Il m’avait donné rendez-vous dans le quartier de Port Marianne, dans un restaurant où il a apparemment ses habitudes : le 9, joli cadre et bonne table ! Tout de suite, j’ai compris que j’avais en face de moi un personnage étonnant. Ce breton d’origine a un parcours qui a de quoi surprendre ! Mais surtout, Frédéric fait preuve d’un dynamisme à toute épreuve et d’un esprit d’entreprendre contagieux ! Attachez vos ceintures, décollage immédiat :


Je suis né à Paris et j’y suis resté jusqu’à mes 25 ans. J’ai commencé mes études par un CAP en ébénisterie et j’ai continué avec un autre CAP et un BEP : menuiserie et menuiserie en agencement. Ensuite, j’ai intégré l’école Boulle où j’ai passé mon BTS. J’ai rapidement trouvé mon premier poste dans une menuiserie qui avait comme clients Hermès et Cartier. Je m’occupais de la rénovation et de l’agencement des boutiques. Hélas, ce contrat n’a duré qu’un an. Je me suis tourné vers un autre secteur : les caisses de retraite où j’occupais la fonction de liquidateur de retraite. Mais cette expérience n’a duré que 2 ans. J’ai cherché ailleurs et je suis devenu responsable des services généraux d’Adia France pour les agences en Ile de France, je gérais les enseignes. Au bout d’un an et demi, suite à la fusion avec Ecco, le siège a été transféré dans la région lyonnaise, j’ai préféré ne pas suivre et j’ai profité de l’occasion pour m’installer à Montpellier où j’avais de la famille. Nous voici en 1997.

 

Toujours réagir quelle que soit la situation !

 

J’ai alors trouvé une place chez Generali en tant que chargé de clientèle. J’y suis resté environ 8 ans. Ensuite le Gan m’a recruté en tant qu’inspecteur : je recrutais et j’accompagnais les nouveaux arrivants pour créer leur portefeuille. C’est alors qu’AGF Allianz m’a contacté pour devenir inspecteur des ventes sur une plateforme avec une équipe de 5 personnes à manager. Mais l’esprit de l’entreprise ne me convenait pas, le contact avec les clients me manquait. Je suis parti après un an et demi… C’est à ce moment-là que j’ai décidé de m’installer en indépendant. Etant donné que j’ai toujours gardé de très bonnes relations avec mes anciens employeurs, j’ai pu développer mon activité dans le placement financier et la capitalisation des retraites. 2008 arrive et la crise aussi ! Tout ce que j’avais mis en place s’est écroulé. Je me suis retrouvé sans rien et sans indemnités vu que j’étais en libéral. Je décide alors de retourner dans le monde de l’assurance. J’ai alors trouvé une opportunité chez les Assurances Chevalier en tant que Responsable développement réseau. Il fallait former les agents commerciaux sur toute la France. J’ai procédé aux recrutements, j’ai accompagné sur le terrain. Mais cette démarche était subventionnée par Pôle Emploi et un beau jour tout s’est arrêté. Je me suis dit que l’univers de l’assurance ne m’inspirait plus et il m’est alors venu une idée suite à une mésaventure.

 

L’idée n’est pas arrivée par hasard…

 

Je devais envoyer un courrier au Canada à mon beau-frère. C’était très urgent. Les services postaux m’ont fait payer 56 euros et la lettre est arrivée trop tard… C’est ainsi que j’ai pensé à créer un concept totalement novateur, j’ai élaboré le cahier des charges pendant 9 mois et début 2010 la création du site était en marche ! Mon idée c’est qu’un expéditeur remet à un voyageur sa lettre ou son colis qui le remet au destinataire. Le service se fait entre usagers, sans intermédiaire. Le 6 juillet 2011, le site a été officiellement lancé ! Il permet de mettre en relation les voyageurs et les expéditeurs. Mon rôle consiste à communiquer avec les inscrits, c’est ainsi que je suis devenu mon propre community manager. Je suis complètement autodidacte et c’est grâce aux réseaux sociaux que le site a connu un succès rapide : je suis présent sur Facebook, Twitter, Viadéo, Linkedin, Digg, Google+. J’ai voulu aussi faire connaitre mon activité dans la presse. La Gazette a fait un article sur expediezentrevous.com  dès son lancement. Ensuite, j’ai voulu aller plus loin.

 

J’ai osé frapper à toutes les portes des médias ! Je n’avais rien à perdre !

 

A l’occasion de la venue du Club Europe 1 sur Montpellier, j’ai pu remettre mon dossier de presse à Laurent Ruquier et de fil en aiguille, j’ai été sélectionné pour le casting de l’émission de Nagui « tout le monde veut prendre sa place ». Après les tests, je suis passé devant un jury. Et j’ai pu parler de mon site sans le nommer bien sûr mais cette expérience a eu de grandes répercussions sur la fréquentation ! J’ai misé sur la médiatisation, je suis ensuite allé au salon Pollutec Horizons, au Sénat même pour expliquer comment mon concept s’inscrivait dans une démarche écologique. Le journal Direct Montpellier m’a proposé  d’écrire un article et j’ai eu la chance d’être en première page, grâce à un journaliste séduit par le concept ! Après le Parisien, 20 minutes, c’est France 3 région qui vient de me contacter. Tous mes efforts commencent à porter leurs fruits. Et bien entendu, j’ai des projets en préparation, sans trop vous en dévoiler, cet été, je vais vous faire flasher sur les plages mais pour l’instant chut !

 

Ne jamais lâcher et toujours aller de l’avant

 

Je crois que si mon idée fonctionne, c’est parce qu’elle répond de manière simple à une demande. Vous devez envoyer quelque chose rapidement ? Vous souhaitez rentabiliser une partie de votre voyage ? Cela s’adresse à tout le monde, par exemple : l’étudiant qui fait du covoiturage et peut ainsi se faire rembourser une partie de ses frais de voyage en livrant un colis. C’est pour cette raison que le principe doit être étendu du local à l’international. Plus il y aura d’inscrits, plus la communauté sera grande et le service élargi. Ce que j’ai voulu aussi, c’est éviter les manipulations d’argent entre expéditeur et livreur. La rémunération se fait par chèque cadeau. Dès que le destinataire a reçu son colis, il prévient l’expéditeur et le livreur reçoit alors son chèque cadeau. Il peut le mettre de côté et l’utiliser pourquoi pas, pour un envoi ultérieurement ! Bien entendu, toutes les règlementations sont mentionnées sur le site et dans un souci de totale transparence, j’invite l’expéditeur et le livreur à fermer le courrier ou le colis ensemble.

 

Ca fait à peine un an que le projet a vu le jour et je peux dire que expediezentrevous.com  est déjà allé sur les 5 continents ! L’idée plait et cette solution permet aussi de diminuer l’impact des transports sur l’environnement car elle optimise les déplacements des personnes. Vous l’aurez compris, j’essaie toujours de penser à l’étape suivante. Et j’ai d’autres projets en tête. La géolocalisation peut se transformer en service instantané pour transférer du surplus de bagage à moindre coût, il faut encourager les personnes qui s’inscrivent à donner le plus d’informations possibles, toutes les données sont entièrement sécurisées, c’est ainsi que l’on peut élargir l’offre et répondre le mieux possible. Il faut penser en local, vous pouvez utiliser le site pour faire parvenir un colis à votre famille qui se trouve dans le département voisin. Mais le projet doit s’ouvrir aussi à l’international.

 

Il faut toujours continuer à se développer. Sur le site, je veux tchatter en direct avec les utilisateurs pour être encore plus réactif. Aujourd’hui, nous sommes dans l’ère de l’instantané et expediezentrevous.com  doit y répondre. Ce que j’aime le plus, c’est ça au fond : le contact, aller vers les autres et surtout quand on a une idée : ne jamais lâcher… Oser et tenter, on n’a rien à perdre !

Pour découvrir le site : http://www.expediezentrevous.com
L’intervention de Frédéric lors du salon Pollutec : http://youtu.be/3JR6n9n8TLI
L’émission « tout le monde veut prendre sa place » :  http://youtu.be/ralZ7Cl-Hrg

Propos recueillis par Cécile Courtais

L’expérience de Muriel réinvente les métiers tels que nous les avons toujours connus. Et si elle nous montrait le chemin, si son parcours était annonciateur de ce que sera demain ?

Nous nous étions donné rendez-vous place Saint Roch, dans le cœur historique de Montpellier. Où nous avions d’ailleurs passé ensemble la soirée Silent Disco ! J’ai rencontré Muriel il y a seulement quelques semaines mais j’ai l’impression de la connaitre depuis longtemps… Il faut dire que nos chemins se sont croisés sans que nous le sachions ! Et oui, à l’automne, nous étions à IRL 2011 toutes les 2. Ensuite la première fois où je lui ai parlé, c’était lors du TedX grâce à Denis ! Arrivée le matin avant que les conférences ne commencent, je me connecte sur Facebook pour poster en direct sur l’événement et Denis me demande de saluer Muriel de sa part alors que je ne savais même pas à quoi elle ressemblait ! J’ai donc scruté tous les badges pour essayer de la trouver et j’y suis arrivée ! Mais trêve de bavardage, je la laisse vous raconter son parcours :


Au premier plan, Cécile Courtais et Muriel Cossard Guy, Place Saint Roch à Montpellier

J’ai fait mes études à l’Université de Caen Basse Normandie eh oui une Normande, une vraie ! Où j’ai suivi un cursus en psychologie du développement, psychologie de l’enfant et de l’adolescent jusqu’en maitrise à l’époque, et obtention de mon DESS option Adultes matures et vieillissants (master). Pendant cette dernière année de fac, je travaillais en parallèle pour un centre de formation. Ma voix était tracée en adéquation avec tout ce que j’espérais : comprendre les motivations, les mécanismes psychologiques mis en jeu, accompagner, guider, faire évoluer. Bref m’intéresser à l’humain.  Là j’ai appris à former. Formateur c’est un vrai métier. Prendre en charge de jeunes adultes ou des cadres en demande d’emploi ne s’improvise pas. Etre sur le devant de la scène non plus… S’exposer au groupe, aux regard de l’autre et communiquer même pour un psy ça s’apprend… Les psy ne sont pas des extraterrestres ! C’est ainsi que de la formation « insertion »  j’ai pu exploiter la facette « petite enfance » de mon cursus en formant aussi les assistantes maternelles agréées et des familles d’accueil  pour personnes âgées… C’est à cette époque que je suis devenue Psychologue Consultante. Je réalisais des bilans  de compétences, accompagnement sur projet professionnel, projet de reconversion, formation, menais des conduites de changement au travers de projet d’établissement, autant de missions rattachées au développement des hommes et des entreprises.

 

L’alliance de l’ingénierie et de la psychologie

 

J’ai ensuite intégré l’AFPA sur un poste de psychologue du travail mais je me suis vite sentie frustrée par rapport à la productivité que l’on nous demandait. Même si cette expérience m’a beaucoup apporté, je considérais que cette approche était contraire à ma  croyance réelle en la capacité de l’individu à évoluer à son rythme puisque issue du courant cognitiviste englobant entre autre les thérapies d’apprendre à apprendre (élève de Didier Pleux) et incontestablement Piagetienne grâce à Jean Drévillon professeur émérite qui m’a fait aimer et comprendre l’humain. C’est alors qu’une opportunité de travail s’est offerte à mon compagnon de vie de l’époque, sur l’aéroport de Montpellier. Nous n’avons pas hésité une seconde à sauter le pas et à nous lancer dans cette nouvelle aventure ! Gros déménagement et pour la petite anecdote, c’est le jour de mon anniversaire que j’ai débarqué à Montpellier

Le temps de prendre mes marques, de trouver de nouveaux repères, j’ai commencé à chercher du travail sur la région… en vain !   Hasard de la vie ou opportunité, mon mari démissionne de son poste quelques temps après et ensemble, nous avons lancé un projet totalement innovant : nous avons créé un organisme d’Aide à la Formation et au Développement Aéronautique (AFDAéro). Etant donné qu’il était le seul ingénieur en France à former des techniciens de maintenance  sur un certain type d’avion, les compagnies d’aviation d’affaires nous ont rapidement sollicités sur différentes Qualifications de Types. Puis nous avons été sollicités par la Direction Générale de L’Aviation Civile pour mettre en place les formations initiales Facteurs Humains maintenance aéro , prévention et gestion de l’erreur humaine  ou comment éviter qu’un avion se crash.  Nous avons été les pionniers en France à amener ce savoir-faire et surtout à faire comprendre que ces formations doivent se faire à 2 : un ingénieur et un psychologue ! Le concept a remporté un grand succès. J’ai ainsi eu le plaisir de voyager pour former les personnels des compagnies d’aviation Corsair, Air Antilles Express, Air Guyane Express, Air Madagascar, Air Burkina, Air Sénégal International, Aéroport Abidjan, Polynésia Hélicoptère…

 

A la découverte du Community Management…

 

Cette belle aventure a duré 7 ans jusqu’à la fameuse crise de 2008 où le secteur de l’aéronautique a aussi beaucoup souffert. Nous avons du hélas fermer notre société. Mais ce qui nous a quand même fait plaisir, c’est que les compagnies d’aviation ont gardé le bénéfice de ce que nous leur avions enseigné et aujourd’hui, ils ont parfaitement intégré cette démarche que nous avons insufflée. J’ai alors essayé d’ouvrir mon cabinet de psychologue mais ce secteur est très développé sur Montpellier et ce n’était pas évident de faire sa place sans réel réseau concret.  Et c’est ainsi que j’ai commencé à m’intéresser aux réseaux sociaux sur le web surtout grâce à Marco Feau que j’ai rencontré à cette époque ! Il m’a montré le chemin et surtout il a su me motiver. C’est un véritable autodidacte, il aime chercher la solution, apprendre sans cesse et surtout partager. Il est aujourd’hui une référence en Community Management sur Montpellier. J’ai commencé par Viadéo car c’était une approche professionnelle et ça me rassurait, je ne savais pas encore me positionner sur les autres réseaux. J’ai optimisé à fond mon profil grâce aux conseils de Marco !

Et bien entendu, j’ai investi Facebook. C’est là que j’ai commencé à réaliser qu’aujourd’hui, il y avait de nouvelles façons de recruter, de postuler et que les réseaux étaient en train de révolutionner nos habitudes. J’ai travaillé mon e-réputation J’ai intégré la sphère ou communauté RH 2.0 pour étudier d’une part le positionnement que devait prendre un candidat en recherche d’emploi et d’autre part comment les recruteurs perçoivent cette approche avec cette notion capitale qui est pour l’entreprise : la marque employeur. Avec Marco, nous avons adhéré au groupe des Community Managers Francophones sur FB.  C’est ainsi que Jean-Marie Bourgogne nous a repérés. Nous étions en contact via les réseaux mais nous nous sommes rencontrés à IRL 2011 ! Il m’a proposé un stage à la Ville de Montpellier au sein de Montpellier Territoire Numérique. Une formidable aventure qui m’a donné l’occasion de rencontrer à nouveau Marie-Laure Vie, de prendre en charge la mission de Community management et de participer à l’animation du TedX.

 

A l’intersection de la communication et de la psychologie : l’humain !

 

 

Aujourd’hui, je suis présente sur Viadéo, LinkedIn, Twitter , Facebook… et Doomiz.. Mais c’est Viadéo, mon premier réseau qui vient de m’ouvrir la porte au poste que j’occupe désormais. Un employeur s’est arrêté sur mon profil et aussi sur l’article que j’ai mis en lien au sujet du TedX. Je travaille maintenant chez France Glass Consulting, bureau d’études, d’analyses, d’expertises spécialisé dans le verre et les vitrages. Ce qui a retenu l’attention de mon nouvel employeur, c’est l’aspect humain de mon parcours. En répondant à ces attentes, j’ai en quelque sorte crée un nouveau métier à l’intersection de la communication et des relations humaines. Je suis sa responsable d’antenne sur Montpellier et chargée de communication, je travaille sur la stratégie, sur les outils et moyens de communication, je vais développer son Community management. Et je m’occupe aussi de la partie RH et recrutements… Tout est interactif. Sur mon profil twitter vous pouvez lire : CM Psy RH 2.0…Un  nouveau métier ?  Une mutation oui certainement. Mais ce qui ressort en filigrane dans ma mission c’est le fil conducteur à mon parcours, c’est l’humainL’homme, on le retrouve dans la psychologie, les RH et bien sûr dans toute forme de communication… Et vous allez rire, et c’est un comble, je vais vous avouer que je n’ai pas encore rencontré mon employeur : nous communiquons régulièrement via… Skype ! La confiance s’est rapidement instaurée et il s’est vite senti rassuré.


Alors peut être que cette expérience prouve que le recrutement vit une période de mutation, peut être que demain, les entretiens se feront virtuellement, et sur des modes plus humains ? Peut être que l’expérience de Muriel laisse entrevoir la transformation des métiers tels que nous les percevons aujourd’hui. Peut être que demain nous prendrons tous son chemin…

Propos recueillis par Cécile Courtais

 

Commençons par identifier notre sujet :

« TED est une fondation mondiale dévouée aux idées qui méritent d’être répandues. Le concept TED a commencé aux Etats Unis en 1984, comme une conférence rassemblant des personnes de trois mondes: Technology, Entertainment, Design, et ce ; pour partager des idées innovantes, du savoir et des expériences de vies uniques en présence d’un large public. »

Etonnant ce TEDx de Nice ! 

Etonnant car c’était le premier TEDX organisé sur la Côte d’Azur. La Côte d’Azur, ce n’est quand même pas une succession de bleds perdus sur la surface de la planète. Saint-Tropez, Cannes et Monaco font tout pour se faire remarquer. Le Festival du Cinéma, le Grand Prix de Monaco, le MIDEM et des centaines d’autres événements qui sont suivis par les médias du monde entier. Et pourtant, avant ce 17 mars 2012, aucun TEDX !

Un chiffre : 1981. En 2010, 1981 événements TEDx ont été organisés sur les  5 continents ! Pas un seul entre Menton et Marseille. La Côte d’Azur était exclu de ce grand mouvement.

Etonnant ! Non ?

Etonnante, son organisatrice, Touria Dahak. « C’est un projet fou, né comme un défi » nous explique-t-elle en nous accueillant. En 4 mois, elle a mis sur pied du haut de ses 150 centimètres un événement unique et qui le restera.

Changer de perspective

C’est important de d’abord parler des personnes avant de parler de leurs idées. C’est indispensable pour bien les comprendre. C’est d’ailleurs ce que fait le premier intervenant Christophe de Dinechin. Il nous montre une photo d’un groupe de personnes. Comme une preuve. La preuve qu’il a rencontré Messieurs Hewlett et Packard. Et cette rencontre a changé sa vie. Plus exactement, cette rencontre a donné une nouvelle dimension à sa vie. C’est le sujet de son intervention : « Changer de dimension ».

Son objectif est insensé. Il veut nous expliquer la théorie de la relativité d’Einstein en deux minutes !

Etonnant, je vous avais prévenu !

Il se base d’ailleurs sur une citation du génie allemand : « Si vous ne pouvez expliquer un concept à un enfant de six ans, c’est que vous ne le comprenez pas complètement. »

La démonstration se fera en 3D et elle est convaincante. Ca mériterait un article à part entière sur More Than Words. Qu’en pensez-vous Christophe ? Seriez-vous partant ?

Une phrase pour conclure son intervention : « Il faut savoir s’inspirer de ce qui vient de l’extérieur. » Ne perdons pas de vue que le thème de ce TEDx est : « Vers une mobilité du savoir méditerranéen ».

Les Smart Cities

Christophe passe le micro à Gilles Berhault qui va nous parler du futur et de « la civilisation numérique ». Son but ? « Rompre avec l’économie de possession. On ne cherche plus à posséder à tout prix, mais à partager ! » C’est l’une des idées fortes de ce TEDx.

Il esquisse alors la description de l’organisation des nouvelles villes. Des « Smarts Cities à la fois durables, intelligentes et solidaires. »

On prend conscience que le numérique change nos mentalités, nos moeurs et nous structures en profondeur. Plus rien ne sera pareil.

Une des idées étonnantes de son intervention est la suivante : « Prendre le temps de gagner un million d’heures par jour ! »

Là-aussi, ça mériterait un article à part entière sur More Than Words. Qu’en pensez-vous Gilles ? Seriez-vous partant ?

Les Talents

J’ai retenu un mot de la conférence suivante « Pour une intégration du savoir dans la méditerranée » et je vous livre une réflexion personnelle. Emmanuel Noutary ne parle pas des gens ou des immigrés lorsqu’il évoque les flux migratoires. Il dit « les talents ». Talents au pluriel. Cela change complètement la perspective de nos réflexions et de nos discours.

Faites le test suivant : à chaque fois que vous entendez parler (un test idéal à faire en période électoral) ou que vous-mêmes vous parlez des chômeurs, des étrangers, des handicapés, des sans-abris, etc., remplacez chacun de ces noms par TALENTS. L’autre a du talent et ce n’est pas réservé aux artistes et champions. Non, c’est une catégorie commune à tous les êtres humains.

L’idée est simple. Si elle est simple, elle est donc étonnante et elle mériterait qu’on s’y attarde dans un autre article sur More Than Words. Qu’en pensez-vous Emmanuel ? Seriez-vous partant ? 

Les secrets perdus

On arrive au moment clou de ce TEDx avec la conférence « Ponctuation, un chemin de vie » de M. Driss Alaoui Mdaghri. Professeur, ancien ministre, poète, humaniste, etc Autrement dit, pour faire le lien avec le précédent paragraphe, un homme aux multiples talents.

Il y a tant à apprendre d’une personne comme Driss parce qu’il a une expérience riche de la vie et qu’il a su en tirer une vraie sagesse.

Son discours, un modèle du genre, est construit autour des signes de ponctuation. Voici quelques phrases à retenir  :

« Pour comprendre, il faut se jeter à l’eau, mettre la main à la pâte et se demander que peut-on faire pour changer les choses ? » Le point d’interrogation ?

« Quand on perd la capacité de s’étonner sur les choses les plus simples, alors on perd la capacité à découvrir ! » Le point d’exclamation !

« En allant à contresens, on arrive à avancer et faire quelque chose. » Le point et contrepoint.

« L’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est déterminant. » (Les parenthèses)

« Ouvrons les yeux, apprenons des autres. Il faut essayer de dompter le pouvoir. Domptez le pouvoir que vous avez sur les autres et domptez le pouvoir que les autres ont sur vous. » « Les guillemets. »

« Nous voyageons. Nous venons des étoiles. Le monde tourne autour de deux choses : le sens et la création. » Les points de suspension…

Pour une personne comme moi, les mots de Driss ont une répercussion particulière. Et je ne crois pas être le seul.

Je suis aussi heureux de retrouver dans ses mots certaines choses que j’essaie de raconter, moins brillamment, dans mes articles. L’exemple évident est « L’étonnement est le début du blog ! ». Ou encore, la prétention affichée de More Than Words d’essayer de trouver un sens et d’aller à contre-courant.

J’aimerais aussi vous parler de son livre « des secrets perdus ». Il raconte une histoire où les conflits se règlent à coups de joutes poétiques !

Etonnant ! Non ? 

Mais je vais commencer par le lire.

J’ai eu la chance de parler deux minutes avec lui pendant la pause. Je rêve désormais de prolonger cette conversation et de la proposer aux lecteurs de More Than Words. Driss, êtes-vous partant ?

C’est la pause. Fin de la première partie.

La suite prochainement sur ce blog, si vous le souhaitez, bien sûr.

En guise d’introduction à cette deuxième partie, je vous invite à lire : « The Hub ou quand le design s’inspire du web ! »

 

Denis Gentile

 

En complément, à lire l’article de mon amie Cécile Talec sur son blog : Ensemble, c’est tout !  

Il y a quelques jours, j’ai passé la soirée avec une amie que je n’avais pas vue depuis plusieurs années. Arrive la question habituelle : « alors Cécile, ça marche pour toi ? C’est qui tes clients ? ». Et là j’ai réalisé soudain que je travaillais de plus en plus pour le web… J’allais commencer par lui parler des plaquettes, dépliants et autres que j’ai réalisés quand je me suis aperçue que depuis plus de 6 mois, je n’avais fait que des sites web et du Community Management.

 

En la quittant, j’ai beaucoup réfléchi à tout ça. Alors bien sûr, je ne suis installée en indépendante que depuis 2 ans. Bien sûr, mon cas ne concerne que moi et je ne veux surtout pas généraliser mais tout de même…

 

Lorsque mon activité a réellement démarré, ça a commencé par le papier. Tout ce que j’avais semé, je l’ai récolté, ma prospection s’est transformée en projets concrets. Le plus souvent, les agences m’appelaient et me demandaient dans l’urgence de traiter une plaquette, un communiqué ou un dossier de presse, de rédiger un dépliant… Les délais étaient toujours très courts, c’était pour hier ! Bien entendu, je répondais oui et faisais tout pour les satisfaire. Je sentais quand même que la conception rédaction était une prestation qu’ils traitaient en dernier, comme s’ils l’avaient un peu oubliée dans le planning. Parfois aussi, ils me demandaient de revoir mes prix à la baisse en me promettant de futurs dossiers à traiter et donc du travail en perspective. Je ne leur en veux absolument pas, ce sont les règles du jeu, je les connais et je les accepte mais… rien de tout cela ne s’est produit !

 

Dans le web, on prend le temps et on ne discute pas les tarifs !

 

En parallèle, les agences web ont commencé à me contacter. Leur approche m’a paru tout de suite différente. D’abord, on prend le temps de réfléchir : un projet avant d’être signé, est étudié et analysé. Je présente en collaboration avec l’agence, une préconisation au client. Tout est écrit noir sur blanc. On discute et on ajuste. Le dossier est ensuite planifié sur plusieurs mois parce qu’on ne fait pas un site en claquant dans ses doigts ! Et après un premier site avec telle agence, est venu le second, le troisième etc et une autre agence avec le même schéma. Un détail qui a son importance aussi : avant de commencer, les agences web m’annoncent le budget qu’elles ont estimé pour ma prestation, à moi de dire si c’est correct, ça l’est 9 fois sur 10, et ensuite, on ne discute plus de tarif, c’est entériné. Je peux dire aujourd’hui qu’une certaine complicité s’est développée entre ces agences et moi, j’ai toujours plaisir à les rencontrer et à travailler avec elles. J’ai touché à une large gamme d’univers différents grâce à elles et je me régale ! J’ai l’impression que je leur ai fait passer un message : celui de l’importance de l’écrit dans le web. Et depuis, elles pensent à moi… La confiance s’est instaurée.

 

Alors, est-ce que le papier me tourne le dos ? Peut être. Ou alors est-ce que les agences print sont moins confiantes que les agences web ? Plus inquiètes de leur avenir ?  Est-ce que les agences print n’ont pas réalisé le rôle de l’écrit alors que les agences web l’ont tout de suite compris et surtout reconnu ? J’aime toujours autant le papier mais je dois l’avouer, aujourd’hui, c’est le web qui me fait travailler. Si demain, on m’appelle pour du print, je ne dirai pas non… Mais je commence à préférer qu’on fasse appel à moi pour le web !

Il y a quelque temps, Denis a découvert le site de Julie Beille-Foltz via Facebook. Il m’a tout de suite envoyé un mail à ce sujet en me précisant qu’il s’était arrêté sur une phrase en particulier : « Je me souviens avoir été fasciné par l’histoire de Sting. Ce chanteur qui au départ était professeur d’anglais et s’est lancé dans la musique. J’aime cette idée de prendre un nouveau chemin… » J’ai donc invité Julie à se présenter dans une interview, je vous souhaite une bonne lecture !

« Bonjour Julie, tu es traductrice et formatrice, peux-tu présenter ton métier et ton parcours ? »

Un parcours se construit, s’oriente et se réajuste au fil de nos expériences personnelles et professionnelles. J’ai choisi de faire un baccalauréat économique, B à l’époque et malgré les réticences du corps enseignant, j’ai tenu bon et suivie cette voie. Ce diplôme en poche, j’ai opté pour la fac et pour des études de langues appliquées, tel était l’intitulé. L’anglais et l’espagnol que j’allais parcourir pendant ces années d’études seraient appliquées à la vie, à l’économie du monde dans lequel je progressais.

Mon bagage alors en espagnol n’était pas fort voire même plutôt faible. J’avais eu une professeur au lycée dont les idées de l’enseignement s’approchaient plutôt d’une décoration de sa classe qu’à une transmission des secrets de la langue hispanique. Un séjour en université d’été avant d’intégrer la fac m’a permis de baigner avec bonheur dans cette langue aux accents chantant. L’espagnol est une langue rapide, vibrante que je me suis régalée d’étudier. Pour l’anglais, mon attachement s’y est ancré avec une belle empreinte familiale. J’ai démarré mes études à Limoges, continué sur Paris puis terminé sur Montpellier. Les enseignants y ont été divers mais mon souvenir reste pour ceux qui étaient imprégnés d’humanisme. Les briseurs de vie ont parfois été trop cassants. Je pense alors que petit à petit s’est forgé mon envie de transmettre. Je demeurais persuadée que l’on peut faire passer du sens aux autres sans pour autant les réduire à néant.

 

Des voyages, des rencontres, l’envie d’apprendre !

 

Pour revenir à mon parcours professionnel, j’ai emprunté une brève voie d’assistante export, travail mêlant bien l’aspect économique actuel et les langues, pour l’aspect humain je le trouvais personnellement trop inexistant. J’ai bifurqué et évolué parallèlement entre l’univers de la traduction et de l’enseignement. J’ai adoré travailler sur un projet de didacticiel avec l’entreprise Didact Systèmes sur Montpellier, entreprise grandement humaine. J’ai trouvé difficile d’être projeté dans un collège du jour au lendemain, sans lien, sans communication avec les enseignantes précédentes. J’ai aimé transmettre à des adultes en formation professionnelle. Puis, j’ai choisi de continuer dans le monde des langues en traduisant, en formant aussi mais nettement moins. Ma fille étant petite il était pour moi important de vivre ces années d’épanouissement en étant proche d’elle. Pour les adolescents, je ne voulais pas en rester là. Malgré la difficulté de cette année, je savais que je voulais leur transmettre ces deux autres fabuleux univers que sont l’anglais et l’espagnol. J’ai donc choisi d’axer ma transmission en face-à face ou à deux. J’aime à découvrir l’humain, et la psyché recèle d’une autre langue qu’il est étonnant de connaître. La PNL aide beaucoup dans ce cheminement mais pas que. J’apprends toujours à apprendre et ma quête reste immense.

« Ton site est superbe, tu l’as élaboré en collaboration avec Delphine ? Une phrase a retenu notre attention, peux-tu nous expliquer ce qu’elle signifie pour toi ? »

Delphine fait partie des doux hasards de rencontre dans une vie. J’ai toujours aimé son approche de l’art, de la photo, du regard qu’elle pose sur la vie. Au cours de nos échanges, quand elle évoquait son envie de se lancer en indépendante, j’étais ravie car je me disais que c’est à elle que j’aimerais confier la tâche de me créer une identité graphique en temps voulu. Quand elle s’est lancée, elle m’a créé ma charte graphique. Elle a adapté mon blog à mes nouvelles couleurs et voilà quelques années après une nouvelle étape : la création de mon site Internet. Bref, pour en venir à Sting, j’ai la sensation d’avoir grandie avec lui. J’ai commencé à écouter ses chansons à  10 ans. J’aime son évolution musicale. J’ai la sensation que ses chansons m’ont portée. C’est un artiste sincère qui a su progresser avec authenticité. Sa vision d’appréhender la vie est belle, il a des valeurs et semble n’avoir jamais trahi ses convictions profondes. Je ne saurais vous montrer meilleure illustration qu’en vous faisant écouter l’une de ses chansons. Sans doute aussi est-ce un peu par-là également que j’ai eu envie de savoir ce que ces paroles renfermaient.

Alors cliquez, fermez les yeux et laissez-vous envahir par la musique :

http://www.deezer.com/music/track/922108 « On and on, the rain will fall… like tears from a star. On and on the rain will say…  how fragile we are » (1)

Et magie de la langue, la voilà en espagnol :

http://www.deezer.com/music/track/1564416

Moi comme au premier jour l’émotion est bien là !

Pour conclure, écoutez-le dans cette belle émission, un écran sur son parcours pour mieux le connaître et savoir qu’une vie recèle plusieurs vies :

http://www.franceinter.fr/emission-le-grand-entretien-sting  L’interview commence par ces mots : « Il faut avoir le bonheur d’être remarqué… et se rendre compte que l’on a une responsabilité envers vous-même, envers votre musique et envers le monde. » (2)

Quand le charme opère encore et toujours, que la curiosité nous donne l’envie d’aller de l’avant, moi la magie je la vois dans d’autres langues, d’autres cultures à connaître et à faire partager.
Au revoir et merci,

Julie
www.traduiresanslimites.com

 

Cécile Courtais

 

Notes rédigées par Denis Gentile, rédacteur en chef du blog.
.
(1) : « L’un des buts de More Than Words est de mettre en avant certains mots et de découvrir quelque chose de nouveau, au-delà du mot en lui-même. Par exemple, en le comparant aux autres langues. Comme le titre de cette chanson de Sting : FRAGILE. Il est amusant de constater que ce mot s’écrit de la même façon en français, en anglais et en italien. C’est assez rare. Pour moi, c’est un signe de la richesse et de la force de sa signification. Un mot qu’on ne doit jamais oublier quelque soit son origine et sa culture. Un mot dont le sens va au-delà de nos différences. Un mot universel qui appartient à tout le genre humain. Autrement dit, un mot ‘humaniste’. Bien sûr, il ne se prononce pas de la même façon. Cela lui donne une plus grande envergure. Car il appartient ensuite à chacun de lui donner sa personnalité. » 
.
(2) : « C’est la même chose dans tous les domaines. « Avoir la chance de se faire remarquer », dans le monde du web, c’est le rôle du Community Manager de mettre en avant quelque chose (cette chose, c’est une personne, une marque, une action, un objet, etc.). Comment provoquer cette chance ? La suite de l’interview de Sting nous donne la réponse : « Plus tu pratiques, plus tu as de la chance… » Alors PRATIQUONS ! Comment ? Ici et maintenant, pour moi, c’est en faisant vivre ce blog. Grâce aux autres rédacteurs de ce blog qui nous font découvrir des personnalités et des angles de vue nouveaux.
.
Mais Sting insiste immédiatement sur sa responsabilité en tant que musicien. Cela s’applique pleinement dans le monde du web. Des millions de personnes interviennent quotidiennement sur le web (quelques centaines sur ce blog). Mais combien d’entre nous avons à l’esprit ce mot : RESPONSABILITE. Quand nous écrivons quelque chose, est-ce que nous savons en mesurer les conséquences ? On pourrait pour le savoir se poser deux questions : Est-ce que ce que j’écris peut être utile à quelqu’un d’autre ? Et : Est-ce que ce que j’écris pour faire du mal à quelqu’un d’autre ? Les réponses à ces questions devraient être notre guide et nous rendrons le web plus humaniste. Et là, je me permets de reprendre un extrait de l’interview de Julie : …mon souvenir reste pour ceux qui étaient imprégnés d’humanisme. Les briseurs de vie ont parfois été trop cassants. Je pense alors que petit à petit s’est forgé mon envie de transmettre. Je demeurais persuadée que l’on peut faire passer du sens aux autres sans pour autant les réduire à néant. »
.
Je viens d’énoncer au moins 3 sujets d’article. Si des personnes veulent prendre la balle au bond, ils peuvent m’écrire à denisgentile.pro@gmail.com et/ou laisser un commentaire au bas de cet article. Merci.

Non je ne vais pas parler sport, même si je vis dans une ville ou le handball, le rugby et le foot sont rois ! Je vous avoue que je n’y connais pas grand-chose d’ailleurs ! Par contre cette expression « Egalité, la balle au centre », pour moi ça signifie « on repart sur de bonnes bases » et j’aime bien ce ton direct ! Non aujourd’hui j’ai envie de vous parler d’un match qui me tient à cœur : information versus communication. Je vous ferai remarquer tout de suite que je n’ai pas écrit « contre » mais « versus », nuance… Comme 2 équipes sur le même terrain, l’information et la communication ne jouent pas l’une contre l’autre, mais ensemble.

Mais pourquoi ce sujet me direz-vous ? Tout simplement parce que lorsque je suis arrivée à Montpellier, j’ai adhéré à certains organismes de presse qui accueillaient aussi les communicants et j’ai participé à plusieurs manifestations. Je reçois des magazines et parfois j’y lis des articles qui me surprennent. Pour résumer, le sentiment général que j’ai en écoutant tout ce qui se passe autour de moi, c’est que la communication est le parent pauvre de l’information.

« Pros de la com » !

Commençons par un premier point : dans le monde de l’information, on entend parler des « journalistes et communicants ». Ce terme de communicant, je ne le comprends pas, je pense qu’il réduit nos métiers aux personnes que côtoient les journalistes telles que les attachés de presse qui leur fournissent communiqués et dossiers. Cela me parait étrange de définir un ensemble de métiers avec un participe présent ! Je préfèrerais professionnels de la communication, si vous trouvez ça trop long, on n’a qu’à dire « pros de la Com » !

Je rebondis tout de suite sur le deuxième point que je voulais aborder : cette appellation que je vous propose me parait plus judicieuse pour englober la variété de compétences que l’on trouve dans le secteur de la communication. Les maquettistes, infographistes, photographes, rédacteurs, community managers, web designers, développeurs, sound designers, imprimeurs… et que ceux que j’oublie viennent se rajouter dans les commentaires ! Oui, c’est ça la communication, un ensemble de métiers et de compétences extrêmement variés ! Un secteur riche et diversifié, sans cesse en mouvement, toujours en train de se renouveler…

« Vous êtes un peu comme une journaliste alors ? »

Journaliste ou communicant ?

Plus j’y réfléchis, plus je crois que ce raccourci est du au fait que le métier de journaliste et celui de concepteur rédacteur peuvent parfois se confondre. Souvent quand je décris mon activité, on me répond « vous êtes un peu comme une journaliste alors ? ». Nous utilisons les mêmes outils et la même matière, notre plume et les mots, à l’instar d’un menuisier et d’un charpentier qui travaillent le bois avec un compas et une équerre. Mais les points communs s’arrêtent là. Comme le menuisier qui va fabriquer des portes et fenêtres alors que le charpentier va édifier la charpente qui soutiendra le toit, journalistes et concepteurs rédacteurs ne conçoivent pas les mêmes choses.

J’ai déjà écrit que lorsque j’étais adolescente, je voulais devenir journaliste. J’avais idéalisé ce métier, pour moi, c’était des héros qui risquaient leur vie dans des zones de conflit et dont l’unique credo était l’objectivité. Tout d’abord, la majorité des journalistes traitent d’autres sujets et il y a de quoi faire ! Et l’objectivité n’est plus une condition sine qua non du métier. En effet aujourd’hui, un journaliste peut apporter un éclairage à ses articles. On peut alors écrire que le journaliste a pour mission de retransmettre une information vérifiée au préalable et qu’il peut la présenter selon un angle de vue qu’il aura choisi et annoncé. Un « Pro de la Com » fait passer un message dans le but de donner envie : pour construire une image de marque, l’identité d’une entreprise, vendre des produits…

Cette dimension commerciale, nous l’assumons tous à 200%, nous vendons du rêve ! Contrairement au journaliste, notre mission est d’être créatifs pour trouver l’image, les mots et chaque élément du message qui vont vous interpeler, retenir votre attention et vous donner envie. C’est pourquoi lorsque j’ai lu un jour que « les meilleurs communicants étaient d’anciens journalistes », je ne suis pas d’accord car un journaliste n’a pas à développer sa créativité, même si parfois un article peut être présenté sous un angle original, il doit véhiculer un fait avéré.

Réclame, publicité, communication !

Ensuite, j’ai souvent l’impression que la communication est perçue comme un secteur récent et que c’est pour cela que nous manquons parfois de reconnaissance. Mais je ne crois pas que nous soyons si jeunes ! La communication a toujours existé, je ne vais pas vous faire un cours d’histoire mais souvenez-vous des « réclames » que nos grands-parents regardaient au cinéma « Du beau, du bon, Dubonnet », ca date quand même du début du XX° siècle… On a porté plusieurs noms mais on n’a pas changé, on a évolué ! Plus tard, c’était la « publicité » avec l’apogée des années 80 et Séguéla pour ne citer que lui, les grandes agences parisiennes… Il n’y a pas si longtemps, le terme « publicité » est presque devenu un gros mot et lentement nous avons glissé vers le terme de communication, plus politiquement correct peut être ?

Quand je relis ce que je viens d’écrire, je crois vraiment que ce qui nous manque à nous « Pros de la Com », c’est un élément fédérateur comme les journalistes qui ont un syndicat pour défendre leur profession. Nous avons besoin d’une entité, une association, un groupement, à nous de trouver la bonne formule !, et ainsi, nous valoriserons nos métiers et encourageront leur reconnaissance. Cette idée a été maintes fois soulevée mais jamais approfondie, et si on relevait le défi ? Alors, quand nous y serons parvenus, on sera à « égalité, la balle au centre », on pourra se regarder et se respecter mutuellement entre journalistes et « pros de la com », car tel est mon unique objectif en écrivant ces lignes : se serrer la main et continuer le match en gardant l’esprit sportif.

 

Cécile Courtais

Philippe de Casabianca a répliqué immédiatement à l’article de Cécile Courtais :
« Journalistes, tous des artistes, tous des charlots ? Chat alors ! Et les autres communicants ? »
C’est l’expression de la force des blogs, celle de permettre un dialogue intelligent et immédiat.

Si je devais résumer en un seul mot ce que j’ai vécu au TEDx, ce serait « ouverture ». Nous avons eu la chance d’avoir des intervenants qui nous ont raconté leur histoire, leur expérience, et nous ont ainsi démontré qu’en plaçant l’humain au coeur du numérique, on pouvait partager, créer des liens et vivre des moments intenses.

 

Damien Douani

 

Thriller à la Mac Gyver…

Commençons par Damien Douani ou « le jour où j’ai compris à quoi servent les réseaux sociaux« , un récit raconté à la manière d’un thriller où tout l’auditoire était suspendu à ses lèvres… C’était le 29 octobre 2010 à 11h lors d’une conférence dans laquelle il intervenait. Un besoin urgent se faisant ressentir, il va aux toilettes, à 11h08 en essayant d’en sortir, il réalise que la poignée a lâché, il est enfermé, à 11h09, il se demande « mais que ferait Mac Gyver ?« , lui qui a toujours une solution ! Sauf que Damien n’a aucun outil sous la main mis à part… son I-Phone et à 11h10, il envoie un message sur les réseaux pour expliquer la situation dans la quelle il se trouve. A 11h13, 40 personnes lui répondent, s’inquiètent, lui demandent s’il tient le coup et retweetent son message. A 11h18, c’est le buzz sur Twitter, tout le monde le suit quand soudain, une personne présente dans la salle de conférences lit son appel. Les secours arrivent enfin mais n’arrivent à rien et lui passent des outils sous la porte pour qu’il essaie de se libérer de l’intérieur. Il prend ces outils en photo et les diffuse sur les réseaux pour tenir tout le monde informé. A 11h42, il est enfin dehors ! Moralité : il réalise alors qu’il n’a jamais eu l’idée d’appeler un ami et que personne ne l’a appelé non plus ! Naturellement, il a utilisé les réseaux, son message était surprenant, décalé et à donner envie à ceux qui l’ont lu de le retransmettre. D’autre part, et c’est le fruit du hasard, il l’a envoyé à une heure stratégique de la journée. Ensuite, il a associé plusieurs formats : texte, image… S’il avait eu assez de batterie, il aurait même fait un film ! Les réseaux ont donc une capacité de propagation de l’information étonnante et réinventent les relations humaines.

Petite aparté, il devait être environ 11h30 lorsque nous avons fait une pause au TEDx ce vendredi 20 janvier, j’ai alors consulté Facebook et lu le post de Denis Gentile dans lequel il me demandait de saluer de sa part Muriel Cossard Guy… Là, j’ai pensé « merci Denis, t’es bien gentil mais à quoi elle ressemble, vais-je devoir regarder avec insistance tous les badges pour la trouver ? ». Coup de chance, elle aussi me cherchait et voilà mission accomplie…

 

Cécile Courtais et Muriel Cossard Guy

Echanger, oser, partager, se dépasser…

 

C’est ensuite Michelle Blanc qui nous a raconté son histoire. Il y a quelques années, elle était un homme et en 2007, certains blocages sont tombés et elle a réalisé qu’elle devait opérer sa transformation et devenir femme. Elle a fait son coming-out sur son blog « femme 2.0 « . Et grâce à son témoignage, elle a permis à ceux qui l’ont lue de trouver le courage d’oser changer de vie. Ces échanges, ces partages l’ont aidée à passer le cap mais ils ont aussi aidé tant d’autres personnes, à un point qu’elle n’aurait jamais imaginé !

Mehdi Lamboum est venu témoigner de ce qu’il a vécu lors de la révolution tunisienne du 14 janvier 2011. Il a dit franchement qu’il avait eu peur de se retrouver seul. Peu à peu, il a dépassé sa peur et s’est affiché, ce qui lui a permis d’avoir le soutien des autres. En créant la page Facebook « Ell » (ouvrir), il a instauré une idée de transparence et il a conclu en montrant un tag sur mur « plus jamais peur« … Un magnifique exemple de franchise et d’ouverture.

Jay Michael Jaboneta nous a emmenés en voyage… aux Philippines. Il y a quelque temps, il a découvert dans un village des enfants qui avaient tellement envie d’aller à l’école, qu’ils n’hésitaient pas à y aller à la nage. Il a voulu partager cette information sur Facebook, elle s’est propagée et est devenue un véritable projet, « the Yellow Boat« , le bateau nommé « New Hope » allait permettre de faciliter l’accès à l’école à ses élèves. Depuis, le concept a donné naissance à d’autres idées dans d’autres régions du pays…

Daniel Herrero

La rencontre s’est terminée par une apothéose, que dis-je, un tourbillon d’énergie tel que je ne l’aurais jamais imaginé, ce tourbillon s’appelle Daniel Herrero, ancien joueur et ensuite entraîneur de rugby, il est aujourd’hui ambassadeur officiel de la fédération nationale des droits de l’homme. Il a exprimé son admiration face au courage de Michelle Blanc, il a expliqué à Damien Douani qu’au lieu de prendre son I-Phone, il aurait donné un bon coup d’épaule dans la porte des toilettes… Il a surtout dit que c’est ensemble que nous pouvons améliorer le bonheur de tous les hommes, que nous avions besoin de nous voir, d’être en contact. Et je terminerai sur une de ses citations : « Viens donner avant de recevoir, viens servir avant de te servir ». Il avait tellement de choses à nous transmettre, à nous faire partager, que je ne me risquerai pas à résumer sa prestation. Bientôt, il y aura des vidéos en ligne et je vous conseille de prendre le temps de les apprécier.

Voilà, c’était Cécile Courtais reporter pour More Than Words en léger différé de TEDxMontpellier et je n’ai pas encore atterri…

Cécile Courtais

 

« … on ne sait jamais sur quoi on va tomber ». Cette réplique est extraite du film Forrest Gump, Et j’ai toujours pensé que ça signifiait qu’il pouvait nous arriver des choses formidables pour peu qu’on prenne la peine d’être à l’écoute. Et bien vendredi 20 janvier, en quittant le musée Fabre de Montpellier, j’étais dans cet état d’esprit, mieux même, je me sentais sur un petit nuage, comme si j’avais savouré des chocolats aux goûts totalement inédits, mais là ce n’était pas mes papilles qui étaient en effervescence mais mon cerveau, ma conscience et aussi… mon coeur.

J’ai vécu des heures exceptionnelles avec des personnes exceptionnelles qui nous ont fait partager des expériences exceptionnelles, désolée pour les répétitions, ce n’est pas très pro, mais là pour une fois, je ne trouve pas mes mots ! Tout d’abord, c’est quoi TEDx ? C’est une série de conférences, un concept qui a vu le jour dans les années 80 dans la Silicon Valley et traitant des thèmes de la technologie, du divertissement et du design. L’objectif ? Répandre les idées qui vont changer le monde ! Elles présentent les discours d’intervenants remarquables chacun dans leur domaine. Ils ont 18 minutes au maximum pour s’exprimer, convaincre et apporter un nouvel éclairage. Et ce format aussi est exceptionnel car il permet un partage des connaissances riche et intense !

Dessine moi le futur…

Henri Kaufmann

Alors, je ne vais pas vous résumer les prestations des différents intervenants en faisant une liste mais je préfère vous faire partager ce que j’ai vécu en suivant des thèmes qui nous sont chers sur More Than Words. Premier sujet : la révolution numérique, c’est quoi ?

C’est Henri Kaufmann qui a ouvert la danse avec « Y a t-il encore une frontière entre vie réelle et vie numérique ?« . Il a tout de suite donné la réponse : non ! En calculant son influence sur les réseaux jusqu’au 3° degré, il nous a démontré qu’il était connecté à 112 millions de personnes à travers le monde et il nous a surtout prouvé que l’on vit et que l’on vibre au rythme de sa communauté numérique, que l’on n’est jamais seul. « Anytime, anywhere, with any devices » ou ATAWAD, nos 2 vies sont désormais en symbiose, les frontières ont disparu sans que l’on s’en rende compte… Grâce à l’approche intuitive de tous les outils que nous avons à notre disposition, les échanges sont facilités et se font naturellement.

Jean-Dominique Séval

C’est ensuite Jean-Dominique Séval qui a pris la parole « Comment regarderons-nous la télévision en 2020 ?« . En faisant des incursions dans le futur, il nous explique que la télévision sera connectée aux réseaux, les écrans géants muraux en 3D nous apporteront de nouveaux modes d’interaction, ce sera la fin des télécommandes. Les écrans envahiront notre vie : dans la rue, les transports, à l’école !

Roland André

Si je ne devais retenir qu’une seule phrase de Roland André, ce serait celle-ci : « L’herbe ne pousse pas sur la route où tout le monde passe« . Vice-président du syndicat national du marketing direct, il nous a prouvé que les réseaux représentaient une véritable révolution dans le sens où ils libèrent notre cerveau et nous ouvrent la voie à différents chemins, à chacun de tracer sa route et de ne pas suivre les autres aveuglément.

 

Bousculons les idées reçues

Denis-Charles Ettighoffer a abordé le sujet du Copyright et du… Copyleft, ou comment faire passer le message pour le droit opposable à la propriété ! En effet, « les producteurs de contenus étant majoritairement des internautes qui font le don de leurs connaissances, le Copyright pénalise les échanges ». Nous sommes tous devenus des auteurs, il est temps de libérer les données en permettant la libre circulation des idées et des savoirs.

Etienne Mineur

Non le papier n’a pas dit son dernier mot ! (lire l’article de Florence Augustine) Et c’est Etienne Mineur qui a captivé l’auditoire avec ses démonstrations. Il a réussi à concilier papier et numérique, nous avons découvert un livre munis de capteurs que l’on secoue, que l’on tape et qui nous dit à quelle page se rendre. Un livre qui tourne ses pages tout seul, connecté à notre I-Phone, un livre qui réagit si l’on revient sur une même page et qui instaure le dialogue avec le lecteur. Mais ce n’est pas tout, Etienne Mineur a trouvé aussi le moyen d’utiliser l’I-Phone ou

l’I-Pad comme accessoire et support du papier, en permettant à l’écran de reconnaître l’objet en papier que l’on pose dessus, un dessin va se continuer, une illusion d’optique va apparaître…

Oui, il est possible de sortir de l’isolement lorsqu’on est hospitalisé et c’est grâce à Mélanie Péron que nous avons découvert cette ouverture. Elle a eu l’idée de créer un jeu interactif très intuitif permettant aux patients de s’évader, de retrouver leurs proches à l’extérieur, une fenêtre ouverte sur le monde, ce concept se nomme « Bliss ». Une excellente démonstration de l’importance de la vie numérique pour rester connectés avec ceux qui vous manquent.

Voici pour une première partie, je vous laisse assimiler toutes ces informations et pour retrouver les biographies et les sites de tous les intervenants, c’est par ici : TEDxMontpellier !

Cécile Courtais

backto top