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Le CV d’un blogueur, community manager et concepteur rédacteur web

Cet article est mon CV et ma lettre de motivation. J’ai choisi de me présenter de cette façon pour attirer l’attention des personnes et des entreprises qui souhaitent s’attacher mes services.
pieds-florentins
Extrait du livre « Le Passant Florentin »,
dessin de Koffi Apenou.
2 passants font un pas…
l’un vers l’autre.

Commençons par une définition : Je suis un Passant Florentin.

Le Passant Florentin est le titre de mon premier livre publié en 2002. Je me suis identifié à mon protagoniste romanesque qui un beau jour d’automne met les pieds à Florence (Firenze). Ses premiers pas dans la capitale de la Renaissance vont complètement transformer sa vie. L’histoire de ce livre est tout simplement le récit de cette métamorphose : comment et pourquoi Denis Gentile est devenu le Passant Florentin.

Il va découvrir des choses dont il n’imaginait même pas l’existence. Il a de nombreux points communs avec des personnages que nous connaissons bien comme Candide, Socrate ou le Petit Prince. Sur son chemin, il rencontre Dante, Michel-Ange, Brunelleschi et tous les génies qui ont rendu ce lieu unique.

A son tour, il veut laisser une trace et contribuer à la mesure de son talent à rendre unique ce qu’il fait.

C’est cette philosophie qui me guide et que l’on retrouve dans mon parcours : passé, présent et bien sûr futur.

C’est comme si tout commençait par cette idée : « Avant d’arriver ici, je ne savais pas que cela existait ! » La transformation peut alors s’opérer.

Disney

Avant de travailler à Euro Disney (1992-2007), je ne savais pas ce qu’était une attraction ! Un manège oui, mais une attraction non. Pourtant ils m’ont engagé et j’y suis resté 15 années. Ce n’est pas rien comme expérience.

J’y ai exercé tous les métiers ou presque : opérateur dans un call center, agent de change, hôte d’accueil, guide VIP trilingue, guichetier, responsable des objets trouvés, traducteur bilingue au service sécurité et parfois au commissariat, chef de gare, conducteur d’autobus impérial, formateur, intégrateur html, conseiller clientèle, chef de projet web, chargé de la communication interne, responsable de la communication, rédacteur d’offres marketing, webmaster et quelques autres plus compliqués à définir comme en charge du Duty Manager Report ! Soit en fin de compte une vingtaine de fonctions différentes.

Aujourd’hui, c’est pour moi une matière inépuisable lorsque je cherche une idée ou un exemple pour un article ou un projet.

Revenons sur 3 de ces métiers :

Avant de travailler à Euro Disney, je ne savais pas ce qu’était l’internet. Mais en 1992, c’était normal. Je suis passé entre 1996 et 2007 des rudiments du web à l’expertise. J’ai appris une cinquième langue pour dialoguer avec la machine : le HTML et faire des sites. J’ai été formé à tous les métiers du web, sauf blogueur. Mais ça, c’est venu plus tard.

La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M'avez-vous reconnu ?
La Guest Relations Team devant le Château de la Belle au Bois Dormant. M’avez-vous reconnu ?

Avant de travailler à Euro Disney, je n’avais jamais encore rencontré les héros de mon adolescence. Mieux , je n’aurais jamais imaginé que certains d’entre eux seraient devenus mes amis comme l’ancien joueur du PSG : Marco Simone ou l’actuel entraîneur de la Fiorentina : Vincenzo Montella. Je garde d’excellents souvenirs en tant que guide V.I.P., notamment avec Didier Deschamps, Frank Sauzée, Roberto Baggio, Eros Ramazzotti et même Diego Maradona.

Avant de travailler à Euro Disney, je ne connaissais pas le parcours d’un objet perdu. En quelques mois, j’ai tout appris pour pouvoir organiser de fond en comble ce département et en définissant les procédures légales et pratiques. Pour la première fois, j’ai expérimenté cette observation qui me colle à la peau : comment rendre intéressant un sujet qui ne l’est pas !

Pour en savoir plus sur mes années Disney, je vous conseille ces deux articles :

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans !

Un Community Manager raconte ce que vous ne lirez pas ailleurs sur les 20 ans de Disneyland Paris

Mes autres expériences professionnelles

Avant de suivre les formations à l’Institut Equilibrio de Grasse en 2014, je ne savais que le coach était l’héritier de Socrate.

Avant de développer le blog d’Assurance de Prêt Online (2012-13), je ne savais pas que j’allais inventer un concept, le BlogStorming, qui allait faire trembler la blogosphère et les réseaux sociaux. Tout est né d’une question du responsable du projet.

Pour en savoir plus sur le BlogStorming, je vous conseille la lecture de ces 2 articles :

Le Community Manager, cet étrange chevalier qui lutte contre le marketing !

Une Battle de Blogueurs

Quand un CV se transforme en storytelling
Quand un CV se transforme en storytelling

Avant de collaborer avec M. Guy Couturier (2012-13), je ne savais pas que l’enchantement du client était la nouvelle tendance du marketing. Cela m’a réconcilié avec cette discipline. Ce blog mériterait une suite car le mur de l’enchantement a malheureusement rejoint cette ville fantôme nommée World Wide Web !

Mais surtout, je ne savais pas que j’aurais participé à la rédaction d’un livre sur le Marketing de l’Enchantement (paru le 2 novembre 2015 aux éditions Kawa).

Avant de collaborer au blog des blogueurs (NetZ en 2011), je ne connaissais pas WordPress. C’est devenu le logiciel que je maîtrise le mieux. J’ai pu publié l’article qui est devenu la colonne portante de mon travail : « Le blog est l’avenir de la presse écrite! » (version remix)

Avant d’écrire l’article « Glutamate E621 : Quand lire peut vous sauver la vie » (2011), je ne savais pas que cet article deviendrait une référence sur Google.

Avant de lancer mes premiers débats sur Viadeo (2010-11), je ne savais pas que je pouvais en quelques phrases provoquer l’intérêt de milliers d’internautes en quelques jours et même quelques heures.

Avant de devenir journaliste-rédacteur à France-Soir, je ne connaissais rien de la fabrication d’un journal.  Aujourd’hui, je suis encore choqué de la façon dont un rédacteur en chef peut travestir la réalité. Et bien sûr je ne savais pas que vingt ans plus tard le blogueur allait prendre le contre-pied de ce système.

Avant d’écouter la chanson More Than Words du groupe Extreme (1991), je ne savais pas que ce titre serait devenu celui de mon blog. Et je ne savais pas que ce blog deviendrait une référence en matière de rédaction web (cf. interview sur le blog de Frédéric Canevet).

Avant d’écouter mon prof de philo (1986-90), je ne savais pas qu’une matière scolastique puisse m’intéresser autant qu’un match de foot ou qu’un album de Sting ! C’est bien plus tard que j’ai compris que mes profs m’avaient donné « des seaux, des cartons, des sacs et des valises. »

Avant de voir Santa Maria del Fiore (1991), le Ponte Vecchio, le David et la Naissance de Vénus, je ne savais pas que l’art deviendrait ma plus grande passion et Michel-Ange mon héros préféré.

En conclusion car c’est l’objectif de cet article :

Avant de recevoir votre message, je ne savais pas encore que nous pourrions collaborer sur ce projet, transformer et rendre unique votre communication web (ou celle de vos clients) ! Ensemble, nous allons progresser.

Voyez-vous, l’étonnement est le début du blog !

J’invite mes relations sur les réseaux, mes amis et ceux qui viennent de me découvrir, à laisser un commentaire en commençant leur message par l’expression « Avant de connaître Denis Gentile, je ne savais pas … » Merci.

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Cliquez sur l’image pour m’envoyer un mail

Mes nouveaux projets en 2015 : Le développement du groupe #jeblogue sur Facebook et un ebook dont les principaux textes seront d’abord publiés sur ce blog, premier rendez-vous le 10 mars 2015 : Le blogueur et la tentation de l’île déserte

Lire la version italienne de ce CV (version 2013)

Télécharger cet article en pdf

Denis Gentile

A lire aussi pour compléter cet article : « Il était une fois un Digital Storyteller »

Le Community Manager et la Ville Fantôme (Troisième partie)

suite et fin de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme » et la deuxième partie : « Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ? »

« … A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux… »

Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager

« Eureka, j’ai compris. »

Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur.

« Le web, c’est comme une quincaillerie. On peut y trouver son bonheur, mais ce n’est pas sûr. Et sans le quincaillier, pour trouver le bon clou au milieu de milliers d’autres, c’est plus difficile ! »

La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris
La quincaillerie de la rue Montorgueil dans le quartier des Halles à Paris

« J’aime votre métaphore cher lecteur. Et savez-vous comment s’appelle ce quincaillier sur le web ? »

« Un Community Manager, n’est-ce pas ? »

« Exactement, je vous félicite. Mais croyez-vous que cela soit suffisant ? »

« Euh ! Je ne sais pas. »

« Bon, nous allons éviter un nouveau silence investigateur et je vais tenter de vous expliquer cela. »

Ce quincaillier, ou tout autre commerçant, a des fournisseurs qui lui confient leurs produits : des vis, des clous, des boulons, des planches, etc. Sans ces produits, il n’aurait rien à présenter dans les rayons de sa boutique et il n’aurait donc rien à vendre.

Le Community Manager a besoin lui aussi d’un fournisseur qui lui donne des produits qu’il pourra mettre en évidence dans les rayons de Google. Pour cela, il utilisera notamment les réseaux sociaux.

Le principal fournisseur du Community Manager, c’est le rédacteur web. Il y en a d’autres comme le photographe, le dessinateur et l’infographiste. Leur but est de concevoir des produits que l’on nomme « contenus ». Ce sont donc des producteurs (ou créateurs) de contenus. (Lire l’article « Des sceaux, des cartons, des sacs et des valises, l’interview d’un blogueur »)

Le contenu du pâtissier, c’est le gâteau. Le contenu du pizzaiolo, c’est la pizza. Le contenu du sommelier, c’est le vin. Le contenu du libraire, c’est le livre. Le contenu du couturier, c’est le vêtement.

Cette règle est universelle, mais sur le web, on l’oublie trop souvent. On fabrique des sites sans même définir avant ce que l’on va mettre dedans. Cela n’a aucun sens. Quand vous allez au supermarché, dans les bouteilles de vin, il y a du vin, dans les paquets de pâtes, il y a des pâtes, dans les boîtes de conserve de petits pois, il y a des petits pois, etc.

Le web, c’est une bouteille de vin, le web, c’est un paquet de pâtes, le web, c’est une boîte de conserve. Mais cette bouteille est vide, ce paquet et cette boîte aussi. Il faudra bien les remplir.

Alors quand nous naviguons et que nous trouvons éparpillés des bouteilles, des paquets et des boîtes vides, on a vraiment l’impression d’être dans une sorte de ville fantôme ou pire, dans une décharge.

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Le World Wide Web aujourd’hui quand nous naviguons ! Sans personne à la barre, ni rédacteur, ni community manager, on part à la dérive ! A quand la prise de conscience ? Avez-vous déjà pensé engager l’un d’entre eux ?

Parodiant le personnage le plus célèbre de tous les temps, nous pouvons nous servir ces mots : « que celui qui n’a jamais jeter (justement !) des bouteilles, des paquets et des boîtes vides sur le web, jette la première pierre. »

Ce blog n’avait pas été mis à jour depuis plusieurs mois [sic], d’autres blogs ont été abandonnés au bout de quelques semaines, des sites attendent leur premier contenu ou leur première mise à jour depuis des années.

Sur le web, il y a encore plus d’objets abandonnés et d’objets bancals que d’objets entretenus et bien conçus. Il y a dans ce créneau des milliers d’emplois à créer, tellement d’emplois à créer que les politiques pourraient y voir une opportunité pour résorber le chômage.

Le web est aujourd’hui une décharge, la plus grande de l’univers, que l’algorithme de Google ne réussira pas à trier et organiser.

Le web est aujourd’hui une ville fantôme dans laquelle inconsciemment nous nous complaisons. Car, malgré tout, nous sommes ravis d’y être ! Quel paradoxe !

Comme dirait Baudelaire, cette série d’articles est une « invitation au voyage », destination le web, la blogosphère, les moteurs de recherche et les réseaux sociaux.

Tout le monde y est cordialement invité. Les commerçants pour ne plus trouver des locaux abandonnés, les artistes pour nous donner envie de nous émerveiller et d’apprendre, et tous les autres, sans discrimination, pour animer une communauté, un blog ou donner un conseil dans un forum.

Le web est encore loin de la réalité, trop loin. Sans nous, sans les êtres humains, il le restera encore longtemps.

C’est mon métier de transformer cette réalité. Je ne suis pas le seul. Community Managers, Rédacteurs web et Blogueurs, nous sommes là pour rendre le web plus propre, plus beau et plus utile. C’est l’instrument le plus puissant que l’homme n’a jamais inventé.

Nous sommes des experts en maniement de cet instrument. Confiez-nous vos sites, vos réseaux sociaux et vos blogs, le web ne sera plus une ville fantôme. L’humanité pourra enfin prospérer.

Fin.

Denis Gentile

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Le Community Manager et la Ville Fantôme (Deuxième partie)

suite de l’article « Le Community Manager et la Ville Fantôme », lire la première partie : « La Ville Fantôme »

« S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme… »

Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?

La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac. D’ici trois ou quatre jours, la famille au complet se retrouvera sous un parasol d’une plage méditerranéenne. Première étape, pour rendre le voyage plus sûr et plus agréable, Lyon.

Ils arrivent en fin d’après-midi. Le père de famille s’allonge sur le lit de sa chambre d’hôtel avec son iPad. La connexion WIFI est instantanée. Il sent la faim lui titiller l’estomac. Il cherche un bouchon, ces fameux bistrots spécialisés en cuisine lyonnaise. En écartant l’index et le majeur, il agrandit l’image de la carte sur son écran. Plusieurs restos sont indiqués. C’est vraiment pratique, car se dit-il, « fatigué comme je suis, je n’ai pas envie d’arpenter la presqu’île en long (surtout) et en large pour trouver un restaurant. »

Il va vite déchanter.

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.
Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

C’est dimanche, comme souvent et un peu partout en France, la plupart des restaurants sont fermés le dimanche soir. Mais ça, l’application de son iPad ne le sait pas. Il faut donc aller sur chaque site en le recherchant sur Google. Parfois, il ne clique même pas sur le site en question. Sur la première page du moteur de recherche, il a déjà lu quelques avis négatifs du genre : « Le chef de ce restaurant est un virtuose du four à micro-ondes, tout est réchauffé ! », ou encore « Le sourire du serveur n’a d’égal que la tristesse de mes trois quenelles ! ». Mais comment se fait-il que ces avis soient la première chose que l’on puisse lire ? Ils n’ont pas de Community Managers dans cette profession ? 

Imaginez une seconde que ces avis soient affichés sur la porte du restaurant à la place des stickers du Petit Futé ou du Guide du Routard. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

D’autres n’ont pas de sites ou s’ils en ont un, ils n’apparaissent pas sur la fameuse première page de Google. Pour un internaute comme notre chef de famille affamé, fatigué et avachit depuis une trentaine de minutes sur son lit d’hôtel, ce restaurant n’existe pas. En fin de compte, il en trouvera des traces sur « cityvox » ou « lafourchette ». Et là encore les avis des clients seront déterminants. Mais, c’est une autre perte de temps. Il faut appeler pour savoir s’ils sont ouverts le dimanche soir. Il prend son téléphone, compose le numéro et… personne ne répond. C’est donc fermé. Eux non plus n’ont pas de Community Managers, ni même de blogueurs ou de rédacteurs web.

Imaginez une seconde que sur la devanture ne figure ni le nom ni même la mention, restaurant ou bistrot ou bouchon ou pizzeria ou crêperie, etc. C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web ressemble étrangement à cette image. La pochette interne de l’album Pornograffitti du groupe Extreme, publié en 1991, dont est extraite la chanson titre de ce blog More Than Words. Sur la page suivante, un montage de l’album NeverMind de Nirvana, publié à la même époque. Ce blog joue sur le contraste et la complémentarité entre ces deux albums. Voir la troisième partie de cet article.

Enfin, il y a ceux qui ont un site. Il y a les sites qui ressemblent à une brochure avec un document pdf qui s’ouvre à chaque fois que vous cliquez sur un lien. Et là, au troisième clic, il trouve les infos pratiques : fermé le dimanche soir et le lundi toute la journée ! Il y a aussi ceux qui ont un site à vous en mettre plein la vue avec une animation en flash en ouverture. Manque de chance, l’iPad ne lit pas le flash et il se retrouve sur une page blanche. Ils n’ont pas misé sur le bon cheval :  infographiste ou chef de projet web. C’est la loi du marché. Les agences web préfèrent vendre une animation qu’ils pourront faire payer plusieurs milliers d’euros que des textes qu’ils n’osent même pas facturer au client ! Bah bien sûr, tout le monde sait écrire, le client sera bien le faire lui-même.

Imaginez-vous une seconde, confortablement assis et attablé, le serveur du resto ne vous entend pas et ne parle pas. Il n’a pas le logiciel adapté à votre interface ! C’est exactement ce qu’il se passe sur le web.

Le web est encore loin de la réalité. Quand vous voyagez l’impression est nette et décevante.

Nous étions à Lyon, nous aurions pu vivre la même expérience à Paris, Marseille, Nice, Strasbourg, Montpellier, Nantes, Bordeaux ou toute autre ville en France ou à l’étranger. (Lyon est aussi le lieu des articles publiés en 2011 sur le blog NetZ : Monsieur Eastwood, est-il vrai que les gens n’aiment pas lire sur le web ? et L’éternel débat du fond et de la forme)

Qu’ils le veuillent ou non, papa, maman et les enfants devront sortir sans savoir où aller. Mais est-ce si dramatique ? Ils s’apercevront immédiatement que non. A trente mètres de l’hôtel, il y a une brasserie sympathique qui n’était même pas indiqué sur le plan de l’iPad. Mine de rien, une paire de jambes et une paire d’yeux, on n’a jamais rien inventé de mieux.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART III : Le rédacteur web est le fournisseur officiel du Community Manager« 

« « Eureka, j’ai compris. » Mon lecteur interrompt enfin son silence investigateur. »

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Le Community Manager et la Ville Fantôme (Première partie)

« Ne vous fiez pas au titre de cet article, il est incomplet et trompeur. C’est son contenu qui vous révélera son sens. »

La Ville Fantôme

Mercredi, il est 16h, en plein cœur de la journée, mais les stores en fer de ce vieux magasin de chaussures recouverts de graffiti restent désespérément baissés, comme la plupart des autres boutiques du centre ville.

Une ville fantôme
« …dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! » Et pourtant…

Les toiles d’araignées décorent la vitrine de la boulangerie-pâtisserie. La rue est déserte, le vent souffle et l’air est vicié par la poussière. Quelques mètres plus loin, l’entrée du restaurant est inaccessible, le parvis est envahi par les bourraches, les plantes de moutardes sauvages, les salsepareilles, les ronces, les orties et par d’autres mauvaises herbes dont certaines auraient pu servir à cuisiner une bonne omelette ! Au même moment, un chat traverse la rue à toute berzingue, il aura repéré quelques rats attirés par les sacs de farine de l’ex-boulanger.

Au centre de la place, le kiosque à journaux est rempli d’eau, les pluies diluviennes ont provoqué des infiltrations et la masse de magazines n’a pas suffit à éponger les dégâts.

Ici et là, il y a des vitres cassées et quand on jette un coup d’œil à l’intérieur, il n’y a plus rien. Dans la boutique de vêtements, l’épicerie, le bijoutier, la librairie, le mégastore en appareils technologiques ou le brocanteur, c’est la même désolation.

la-ville-fantome-1-more-than-wordsMarchandises abandonnées, moisies, pourries et dépéries. Magasins pillés, vandalisés et dévastés. Sans l’homme, la nature a repris le dessus. C’est le retour de la végétation et du règne animal.

« Quel cauchemar ! Vous faites des rêves bien étranges » me dites-vous. Eh bien non !

« Alors, ne serait-ce pas plutôt un scenario pour un roman d’anticipation à la Mad Max ? » me demandez-vous quelque peu désarçonné. Encore une fois, non !

« C’est la réalité, mon cher lecteur ! »

« Quelle réalité Monsieur l’auteur ? Moi, une telle description d’une ville fantôme au XXIe siècle, je n’en ai jamais vue. Peut-être, vouliez-vous évoquer une réalité passée ? Comme on en voit dans les westerns. »

« Bien au contraire, ce tableau ne pouvait pas être d’une autre époque. C’est impossible. Il s’agit bien d’une réalité d’au-jour-d’hui. »

« Alors, dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! »

« A moins d’être un acrobate, vous n’irez jamais avec vos pieds. Mais plutôt avec les mains. »

« Ne mégotez pas s’il vous plaît, pieds ou mains, peu m’importe, je veux juste rester loin de ce lieu tragique. »

« Mais c’est trop tard, cher lecteur. Vous y êtes déjà ! »

S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART II : Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?« 

« La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac… »

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Si Pierrick Le Bourdiec était un mot, il serait…

Questionnaire « More Than Words » #21

(Intro : 12 syllabes, comme un alexandrin, en plus de votre nom et prénom pour vous présenter. Qui êtes-vous ?)

 Pierrick Le Bourdiec : Un obsédé textuel fan de cinéma.

A – Si j’étais un nom commun au féminin, je serais… la curiosité.

B – Si j’étais un nom commun au masculin, je serais… l’échange.

C – Si j’étais un adjectif, je serais… anticonformiste.

D – Si j’étais un adverbe, je serais… précisément.

E – Si j’étais un verbe à l’infinitif, je serais… anticiper.

F – Si j’étais un verbe conjugué, je serais… un futur simple : j’écouterai.

G – Si j’étais un mot qui a changé ou changera ma vie, je serais… voyages, au pluriel.

H – Si j’étais une expression, je serais… « ça, c’est fait… » ou bien « ce qui est fait n’est plus à faire ».

I – Si j’étais la première lettre d’un mot, je serais… A… comme avancer.

J – Si j’étais le mot d’un autre (lire les autres interviews), je serais…  partager. (1)

K – Si j’étais un mot employé à tort et à travers, je serais… transversal.

L – Si j’étais un nom de domaine en .com ou .fr, je serais… Amnesty.fr 

M – Si j’étais un mot d’une langue étrangère, je serais… Serendipity.

N – Si j’étais un mot dont je ne connais pas la définition, je serais… Dieu.

O – Si j’étais un mot clef pour Google, je serais… olibrius.

P – Si j’étais un mot inventé, je serais… le verbe LOLer.

Q – Si j’étais un mot que je trouve laid, je serais… l’intolérance.

R – Si j’étais un jeu de mots, je serais… une contrepèterie salace.

S – Si j’étais un mot à aimer, je serais… la tolérance, of course.

T – Si j’étais un mot que j’ai du mal à prononcer, je serais… une mauvaise exégèse.

U – Si j’étais un mot à avaler, je serais… l’orgueil.

V – Si j’étais le mot de trop, je serais… le fanatisme.

W – Si j’étais ‘More Than Words’ (littéralement ‘plus que des mots’), je serais… d’accord !

X – Si j’étais le mot que je n’ai pas encore réussi à placer dans mes réponses, je serais… la procrastination.

Y – Si j’étais un mot à répéter parmi mes réponses, je serais… la tolérance.

Z – Si j’étais mon dernier mot, je serais… encore ! (tout est dans le point d’exclamation)

(Explications : si vous souhaitez commenter vos réponses. Vous avez 101 mots, pas un de plus !)

« – LOLer… que je ne cautionne pas car il ne rend pas justice à la langue française.
– …Dieu… déjà dit, mais tellement approprié
– il manquait une question pour placer le Désir.
– Olibrius m’a fait hésiter… Un seul mot-clé ? Not fair ! »

Les photos sont extraites de son profil Facebook.

Retrouvez aussi Pierrick sur le site de l’agence de communication Ultra-Fluide.

Pierrick, voici les mots qui manquent dans ton portrait : créativité, sympathie, fidélité et intérêt. En tout cas, c’est ce que moi j’ai pu constater sur les réseaux sociaux. Je me pose une question, qui sait si un jour nous pourrions collaborer ensemble sur un projet ?

(1)  Si Cécile Courtais était un mot…

Pourquoi un mot plutôt qu’un autre? Posez vos question, les commentaires sont ouverts.

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A qui le tour ? C’est à vous, si vous étiez un mot, vous seriez…

Téléchargez le questionnaire puis envoyez vos réponses à auteur@morethanwords.fr 

© « Si j’étais un mot… » concept, design, textes et réalisation Denis Gentile & Patrizia Bonatti-Gentile

Moi, Community Manager, mon opinion ne compte pas et c’est mieux comme ça !

Je dirais même plus : tout le monde se moque de l’opinion du Community Manager. C’est pas son boulot. A moins qu’à son tour, il décide de faire sa star et de jouer aux ‘Alain Delon’ du web.
La multiplication des forums et des réseaux sociaux, comme la profusion des talk shows, ont donné naissance à un nouveau métier : ‘opinioniste’. C’est une dérive de la médiatisation à tout-va. Qui sont ces donneurs d’opinions ?

Lorsqu’un acteur vient parler de son film, un chanteur présenter son nouvel album ou un écrivain nous donner envie de lire son dernier bouquin, ils ne peuvent pas s’empêcher d’évoquer les droits de l’homme en Chine et les derniers propos de nos politiciens. Pas seulement, ce n’est pas l’unique fautif, c’est aussi plus fort que le présentateur, celui sensé diriger les débats.

Avec la campagne présidentielle, j’attends d’ailleurs avec impatience les conseils de nos ‘V.I.P’. Grâce à eux, je vais savoir pour qui voter !

Je dois faire un aveu et ce faisant vous transmettre mon opinion : Moi, les avis d’Alain Delon, Renaud, Lio, Michel Boujenah et compagnie m’ont toujours ennuyé. Parfois, quand ils endossent la panoplie d’un Socrate ou d’un Platon, ça aurait même tendance à m’énerver.

Mais bon, c’est mon opinion et mon opinion, tout le monde s’en moque. Et c’est mieux comme ça.

Ce n’est pas nouveau. Cette situation existe depuis des années. On pourrait d’ailleurs développer un nouveau genre de télé-réalité. Comment ? En mettant des caméras au comptoir d’un bar. Après le ballon de rouge de 10 heures et le pastis de 11 heures, on aurait alors en direct sur nos écrans la crème des opinions de nos franchouillards aux zygomatiques si sympathiques.

Rien de nouveau sous le soleil ? Disons que la situation a évolué et s’est modernisée.

On n’a plus besoin d’être une star ou d’aller dans un bar pour exprimer son opinion aux autres, il suffit de se connecter sur internet et d’intervenir dans les débats et les forums.

Tout le monde peut alors se prendre pour Alain Delon ou Platon. D’ailleurs certains prendront même leur identité en y ajoutant un chiffre symbolique ou porte-bonheur. Le dialogue pourra commencer entre Delon1935 et Platon387 (1).

Le Community Manager est un arbitre

Le Community Manager est un arbitre (2)

Dans cette mêlée d’anonymes entre Delon1935 et Platon387, il y a parfois un modérateur. Ce modérateur est d’ailleurs l’ancêtre du Community Manager qui en a hérité le rôle. On peut le comparer à un arbitre. De la même façon que l’arbitre n’est pas un joueur de football, le Community Manager n’est pas un opinioniste. Son opinion, il doit la garder (précieusement) pour lui. Imaginez l’arbitre déclarer sa passion pour Marseille avant le Classico (match PSG – Marseille) ! De quoi enflammer l’avant-match et il serait certainement révoqué. Même chose pour un Community Manager.  A moins qu’il cherche volontairement à envenimer le débat pour faire de l’audience.

Dans cette acceptation, on comprend parfaitement que l’opinion d’un Community Manager ne compte pas et c’est bien mieux comme ça. Ce n’est tout simplement pas prévu dans sa liste de compétences et c’est même contraire à sa déontologie.

Le Community Manager est un ambassadeur

Autre comparaison intéressante, le Community Manager est un ambassadeur. C’est l’ambassadeur d’une marque. Celui qui va représenter les produits et la notoriété d’une marque sur le web. Et s’il y a bien un personnage dans le monde politique international qui doit être mesuré dans ses actes et ses propos, c’est bien l’ambassadeur. Autrement dit, il doit faire preuve de diplomatie. Son opinion, il ne la livre donc pas en public. Il pourrait froisser les susceptibilités des autorités du pays où il se trouve et provoquer un incident diplomatique.

Malheureusement, il convient de minimiser l’expression « incident diplomatique » quand elle est appliquée au web. Car si dans notre quotidien, il est difficile d’échapper à nos responsabilités quand on commet une erreur ou une faute, sur le web, les conséquences de nos actes sont très limitées. On pourrait développer plusieurs arguments. Mais ce n’est pas l’objet de cet article. Attachons-nous à l’un d’entre eux : l’anonymat.

Platon387 est anonyme. On ne l’a jamais rencontré. On ne connaît pas son nom, son adresse, son âge ou son visage. Juridiquement, il n’existe pas. Il peut se permettre tous les écarts de langage et accuser sans savoir car de toute façon, il ne répondra jamais de ses actes. Il ne pourra jamais être jugé.  Alors, il en profite. Il émet les opinions les plus absurdes et parfois scandaleuses, de la plus banale des insultes à des revendications plus graves comme le racisme.  Personne ne l’arrêtera si ce n’est sa conscience, si un beau jour elle se réveille miraculeusement.

Quand un acteur exprime son opinion en direct à la télé, il s’expose. Certains l’ont chèrement payé. Il y a des dizaines d’exemples. Je pense en particulier à Chantal Goya ou dernièrement Doc Gynéco. J’ai beau ne pas aimer les déclarations pseudo-intellos des gens du spectacle, mais je dois reconnaître qu’ils assument ce qu’ils déclarent haut et fort. Ce qui n’est pas le cas de Platon387.

D’autre part, ce point est particulièrement intéressant, un anonyme ne fait qu’exprimer des opinions. Jamais, il n’ira jusqu’à exprimer une véritable idée. Pourquoi ? Quand vous avez une idée, vous en êtes fier. Vous en êtes l’auteur ou l’inventeur. Vous pouvez revendiquer un brevet d’inventeur ou des droits d’auteur. Croyez-vous qu’il soit possible d’accorder des droits d’auteur ou un brevet d’inventeur à une personne juridiquement inexistante ? Je ne crois pas.

Bien sûr, et les cas sont légions, un artiste ou un écrivain peut choisir une autre identité en adoptant un pseudonyme. Mais ce pseudonyme est légitime et a une vraie valeur au niveau de la loi. Ca n’a rien à voir avec la foule des anonymes du web.

Si le Community Manager était anonyme, il pourrait donc émettre des opinions. Au premier problème, il changera de pseudo comme de chemise. Les sociétés, qui investissent des millions d’euros dans la recherche, la communication, le marketing, etc. ne peuvent pas se permettre d’embaucher un tel personnage. Le Community Manager ne peut donc pas être anonyme.

Le Concepteur Rédacteur web n’a pas d’opinions mais des idées

La rédaction et la conception sont deux attributions du Community Manager.

Le rôle du Concepteur Rédacteur web est de construire un discours autour de quelques idées. Ces idées ne sont pas des opinions. L’idée est plus forte. Elle est argumentée. Elle peut-être fausse ou vraie car son but n’est pas la vérité. Son but est la création. On pourrait citer toute la liste des inventions. La machine à laver est née d’une idée. Pas d’une opinion. Le téléphone est né d’une idée. Pas d’une opinion. Le crayon est né d’une idée. Pas d’une opinion. Et ainsi de suite.

Il n’y a pas que les inventions. Par exemple, ce blog est né d’une idée. Une idée que je vous invite à découvrir en cliquant sur la rubrique ‘A Propos’. Les parcs d’attraction sont nés d’une idée de Walt Disney. Un lieu où toute la famille peut se retrouver ensemble et se divertir du plus petit au plus âgé. Le marxisme ou le libéralisme sont nés d’une idée. La cohérence d’un roman policier tient autour d’une idée. Et ainsi de suite.

Ensuite, nous avons la possibilité, on peut même oser dire la liberté, d’accepter ou non cette idée, d’exprimer son accord ou son désaccord, de choisir une idée plutôt qu’une autre. Je nomme ainsi notre fameuse opinion. Je trouve ce blog intéressant ou je le trouve dépourvu d’intérêt. Je passe du bon temps dans les parcs à thèmes ou je m’y ennuie. Ou encore, je préfère Disneyland au Parc Astérix. Je suis communiste ou au contraire profondément conservateur.

C’est de cette façon que l’on construit des opinions.

Les dictateurs du web 2.0

De la même façon, on peut dire que les critiques existent parce qu’il y a quelque chose à critiquer : un film, un plat, un lieu, un livre, etc. Le film est alors comparable à l’idée et les critiques à l’opinion.

L’opinion, et je rejoins alors nos philosophes Pascal Jacob dans « Noblesse, dangers et mort de l’opinion ! » et Justine Neubach dans « L’opinion est plus réelle que Dame Vérité« , a une vraie noblesse, une grandeur d’âme.

Mais, et je rejoins plutôt la description de Céline Jyoti dans son article « Internet a donné aux opinions un souffle qu’aucune concierge du monde n’aurait jamais osé rêver », elle est dangereuse et décadente.

Rest in Peace – Music from Extreme

Quand les opinions sont trop nombreuses, il arrive un moment où critiquer devient impossible. Vous aurez ici, dans les commentaires, tout le loisir de vous exprimer à propos de mon discours. En revanche, soyez prudents si vous allez sur d’autres sites célèbres comme Owni. Si votre opinion est différente de celle de son lectorat, vous risquez de vous attirer les foudres de ses tenanciers. J’en ai fait la triste expérience. Ce n’est pas seulement un mauvais moment à passer, se faire insulter n’est pas agréable, c’est surtout extrêmement grave. Pourquoi ? Parce que vous vous rendez compte que certaines opinions (les tentatives de réglementation du web ou Google plus qui refusent d’ouvrir des comptes pour les anonymes) sont inattaquables. Vous ne pouvez pas vous permettre la moindre critique constructive. Ce sont les nouveaux lieux de dictature.

Le W.I.P.

Je tiens à terminer cet article sur une note plus légère et humoristique. Le Community Manager est de nos jours la star du web. C’est celui que l’on suit pour trouver des bons plans, des bons articles et tout ce qui est digne de notre intérêt sur le web. Mais il y a là un danger. Lequel ? Qu’il se prenne vraiment pour une star à l’instar d’Alain Delon.

Et si le Community Manager fait la star ou si vous préférez le W.I.P. : Web Important Person, alors on risque de devoir supporter ses opinions !

(1) 1935 est l’année de naissance d’Alain Delon et – 387 avant J.C. est la date de fondation de l’Académie, l’école de Platon à Athènes.

(2) L’arbitre le plus célèbre de l’histoire du foot, l’italien Pierluigi Collina. Photo :  ©Tous droits réservés par Alvaro Isidoro

Denis Gentile

 

L’OPINION DE CES CONNAISSEURS QUI PARLENT SANS SAVOIR CE QU’ILS DISENT ! (1)

Pendant que Michel-Ange faisait quelques retouches à la statue après qu'elle fut mise en place (2) , le gonfalonier (3) Soderini vint un jour le voir travailler et s’avisa de CRITIQUER le nez du David, qu’il trouvait trop gros.

L’artiste, pour toute réponse, se permit envers ce grave personnage une raillerie ou plutôt une espièglerie d’atelier. Il monta sur son échafaud, après avoir ramassé un peu de poussière de marbre, qu’il laissa tomber sur son critique pendant qu’il faisait semblant de corriger le nez avec son ciseau; puis, se retourant vers le gonfalonier, il lui dit :

Eh bien ! Qu’en pensez-vous maintenant ?
Admirable ! répondit Soderini, vous lui avez donné vie !

Michel-Ange, ajoute Vasari après avoir raconté cette anecdote, descendit de l’échafaud en riant de ce magistrat « semblable à tant d’autres connaisseurs qui parlent sans savoir ce qu’ils disent ».


(1) Extrait du livre « La Jeunesse de Michel-Ange » de Frédéric Koenig, édition de 1893.
(2) Le 8 juin 1504, la statue gigantesque de Michel-Ange, le DAVID est transportée devant le Palazzo Vecchio à Florence. Elle sera entièrement terminée le 8 septembre de la même année.
(3) L’un des 9 membres du gouvernement florentin. Une sorte de ministre de l’époque.

Copyrights nzric

A lire aussi cette semaine du même auteur, l’histoire d’un autre David : L’opinion et la fierté d’un père ou l’histoire de Joël et David Hauss

Le secret de la potion magique

Après avoir abordé le sujet des tarifs proposés par des plateformes de rédaction, nous avons décidé maintenant de vous livrer nos secrets… Nos petites recettes, notre potion magique (à base de tomates bien évidemment…) Comment nous, concepteurs rédacteurs, community managers, rédacteurs web, etc, élaborons nos prix ? Par quelle équation magique, parvenons-nous à vous sortir un tarif de notre chapeau ? Est-ce le fruit du hasard ou d’une longue réflexion ?

Dis-moi tes tarifs, je te dirai qui tu es !

Tout d’abord, je tiens à signaler que ce que je vais révéler dans les lignes qui suivent n’engage que moi ! Et j’invite tous mes consoeurs et confrères à apporter leur contribution et expliquer comment ils élaborent leurs tarifs. Mon histoire est assez facile à résumer. Lorsque je me suis installée en indépendante, j’ai demandé à des amis concepteurs rédacteurs free-lance de me donner des exemples de tarifs. A partir de ces informations, j’ai adapté en fonction des demandes que je recevais. Premier handicap : tous mes amis sont dans la Vente à Distance, secteur où on est payé à la double page. A Montpellier, on allait me solliciter sur des projets qui n’avaient rien à voir… C’est ainsi qu’à partir du taux horaire moyen que l’on m’avait communiqué, j’ai essayé de déterminer pour chaque cas combien de temps j’allais y passer. J’ai par ailleurs découvert un hub sur Viadéo qui m’a beaucoup aidée, animé par Stéphane Bourhis, il publie chaque année un Baromètre de la Rédaction. Quel bonheur en constatant que tous mes tarifs se situent dans la moyenne de ce barème ! Stéphane Bourhis, je ne vous remercierai jamais assez !

Bon, ça a l’air rapide comme ça en le lisant, mais avant de parvenir à quelque chose qui tenait la route, je peux vous assurer que ça m’a pris du temps ! Et comme dans toute profession libérale, il faut tenir compte de toutes les charges… Mais là, c’est un sujet qui demanderait une édition complète !

Laissez mijoter à feu doux…

A partir de ces premiers repères, on affine… Et oui, si on me demande un rédactionnel pour une plaquette 4 pages format A4, le prix n’est pas toujours le même… Je vois votre stupéfaction devant votre écran « Mais pourquoi ??? ». Suis-je sujette aux sautes d’humeur, est-ce que je rencontre des problèmes de sommeil ? Non pas du tout… Tout simplement parce que cela dépend du sujet. Une plaquette pour mon marchand de tomates, vantant sa boutique et ses produits me demandera peu de temps de recherche, je vais lui proposer un prix tournant autour de 300 euros. Une plaquette pour une société en ingénierie industrielle me prendra beaucoup plus de temps, nécessitera une recherche approfondie, on est dans un secteur sensible, chaque mot peut avoir une répercussion. Je proposerai alors un prix aux alentours de 600 euros. Du simple au double, je sais, ça peut choquer. Mais si on reprend notre exemple des tomates, c’est comme lorsque vous préparez une recette. Pour faire des tomates mozzarella, il suffit de couper les tomates en fines tranches, cela vous prend peu de temps. Pour faire un coulis de tomates pour votre pizza (n’est-ce-pas Denis ?), il faut ébouillanter les tomates, les peler, les épépiner, les faire revenir dans l’huile d’olives, y ajouter de l’ail, des fines herbes, laisser mijoter plusieurs heures sans cesser de surveiller…

« Ce ne sont que quelques annexes ! »

Par conséquent, il me parait très difficile de donner une liste de tarifs selon les supports sans avoir des informations détaillées. Un exemple récent : je travaille pour une agence pour la rédaction d’une plaquette au tarif de 400 euros, pas de souci, tout se passe bien. Quelque temps plus tard, cette agence me recontacte pour rédiger les documents annexes de cette plaquette, je demande alors 700 euros. Et là, l’agence me fait savoir que c’est beaucoup trop, que ce ne sont que des annexes par rapport à la plaquette, etc, qu’ils ne comprennent pas. Oui mais… Il y avait un énorme travail de préparation et de recherche qu’ils ne soupçonnaient pas. Ce n’était que des annexes mais elles demandaient beaucoup plus de temps…

Actuellement, je travaille sur mes Conditions Générales de Vente, titre auquel j’ai rajouté « et de fonctionnement ». En tant qu’auto-entrepreneur, je ne suis pas dans l’obligation d’en présenter. Mais face aux cas que l’on rencontre parfois, j’ai préféré tout mettre noir sur blanc. Je précise entre autre ma manière de travailler, d’élaborer mes tarifs…

Après vous avoir révélé le secret de ma recette, je vous souhaite bon appétit !

Cécile Courtais

Le ‘Making of’ d’un thriller & blockbuster

Cet article ressemble aux suppléments que l’on trouve sur un DVD. Le film en question, pardon, je voulais dire l’article en question est « Quand Facebook nous remplit d’épouvante ! ».  Je vous invite à découvrir tous les secrets de fabrication, ou presque.

Avertissement : Cet article n’a d’intérêt seulement et seulement si vous avez déjà lu Quand Facebook nous remplit d’épouvante !. Puisqu’il s’agit de son ‘Making of’. De plus, s’agissant d’un ‘Thriller’, il vaut mieux le lire sans rien savoir de son déroulement et dénouement. L’emploi du mot ‘Blockbuster’ dans le titre s’explique car cet article a dépassé en 8 jours les 1000 lectures, les 120 ‘like’ sur Facebook, 200 tweets et retweets et surtout parce qu’il a fini dans le TOP 5 (4e) du concours organisé sur le blog ‘Virtuose Marketing‘ de Cédric Vimeux. Un résultat encourageant pour notre blog. Je vous invite à découvrir le classement des 5 meilleurs articles de ce concours en cliquant ici.

Mettre en scène des personnages et une histoire

Tout commence le 21 mars 2011 avec la publication de l’article « Le blog est l’avenir de la Presse Ecrite ! ». Un certain Francis Benett nous explique comment le web a changé nos habitudes vis à vis de la presse, notre façon d’écrire et de lire. L’important nous dit-il est de mettre en scène une histoire et des personnages. Ce n’est plus simplement relater platement des faits, présenter des opinions, retranscrire une interview ou développer une réflexion. Ca, c’est l’ancienne méthode, celle qui s’imprimait sur du papier journal. Aujourd’hui, il faut être plus créatif pour intéresser le lecteur. Un article de fond et de réflexion (que certains qualifieront de difficile) qui a totalisé plus de 5000 lectures. Un autre ‘blockbuster’ !

Ce n’est pas une fiction !

Attention, il y a une part de vérité à respecter. Vous ne pouvez pas tout inventer. Ce n’est pas une fiction. Le lecteur doit croire à ce que vous écrivez. L’imagination est surtout là pour donner une forme à votre discours. Les éléments de votre article doivent avoir des racines dans la réalité. Quels sont ces éléments ? Ce sont les cailloux du Petit Poucet !

Les lecteurs suivent un chemin que vous avez tracé avec des mots et des idées. Ils vont évoquer dans son esprit quelque chose de familier.

Pourquoi familier ?

– Parce que dans vos précédents articles, vous en avez déjà parlé.

Par exemple, les agressions verbales de certains internautes. C’est l’un des points qui ont conduit à ma démission le 15 août dernier. Quand Ivan Pauleto m’agresse, c’est donc tout à fait plausible puisque c’est déjà arrivé et j’en ai déjà parlé.

Même raisonnement quand je parle de mon chien. Il est bien réel et en plus il a une identité sur le web puisqu’il a son propre blog.

– L’environnement est aussi familier. Le lieu de l’histoire est connu de tous les lecteurs. Il s’agit de Facebook. De plus, je suis Community Manager et j’ai donc des milliers de contacts. Il est donc parfaitement plausible que je ne me souvienne pas d’un nom.

– Des situations qui rappellent quelque chose. Dans les thrillers (mon correcteur automatique me dit que c’est un anglicisme et que je devrais dire films d’épouvante), Scream par exemple, tout commence par un coup de fil. Cette fois, j’ai modernisé la fable. Je reçois un message sur Facebook.

Le tout est cohérent

Un récit est vraisemblable s’il est cohérent. Ce texte a été spécialement écrit pour participer à un concours. Il était important d’intégrer dans le scénario de l’article la participation à ce concours. C’est un des éléments qui assure un lien logique entre les différentes parties du discours. Le concours ne vient pas comme un cheveu sur la soupe. Il fait partie de l’histoire. Cohérence.

Dans l’article : « Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner », j’évoque notamment le manque de temps pour me consacrer à d’autres activités comme la lecture et je cite différents livres que j’aimerais enfin pouvoir lire. Parmi eux, un thriller américain : « L’épouvantail ». Cet article a créé le buzz sur le web. Il a fait exploser les statistiques de mon blog et à susciter de nombreuses réactions sur tous les réseaux sociaux. Je devais donc profiter de ce nouvel élan. J’ai donc repris des éléments contenus dans cet article et j’annonce que j’ai pu enfin finir la lecture d’un livre. La belle affaire ? Non, car si je n’avais pas lu ce livre, je n’aurai jamais écrit cette histoire. Je m’en suis inspiré en réinventant sa trame et en l’adaptant à l’écriture d’un article pour la blogosphère. J’en tire plusieurs enseignements :

– D’abord une idée qui est présente dans mes derniers articles et notamment dans « Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans ! ». Etre Community Manager, ce n’est pas fouiner sur le web et tweeter à tout va 24 heures par jour et 7 jours par semaine. Non, le bon Community Manager doit s’évader. Il doit prendre le temps de se déconnecter. Dans mon cas par exemple, ça signifie lire un bouquin, me promener avec mon chien, faire des pizze ou encore jardiner. Je me ressource et je trouve l’inspiration pour écrire. C’est la meilleure façon pour ne pas se répéter et tenter de trouver de nouvelles idées. Ma démission, même provisoire, a donc été salutaire.

Le blogueur n’écrit pas comme un journaliste-rédacteur. Il ressemble plus à l’écrivain. Dans un quotidien, le journaliste passe d’un sujet à l’autre avec maestria mais souvent sans continuité. Sur un blog, il y a des liens d’un article à l’autre. Les fameux cailloux mentionnés précédemment. Les articles d’un blog sont donc similaires aux chapitres d’un roman. J’ai bien dit ressemble à un écrivain. Avant de devenir un écrivain, le blogueur devra notamment travailler son style et son orthographe. Le blog est donc un bon exercice. Vos réactions montrent que l’exercice a été réussi. Merci.

– Si vous lisez bien mes articles, vous y trouverez les sujets des prochains. D’ailleurs, tout ce que dit Ivan Pauleto, vous pouvez le retrouver sur le web. Soit dans mes articles, soit dans mes différents profils. Le dialogue est donc parfaitement réaliste et cohérent.

Le Concepteur Rédacteur Web

« Quand Facebook nous remplit d’épouvante ! » n’est pas l’article d’un Community Manager. C’est un article qui raconte l’histoire d’un personnage dont le métier est Community Manager. Celui qui signe cet article s’appelle CONCEPTEUR REDACTEUR WEB. Il ne se contente pas de résumer des infos qu’il a trouvées sur le web et de vendre ce contenu à des sites comme l’internaute ou d’une agence de voyages (ces textes sont rémunérés 3 centimes le mot). Ca, c’est un travail pur et simple de rédacteur. Il développe un sujet personnel et il le met en scène. Il y a un vrai scénario qui soutient ce texte. C’est pour cette raison qu’il n’est pas inexact de parler de ‘Thriller’, ‘Making of’ et ‘Blockbuster’. Le vocabulaire du cinéma est parfaitement adapté aux compétences d’un Concepteur Rédacteur Web.

Les moyens dans les mains d’un blogueur n’étant pas équivalent à ceux d’un réalisateur hollywoodien, il est à la fois scénariste, réalisateur et acteur. Il se met donc lui-même en scène et il en assure aussi la promotion. C’est ainsi que le Concepteur Rédacteur Web devient un Community Manager.

Ce ‘Making Of’ est pour moi indispensable. Je voudrais prendre « Quand Facebook nous remplit d’épouvante ! » comme une référence pour imprimer un style à More Than Words. Si vous aimez écrire et que vous adhérez à ce que j’essaie d’exposer avec pédagogie, alors je vous accueillerai volontiers sur mon blog. Avis aux amateurs.

Mais attention, il ne s’agit pas de refaire un thriller, il y a bien d’autres genres tout aussi passionnants.

Denis Gentile

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Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner !

Community Manager est aussi (et surtout ?) un métier pour les plus de 26 ans

Quand Facebook nous remplit d’épouvante !

Voir aussi la catégorie COLONNES.