Le Community Manager et la Ville Fantôme (Première partie)

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« Ne vous fiez pas au titre de cet article, il est incomplet et trompeur. C’est son contenu qui vous révélera son sens. »

La Ville Fantôme

Mercredi, il est 16h, en plein cœur de la journée, mais les stores en fer de ce vieux magasin de chaussures recouverts de graffiti restent désespérément baissés, comme la plupart des autres boutiques du centre ville.

Une ville fantôme
« …dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! » Et pourtant…

Les toiles d’araignées décorent la vitrine de la boulangerie-pâtisserie. La rue est déserte, le vent souffle et l’air est vicié par la poussière. Quelques mètres plus loin, l’entrée du restaurant est inaccessible, le parvis est envahi par les bourraches, les plantes de moutardes sauvages, les salsepareilles, les ronces, les orties et par d’autres mauvaises herbes dont certaines auraient pu servir à cuisiner une bonne omelette ! Au même moment, un chat traverse la rue à toute berzingue, il aura repéré quelques rats attirés par les sacs de farine de l’ex-boulanger.

Au centre de la place, le kiosque à journaux est rempli d’eau, les pluies diluviennes ont provoqué des infiltrations et la masse de magazines n’a pas suffit à éponger les dégâts.

Ici et là, il y a des vitres cassées et quand on jette un coup d’œil à l’intérieur, il n’y a plus rien. Dans la boutique de vêtements, l’épicerie, le bijoutier, la librairie, le mégastore en appareils technologiques ou le brocanteur, c’est la même désolation.

la-ville-fantome-1-more-than-wordsMarchandises abandonnées, moisies, pourries et dépéries. Magasins pillés, vandalisés et dévastés. Sans l’homme, la nature a repris le dessus. C’est le retour de la végétation et du règne animal.

« Quel cauchemar ! Vous faites des rêves bien étranges » me dites-vous. Eh bien non !

« Alors, ne serait-ce pas plutôt un scenario pour un roman d’anticipation à la Mad Max ? » me demandez-vous quelque peu désarçonné. Encore une fois, non !

« C’est la réalité, mon cher lecteur ! »

« Quelle réalité Monsieur l’auteur ? Moi, une telle description d’une ville fantôme au XXIe siècle, je n’en ai jamais vue. Peut-être, vouliez-vous évoquer une réalité passée ? Comme on en voit dans les westerns. »

« Bien au contraire, ce tableau ne pouvait pas être d’une autre époque. C’est impossible. Il s’agit bien d’une réalité d’au-jour-d’hui. »

« Alors, dites-moi vite dans quel bled vous êtes allés, que je n’y mette jamais les pieds ! »

« A moins d’être un acrobate, vous n’irez jamais avec vos pieds. Mais plutôt avec les mains. »

« Ne mégotez pas s’il vous plaît, pieds ou mains, peu m’importe, je veux juste rester loin de ce lieu tragique. »

« Mais c’est trop tard, cher lecteur. Vous y êtes déjà ! »

S’ensuit un long silence, le lecteur s’est perdu et pour retrouver sa route, il a besoin d’un repère. J’en profite pour faire un petit retour en arrière, justement, pour mieux situer cette ville fantôme.

 la suite…

Denis Gentile

sea-trash-webEnvie de lire la suite ? C’est ici « PART II : Mais n’ont-ils pas de Communty Managers dans cette profession ?« 

« La voiture est chargée, même surchargée ! C’est enfin le départ pour les grandes vacances. Plus besoin de cartes routières et de guides touristiques, une tablette ou même un smartphone et l’affaire est dans le sac… »

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5 réflexions au sujet de « Le Community Manager et la Ville Fantôme (Première partie) »

  1. Bienvenue dans le web.0! Celui des anonymes qui rechignent à partager leurs actualités professionnelles sur un fil utilisé par près de 80% de ses compatriotes. Merci Denis de cet article, je partage, évidemment.

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