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Pourquoi parler de fantôme ? Cela ne fait pas très sérieux ! Alors je préfère vous demander immédiatement : Etes-vous certain de vouloir lire cet article ? Cette question est légitime, même si elle ne représente pas la meilleure publicité pour mon article. Mais, j’insiste, elle est essentielle et vous devez absolument vous la poser. Pourquoi ? C’est l’objet justement, non seulement de cet article, mais aussi de cette édition d’été de notre blog.

Les fantômes représentent souvent des souvenirs. J’en ai justement un à vous raconter. C’était en octobre 1981. Et vous, que faisiez-vous en octobre 1981 ? Certains d’entre vous n’étaient pas encore nés. Moi, je me souviens de ce jour comme si c’était hier. La mémoire est sélective et elle garde en elle des bribes de vie inattendues. Par ‘inattendues’, j’entends quelque chose qui a priori n’a pas bouleversé notre existence et ne marque pas un tournant dans notre vie. Et je préfère ‘inattendues’ à ‘insignifiantes’, car on arrive toujours à y trouver un sens. Je vous laisse y réfléchir et voyager dans votre mémoire. Que faisiez-vous en octobre 1981 ? Ou cherchez un autre moment dans votre vécu, un moment ‘inattendu’. J’y reviens dans quelques lignes.

Comme les chapitres d’un livre

Après cette introduction, je vous pose à nouveau la question : êtes-vous certain de vouloir lire cet article ? J’insiste, ne continuez pas, si vous ne trouvez pas une vraie raison. D’autant que, je préfère vous avertir, si vous lisez cet article, vous devrez aussi lire les autres articles de cette nouvelle édition de More Than Words. Ils sont comme les chapitres d’un livre. Chaque article apporte sa pierre à l’édifice. Alors, si vous n’avez pas le temps de lire les 6 ou 7 autres articles de ce jour, ne continuez pas à lire celui-ci. C’est inutile. Ne perdez pas votre temps.

D’ailleurs, êtes-vous certain de ne pas avoir à faire autre chose de plus important ? Par important, j’entends par exemple surveiller l’eau qui boue, arroser les plantes, sortir votre chien, acheter une glace pour votre fils, mettre de la crème solaire, visiter une expo comme vous le conseille Liliane dans son article : De quel bagage artistique, culturel et émotionnel disposent les visiteurs d’une exposition ? ou dire à votre femme que vous l’aimez ! Plus important, ça peut aussi signifier, lire quelque chose de plus intéressant et plus valorisant. Lire fait partie des choses importantes de la vie et vous avez entièrement raison de lire. Mais plutôt que lire les mots et les phrases de Denis Gentile, vous pourriez utiliser ce temps de lecture pour lire de grands auteurs, comme le conseille Justine en vous recommandant 5 livres pour l’été dans son article : Les mots pour destination.

Mais tout cela, me direz-vous, est une question d’organisation. C’est exactement l’objet de l’article de Jean-Charles Yambélé : Comment gérer son temps quand on est rédacteur web ? A lire absolument, vous ne perdrez plus votre temps. Jean-Charles établit une sorte de hiérarchie entre les moments d’une journée d’un rédacteur web. Mais cela ne se limite pas au seul cas du rédacteur web. Il y a dans cet article des choses que l’on a tous tendance à oublier et qui pourrait faire évoluer la mentalité de la moitié de la population européenne. C’est de cette façon que l’on pourrait changer le monde. Et surtout pas en considérant les avancées technologiques comme les NTIC. Une idée reçue contre lequel Philippe de Casabianca lutte farouchement et intelligemment. Son article : Idées Reçues: Les Nouvelles Technologies sauveront le monde.

Connaissez-vous cette anecdote ? Une femme voulait tout abandonner pour suivre Mère Teresa et s’engager auprès d’elle pour servir les pauvres. Croyez-vous que Mère Teresa l’ait accueillie les bras ouverts ? Non, elle l’a tout simplement renvoyée chez elle ! Pourquoi ? Pour s’occuper de sa famille. Le jour où son mari et ses enfants n’auront plus besoin d’elle, alors elle pourra revenir. Mais pas avant. Peut-être jamais. Il faut aller où on a besoin de nous.

Je reformule donc ma question : êtes-vous certain qu’il s’agisse du meilleur moment pour lire mon article ? Si c’est le cas, alors lisez-le et j’en serai ravi.

Ghost in the machine

Vous êtes encore là ! Je vous remercie. Vous avez donc eu le temps de plonger dans votre mémoire. Que faisiez-vous il y a 30 ans en octobre 1981 ?

Moi, j’étais avec mes parents. je n’avais que 13 ans. (1) Je faisais les courses avec eux à Métro, un magasin accessible aux seuls commerçants. Il fallait avoir une carte pour y accéder. Mon père l’avait car il était primeur. Il vendait des fruits et des légumes sur les marchés d’Ivry-sur-Seine dans le Val de Marne. Une activité qu’avaient commencée mes grands-parents juste avant la guerre de 39. Quand on allait au Metro de Vitry-sur-Seine (à côté d’Ivry), je passais le plus clair de mon temps au rayon des disques. Bien sûr, les CD n’existaient pas et encore moins le MP3 ! Je m’en souviens comme si c’était hier. Ce jour-là, je savais ce que je voulais, mais je n’étais pas sûr de le trouver. Parfois, les nouveautés n’étaient pas encore arrivées.

Quelle joie quand je l’ai aperçu ! Une pochette noire avec des leds (comme sur les radio-réveils) rouges qui dessinaient des personnages. « Ghost in the machine », le nouvel album du plus grand groupe de l’époque, « The Police ».

Mais à la joie, succédait la crainte. Sur l’étiquette blanche qui venait altérer la pochette (il en restera des traces indélébiles), il y avait inscrit le prix. 30 francs ! C’est pas rien. J’avais peur que mon père ne veuille pas me l’acheter. Malgré sa grimace de désapprobation, il me donna le feu vert et je pouvais finalement savourer ma victoire.

Je rentrais chez moi avec le 33 tours sous les bras. J’allais pouvoir écouter l’un des albums majeurs de l’histoire du rock (sources wikipedia). Un album important, non seulement pour moi, non seulement pour le succès remporté, non seulement pour la qualité de la musique, des paroles, des clips, mais surtout parce que 30 ans plus tard, on en parle encore et que son contenu est criant d’actualité !

Le premier titre : « We are spirits in the material world » me fait penser à l’article de Philippe. Même refrain pour la chanson « Rehumanize Yourself » :

« I work all day at the factory
I’m building a machine that’s not for me
There must be a reason that I can’t see
You’ve got to humanise yourself »

Il y a aussi des paroles en français dans la chanson « Hungry for you ». Bon, l’accent de Sting dans la langue de Molière n’est pas parfait et l’argument était un peu osé pour mon âge :

« Mais nous pouvons faire ce que nous voulons, j’aurais toujours faim de toi ! » Ces paroles me font penser à l’article de Jean-Charles.

Comme un groupe rock !

J’ai d’ailleurs l’impression qu’avec Philippe et Jean-Charles, nous formons un groupe Rock comme The Police ! On est 3 et chacun d’entre nous a apporté ses notes à la composition.  J’aime cette idée car ce blog est d’inspiration musicale. En ce moment, je me sens un peu comme une rock star. D’ailleurs, je crois que les Community Managers sont comme des rock stars. On en a déjà parlé dans d’autres articles (COnnaissez-vous COco ?) Le web a remplacé MTV !

« Ghost in the Machine », c’était il y a déjà 30 ans. Et aujourd’hui on peut se poser les 3 questions suivantes :

1- « Rehumanize Yourself » chantait Sting en 1981. 30 ans plus tard, la situation est-elle critique ? Au point de voir dans les NTIC notre salut ! (Lire Part 1, Idées Reçues: Les Nouvelles Technologies sauveront le monde)

2- « J’aurais toujours faim de toi » chantait Sting en 1981. Pourtant, 30 ans plus tard, la machine n’a-t-elle pas pris le pas sur notre vie de couple ? (Lire Part 2, comment gérer son temps quand on est rédacteur web)

3- « Too much information running through my brain, Too much information driving me insane » chantait Sting en 1981. 30 ans plus tard, les infos nous submergent. Cela facilite-t-il la compréhension d’une oeuvre d’art par exemple ? (Lire Part 3, De quel bagage artistique, culturel et émotionnel disposent les visiteurs d’une exposition ?)

Bon, nous on est des rédacteurs, pas des musiciens. Donc on y a mis des paroles, voulez-vous y ajouter la musique ?

Denis Gentile

(1) Le but n’est pas de vous livrer un extrait de ma biographie. Si je vous raconte un épisode de ma vie, c’est pour tenter d’évoquer en vous d’autres souvenirs. Mon histoire, vous devez la remplacer avec votre histoire. N’hésitez pas, si vous le souhaitez, à venir nous la raconter. Les commentaires sont ici pour ça.

Retrouvez Denis Gentile chaque lundi sur morethanwords.fr

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