Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom !

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Je n’ai pas trouvé un titre plus court ! Mais il n’est pas trop long car il peut être diffusé sur Twitter et ses impératifs 140 caractères ! Il aurait pu s’appeler Vices et Vertus des mondes réel et virtuel. Ou il aurait pu simplement reprendre la première phrase de l’article :  Avez-vous déjà travaillé dans un Call Center ? Mais j’ai préféré : Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom ! J’aurais juste voulu ajouter : Heureusement !

Avez-vous déjà travaillé dans un call center ? Ou avez-vous déjà reçu un courrier suite à une réclamation ou à une réservation ? Et comment s’appelait la personne qui a signé cette lettre ? Il y a de fortes chances que son nom fut Claude ou Dominique Martin ! Et si Claude Martin voulait ouvrir un compte sur Google Plus,il (ou elle) pourrait être désactivé(e) ! Explications.

Le Métro ressemble au Call Center


Il n’y a rien de plus anonyme qu’un couloir de métro ou qu’une salle d’un call center !
Mais quand vous prenez le métro, vous savez précisément où vous vous trouvez, en revanche, quand vous appelez un call center, vous ne savez pas où vous avez bien pu atterrir !

La confusion et le côté cosmopolite sont comparables. Il n’est pas facile d’entendre votre interlocuteur quand vous passez un appel des couloirs de Châtelet-les-Halles, c’est souvent pareil quand vous tentez de joindre la hot line de free ! ‘Vous avez tout compris’, comme ils disent si bien dans leur pub.

Et puis, tout le monde ressemble à tout le monde. Dans le métro, c’est plus de notre faute. On n’est pas très attentif aux autres et on se noie par habitude dans un total anonymat. Dans un call center, chaque agent vous lit le même discours avec la même intonation.

Dans le métro, tout le monde pourrait donc s’appeler Claude Martin, le prénom étant androgyne et le nom largement répandu. Les responsables des centres d’appel le savent bien. Et quand il s’agit de signer une lettre, c’est un nom bien commode. En plus, cela fait bien français et c’est bien arrangeant, voire pensent-ils rassurants pour les clients, pour des centres qui sont souvent délocalisés dans un autre continent.

Le masque est de rigueur ! C’est une loi commune du monde réel. Celui de la dure réalité quotidienne. Et on doit s’y plier si l’on ne veut pas être écarté ou marginalisé. D’ailleurs, aux heures de pointe, toujours à Châtelet-les-Halles, il vaut mieux suivre le courant au risque d’être bousculé, voire renversé.

Il est bien triste le monde réel. On comprend aisément l’envie d’évasion et d’affirmation de soi. Ce monde si différent n’est pas utopique. Il existe. Je parle bien sûr du monde virtuel, celui du web et des réseaux sociaux.

L’anonymat dans le monde métropolitain

Les conventions éclatent, l’uniformisation explose en mille morceaux et l’anonymat est vraiment mal vu !

Sur Google+, vos vrais noms ou rien !

Et le géant du web, Google, l’a bien compris. Il vient de lancer son réseau social pour concurrencer Facebook : GOOGLE+.  Voici ce que l’on pouvait lire la semaine dernière à ce sujet (extrait de l’article « Vos vrais noms ou rien » de Nicolas Vincent sur Presse-Citron) :

« C’est déjà l’heure du ménage chez Google+. Effectivement, ces dernières heures, de nombreux comptes ont été désactivés… La raison ? Des utilisateurs se cacheraient derrière des pseudonymes au lieu d’utiliser leurs vrais noms et le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne plait visiblement pas au géant du web qui n’a guère tardé pour agir. En agissant de la sorte, Google se démarque clairement de ses deux principaux concurrents, en l’occurrence Facebook et Twitter, sur lesquels il est tout à fait possible – pour chacun d’entre nous – de créer un ou de multiples comptes en y renseignant de fausses coordonnées dans le but d’usurper l’identité de n’importe qui… »

Dans le monde merveilleux de Google, on ne veut pas reproduire les mêmes erreurs que dans le monde réel. On ne veut pas des milliers de Claude Martin.

Le Community Manager a un nom

La richesse des blogs et des réseaux sociaux, c’est la personnalisation. Si on tentait d’y imiter la réalité, alors le web serait bien pâle. Les différences et le débat sont bien l’âme du web. En plus, le web a un visage. Ce visage, c’est celui de chacun d’entre nous.

Méfiez-vous de ceux qui n’affichent qu’un avatar ! Il est équivalent au masque de l’autre monde. Celui si triste du métro et du call center. C’est même pire, puisque dans la vie réelle, il s’agit d’une règle du jeu. Dans le virtuel, la règle est opposée. Les anonymes sont donc des tricheurs.

Bien sûr, nous ne voulons pas faire de l’intégrisme ‘googlien’. Et il y aura parfois de bonnes raisons de ne pas se montrer sous son vrai visage ou sous son vrai nom sur les réseaux sociaux. Mais, pour certains d’entre nous, la règle est professionnelle. Je parle des Community Managers.

Quel est l’objectif du Community Manager ? Instaurer une relation de confiance avec l’internaute. Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le nom ? Feriez-vous confiance à une personne dont vous ne connaissez pas le visage ? Feriez-vous confiance à une personne qui use des stratagèmes pour se cacher ? Je ne crois pas.

Je précise donc ma recommandation : méfiez-vous des Community Managers qui affichent un avatar ou si vous préférez, méfiez-vous des Community Managers qui s’appellent Claude Martin !

Car dans le monde virtuel, tout le monde ne peut pas s’appeler Claude Martin, à part Claude Martin, bien entendu !

« Difference is great »

Le Rédacteur Web a un visage

Autre exemple : le Rédacteur Web. D’ailleurs, le chemin qui va du Community Manager au Rédacteur Web est très court. On peut définir l’un par rapport à l’autre en disant que le rédacteur web est un Community Manager qui produit ses propres contenus. Lui aussi doit apparaître au grand jour sur le web.  C’est quand même plus agréable pour le lecteur de voir et de savoir qui lui parle (1).

J’ai toujours trouvé frustrant les journaux et les revues. J’aurais souvent voulu savoir qui écrit certains articles et pouvoir parfois leur envoyer un message. Tout cela est désormais possible grâce au web. Et c’est une amélioration incontestable. Les blogs et les réseaux sociaux ont apporté un peu de clarté, de dialogue et d’humanisme à notre civilisation métropolitaine.

Ni le monde réel, ni le monde virtuel n’est totalement vertueux. Mais il est intéressant de noter que le monde virtuel cherche souvent à se démarquer du monde réel en voulant éviter de répéter les mêmes erreurs ou même mieux, en essayant de corriger les erreurs de l’autre monde.

+ Le débat s’anime sur le web à ce sujet et c’est une bonne chose (c’est la raison pour laquelle j’ai remis cet article à la UNE du blog). Je vous invite à lire un autre point de vue sur OWNI : http://owni.fr/2011/08/08/google-plus-dictature-vrais-noms-anonymat-identite/ +

Denis Gentile

Retrouvez Denis Gentile chaque lundi sur morethanwords.fr

(1) J’utilise toujours mon vrai nom et mes photos. Vous pouvez aussi me suivre sur :

Nous allons compléter la page LES AUTEURS du blog afin de vous présenter les photos de tous les auteurs de More Than Words.

nb : Ce blog prend son titre d’une célèbre chanson. Elle en est la colonne sonore. Mais d’autres titres peuvent bien sûr inspirer nos auteurs. Avant d’écrire cet article par exemple, j’ai écouté « Charlotte Sometimes », The Cure. C’est la bande originale de l’article.

 

A lire du même auteur :

– La sauce va-t-elle prendre ?

– Le blog est l’instrument de la culture moderne

– L’envie de savoir !

– GLUTAMATE, E621 : Quand lire peut vous sauver la vie ! 

– Des blogs sans colorant, ni additif !

– Donner sa chance 

– WEBOPATHE : L’interview d’un Community Manager pas comme les autres !

– Internet est la bombe atomique de ce siècle ! 

– COmmunity Manager : COnnaissez-vous COCO ?

Voir aussi la catégorie COLONNES

55 commentaires sur « Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom ! »

  • C’est vraiment intéressant comme point de vue et j’avoue qu’avant de te connaître je ne le connaissais pas. J’ai découvert l’utilisation du vrai nom sur Internet avec le WebMarketing (il y a un peu plus d’un an) et j’ai donc fait pareil pour gagner en crédibilité. Mais seulement quand c’était nécessaire (compte facebook à mon vrai nom déjà existant et mentions légales sur mon site). Par contre je publie toujours sous mon pseudo que ça soit sur mon blog, sur les autres blogs, sur les forums.

    Ça me paraît naturel car j’ai ce pseudo depuis plus de 5 ans et un peu comme Olivier (du « pseudo de céréales »), je préfère un pseudo unique et surtout facilement mémorisable (ce qui est loin d’être le cas de mon nom de famille par exemple). Après je ne me cache pas, j’ai même associé mon compte Facebook (vrai nom) à mon pseudo (grâce à l’url).
    Par contre comme je n’ai jamais rien publié sous mon vrai nom (à part occasionnellement sur Facebook), j’ai la chance d’avoir une longue antériorité sur mon pseudo et j’assume complètement ce que j’ai pu dire (pourtant c’était il y a 5 ans, j’étais encore ado, tout ça…).
    En plus ça me permet maintenant, avec plusieurs noms de domaines avec mon pseudo, de prendre des positions sur Google et donc de rediriger les internautes vers MES sites (plutôt que d’obscures forums ou blogs :P) mais je disgresse.

    Pour les CM anonymes (ou plutôt pseudos), en fait je ne vois pas le problème. Bien au contraire. Je pense que quelqu’un qui s’occupe de la pub des autres pour son job a le droit de le faire sous un « nom de plume » s’il veut un minimum séparer sa vie privée et son travail. Après je suis novice dans le milieu des CM donc je ne sais pas exactement comment ça se passe mais de mon côté, quand un CM parle c’est la marque qui parle à travers lui donc je m’en fiche un peu qu’il s’appelle Martin, Jack ou Aziz.

    • Ton pseudo est devenu ton identité web, tu as une histoire avec ce nom, tu n’es donc pas anonyme ! D’autant plus que dans le milieu des blogs et des CM, ton ‘vrai nom’ et ton visage est connu. Je suis donc tout à fait d’accord avec toi. Le problème, ce sont ceux qui utilisent un pseudo pour se cacher car ils ne veulent pas assumer les conséquences de leurs propos. Jean-Paul Sartre les appellerait des « salauds » !
      Confidence ou fausse révélation, j’utilise moi aussi parfois un pseudo ! Certains d’entre vous le connaissent et il est facilement démasquable. Je le considère comme le personnage d’un roman. Mais je n’ai pas l’intention de faire un coming out 🙂 ici et maintenant.

      • On est donc bien d’accord qu’il vaut mieux un pseudo assumé qu’un nom anonyme 😛

        Par contre peux-tu répondre à la seconde (ou 3e ?) partie de mon commentaire concernant les CM ? Penses-tu qu’un CM sous pseudo ou « nom de plume » est crédible ? Comment se gère la réputation personnelle du CM et la réputation qu’il fait à ses clients ? Ne doit-il pas séparer les deux en travaillant sous deux noms différents ?

        PS : ce sont de vraies questions, pas de l’ironie 😛 vu que je ne connais pas encore bien le « milieu ».

        • Je considère que travailler sous 2 noms différents pour une marque ou une société est risqué. Si je suis le directeur de cette société, je ne voudrais jamais embaucher un Community Manager qui jongle avec des identités. Pourquoi ? la réponse tient en un mot : CONFIANCE. Le client quand il vient sur le web instaure avec le CM une relation privilégiée et un dialogue. Lui, le client, il se présente comme il est et souvent le CM possède toutes les infos sur lui : nom, adresse, liste des articles achetés, mode de paiement, etc. Si le client s’aperçoit que la personne avec lequel il parle a une fausse identité alors il risque d’interrompre le dialogue et de perdre cette relation de confiance non seulement avec le CM mais aussi avec la société pour lequel il travaille. Il ne faut pas oublier ce principe très important : le premier Community Manager, c’est le client lui-même ! Et le but quand on est CM pour une marque est de transformer chaque client en un bon Community Manager. Il doit lui donner envie de parler de sa marque auprès de ses amis et de ses relations. Et cela se base sur une RELATION DE CONFIANCE. Il n’y a donc pas de masque qui tienne.
          Je vois aussi un autre aspect dans ta question : la réputation du Community Manager. Dans le reste de sa communication, en dehors de cette marque ou cette société en particulier, il doit gérer sa réputation et ne rien faire qui puisse nuire à sa réputation. C’est la raison pour laquelle j’ai écrit l’article : Moi, Community Manager, mon opinion ne compte pas et c’est mieux comme ça ! http://goo.gl/P4af0 v Il faut se surveiller et la deuxième identité serait une solution de facilité et un leurre qui irait à l’encontre de la relation de confiance que nous essayons d’instaurer avec le client. J’espère avoir été suffisamment clair 🙂 Pour moi, la réponse est donc absolument NON. Mais si d’autres CM ont un avis différent, j’aimerais entendre leurs arguments. Merci.

          • La 2e partie de ton commentaire me fait poser une autre question. Du coup je suis allée lire ton 2e article et quelque chose me turlupine (je réponds ici pour une continuité de la discussion).

            Le CM avant d’être CM est une personne qui a des opinions non ? Du coup, autant je comprend que quand il est au travail (comprendre quand il bosse pour une marque ou une société par exemple), il doit éviter de donner son avis sur tout et n’importe quoi et donc taire ses opinions, mais quand il est chez lui, tranquille sur son facebook ou même sur son blog… n’a-t-il pas le droit de donner ses opinions ?

            Et s’il le fait de façon ouverte (sous son vrai nom avec lequel il travaille également), les marques (ses clients donc) ne risquent-elles pas de lui en tenir rigueur ? Outre le fait de la critique simple de la marque en question (interdit dans le contrat peut-être ?) mais si tout simplement il prend position sur n’importe quel sujet d’actu (ou pas) et que ça ne plaît pas à son/ses clients ?

            Est-il condamné à être tout le temps consensuel, à ne jamais réellement dire ce qu’il pense juste parce qu’il n’a « pas le droit » à un pseudo ou à l’anonymat.
            Ou alors j’ai mal compris ?

          • je réponds rapidement. On demande au Community Manager d’être créatif. Autrement dit, d’avoir des idées. je l’explique dans mon autre article. C’est une distinction subtile mais fondamentale. Les idées lui permettent de construire une vraie personnalité, beaucoup plus que les opinions.
            Autre réponse sous forme de questions (qui ne demandent aucune réponse) et de façon rhétorique, est-ce qu’il vous semble que je manque de personnalité ? ou est-ce qu’il vous semble que mes articles sont consensuels ?

  • Bonjour André, et désolé de ma réponse tardive.

    Ce sont des arguments qui se valent tout à fait et que j’ai déjà lu concernant ce sujet. Mais il y a une réponse très simple à ce type de situation qui se pratique déjà depuis longtemps : Avoir à la fois un champ avec son nom réel et un autre avec un pseudonyme choisi qui sera affiché aux yeux de tout le monde, ainsi, vis à vis des autres lecteurs, ou autres clients, la vie privée est préservée tout en étant clairement identifié par le professionnel avec lequel on est lié par contrat 😉

    Cordialement.

  • Bonjour,
    Je rebondis sur le commentaire de David Touriste pour apporter un élément d’information qui semble manquer dans certaines visions de ce sujet, très intéressant.
    Par exemple, il faut aussi se poser la question suivante, dans quelle catégorie nous situons nous à travers un échange blog: Utilisateurs ou Visiteurs.
    Imaginez que vous ayez un Blog d’avis « visiteurs » associé à vos Membres Professionnels (abonnés). Comment pouvez-vous assurer et garantir la viabilité et la cohérence d’un avis « visiteur », si ce dernier reste anonyme?? Pour ma part, un avis anonyme via un blog professionnel n’a aucun intérêt pour mes Membres Professionnels (abonnés), puisque je n’aurai aucun moyen d’identifier son titulaire et donc de justifier son argumentation et son avis. C’est comme si un site web proposait des paiements en ligne sécurisés, sans prendre les coordonnées officielles de l’acheteur en ligne! 🙂 Absurde!
    Donc, je pense que l’anonymat s’applique à une catégorie de « blogueurs » qui participent uniquement et exclusivement à des blogs « publics », à caractère personnel.
    Lorsqu’il y a un échange « factuel » associé à un blog intégré à un site internet E-Commerce, alors l’identification réelle des blogueurs doit être vérifiée et correcte, sinon quel intérêt??… Sur un plan Marketing et Juridique cela n’aurait aucun sens! Une véritable aberration! 🙂
    Libre à ceux et celles qui souhaitent préserver leurs anonymats, mais le PROFESSIONNEL est aussi libre de choisir quel type d’engagement il souhaite proposer à ses membres et ses visiteurs (clients / visiteurs)
    Cordialement,
    André DI CHIARA

  • Bonjour,

    J’atterris sur votre blog suite à l’article sur Owni, étant un farouche défenseur du droit à l’anonymat sur le web, plus exactement au pseudonyme, ce qui est différent, je suis assez surpris de voir que l’inverse existe aussi.

    Je vois vos points de vue, et je les comprends bien qu’ils me semblent très légers vis à vis des énormes problèmes de vie privée, droits à l’oubli et fichage que soulève l’obligation d’utiliser son nom.

    Beaucoup répondent que dans ce cas, on ne nous oblige pas à aller sur google+, et c’est un manque de vision profond de ce que sera l’avenir du web, c’est très mal anticiper les stratégies de ces sociétés à long terme. Ces réseau sociaux que sont facebook et google+ ne sont pas de simples réseaux où l’on y échange des vidéos de chats entre amis, ce sont des géants tentaculaires qui ont une emprise considérable sur tout le reste du web, et qui ont bien compris ce que veut dire « web 2.0 », c’est à dire s’immiscer partout ailleurs (dans le cas de ces géants).

    ça a commencé avec les boutons « like » de facebook que google s’est empressé de copier avec son bouton « plus », et, là où je veux en venir, le drame à venir (selon moi), le module de commentaires qu’a développé facebook pour décharger les sites tiers d’avoir à gérer ça. Beaucoup de sites l’utilisent déjà, et il y a fort à parier que dans les années à venir, ce sera le cas de la majorité, et que bien sur, google+ va proposer ce même service.

    Et là, nous auront un nouvel internet, une sorte de web 3.0 où pour pouvoir commenter, s’exprimer sur un site tiers, ils seront devenus incontournables, obligatoires, une sorte de web qui est « modérée » par deux uniques milices privées, facebook et google, et où l’on ne pourra plus s’exprimer anonymement, avec tous les problèmes soulevés par owni (politique, sexualité, santé, travail, famille..).

    L’enjeu n’est donc plus de savoir si l’on veut ou non être anonyme sur google+, mais sur une grande majorité du web, et cela change grandement la donne.

    • Merci David, vos arguments sont forts et intéressants. J’y reviendrai certainement dans d’autres articles. Mais n’oubliez pas que j’ai pris deux exemples précis dans mon article celui du Community Manager et celui du Rédacteur Web. Il est difficile d’accorder du crédit à un CM qui serait anonyme. Merci d’avoir lu mon article et d’avoir exposé votre point de vue avec clarté et politesse.

  • Le web est devenu un réceptacle d’expressions des frustrations, de colère et de diverses revendications. Il est un lieu de liberté individuelle, on est bien d’accord, mais beaucoup s’en servent sous le masque de l’anonymat comme un déversoir de haine et d’insanités au dépens d’une expression démocratique civilisée. Je trouve le projet de Google + bienvenu et salutaire à un moment où personne ne peut préjuger de quel web demain sera fait, si l’on persiste dans le statu quo.

    • Bon résumé Jean-Charles. Sur le site ‘owni’, on m’a repris justement sur l’emploi à contre-sens du mot VIRTUEL. Mais, il ne faut pas s’arrêter là, il faudrait arrêter par exemple d’employer à tout-va les termes de liberté et de démocratie. On va finir par les vider de leur sens.

  • Par ailleurs je trouve cet article assez peu attractif et fort mal rédigé. (Le premier paragraphe, par exemple, ne sert strictement à rien, c’est du bla-bla et on décroche assez vite, hélas.) En fait (et pour être un peu moins sévère), il y a quelques bonnes idées, mais trop noyées dans des paraphrases et autres circonvolutions sans structure.

    • Bonsoir Michel, ta critique est constructive car tu l’as argumentée. Le web est fait pour cela. J’espère n’avoir pas perdu un futur lecteur potentiel sur un autre sujet que tu pourrais mieux apprécier.
      Denis Gentile

      • Merci mon cher, vous faite preuve d’un certain flegme et je vous en félicite. Outre que vous êtes courtois, j’apprécie. Quant à rédiger un article chez vous sur l’anonymat (ou plus globalement « l’identité à l’ère du web », c’est pas impossible que je m’y mette, depuis le temps que j’y pense. Mais comme j’ai moi-même un blog… sous une autre identité bien entendu 🙂
        (En fait, peu m’importe d’avoir une cohérence identitaire sur le net, finalement ; je me plais à comoser avec plusieurs facettes.)

        Enfin merci de la proposition.
        Cordialement.

        • Bonjour Michel, merci pour cette réponse. Le manque de courtoisie est ce qui m’a dérangé le plus de la part de certains sur owni. C’est plus facile de ne pas être courtois quand on se cache derrière un pseudo. Bien sûr, cela ne s’applique pas à tous et tu en es la preuve. Quel est l’url de ton blog ? J’aimerais le visiter.

    • Denis, Michel, chers lecteurs, chères lectrices – Bonjour ! 🙂

      Quel véritable blog d’air ! A consommer sans modération dans tous les sens du terme, et avec tous ses sens !!! 🙂

      Quelle belle surprise de retrouver Michel, ici!

      Denis, malgré quelques mésaventures à travers d’autres blogs « agressifs » et « réactionnaires », cela aura au moins eu le mérite de gagner un blogueur de qualité de + ! Anonyme pour l’instant, mais je suis certain qu’il dévoilera bientôt sa véritable identité! ici-même! J’attends impatiemment ce scoop!

      Malheureusement ou heureusement, c’est le prix à payer pour assainir la qualité d’un blog comme le tien Denis… 🙂

      Me voici donc pour argumenter un débat fort d’actualité. Une question que l’on retrouve assez souvent sur le mobile des défenseurs irascibles de l’anonymat. En prenant beaucoup de recul sur la question du « mobile », je pense que la grande majorité des blogs défenseurs de l’anonymat, exclusivement, cherchent à protéger un certain intérêt. Lequel? Il est variable dans le temps et l’espace.

      Si nous devions modéliser ce phénomène « social » à travers le Web, nous obtiendirons un « monde numérique » à 4 dimensions dont les interconnexions sont variables et multiples, à travers les gens qui la peuplent.

      En réalité, je considère le blogueur anonyme comme une personne utilisant une seconde paire de lunette superposée à celle dont il se sert dans la vie de tous les jours sur le Web. Drôle de façon de percevoir le Web dans ces conditions-là, reconnaissons-le ! 🙂

      Je pense aussi que les « anonymes » sont nécessaires dans ce « monde numérique » à 4 dimensions.

      Finalement, le facteur « Temps » conduit inéluctablement à une dégénérescence de l’anonymat sur le Web, dans la mesure où l’acteur anonyme s’exclue naturellement dans un « monde numérique » qui laisse de moins en moins d’espace à l’anonymat (exemple: Google +)

      Qu’en pensez-vous?

      Amicalement,

      André DI CHIARA
      Gérant et Fondateur de Booking Tables

  • Je le redis : Le “vrai nom” sur Google+ c’est un leurre total. Tiens d’ailleurs je vais m’inscrire sous le nom “Jean-Pascal Morney”, qui n’est pas du tout mon vrai nom.

    On nous prend pour des demeurés. Sans papiers d’identité ou carte bancaire perso liée à l’acte d’inscription, le “vrai nom” est juste un concept à la con. Un de plus.

    • Michel, si tu le souhaites, je t’invite à écrire un article sur le sujet que je m’engage à publier sans faire de modifications. Bien sûr, il devra être bien construit, argumenté et sans écarts de langage. La balle est dans ton camp.
      Denis Gentile

  • Attention car il y a souvent méprise !
    Ne pas mettre son nom ne signifie pas de suite être anonyme, mon e-reputation s’est faite à partir « d’un pseudo de céréales » … mias ce n’est pas pour autant que je cache ma vraie identité .. à l’époque, çà permettait aux gens de me « reconnaitre » et de se « souvenir » de moi plus facilement. Des olivier, il y en a plein et mon nom de famille n’est pas facile à retenir alors que mon pseduo se retient vite et bien.
    C’est comme si désormais on vous mettrait des CD de Stefani Germanotta ou de Paul-Alain Leclerc , vous en achèteriez ? A réfléchir … pourtant ce ne sont que les vrais nom de Lady Gaga et de Julien Clerc !

    Sur un forum, on m’a demandé de mettre mon nom plutot qu’un pseudo … et une photo !
    Le responsable du forum ne connait pas ma vraie identité et ne m’a jamais vu, si je mets Denis Gentile, sera-t-il que ce n’est pas moi ?
    Usurpation d’identité certes mais je reprend le cas d’un ami. Il se nomme Loic Le Meur et quand il s’inscrit quelque part on pense de suite à un tricheur, qui veut profiter de la « célébrité » du célèbre entrepreneur alors que c’est son nom, inscrit sur sa carte d’identité…

  • Il n’y a pas photo, c’est bien le cas de le dire, l’anonymat n’est pas une bonne chose sur le web. Je suis étonnée que Google s’y mette à peine, ils sont à la bourre sur ce coup.

    J’ai toujours navigué et échangé en toute transparence, depuis des années, ça ne m’a desservie, bien au contraire, l’échange s’en trouve beaucoup plus riche et honnête.

    Comme nous trouvons normal de ne pas aller acheter notre baguette à un « fantôme » ou dans un café philo discuter avec des avatars, je pense que chacun devrait s’appliquer à être connu et reconnu 🙂

    • Jean-Luc, voudriez-vous publier de nouveau ces articles sur MoreThanWords ? Moi, je crois que ça serait important. La littérature pour les partisans de l’anonymat est conséquente. Il faut essayer de rééquilibrer la balance.

  • Enfin une réaction saine !

    L’anonymat est la source de la plupart des insanités du web : spams, injures sur les forums, etc. Comme on avance masqué, on peut dire n’importe quoi avec un certain sentiment d’impunité. On peut injurier le mec qui a écrit l’article ou le commentaire, donner des informations bidons,

    Un site où on s’appelle comme dans la vie, c’est un site où on parle à visage découvert. En gros, c’est un site où on est poli. La politesse consiste d’abord à se présenter avant de prendre la parole, mais on l’a un peu oublié, hélas. Ce n’est pas une contrainte : si on ne veut pas donner son nom, on ne parle pas et c’est tout simple.

  • L’anonymat a ses avantages et ses inconvénients. D’un point de vue de la liberté individuelle, il est une richesse indéniable puisqu’il rend la parole à l’individu que nous sommes au-delà du rôle social que nous exerçons. Mais hélas, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, et un anonyme parmi des anonymes peut devenir encore plus nombriliste qu’il l’est dans la réalité : sa liberté d’expression peut alors devenir totalement dénuée de politesse, de respect et de tolérance. Il suffit de lire les commentaires laissés par certains anonymes à la fin de certains journaux en ligne : cela tourne rapidement au pugilat… Internet semble parfois devenu une espèce d’immense défouloir commun, où chacun évacue ses aigreurs et son venin, cherchant n’importe quel bouc-émissaire qui pourra faire l’affaire contre tout ce que la vraie vie aura pu causer de blessant ! En cela, l’anonymat peut autant révéler la meilleure part d’un homme comme ce qu’il y a de pire en lui. A chacun de choisir son camp… ou Google et les autres cyclopes de la toile n’auront pas d’autre possibilité que d’intervenir !

    • Charlie vous avez parfaitement décrit la situation que je viens de vivre en intervenant sur d’autres sites. Certains partisans de l’anonymat (ce n’est pas le cas de Michel qui a laissé un commentaire sur ce blog) se comporte vis à vis des autres en oubliant les règles de « politesse, de respect et de tolérance ». J’ai lu ce commentaire écrit avec courtoisie : « Je note à quel point la question de la politesse, du respect, de la « bonne tenue » vous pèse ». Depuis quand la politesse est-elle un POIDS ?

  • C’est vrai que lorsque l’on compare au métro, moi qui n’aime pas cette foule d’anonymes qui fait la tête, ça ne donne plus envie d’aller sur le web 🙁
    D’un côté l’anonymat a du bon (c’est bien de faire son shopping tranquille sur le web sans que tout le monde sache ce que l’on achète), mais il faut aussi assumer ce que l’on pense et dit 😉

    • absolument Sophie. Le côté hypocrite (manque de sincérité) de certaines opinions. Car la sincérité suggère qu’il y ait un sujet (une personne). Si ce sujet n’a pas d’identité, comment peut-on le qualifier de sincère ?

  • J’approuve sans réserves votre position. Google+ innove encore une fois, mais je suis persuadé qu’il n’est qu’un précurseur.
    Je suis également Facebook, Viadeo, linkedin google+ etc.. sous mon identité réelle.

    Enfin, cet éditorial est agréable à lire. Il est en plus, bien écrit et en français ce qui mérite d’être remarqué en comparaison d’autres blogs « torchons » réalisés par des d’analphabètes.

    Bien cordialement

    • Merci Fabrice. Votre compliment fait plaisir. Ca fait surtout plaisir d’être compris. Mais j’écoute aussi les opinions des contradicteurs. Je n’avais pas l’impression d’aller à contre-courant en écrivant cet article. Mais je me suis aperçu du contraire.Comme disait Plutarque : « Si la NATURE a donné à chacun de nous deux oreilles et une seule langue, c’est parce que notre devoir est de moins parler qu’écouter. » C’est le TOP2 des textes qui ont changé ma vie. http://www.morethanwords.fr/2011/08/edito-quels-sont-les-textes-qui-ont-change-votre-vie/ On pourrait moderniser ce précepte en disant : « Si la NATURE a donné à chacun de nous deux yeux et une seule langue, c’est parce que notre devoir est de moins parler que lire. » Il est donc parfois utile d’aller plonger dans ce ‘déversoir’ !

  • Merci Denis pour cette parenthèse d’optimisme. Il semble que le web revienne à la raison, et que l’on s’éloigne des pseudo qui permettaient à tout un chacun de se cacher, de se croire invincible devant son clavier (et derrière un avatar) et de tenir des propos relevant souvent de l’insanité !
    Il existe encore de tels endroits dans le monde virtuel, où le pseudo et l’avatar permettent de  » se défouler » en toute impunité. Mais je trouve qu’ils se raréfient, et que le monde virtuel se « civilise ». D’ailleurs, même moi, j’ai arrêté Lara Croft (sauf sous Jabber)…

    • Catherine, je veux être optimiste ! Même si en intervenant sur d’autres sites, mon optimisme en a pris un coup ! L’un de mes livres préférés et qui a vraiment marqué ma vie est « CANDIDE ou l’optimisme », on oublie souvent la deuxième partie du titre. Malheureusement, qui veut être optimiste est qualifié de candide et candide s’entend comme être naïf ! Et la naïveté est un vilain défaut ! Mon article est donc un tissu de naïveté. C’est l’interprétation que les partisans de l’anonymat ont ou peuvent avoir en le lisant. Bon, pour être sincère, il ne disent pas exactement naïveté mais un synonyme (qui rime avec anonyme) moins courtois 🙂

    • Vous avez raison Nathalie. Le sujet mérite d’être développé. Dans certains cas, l’anonymat peut être nécessaire. Mais dans les mains d’une personne mal intentionnée, il devient une arme.
      Dans le cas précis du Community Manager, être anonyme me semble être une hérésie. Une question pourrait permettre de prolonger le débat : Pourquoi avoir peur d’être soi-même ?

  • « Il est bien triste le monde réel. On comprend aisément l’envie d’évasion et d’affirmation de soi. Ce monde si différent n’est pas utopique. Il existe. Je parle bien sûr du monde virtuel, celui du web et des réseaux sociaux. »
    Oui, Denis, totalement d’accord, mais j’ose quand même ajouter, pour l’indécrottable rural volontaire que je suis, qu’il y a deux mondes réels. Pour avoir vécu dans celui que vous citez, et pour avoir fait le choix de le quitter, pour mieux l’apprécier occasionnellement, et choisi le monde réel du non urbain, que la vie devient belle. Mieux, en vivant dans le monde réel rural, on apprends à trouver gai le monde réel urbain et l’on mesure la part que le monde virtuel doit prendre de nous. Quand la rose fleurie, quand le merle chante, quand la pluie éclabousse l’herbe, quand le soleil perce dans entre les nuages, il est tellement plus facile de quitter le virtuel… quelques instants, ou plus . Dans le monde réel rural, pas vraiment possible d’être Claude Martin : la rame de métro et le centre d’appel semblent si lointains.

    • Jean-Luc, le monde est beau car nous sommes tous différents. Je veux reprendre ici les paroles de Ste Thérère de Lisieux dans son livre Histoire d’une Ame, mon top4 dans les pjhrases qui ont changé ma vie :
      « Il a mis devant mes yeux le livre de la nature et j’ai compris que toutes les fleurs qu’Il a créées sont BELLES, que l’éclat de la rose et la blancheur du lys n’enlèvent pas le parfum de la petite violette ou la simplicité ravissante de la pâquerette… J’ai compris que si toutes les petites fleurs voulaient être des roses, la nature perdrait sa parure printanière, les champs ne seraient plus émaillés de fleurettes…(…) »
      http://www.morethanwords.fr/2011/08/edito-quels-sont-les-textes-qui-ont-change-votre-vie/
      Mais attention à trop parler de petites fleurs et du chant des oiseaux ont risque de passer pour de vieux ringards romantiques ! Je prends le risque. Et vous ?

  • Bonjour Denis,
    encore une fois, un article très intéressant et captivant ! Non, nous ne sommes pas des numéros, d’ailleurs je vais m’empresser de vous envoyer une photo ! A bientôt.

    • Bonjour Cécile,
      « JE NE SUIS PAS UN NUMÉRO, JE SUIS UN HOMME LIBRE ! (I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN !) » est une phrase qui pourrait entrer dans mon TOP 5. Elle est criante d’actualité. Les partisans du numéro (de l’anonymat) se font de plus en plus entendre au nom de la liberté. Mais quelle liberté avons-nous à devenir un numéro ? Veulent-ils créer un monde parallèle ? A l’identique à celui du VILLAGE du PRISONNIER (le nom de la série) ? Pourquoi veulent-ils fuir ? Je ne sais pas et je ne veux pas entrer dans leurs arguments. Mais ici, sur ce blog, je reprendrai toujours ce précepte : I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN !

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