Les raisons qui contraignent un Community Manager à démissionner

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Si vous lisez l’abondante littérature sur le Community Management, vous apprendrez qu’un Community Manager A.O.C. n’a plus de vie privée ! En effet, il doit être actif et en veille. Rien ne doit lui échapper sur Twitter, Facebook, Viadeo, LinkedIn, Scoop It, les blogs communautaires et pour ne rien gâcher, on vient de lui ajouter un nouveau joujou : Google + !

Alors voilà, en ce jour férié du 15 août 2011, j’ai pris une décision. Je démissionne de mon rôle de Community Manager !

Ce matin, je me suis levé à 6 heures du matin, comme tous les lundis. Mais je n’ai pas allumé mon ordinateur. Je l’ai laissé au repos dans la chambre à coucher.

Je suis allé dans la cuisine. J’ai pris de la farine, de la levure, de l’eau tiède, de l’huile d’olive et du sel. J’ai préparé la pâte pour faire des pizze (pluriel de pizza). Elle devra reposer au moins 6 heures. Elles seront donc prêtes vers 13 heures. C’est parfait.

Bon, j’ai bien dû faire une entorse à la règle. Si je ne publie pas la nouvelle édition du webzine, je dois au moins l’annoncer aux auteurs et aux lecteurs. J’ai donc pris 30 minutes pour rédiger mon annonce, ou si vous préférez, ma lettre (ou mon article) de démission.

Mes correspondances

Je dois y ajouter quelques tweets, quelques notifications, quelques messages, quelques publications, quelques flux, etc. Chaque média a attribué un nom a son espace de correspondance. Quel vieux mot ce correspondance ! Pourtant, si j’avais eu à créer un nouveau média social (rassurez-vous, je ne suis pas fou, je n’y ai jamais pensé) je l’aurais appelé comme ça : CORRESPONDANCES, au pluriel, en référence au poème fondamental des Fleurs du Mal.

Pourquoi le 15 août ne serait-il pas férié aussi pour les Community Managers ? Nous habitons bien sur la même planète !

Pourquoi les plages devraient-elles être désertées par les Community Managers ? Pourquoi ne pas mettre un panneau « Plage interdite aux Community Managers ! » ?

Je me suis posé ces questions essentielles toute la nuit et en me levant, j’y ai apporté la seule réponse raisonnable : je démissionne de mon rôle de Community Manager !

Mais surtout quand vous êtes en vacances, vous pouvez enfin réserver votre temps à d’autres activités. J’ai une liste impressionnante de bouquins à lire : L’épouvantail de Michael Connelly que mon nouvel ami Hieronymus Donnovan m’a conseillé, Trajectoires dans le cercle de Sophie Aman, Le Démon de Solange de Francis Gébère, LEITmotIVE, un recueil de nouvelles et le polar de Didier Brochon, Corps mort à Aiguebelle. Je dois aussi terminer Webopathe de Amélie Broutin puis relire Le vieil Homme et la mer de Hemingway et Novecento de Alessandro Baricco.

Passionné par l’artiste et l’homme, j’ai 3 nouvelles biographies sur Michelangelo à lire et étudier. Etudier car au début de l’année, j’avais commencé à écrire mon livre sur Michelangelo accompagné aussi d’un blog, mais mes différentes collaborations d’abord en tant que rédacteur puis en tant que Community Manager ne m’ont pas permis de continuer. Autant de bonnes raisons de démissionner, qu’en pensez-vous ?

Les araignées vont-elles tuer le Community Manager ?

Le World Wide Web est envahissant. Les Community Managers sont devenus la proie idéale des araignées. Les tweets (j’évite de répéter la liste de tous les espaces de correspondance de nos chers médias sociaux) ont eu raison de mon envie de communiquer.

En écrivant cet article, j'écoutais "Message in a bottle"

C’était pourtant un jeu fabuleux. Etre capable de dire la même chose de mille façons différentes est un véritable exercice de style. Raymond Queneau (à relire aussi !) aurait adoré faire le Community Manager. Gamin, j’aimais bien résoudre les rébus, les charades et les devinettes. Je les trouvais sur les carambars et sur Pif Gadget. Plus grand, je trouve tout ça dans les tweets. Ca sonne bien ! Non ?

Certains diront, surtout mes détracteurs, que ce sont les araignées qui m’ont tuées ! Les araignées ? Mais qui sont ces araignées ? Comme le nom l’indique ce sont des animaux de la classe des Arachnides (ça, diront-ils, c’est une belle phrase pour ne rien dire !). Elles chassent tout ce qui ne leur ressemble pas et qui n’émet pas le même son. Notamment les insectes. Moi, je serais plutôt une abeille ou une fourmi. Le genre d’animal qui d’instinct sait ce qu’il faut faire. Il le fait bien, mais le problème c’est qu’il obéit à une loi et à une communauté avec un chef à sa tête. Les araignées du web détestent ces bêtes. Elles le coincent dans leur toile (leur communauté), l’isolent et l’attaquent à coups d’insultes et d’interjections, voire d’onomatopées ! Vous devriez partager leur pensée unique. Le danger de vivre dans une toile est d’en devenir le prisonnier. N’est-ce pas Monsieur le Numéro 6 ? « I AM NOT A NUMBER, I AM A FREE MAN ! » (à revoir, la liste s’allonge !)

Mais ces morsures (lire l’article et les commentaires de « Dans le monde réel, tout le monde s’appelle Claude Martin. Mais sur le web et Google, tout le monde a son nom ! »), comme dans la plupart des cas sont relativement, inoffensives. En tout cas, dans nos contrées. Elles n’ont donc rien à voir avec cette démission. A une exception : Si ces araignées réussissent à imposer l’anonymat comme la loi du web, alors dans cette jungle, le Community Manager sera contraint de rendre l’âme.

Un homme à la mer !

Non, vraiment, je démissionne parce qu’aujourd’hui j’avais envie de manger des pizze faites avec mes mains. Bien sûr, c’est une sorte de raccourci. Derrière, ou plus exactement dans la pizza, il y a d’autres ingrédients ou raisons plus profondes. Mais elles sont de l’ordre de la vie privée. Et un Community Manager, même si tous les internautes connaissent son nom et son visage, sa vie privée, il la garde pour lui. Il la protège comme le bien le plus précieux de l’univers. Pourtant, il en raconte des trucs sur lui, son expérience et ses réflexions. Mais cela ne suffit pas à percer son coeur.

Alors voilà, à midi je vais manger une pizza maison et en fin d’après-midi quand les touristes seront assez cuits pour rentrer à l’hôtel, j’irai faire un bain de côté de Bijou Plage sur la pointe de la Croisette. Y aura-t-il un vieil homme pour repêcher l’ex Community Manager à la mer ? Rien n’est moins sûr !

On verra ça à la rentrée des classes. Une pause de réflexion et une bouffée d’oxygène sont vitales.

Merci d’avoir lu mon article de démission.

Denis Gentile

Remerciements :
– L’article de Jean-Charles Yambélé m’a inspiré et a provoqué un déclic. Il est peut-être temps de tout remettre en cause !  Merci Jean-Charles :) Top 5 : Comment gérer son temps quand on est rédacteur web ? (Part 2) – http://goo.gl/K1eRB  via @mtw_fr
– A Sophie Aman pour son message prémonitoire reçu ce matin :  « Bonjour Denis, en dépit de conditions climatiques capricieuses, permettez-moi tout de même de vous souhaiter d’agréables vacances. Même si j’ai l’impression, à vous voir sur tant de fronts, que vous avez un don d’ubiquité ! Rires…
Qu’elles vous apportent ce temps indispensable de récupération, de détente, afin d’être en capacité de mobiliser toutes vos ressources pour une rentrée dynamique et enthousiaste.  Puissent les « frémissements » économiques, sociaux, environnementaux qui secouent nos sociétés ne pas faire trop vaciller vos activités et vos projets. Peut-être aussi qu’ils permettront d’aller à l’essentiel et changer nos regards sur ces valeurs en évolution. Très cordialement, au plaisir de vous lire, Sophie »
– A Pascale qui un jour m’a écrit : « Vous avez une telle finesse d’écriture, probablement une éducation plutôt classique, comme moi… Comment supportez-vous que sur ces réseaux la parole soit donnée à n’importe qui ? C’est peut-être cela qui me dérange le plus. J’en ai fait les frais sur Facebook. Et je sens bien que sur Viadeo on peut vite lancer des petites phrases assassines. Je ne supporte pas les gens pas éduqués, ceux qui ne savent rien et énoncent des vérités. » C’était en février 2011 !
– A tous les auteurs de More Than Words : Philippe de Casabianca, Florence Augustine, Cécile Courtais, Didier Brochon, Céline Jyoti, Justine Neubach, Sébastien Coquard, Jean-Luc Mercier, Mathieu Le Bris, Benjamin Petit, Victoire de Changry, Liliane Collignon et Christophe Delattre. Vous avez apporté la preuve qu’un web différent -créatif, pédagogique et éduqué- est possible.
– A Yohan Fantino, de l’agence 1Elan2Com. Il est le seul professionnel à avoir concrétiser ses intentions.

Denis Gentile

Je suis un passant. Ici et maintenant, je suis un passant du web. Le Passant est celui qui va d'un lieu à l'autre, d'un sentiment à l'autre, il n'est jamais le même. Je passe d'une page à l'autre, d'un blog à l'autre, d'un message à l'autre. Et ces pages, ces blogs et ces messages, je les passe aux autres passants qui y passent à leur tour :) Plus prosaïquement, je suis un Community Manager, Blogueur & Rédacteur Web. Mais le rôle que je préfère, c'est celui de Digital Storyteller !

39 Comments
  1. Bonjour @ toi cher ex CM.
    Ta prose est assez intéressante car elle remet bien en question la présence du CM sur toutes les plateformes et ce, quand cela est nécessaire c’est-à-dire tout le temps.
    Encore beaucoup de choses à venir sur ce métier si en vogue qu’il est balloté par les flots de la rentabilité.

  2. Chère Madame,
    Il semblerait que vous ayez pris mes propos à titre « personnel ». Je suis navré de cette mauvaise interprétation. J’ai simplement fait référence à la vision d’une DRH sur le Community Manager. Mon commentaire était donc orienté vers cette voie-là :)
    Mais je reconnais que votre commentaire est très instructif, dans un débat qui laisse couler beaucoup d’encre numérique à travers le « E-paper » ! Personnellement, je préfère la lecture Web à celle du papier! Ce qui est certainement votre cas aussi ?
    Amicalement,
    André DI CHIARA

  3. De toute manière, vous avez pris la bonne décision (LOL) : une DRH me disait l’autre jour qu’il n’était pas question de recruter pour le Web au delà de 26 ans (génération Y). Le www est donc un métier éphémère dans un parcours de vie… il ne faut pas le dire aux jeunes recrues, car nous avons besoin de leurs talents :) Si vous persistez dans les pizze (SEO très pointu :) bio de préférence, cuites au feu de bois (énergie durable) le tout promu par un bon petit blog à l’ancienne lisible par un panda, vous avez un bel avenir …. bonne continuation …

    1. Bonjour Anne Leguy,
      Votre réponse est très significative, car elle explique le gros souci qu’il existe dans la vision d’une DRH sur le métier de Community Manager. Ce n’est pas une question d’âge, car vous confondez la culture Technologique (Outils Webservices) avec la Culture Web Éditrice (contenu Web). Ce sont deux métiers distincts qui demandent des compétences totalement différentes, ce qui explique donc leurs complémentarités.
      Pour preuve, un jour j’ai demandé à Denis GENTILE de corriger une page Web d’un site internet édité par Le Rédacteur en Chef d’un Groupe de Presse très connu, avec qui je suis en contrat commercial en qualité de Maître d’Ouvrage Informatique.
      Résultat, des fautes d’orthographes, de mauvaises formulations grammaticales etc.! :) Denis GENTILE possède une Culture « Web Éditrice » et un cursus professionnel qui répond justement à cette problématique d’aujourd’hui…
      Vous saisissez?
      Cordialement,
      André DI CHIARA

      1. Cher Monsieur, j’adhère tout à fait à vos propos sur la partition « culture Technologique (Outils Webservices) / Culture Web Éditrice (contenu Web) ». J’imagine que vous avez lu mon post rapidement, et visiblement avec agacement.
        Ce propos de DRH n’est pas le mien et il m’inquiète tout autant que vous. Il démontre une méconnaissance de ces pros censés « conduire » les carrières.
        Je travaille depuis 12 ans dans le Web, suis comme vous très convaincue que la sémantique, la lexicologie, la structure de la langue, le combat contre « les fautes d’orthographes », comme vous dîtes font partie d’un vrai professionnalisme.
        Je répondais « sympathiquement » sur un ras-le-bol bien connu de tous les pros du Web. Pour revenir à ce sujet, outre la multiplication des supports qui cannibalise les community managers, il existe un phénomène psychologique pas encore vraiment étudié : le continuum d’infos. Dans un mag papier, il y a des bouclages, des montées d’adrénaline, des chemins de fer qu’on achève, un temps calme avent le n° suivant. L’info en continu est usante et amène les meilleurs à souffler en faisant des vraies pizze avec des vraies mains 😉 Bon courage Denis Gentile, votre clavier n’est sans doute pas très loin !

        1. Merci Anne et merci d’instaurer un dialogue avec André.
          Il prend très à coeur mon cas personnel :), apprécie mes qualités et consulte (comme d’autres) mon avis régulièrement.
          Je n’arrive pas à décrocher du web une journée entière, je ne peux pas m’empêcher de passer plusieurs heures sur le web et je n’ai pas encore commencé à lire une seule ligne des livres que j’ai cités dans mon article !
          J’avoue que le buzz autour de mon article m’a agréablement surpris et me donne envie de continuer à écrire.

  4. Pensée du jour : la cuisine, c’est comme la communication, quand on en fait, c’est pour la partager avec les autres, créer un lien, faire plaisir, donner envie. Alors une question : cuisine et communication ne seraient-ils pas les 2 points communs à tous rédacteur, concepteur rédacteur ou community manager ? A creuser…

  5. Oui, effectivement on n’y passe beaucoup de temps et de plus en plus. On peut entrer dans une dépendance, c’est un peu comme une drogue dont on ne peut plus se passer et où l’on n’est enfermé.
    Faute de temps, on ne peut plus sortir, ni avoir des contacts à l’extérieur, bref avoir une vie normale et ordinaire…jusquà même avoir le temps de cuisiner ses 3 repas !
    Il y a tellement de sites Web, à nous d’en faire le tri et de choisir les plus judicieux selon nos besoins !

    Affaire à suivre, Nathalie LEUX

    1. Merci Nathalie.
      J’avais bien décidé de prendre une quinzaine de jours sans passer plus d’une heure par jour sur le web. C’est raté !
      Mais la raison principale de cet échec (bien relatif) est le RESPECT. Devant le nombre de personnes qui me lisent et qui m’écrivent, je ne peux pas me permettre de ne pas vous remercier et de vous répondre.
      Ce serait vous manquer de respect. Alors je profite de ce message pour vous remercier, toutes et tous, infiniment.
      D’ailleurs, si morethanwords redémarre en septembre, vous êtes tous mes invités.

  6. Bonjour Denis,
    Pour différentes raisons, je suis très sensible aux arguments évoqués, plus particulièrement dans le cas d’une activité 24/7…
    Je considère d’ailleurs indispensable de compenser une activité virtuelle par des activités manuelles.

    Pour autant, au vu de la limpidité du style et des idées, j’ose espérer qu’il ne s’agira que d’une démission temporaire. Il serait dommage qu’une plume s’en aille, même si nous sommes tous « more than words ».
    Cdlt, JPG

    1. Bonjour Jean-Pierre,
      votre message me touche.
      J’aurais certainement beaucoup à apprendre de vous.
      D’ailleurs je conseille aux lecteurs de mon blog, les dictons de votre compère Laurent Dupin :
      http://www.leweblab.com/solutions/1233/social-media-web-dictons-2011/
      Un article à contre-courant, sur ton ton léger, avec de l’humour, du vécu et une vraie réflexion. Je ne peux pas m’empêcher de parler des autres quand je trouve leur travail intéressant.
      C’est bien là une attitude de Community Manager. Non ? C’est un métier qui me plaît sacrément !
      à bientôt sur le web :)

  7. Denis,

    A l’époque où je soutenais mon père dans son activité « Pizzaiolo », j’ai eu une idée. Bien évidemment, mon père m’a toujours traité de « rêveur comme ma mère » ! :)

    Tu vas certainement être étonné de ce que je vais t’annoncer maintenant.

    Durant cette période-là, mon père et moi avions sollicité un spécialiste en carrosserie à Sanary/Mer pour construire un camion spécialement conçu pour faire des pizze. Nous l’avons passé aux mines et bien évidemment il a reçu l’autorisation de rouler. Finalement, mon père n’a pas souhaité le faire breveter. Quel énorme erreur!!! :)

    Ensuite, un ami à mon père avec qui il était associé avec d’autres affaires commerciales (Brasserie, Piano Bar etc.), a imaginé et breveté la fameuse boite en carton pliable pour les pizze! Mon père, fidèle à son « esprit fermé », n’a pas souhaité s’investir dans cette boite à pizza en carton.

    Alors j’ai proposé à son associé d’entreposer les premiers lots de boites à pizza en carton dans l’entrepôt de mon père, en espérant qu’il changerait d’avis! :) Résultat, mon père n’a pas voulu aller plus loin… Et aujourd’hui, je te laisse imaginer ce que je gagnerai si mon père avait voulu m’aider financièrement pour m’associer avec son collaborateur!! :)

    Ensuite, j’ai eu l’idée de concevoir un dessous à pizza en terre cuite. Pas n’importe quelle terre cuite! Je l’avais négocié avec une entreprise égyptienne. L’astuce de ce dessous à pizza en terre cuite, est qu’il préserve la température de la pizza idéalement dans sa boite en carton, ainsi que sa fermeté (pâte). De plus, cela aurait permis un retour clientèle, un peu comme les fameux grands sacs Casino ou Auchan ! :) Tu vois l’idée!!??

    Malheureusement, mon père m’a toujours traité de « rêveur »…

    Aujourd’hui encore, avec mon projet qui tient superbement la route (Booking Tables), malgré tous les contrats et preuves à l’appui que j’ai montré à mon père, et bien il me traite toujours de « rêveur » !! :)

    La moralité de toutes ces anecdotes est que quoi qu’il arrive dans une vie ou une carrière professionnelle, il ne faut JAMAIS baisser les bras!! JAMAIS !!!

    Amicalement,

    André DI CHIARA

    1. j’ai plein de boîtes en carton dans mon armoire. Qui est prêt à investir ?
      Précision : il n’y a pas de pizze à l’intérieur, juste des idées et des mots.

  8. Je passais par là éplucher les nouvelles du jour. Il semblerait que votre billet en soit une assez importante dans la petite sphère des connectés que sont les community manager. Ce fut un plaisir de lire ce billet, riche de style et de culture, merci pour ça donc. Quant au fond, je pense que tout le monde se pose un jour la question de partir pour aller faire des pizze ou mettre la main à la pâte dans une autre pizzeria. Par contre tout le monde n’en prend pas forcément la décision. Bon vent !

    1. Bonjour Clément,
      Merci pour ta réaction.

      première chose, j’invite les lecteurs de cet article à visiter ton blog : http://centelm.fr et notamment à lire « le web détruit-il notre héritage ? » http://centelm.fr/le-web-detruit-il-notre-heritage En voici un extrait : « que va-t-il rester de ce que j’ai accompli quand je n’aurai plus l’âge de continuer ? Quel héritage allons-nous léguer à nos enfants, quelles traces allons-nous laisser ? »

      Ensuite, je voudrais préciser que je n’ai jamais eu l’intention de faire vraiment le pizzaiolo. D’abord par respect à cette profession et ceux qui l’exercent. Je suis un pizzaiolo du dimanche (ou du 15 août), c’est une passion mais je n’ai pas les qualités et la force (200 pizze par jour, il faut de la force) de le devenir. D’ailleurs si vous voulez connaître un vrai et un grand pizzaiolo, je vous invite à découvrir Antonino Esposito : http://www.antoninoesposito.it/home-en-GB/

      Pour ceux qui ne me découvrent, je vous invite à lire mon article fondateur : « Le blog est l’avenir de la Presse Ecrite« . C’est essentiel pour bien comprendre le sens de mon article. En voici un extrait : « Vous devez raconter votre histoire. C’est pour cela que le blog est l’avenir de la communication écrite. C’est pour cela que des projets comme MoreThanWords.fr vont dans le bon sens. Le principe du bon rédacteur web n’est pas DITES (ou écrivez) ce que vous faites, mais FAITES ce que vous dites (ou écrivez). Appliquez cette méthode mon cher ami, et vous allez voir, vous allez susciter un énorme intérêt. » Francis Benett.

      Merci encore Clément et j’espère à très bientôt sur le web.

  9. Bonjour Denis,

    Ta pizza semble succulente sur la photo du jour…

    D’ailleurs, je suis curieux de connaître ta recette du jour !?

    Les adeptes de la fabrication artisanale de pizza se battent, depuis des lustres, pour la reconnaissance d’une seule et unique recette de pizza ! :)

    A une époque, il y a bien longtemps, j’ai pratiqué l’Art du Pizzaiolo que m’a transmis mon père. Depuis, je ne suis jamais plus parvenu à donner vie à une vraie pizza… J’ai maintes fois tenté d’en faire avec de simples fours traditionnels, mais en vain… En réalité, la performance du four est une condition sine qua non pour la réalisation d’une pizza de qualité. Par excellence, le four à feu de bois est idéal :)

    Dans l’attente de ta recette de pizza Denis, j’espère te relire très bientôt.

    Amicalement,

    André DI CHIARA

    1. Intéressant André.
      D’ailleurs parler de son expérience, je trouve que c’est essentiel.
      Le web fonctionne comme ça. Grâce aux témoignages.
      C’est pédagogique et de cette façon on comprend mieux.
      Il y a tant à puiser en nous, commençons par là et nous changerons, peut-être, le monde :)
      « Charité bien ordonnée commence par soi-même« , Thomas d’Aquin.

  10. Non Denis, ne fais pas ça, non Denis, tu n’es pas tout seul… Débranche tout le temps d’une pause et tu verras, tu reviendras et tu jetteras ta démission, tu repartiras de plus belle… Bonnes vacances !

    1. Merci Cécile,
      J’avoue que vos réactions et l’engouement provoqué (nombre record de lectures) par mon article me font vaciller.
      C’est une bonne chose.

  11. Cher Denis,

    Une démission n’est pas une fin définitive, elle peut se dévoiler sous différentes formes, comme un nouveau « passage vital » ou bien une nouvelle transition professionnelle, ou encore un moyen thérapeutique…

    Je pense sincèrement que ta « démission » s’explique parfaitement, car je me trouve moi aussi dans cet « état d’esprit », mais dans un contexte différent. La « démission » n’est pas quelque chose de dramatique, c’est mon opinion. Elle permet très souvent de rebondir vers autre chose.

    Dans mon cas, elle m’a permis d’évacuer mon stresse et ma « colère », vers tous ceux qui m’ont attaqué, agressé sans aucune raison justifiée… Résultat des courses, je me sens MIEUX !
    Aujourd’hui, ces mêmes personnes me relancent par téléphone, par e-mail, et je ne réponds pas !!! Le stresse et la colère est maintenant dans leur camp! :) J’ai décidé de « démissionner » provisoirement, le temps qu’il faudra. Une fois que je serai prêt, alors je referai surface !

    A vrai dire, j’aime bien cette métaphore. Je suis un « sous-marin » qui attend paisiblement en eau profonde, prêt à riposter, une fois ses « armes » opérationnelles. Mais que ferais-je si mon « sous-marin » n’avait plus « d’armes » à son bord ? Et bien il retournerait naturellement vers son quai d’amarrage, pour se réapprovisionner…

    Amicalement,

    André DI CHIARA

    1. Merci André,
      je ne veux pas perdre ma capacité à m’émerveiller. Vraiment, je veux que l’étonnement reste le principal moteur de ce que je fais, ce que j’écris.
      Mon article est un énorme CRI contre tous ceux qui ont perdu cette capacité à ne plus s’émerveiller (s’étonner).
      J’ai donc besoin de quelques jours pour recharger ma machine à émerveillement.
      A relire pour mieux me comprendre : « L’étonnement est le début du blog« 

  12. Sous le soleil exactement !
    Pas n’importe où, pas n’importe quand, sous le soleil qui ne démissionne jamais… Il a son rôle trop à cœur lui aussi et saura, je n’en doute point, vous redonner de l’allant !
    Bonne vacances à vous de mon lieu de villégiature où la toile prend également un peu de repos !
    Christophe Delattre

    1. Merci Christophe, voici quelques mots tirés de mon morceau musical préféré (paroles Gary Cherone, Extreme) :
      RISE, RISE ‘N SHINE
      A NEW DAY IS COMING
      RISE, RISE IN TIME
      FOR EVERYTHING UNDER THE SUN

  13. Bonjour Denis

    C’est un ancien coordinateur d’hommes qui s’adresse à un community manager (changement d’époque !). 22 ans à gérer, dynamiser, éveiller, faire valoir des individus et des groupes. J’ai travaillé avec des publics de tous âges et de toutes catégories socio professionnelles, et avec toutes les techniques de médiation dont je disposais. Faire passer des messages, dont l’esprit est resté le même durant tout ce temps, faire passer des modes de réflexion et certaines convictions… 22 ans c’est long. Mais en même temps, c’est un pari sur soi : jusqu’où puis-je aller sans me faire lyncher ? jusqu’où puis je aller en apportant du nouveau, du neuf, en restant au top pour ne pas faillir aux objectifs espérés? Grandes leçons d’apprentissage
    – à l’acceptation de l’échec, de la remise en cause de sa manière de penser, de se comporter, d’agir,
    – à la découverte de la nature humaine, de la diversité des personnes et des cultures,
    – à la capacité de résister, d’argumenter, de ‘redynamiser’, de ‘se redynamiser’
    à la manière dont on peut faire la part des choses, dont on peut se détacher de ses engagements pour en prendre d’autres auprès de ceux qu’on aime…

    Pas beaucoup de vie privée, c’est certain, car quand bien même on se garde quelques heures le soir ou le dimanche, comme il est difficile de ne pas se laisser envahir l’esprit par une remarque de la veille, une sollicitation de deux jours avant, une sensation d’échec ou une envie de réussir un truc d’enfer la semaine suivante.

    – « J’arrête »
    – « Attends… tu déconnes, ça marche super bien »
    –  » oui, justement ! j’ai aussi mon égo, et mon égo me dit que c’est parce que ça marche très bien qu’il faut que je parte, comme cela, on gardera un bon souvenir de moi »
    – « tu vas faire quoi ?  »
    – « je n’en sais rien… voir d’autres gens, ailleurs. Ecrire, peut-être »
    –  » et tu vas gagner ta vie comment ?  »
    – « je n’en sais rien, on verra bien »

    et j’ai tout quitté, et j’ai vu du monde ailleurs, et je suis devenu un adepte de l’austérité de vie, une bonne recette pour ne pas dépenser, ne pas gaspiller.
    Mais ce qui différencie fondamentalement mon histoire de la tienne, Denis, c’est que la communauté, les communautés que j’ai eu à gérer avaient presque toujours un visage. J’avais des hommes, des femmes, des jeunes, par centaines… j’en ai vu des milliers… mais ils avaient presque tous un visage, une voix, une oreille, un regard… des sens ! et quand des visages sont face à face, quand des sens s’expriment, il y a des sentiments qui en ressortent, d’une manière ou d’une autre. Et sous réserve d’avoir une réelle force de caractère (force que j’ai acquise pas à pas), manager des personnes qui ont un vrai nom, un visage et des sens en action, c’est tout de même plus facile que de manager de l’hypocrisie sans nom, sans visage et sans scrupule, lâche et prête à tous les défoulements, largement présente dans une masse indéfinissable de pseudo et de noms sincères ou pas.

    Si MoreThanWords, comme quelques autres sites d’ailleurs, est la preuve que l’on peut échanger et écrire, communiquer entre gens « éduqués », c’est peut-être aussi parce que son initiateur, son manager, a fixé des règles, fait lui même des choix, donné de sa personne et su prendre de ce que d’autres donnent.
    Denis, le manageur de communauté que je fus soutiens le community manager que tu es. Reste à toi seul de savoir où se fixent les limites de « ta » communauté. Longue vie à More Than Words :-)) et bonnes vacances à Denis Gentile

    1. Merci Jean-Luc.

      L’une de mes expressions préférées est « Il faut cultiver son jardin ».

      Et sur le web, mon jardin c’est morethanwords.fr

      L’un de mes meilleurs jardiniers se nomme Jean-Luc Mercier. Il connaît le nom de toutes les roses et il me donne des conseils pour entretenir les amandiers et les oliviers.

      J’ai beaucoup de chance.

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